Édito
Ah, que ce fut un beau 14 juillet... sur les Champs Élysées où la France impérialiste a étalé sa force et ses alliances. Et cela quelques jour après le sommet de l'OTAN à Ankara, où elle a soutenu et avalisé les trompettes guerrières du bloc impérialisme dominé par les États-Unis : le corollaire étant une hausse majeure des crédits militaires. Tout cela pour s'inscrire dans la compétition guerrière au sein du système impérialiste et offrir une part du gateau aux monopoles capitalistes. Tout autre a été le 14 juillet de ceux, travailleurs, qui produisent les richesses et se voient infligés une politique d'austérité XXL pour entretenir et préparer des guerres qui ne sontt pas les leurs et renflouer les profits capitalistes. Pendant ce temps les candidats déclarés ou futurs à l'élection présidentielle essaient de nous persuader qu'ils ont la formule magique pour sauver...le capitalisme. Tous entretiennent l'illusion qu'il serait possible de s'en sortir sans abattre ce système d'exploitation qui est à la source des difficultés et des affrontements que nous connaissons. Disons le franchement, sans s'attaquer et détruire ce système prédateur de l'Homme et de la nature, il n'y a que des solutions conduisant au pire. Au fond si nous voulons en sortir, la seule voie c'est celle du changement révolutionnaire de la société, tout le reste n'est qu'illusion et nous savons par expérience que cela coûte cher à notre classe !
Sommaire :
Luttes
*Contre le projet de délocalisation, Les salariés de Daher en grève
*Canicule : les travailleurs de Truffaut Cabriès en grève
*Revalorisation du revenu minimal des livreurs à vélo
*Festival d'Avignon, Les travailleurs de la culture interpellent Macron
*La Fédération Syndicale Étudiante commémore le 100e anniversaire de l'Union Fédérale Étudiante
*Le gouvernement attaque les droits des électriciens et gaziers conquêtes des droits sociaux et de la loi de nationalisation
*Fibre Exellence : imposer la nationalisation de l’entreprise, sans indemnités ni rachat, sous contrôle des travailleurs
*Fermeture estivale des urgences de l’hôpital de Mamers (Sarthe/Orne)
*Les salariés de la marque de prêt-à-porter Uniqlo appelés à faire grève
*Les salariés de l’EHPAD "Château de Vernange" (Ain) en grève
Dossiers ; Économie
*Renault supprime 650 postes au Technocentre de Guyancourt
*Thermo-sur-Seine : le retour de la production d'énergie aux Ardoines se dessine
*Polytechnique : Bernard Arnault, un geste patriotique ?
*La France riche en pauvreté
*Défaillances d'entreprises
*Le capitalisme casino se porte bien aussi
*OTAN et industrie d'armement
*Hôpital public : l'austérité et ses conséquences économiques
*France : 6 milliards d’économies, les coups portés sont concrets
*La DGFiP restructure son réseau territorial
*Les CFA menacés par les coupes en milieu d’année
*Les agents de routes dénoncent une sécurité au rabais
*Défaillances d'entreprises : la crise s'enracine
International ; Solidarité internationaliste
*Airbus Espagne : les salariés en grève depuis le 1er juillet
*En grève de la faim, le militant sahraoui Naâma Asfari, incarcéré depuis 2010 au Maroc, dénonce une détention arbitraire
*Les employés de First Battery en Afrique du Sud se sont mis en grève le 6 juillet suite à la décision de l'entreprise de licencier 165 personnes
*Maroc : manifestations contre le gel des salaires et des pensions
*Pakistan : succès des postiers
*Boston (USA) : lock-out pour les infirmières
*Les employés syndiqués des divisions grand public de Samsung Electronics manifestent le 16 juillet
*Roumanie : grève dans le secteur de la santé
*Île Maurice : des milliers de manifestants dans les rues de Port-Louis contre la réforme des retraites
*La Réunion : Grève chez Derichebourg-OI
*Le soutien de la Fédération Syndicale Mondiale à Cuba
Luttes
Contre le projet de délocalisation, Les salariés de Daher en grève
Le jeudi 10 juillet les salariés de Daher à Louey (Hautes-Pyrénées), se sont réunis devant l’usine. Ils étaient là à l'appel de la CGT pour défendre leurs revendications, centrées sur les salaires, les conditions de travail et surtout l’avenir industriel du site. Les salariés réclament des augmentations jugées indispensables ainsi qu’une meilleure reconnaissance de certains métiers, estimant que les classifications actuelles ne reflètent plus la réalité de leurs tâches. Mais c’est la perspective d’un transfert de plusieurs lignes de production vers le Maroc qui cristallise les inquiétudes. Les salariés disent manquer cruellement d’informations sur les postes concernés, les possibilités de reclassement ou les conséquences à long terme pour l’emploi local.Pour les représentants syndicaux, l’enjeu dépasse largement les murs de l’usine : une réduction d’activité toucherait de nombreux foyers et fragiliserait l’économie du territoire, tant l’entreprise occupe une place centrale dans le bassin de vie de Louey et de ses environs.
