N° 993 03/09/2026 Lundi le gouvernement a tenu un long séminaire autour du prochain projet de loi de finances. La surtaxe sur les grandes entreprises serait abandonnée. Lecornu entend freiner les dépenses sociales, avec "une vraie réforme" des arrêts maladie, le déremboursement de médicaments "dépassés" et surtout une "désindexation" des retraites en dessous de l'inflation. Le budget pour 2027 sera à l’image du précédent, en pire ; austéritaire : des coupes drastiques dans les dépenses sociales et plus généralement, d’attaques brutales contre les conditions de vie, de travail et d’étude de la masse de la population. Le dialogue social promu par l’ensemble des syndicats permettra d’économiser des dizaines de milliards d’euros sur le dos de l’écrasante majorité de la population. Les plus riches et le capital seront épargnés. Le 25 août, les taux d’intérêts des obligations d’État à dix ans ont atteint 4,13 % : du jamais vu depuis novembre 2008. La Cour des comptes estimait récemment qu’en 2026 le paiement des seuls intérêts pourrait coûter 77,4 milliards d’euros à l’ensemble des administrations publiques. A titre de comparaison, le budget de l’Éducation nationale s’élève à 63 milliards d’euros ! De l’argent est envoyé directement dans les coffres d’« investisseurs » spéculant sur la dette. Le budget de la Défense augmentera de 6,4 milliards d’euros, pour atteindre 73,1 milliards et les entreprises continueront de recevoir 270 milliards de cadeaux. Ces quelques exemples montrent l’urgence de se préparer à affronter l'offensive du capital contre les travailleurs. L’heure est à la lutte afin de les faire reculer dans leurs projets néfastes.
Les données de l’Insee pointent toutes dans la même direction : croissance nulle (0 % au deuxième trimestre 2026), hausse continue du nombre de chômeurs (+11 % sur un an) et baisse du pouvoir d’achat (-0,7 % en 2026), sur fond de regain de l’inflation. Les effets de la stagnation économique vont frapper des millions de personnes.
Selon une étude Ipsos BVA, 46 % des personnes interrogées placent le pouvoir d'achat parmi les thèmes prioritaires, pas étonnant chacun le ressent violemment dans sa vie. La sécurité et les services publics arrivent ensuite, cités chacun par 30 % des sondés, devant la situation budgétaire du pays (28 %), l'immigration (27 %), l'environnement (20 %) et les crises internationales (9 %). La proportion de Français estimant que le pays va dans la mauvaise direction se stabilise à 90 %.
C'est dans ce contexte général que va se dérouler la campagne de l’élection présidentielle alors que l’un des principaux problèmes du monde du travail est celui du salaire. Le gouvernement, les candidats à l’élection présidentielle et les journalistes tentent d’esquiver le débat. Les capitalistes et leurs serviteurs : pas question de céder sur les salaires. Les responsables politiques, les patrons multiplient les interventions nous expliquant comment on pourrait faire semblant d’augmenter les salaires sans toucher aux profits.
Le Pen et une partie de la droite proposent de « rapprocher le brut du net ». Cela veut dire réduire les cotisations sociales, celles devant servir à alimenter la Sécurité sociale, l’assurance chômage et les retraites. Autant dire, ce que les salariés gagneraient d’un côté, ils le perdraient de l’autre. D’autres évoquent l’idée d’une augmentation de la TVA, comme Hollande et le patronat. Cet impôt est le plus injuste car chacun le paye quel que soit son revenu. Les salariés et eux seuls, par leur travail créent toutes les richesses: des centaines de milliards de profits et de dividendes encaissés dans toutes les grandes entreprises vont dans les poches des actionnaires.