Canicule : les travailleurs de Truffaut Cabriès en grève
Communication de la fédération CGT commerce et services :
À l’appel de la CGT, les travailleurs du magasin Truffaut de Cabriès se sont mobilisés pour dénoncer des conditions de travail devenues inacceptables en raison des fortes chaleurs qui règnent dans l’établissement.
Depuis plusieurs mois, les représentants CGT du magasin alertent la direction sur l’état des systèmes de refroidissement, devenus obsolètes et régulièrement en panne. Malgré ces alertes répétées, aucune réponse satisfaisante n’a été apportée pour garantir des conditions de travail conformes aux obligations de l’employeur en
matière de santé et de sécurité. Le samedi 4 juillet, à l’initiative de la CGT, près de 50 % des travailleurs présents ont participé au mouvement de grève. À ce jour, la direction n’a présenté ni solution concrète ni calendrier d’intervention pour remédier durablement à la situation. Malheureusement, ce que vivent aujourd’hui les travailleurs de Truffaut Cabriès est loin d’être un cas isolé. Les épisodes de fortes chaleurs se multiplient et les remontées de terrain se font de plus en plus nombreuses dans les entreprises du commerce et des services. Pourtant, les mesures de prévention restent trop souvent insuffisantes. La Fédération CGT Commerce et Services rappelle l’urgence d’adapter les conditions de travail aux conséquences du changement climatique. Travailler dans des locaux pouvant atteindre 35 ou 40 °C ne doit jamais devenir la norme. Les employeurs ont l’obligation de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé et la sécurité des travailleurs. Parce que ces situations se multiplient dans les entreprises du commerce et des services, la Fédération appelle l’ensemble des travailleurs à poursuivre et amplifier la mobilisation partout où leurs conditions de travail mettent en danger leur santé et leur sécurité. C’est par l’action collective que nous imposerons le respect de nos droits et l’adaptation du travail aux conséquences du changement climatique. La santé des travailleurs n’est pas négociable.
Revalorisation du revenu minimal des livreurs à vélo
Entre les 8 et 10 juillet, Uber Eats et Deliveroo ont annoncé l’arrêt des livraisons pendant les heures les plus chaudes de la journée, puis une hausse du revenu minimal des livreurs. Uber Eats et Deliveroo ont accepté une revalorisation importante du revenu minimum garanti des livreurs à la suite des négociations avec les syndicats de livreurs de repas, Union-Indépendants et la FNAE. À partir de septembre, celui-ci passera donc de 11,75 euros à 19 euros brut par heure d’activité, soit une hausse de 7,25 euros, représentant près de 62 % d'augmentation. Selon la CGT : " Cette hausse mérite toutefois d’être nuancée. Il ne s’agit pas d’un salaire horaire au sens classique du terme. Le revenu minimum est calculé uniquement sur le temps d’activité, c’est-à-dire entre l’acceptation d’une commande et sa remise au client. Les périodes d’attente entre deux courses, parfois très longues, ne sont ainsi pas prises en compte." Elle estime dans un communiqué que " ce revenu ne prend pas en compte les temps d’attente " et y voit " un tour de passe-passe financier ". De plus cette hausse ne compense pas la perte de pouvoir d'achat. Les revenus des livreurs se sont dégradés ces dernières années. Entre 2021 et 2025, une fois l’inflation prise en compte, le pouvoir d’achat horaire a diminué de 31,7 % chez Uber Eats et de 25,2 % chez Deliveroo. Il ya de plus une augmentation des temps d’attente entre deux commandes, ce qui réduit encore les revenus réellement perçus par les travailleurs. Fondamentalement, les mesurent annoncées ne répondent pas à la principale revendication des syndicats : garantir une véritable protection sociale à des travailleurs dont les revenus restent précaires et fortement dépendants des conditions d’activité.
Festival d'Avignon, Les travailleurs de la culture interpellent Macron
Au festival d'Avignon, avant la dernière représentation de Maldoror, les metteurs en scène Julien Gosselin, Julie Deliquet, Rébecca Chaillon, Abdelwaheb Sefsaf, Baptiste Amann, Elise Chatauret et Céline Champinot, ainsi que les chorégraphes Bouba Landrille Tchouda et Madeleine Fournier, se sont directement adressés à Emmanuel Macron, accompagnés sur le grand plateau par une foule d’artistes, d’équipes et de syndicats, dont la CGT et le Syndeac : " Nous, artistes réunis à Avignon, vous interpellons aujourd’hui pour le théâtre, la danse, le cirque, la musique, la marionnette, la performance, qui subissent depuis plusieurs mois des attaques d’une brutalité inédite », a entamé Julien Gosselin, le metteur en scène de Maldoror, devant les gradins pleins de plus de 2.000 spectateurs." " Une politique culturelle ne peut être réduite à des arbitrages comptables. Un budget est un moyen, il ne saurait tenir lieu de projet politique ", a poursuivi le metteur en scène Baptiste Amann. Les revendications des travalileurs de la culture portent sur l'annulation immédiate des coupes budgétaires, l'ouverture d’un débat national sur l’avenir du service public de l’art et de la culture et l'engagement " à porter progressivement à au moins 1 % du budget de l’État ".
La Fédération Syndicale Étudiante commémore le 100e anniversaire de l'Union Fédérale Étudiante
L'Union Fédérale Étudiante (UFE) a été créée le 14 juillet 1926. La Fédération Syndicale Étudiante (FSE) rappelle l'anniversaire de cette formation étudiante et le rôle quelle a joué tout au long de son existence1 : "Le 14 juillet 2026, nous célébrons les 100 ans de la création de l’Union Fédérale des Étudiants (UFE), une organisation pré-syndicale qui lie le destin des étudiants à celui de l’ensemble de notre classe, objectif que nous partageons et revendiquons. L’UFE naît en 1926, à la veille d’une crise économique d’ampleur mondiale et pendant l’entre-deux-guerres, dans un contexte où l’université reste verrouillée aux enfants du prolétariat. Elle se développe ensuite dans un climat de réactionnarisation croissante, formant des cadres qui deviendront des acteurs majeurs de la résistance antifasciste." dans son document consacré à l'UFE, la FSE rappelle le rôle éminent des militants de l'UFE et tout particulièrement dans la lutte anti-fascite et tout particulièrement de Danielle Casanova, responsable d’une des sections de l’UFE et fondatrice de l’Union des jeunes filles de France. D. Casanova est une figure majeure de la résistance et de la lutte antifasciste, ou elle n’hésite pas à prendre les armes ; De Max Barel, l’un des premiers à refuser de prêter serment à Pétain, et qui mit ses connaissances en armement au service de la lutte : fabrication de matériel de sabotage et organisation de sabotages industriels. Commandant des FTP, il meurt sous la torture, infligée par Klaus Barbie, en 1944 ; de Joseph Epstein, dit " Colonel Gilles ", jeune communiste juif polonais contraint de fuir son pays pour son engagement. Il trouva refuge en France où il rejoint l’UFE. Il combat en Espagne, puis dirige les FTP-MOI d’Île-de-France et le groupe Manouchian.
Le gouvernement attaque les droits des électriciens et gaziers conquêtes des droits sociaux et de la loi de nationalisation
A l'heure de la préparation des budgets 2027, de l'Etat et de la Sécurité sociale, les mauvais coups se succèdent. Les trois ministères (Energie, Travail et Solidarités, Action et Comptes publics) ont annoncé à l’intersyndicale qu’ils entendent se cacher derrière les préconisations de la Cour des comptes (Rapport sur EDF publié le 17 juillet) pour s’en prendre au contrat social des agents des IEG (industries électriques et gazières)
Après le régime spécial de retraite, la grille de rémunération des IEG, les activités sociales, la CNIEG … c’est désormais le « tarif particulier » des agents qui est ciblé.
Pour la FNME-CGT, c’est inacceptable. Au comble du cynisme, le Gouvernement poursuit ses attaques contre les droits des électriciens et gaziers.