Afin d’augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs, il faut une augmentation massive des salaires en s'attaquant aux profits capitalistes. 52% des français sont en colère, 46% sont mécontents en cette rentrée. Cette colère des travailleurs, de la jeunesse doit s’exprimer dans la rue par la grève. Il faut donc construire un rapport de force pour nos salaires, nos emplois, en finir avec la précarité. Et cela dès maintenant sans attendre 2027.Le patronat et le gouvernement connaissent uniquement le langage du rapport de force et de classe. Seule la paralysie de l'économie et de la société tout entière, dans la durée, les fera reculer et céder.Un nouvel élan puissant pour #ToutBloquer #est possible par un rapport de force dans chaque entreprise, atelier, service, établissement d’enseignement… afin de construire un mouvement global, un véritable soulèvement social dont nous avons tous et toutes besoin, dans un contexte de montée général des tensions, en France comme dans le monde entier. Dans ce processus de lutte se pose la question de la nécessité absolue de renverser la société capitaliste, son exploitation et ses guerres.
N° 992 27/08/2026 Avec la rentrée et la préparation du budget, le chantage à la dette, le gouvernement envisage un catalogue de mesures : trop de déficits publics, les travailleurs ne travaillent jamais assez, les malades se soignent trop, les retraités sont trop bien lotis et les chômeurs trop indemnisés, les étudiants trop aidés, les protections sociales trop généreuses… Les candidats à la présidentielle y vont de leur couplet : chacun à sa façon, tous insistent sur les « sacrifices » que le peuple doit faire. Les travailleurs, retraités, actifs ou au chômage, étudiants devraient se serrer un peu plus la ceinture ! Alors que les prix s’emballent : fruits et légumes, gaz, électricité, carburant. Ils leur demandent de payer une dette qui n’est pas la leur. Pour faire des économies, pas question de réduire le budget de l’armée, ou de l’intérieur, de toucher aux 270 milliards d’argent public versés aux capitalistes, ces dépenses creusant les intérêts de la dette et ses taux alimentent l’inflation, renchérissent les crédits et gavent les banquiers : en six mois, l’État français leur versera 77,4 milliards d’euros uniquement pour les intérêts ! Pas question de toucher aux dividendes des actionnaires et aux profits des capitalistes, grimpant de 34% au premier semestre 2026, à 73 milliards d'euros (seulement celles du CAC40 !), les réserves de liquidités des cinq groupes bancaires atteignent 1 719 milliards d’euros au 30 juin 2026 !
Le patronat continue d’imposer sa loi :
Le Medef a son programme et quel que soit le prochain président de la République à l’Elysée : le capital dirigera : rallonger le temps de travail, supprimer des jours fériés repousser jusqu’à 65 ou 67 ans l’âge de départ à la retraite « ce dont notre pays a besoin, c’est de travailler et investir plus. » dit le MEDEF, mais aussi supprimer 1,5 million de postes de fonctionnaires : pompiers, enseignants, hospitaliers… ; réduire de 100 milliards d’euros le budget de l’État ; réduire toujours plus les impôts et les cotisations des entreprises avec la TVA sociale (1% de plus sur la TVA) ou encore : « Il faudra donc plus de capitalisation, au bénéfice des futurs retraités et pour que notre économie se finance sans recourir excessivement à des investisseurs et créanciers étrangers. » : encore voler de l’argent dans la poche des salariés afin de le donner au patronat. Voilà quelques-unes des mesures réclamées par le Medef «nous avons fait des propositions sur la santé, sur le processus et les grands équilibres budgétaires, sur le financement de la protection sociale, sur le redressement des comptes publics dès 2027. Ces propositions sont pour partie déjà reprises par certains candidats. » clame Patrick Martin patron du MEDEF à l’ouverture de la Rencontre des Entrepreneurs de France le 26 août. Il met les points sur les i : « une mobilisation [du patronat] plus forte encore prévue ces prochains mois : tous ceux qui aspirent à nous gouverner, devraient y réfléchir. C’est bien une force montante qui s’exprime. C’est notre force ! »…« Oui, nous serons omniprésents dans le débat politique.»
Mais le patronat n’a pas attendu les élections afin d’imposer sa loi. Dans les usines, les chantiers ou les services, les salaires sont gelés, les heures supplémentaires sont imposées, les effectifs sont insuffisants, tandis que les conditions de travail se détériorent, chaque semaine notre résumé éco-social témoigne de la réalité de la lutte de classe. Les grands monopoles capitalistes exercent leur diktat sur toute la société.