Quel que soit l’artifice ou les raisons, ces annonces, une main sur le cœur et l’autre sur le budget de l’Etat, n’ont que l’ambition de détruire le modèle social et le Statut des IEG.
Alors que la FNME-CGT salue le dévouement, l'engagement et le sens du service public des électriciennes, des électriciens, des gazières et des gaziers, qui assurent chaque jour l'alimentation en énergie du pays, souvent dans des conditions difficiles et parfois au péril de leur vie, le Gouvernement choisit de les remercier en s'attaquant une nouvelle fois à leurs droits et à leurs conquis.
Quelle est l’urgence politique ?
S’attaquer aux salariés qui font tenir le système énergétique du pays. En pleine période de canicule, alors que les réseaux sont soumis à de fortes contraintes et que les agents assurent la continuité du service public, le pouvoir préfère organiser une nouvelle offensive idéologique contre les personnels des industries électrique et gazière plutôt que de répondre aux véritables enjeux du secteur.
Le « tarif particulier » représente environ 1 % de ce que paient les Français. Il n'est responsable ni de l’augmentation des factures ni de la dégradation du système car les vraies causes sont ailleurs et la FNME CGT le démontrera. Son éventuelle remise en cause ne baissera pas la facture des usagers.
En revanche, elle constituerait une nouvelle attaque idéologique qui permettrait au Gouvernement de poursuivre son objectif : remettre en cause, un à un, tous les conquis sociaux.
Les Électriciens et Gaziers, actifs & retraités, ne sont pas des privilégiés. Elles et ils font le Service Public de l’énergie 24H/24, 7 jours sur 7 Pour la FNME-CGT, défendre le service public de l'énergie, c'est investir dans les outils industriels, renforcer la maîtrise publique, garantir et améliorer les droits du personnel. C’est reconnaître concrètement celles et ceux qui produisent, transportent, distribuent et assurent chaque jour la continuité de ce service essentiel.
Au contraire, la stratégie du Gouvernement est celle du pourrissement : diviser les salariés, opposer les usagers aux agents et masquer les véritables responsables de l’explosion des factures, à savoir la dérégulation du secteur de l’énergie, les logiques de marché et les choix politiques de libéralisation.
La FNME-CGT ne laissera pas faire. Elle défendra le « tarif particulier » comme elle défend le Statut national des IEG, le Régime Spécial de Retraite, la grille de rémunération, les activités sociales, la CNIEG et, plus largement, l’ensemble des droits qui permettent de garantir un service public de l’énergie performant, sûr, au service de l’intérêt général et au juste prix pour les usagers.
Le Gouvernement est prévenu ! Face au cynisme, au mépris et aux attaques : celles et ceux qui font vivre chaque jour le service public de l’énergie, seront combatifs et offensifs dès la rentrée. La FNME-CGT, ensemble, avec les électriciens et les gaziers ne se laisseront pas dépouiller sans réagir !
Fibre Exellence : imposer la nationalisation de l’entreprise, sans indemnités ni rachat, sous contrôle des travailleurs
Comme prévu le tribunal de commerce de Toulouse a reporté la décision concernant la liquidation judiciaire de l’usine Fibre Excellence, à une « dernière audience » le 27 juillet, après une offre de reprise portée par le banquier d’affaires Matthieu Pigasse. Celui-ci demande à l'État un gros effort financier : revalorisation du prix de l'électricité produite, un meilleur accès au bois et la réintégration des quotas carbone. Le projet comporte aussi des attaques contre les travailleurs.
Fibre Excellence possède les deux dernières grandes fabriques de pâte à papier de France, à Saint-Gaudens (Haute-Garonne, 270 salariés) et Tarascon (Bouches-du-Rhône, 275 salariés), son avenir concerne plusieurs milliers d'emplois indirects, placée en redressement judiciaire fin avril après que son actionnaire Jackson Wijaya ait refusé d'envisager des investissements supplémentaires.
Numéro 1 en France de la production de pâte à papier, Fibre Excellence produit aussi de l'électricité à partir de bois et de copeaux.