Le système tourne à plein régime pour une minorité de capitalistes, alors que la majorité de la population, les travailleurs et les jeunes prennent les coups: « A l’approche de l’élection présidentielle, les candidats devront répondre à une question essentielle : comment permettre aux entreprises de créer davantage de richesse pour enrayer le risque de déclassement économique de la France ? » déclare le patron du MEDEF et montrant qu’il est le décideur il en appelle au dialogue social : « Mais aussi sur le champ du dialogue social, pilier indispensable de notre démocratie. A condition, que ce dialogue soit effectivement « autonome » c’est à dire à l’abri des ingérences et des manipulations politiques. » Là aussi il n’attend pas 2027, lundi 24 août, les responsables des cinq principaux syndicats et des trois mouvements patronaux les plus importants se sont réunis au grand complet: pendant plus de deux heures afin de définir un « agenda social autonome ». La rencontre s’est tenue au siège national de Force ouvrière (FO), à Paris.
Pas de compromis possible, de dialogue social avec les capitalistes exerçant leur diktat sur toute la société.
La rentrée ne peut donc pas être un dialogue social laissant la main à nos adversaires de classe. Les appels à l'action en septembre se multiplient et cela est la traduction du mécontentement qui monte fort, Il faut un véritable plan de bataille de notre classe et ce n'est malheureusement pas la voie se dessinant au niveau des organisations syndicales.
Les salaires, l’emploi, les conditions de travail, les services publics sont au cœur des préoccupations de dizaines de millions de travailleurs. Beaucoup de salariés se posent la question: quand allons nous enfin agir tous ensemble et en même temps afin de taper du poing sur la table et faire reculer le patronat et le pouvoir. Cette exigence du tous ensemble, nous devons la mettre à l'ordre du jour. C'est l'impératif du moment !
L'urgence aujourd'hui, c'est aussi la reconstruction d'un courant révolutionnaire fort et actif au plan syndical et politique, posant clairement dans la lutte de classe la question du changement de société passant par la destruction du capitalisme, mettant fin à l'exploitation de l'Homme par l'Homme ouvrant la voie à la construction d'une société socialiste de coopération des producteurs de richesses.
N° 992 26/08/2026 Cette fin du mois d'août prend déjà un air de rentrée politique et sociale. Agissant comme un aimant sur la limaille de fer, l'approche de l'élection présidentielle aiguille les postures des uns et des autres et le spectacle n'est guère convaincant. D’évidence, l'équation politique n'est pas simple, sur fond d'une crise économique et sociale s’approfondissant, dans le contexte des affrontements au sein du système impérialiste. La question posée pour toutes les forces politiques qui ne remettent pas en cause le système capitaliste est au fond assez simple : comment faire accepter sans trop de contestation une pilule austéritaire massive ? Comment le faire quand la crédibilité de ceux, gouvernant depuis des décennies qu'ils soient de gauche, du centre ou de droite est très gravement démonétisée ?
Prenons un exemple, celui des candidats issus de la Macronie, Philippe et Attal. Premiers ministres hier, ils tentent de nous faire miroiter aujourd'hui et pour demain qu'ils ont en main la solution des problèmes. Avouons qu'il est difficile de les croire et de leur accorder la moindre confiance.
Un autre exemple, celui des candidats de droite et du RN. Le premier a aussi été ministre il n'y a pas si longtemps, la seconde parle et promet beaucoup en se drapant dans sa virginité politique. En même temps, comme dirait Macron, elle prend bien soin de ne pas attaquer les patrons, se contentant de se proclamer antisystème pour devenir vizir à la place du vizir sans rien changer à l'exploitation capitaliste !
A gauche, si LFI, en jouant sur le registre d'un changement profond répondant aux aspirations des travailleurs et de la jeunesse, devance la horde des prétendants de ladite social-démocratie, elle ne dit rien, et pour cause, sur l’impérieuse nécessité de s'attaquer au système capitaliste afin de mettre en œuvre des réformes favorables au travailleurs. Car ce n’est pas son objectif. Ce dernier se limite à apporter une réponse de type keynésien par la relance de la consommation quand cette démarche se heurte aujourd'hui à une limite imposée par la crise de valorisation du capital. Pour parler simple, il n'y a pas de grain à moudre.
Alors la canicule tombe à point nommé pour faire dans l'écologie devenant le point d'orgue de toutes les interventions en évitant quand même soigneusement de mettre ces réels problèmes climatiques en relation avec le mode de production capitaliste. Si les Écologistes se lamentent sur le manque d'unité qui pourrait faire perdre la gauche, ils rallieront à la carte et cela a déjà commencé, le mieux disant leur assurant le renouvellement de leurs sièges au parlement. Le Parti Socialiste, à la recherche d'un nouvel homme providentiel, compte parmi ses nombreux prétendants un candidat pro-américain et prosioniste, il pourrait constituer l'ossature future d'une social-démocratie relookée. Quant au Parti Communiste, il tente d'exister en affirmant dans l'Humanité: " les gauches ne sont pas irréconciliables ". Nous n'en doutons pas puisqu’aucune de ces gauches n'a dans son logiciel la lutte de classe, mais cela a au moins le mérite de la clarté !
Ce constat ne doit pas nous faire perdre de vue l'urgence de la situation, si elle ne se trouve pas dans les joutes politiciennes, elle se trouve bel et bien dans l'organisation du combat de classe sur le plan national et international. Pour cela, il ne suffit pas de conditions objectives, celles des tensions au cœur du système impérialiste, il y faut encore l'organisation de combat de notre classe sur le plan syndical et politique.
Du côté syndical, les grandes confédérations, force est de le constater ont pris la décision de mettre le curseur sur pause en attendant probablement l'élection présidentielle. Ainsi, la CFDT pour sa rentrée a-t-elle organisé un débat sur les services publics...avec la participation de Lecornu et de deux ministres de son gouvernement et réserve sans doute la primeur de ses déclarations aux journées d'étude du Medef du 26 et 27 août! Quant à la CGT confédérale, elle s'abrite derrière les initiatives de septembre des fédérations de l'énergie et de la fonction publique...pour ne rien faire. Le 54éme congrès est passé par là et le virage assumé d'abandon de la lutte de classe se traduit dans les faits.
Dans ces conditions, nous devons poser avec force auprès des travailleurs les données du problème : la séquence des élections présidentielles va-t-elle approfondir la collaboration de classe ou sera-t-elle un moment du renforcement de la lutte et de l'organisation de notre classe. La réponse est entre toutes nos mains.
Le gouvernement compte présenter son budget 2027 le 30 septembre. Lecornu a transmis au Parlement les plafonds de dépenses envisagés pour le budget 2027 : la hausse des crédits ministériels est limitée à 1,5 milliard d’euros, 25% sont dévolus à la seule mission Justice ( 400 millions) ! « Le coût de la sécheresse risque d'être exorbitant » déclare la ministre de la Transition écologique parlant de 10 à 15 milliards d'euros pour mieux faire avaler les restrictions budgétaires. Parmi les pistes évoquées afin de financer les cadeaux de 270 milliards au patronat, le réarmement 68,4 milliards d'euros, les intérêts de la dette de 77,4 milliards d’euros (2026) allant directement dans les poches des capitalistes… Le gouvernement va chercher l’argent dans les poches des travailleurs, des plus fragiles, les précaires, les retraités, les étudiants :
*La désindexation des pensions de retraites revient sur la table. Une attaque majeure contre les salaires et le pouvoir d’achat et les conditions de vie de milliers de personnes. La désindexation permettrait à l’État d’économiser jusqu’à 6 milliards d’euros, au détriment de milliers de personnes dont la pension resterait fixe alors que tous les prix augmentent. Les retraités sont de plus en plus nombreux à vivre sous le seuil de pauvreté : plus de 2 millions. Roland Lescure essaie de s’en sortir par une pirouette précisant que seuls les retraités aisés seraient touchés, sans avoir pour l’instant défini de limite de revenu2 !
*L'inspection générale des finances propose des pistes d'économies dans le domaine du logement social, du soutien de l'État aux collectivités territoriales et des politiques familiales : un possible gain de 4 milliards d'euros !
*Les aides personnelles au logement pour les étudiants pourraient être rabotées en introduisant les ressources parentales dans le calcul, cela conduirait à diminuer les APL perçues par 310 000 foyers (soit 44 %), dont 200 000 (soit 29 %) » en perdraient totalement "le bénéfice" : une économie de 550 millions d’euros. D’après une enquête du syndicat étudiant Unef, le coût de la vie étudiante a augmenté de 1,66 % sur un an et de plus de 35 % depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017! Après l’augmentation des frais d’inscription1 le 1er juillet 2026, les conditions d’accès aux aides personnelles au logement ont été drastiquement réduites concernant les étudiants extracommunautaires.
*Afin de financer la militarisation croissante de la France, les parlementaires ont voté au début de l’été l’augmentation du budget de l’armée de 36 milliards d’euros d’ici 2030, toujours les mêmes payerons la facture : les travailleurs, les retraîtés, la jeunesse.
Saisissant l'occasion, le RN se fait le défenseur des retraités, le député Jean-Philippe Tanguy parle de « racket. » afin de séduire les retraités en vue de l’élection présidentielle et tente de faire oublier les votes de ses députés systématiquement contre les travailleurs et les classes populaires pour le budget 2026. Ce parti, est bien un fer au feu du patronat2 pour remplacer les dirigeant actuels usés jusqu'à la corde. Le PS, par la voix de Jérôme Guedj, ne s’oppose pas à la désindexation des retraites et « demande » le prélévement des recettes également sur les héritages, les niches sociales des entreprises et des géants de l’intelligence artificielle. Ce parti avait permis l’adoption du budget d'austérité en 2026.
A quelques mois des élections présidentielles, les débats sur le budget 2027 auront lieu dans un contexte particulier. Chacun marquera ses positions mais aucun candidat ne fera l’analyse de fond de la crise économique, sociale et politique, rien sur la crise de valorisation et d'accumulation du capital au sein d'un système impérialiste dans lequel les affrontements se développent avec de plus en plus de violence. Tous sont dans la politique politicienne et leur fonds de commerce électoral, agitant le danger de l'extrême droite devenue le mot d'ordre de ralliement justifiant maintenant ou demain, une politique répondant à une seule préoccupation: assurer la pérennité du système capitaliste en temps de crise en bridant avec un discours de gauche ou de droite le développement de l'affrontement de classe.
Les négociations de couloir et les logiques institutionnelles sont une impasse face aux attaques à venir, une façon de se coucher devant le capital et de démobiliser les travailleurs.
UnitéCGT a raison d’exiger de la direction confédérale de la CGT l’arrêt de son recentrage et être : « l’Organisation de lutte et Confédération de combat, c'est à dire dans l'action, par la grève, pour la satisfaction des besoins sociaux et la conquête du pouvoir politique par celles et ceux qui sont les véritables créateurs de richesses ». L’année dernière, les premières annonces de François Bayrou sur le budget 2026 avaient alimenté le mouvement du 10 septembre, avec un mot d’ordre « bloquons tout ». Pour préparer le budget 2027, le gouvernement compte revenir à la charge avec les mesures les plus anti-ouvrières qu’il n’a pas encore réussi à imposer jusqu’ici. Rendons leur coup pour coup en construisant un rapport de force, sur nos lieux de travail et d’études. Si les appels à l'action en septembre, se multiplient et traduisent un mécontentement, cela ne saurait suffire, il faut construire une riposte générale de classe.
2Les 5% des ménages les plus aisés perçoivent 30 milliards d’euros sur les 41 milliards de prestations publiques. À l’inverse, les 5% des foyers les plus pauvres bénéficient de 2,3 milliards d’euros.
Les ménages - couple ou personne seule - comptant au moins un retraité perçoivent en moyenne 2 100 euros de pensions par mois. Ce montant atteint 4 000 euros pour les 10% les plus aisés, contre 790 euros pour les 10% les plus pauvres. Seuls 20% des ménages bénéficient d'une retraite de plus de 3 060 euros.
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