Matthieu Pigasse, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Renaud Muselier, président de Paca, et les numéros un de la CGT Sophie Binet, de la CFDT Marylise Léon, et de FO Frédéric Souillot demandent «un ultime effort de l'État» pour sauver le fabricant de pâte à papier. «Il ne manque plus qu'un ultime effort de l'État pour sécuriser temporairement les premières années d'exploitation», écrivent-ils dans un courrier adressé au président Emmanuel Macron, au premier ministre, Sébastien Lecornu, et au ministre délégué à l'Industrie, Sébastien Martin. Selon la présidente de la Région Occitanie, cette proposition est « fondée sur un business plan réaliste, une gouvernance solide et une véritable ambition industrielle », la Région investira jusqu’à 5 M€ indique l’élue, de son côté, la Région Paca apporterait 3 M€. L’État se dit prêt à investir 5 M€.
«C'est une bonne nouvelle. Il (le banquier Pigasse) représente un capitalisme modéré, c'est comme ça qu'on les aime», a commenté le responsable syndical CGT du site. «A mon avis, ce qui l'intéresse, c'est le made in France», a-t-il ajouté. Matthieu Pigasse n'a «pas été difficile à convaincre», selon Sophie Binet, «c'est l'ensemble du projet qui a un sens d'un point de vue industriel et social». Sauf que l’homme d’affaires est connu pour une suite ininterrompue de coups financiers où, de fusions-acquisitions en faveur des multinationales capitalistes, également connu dans les restructurations de dettes pour des pays du tiers-monde en crise comme la Grèce ou récemment au Venezuela. Une gauche pourfendant le capitalisme à longueur de discours, tout en prospérant grâce à lui. Ainsi à la surprise générale, la petite banque d’affaires de Pigasse a été désignée par l’administration Trump afin de restructurer la dette du Venezuela! Le banquier d’affaires touchera une commission comprise entre 10 millions et 20 millions d’euros, une dette d’au moins 170 milliards de dollars, soit 146 milliards d’euros. La restructuration fera de nombreux perdants. De la Grèce au Venezuela, l’appétit de Pigasse est vorace et sans limite, comme l’écrit le Figaro : "L'argent n'a pas d'odeur mais Pigasse sait se boucher le nez".
La lettre d’intention de Mathieu Pigasse ne règle rien : reprend-il tout le groupe ou seulement une partie ? A quelles conditions ? Avec quel investissement ? Combien d’emplois ? Le projet comporte également des attaques contre les travailleurs : Il veut geler les salaires pendant trois ans, une renégociation des conditions des nouveaux contrats. Ces mesures montrent une « victoire » s’obtenant au prix d’une dégradation des conditions actuelles. Les travailleurs de Fibre Excellence doivent continuer de se mobiliser pour qu’il n’y ait aucun licenciement, la sauvegarde d’un emploi avec le maintien intégral des salaires et imposer la nationalisation de l’entreprise, sans indemnités ni rachat, sous contrôle des travailleurs.
Fermeture estivale des urgences de l’hôpital de Mamers (Sarthe/Orne)
200 personnes se sont mobilisées pour protester contre cette décision : “Non, non à la fermeture des urgences” ou encore “Urgences fermées = Patients en danger”, peut-on lire sur les pancartes des manifestants présents. Les urgences de l’hôpital de Mamers, en Sarthe, vont fermer près d’une quinzaine de jours, cet été du 16 juillet jusqu’au 3 août 2026, Le service des urgences souffre d’un manque d’effectif et d’une surcharge d’activité. Le service mamertin assure la couverture médicale d’une zone rurale de près de 37 communes de la Sarthe et 25 municipalités du département de l’Orne. Mettre un terme à cette situation, uniquement la lutte tout de suite réunissant les personnels et les usagers est nécessaire.
Les salariés de la marque de prêt-à-porter Uniqlo appelés à faire grève
Cette grève est "un cri d'alerte", "les équipes n'en peuvent plus", alerte une représentante du syndicat CFDT de l’enseigne de la marque japonaise de prêt-à-porter Uniqlo à Paris. La syndicaliste évoque un fort "turn over", du "management toxique" et aussi de "l'ultra polyvalence sur nos fonctions", avec une accumulation de nouvelles tâches, surcharge de travail... Le mouvement touche un quart des magasins en France, à Paris (Rivoli), La Défense, Puteaux, Strasbourg, Lille, Lyon et Toulouse...
Les salariés de l’EHPAD "Château de Vernange" (Ain) en grève
Des pancartes, des slogans et un piquet de grève devant la résidence "Château de Vernange" Ehpad privé de Saint-André-de-Corcy (Ain). Le personnel était en grève dénonçant leurs conditions de travail et les conséquences pour les pensionnaires âgés de la structure. Un personnel et des moyens insuffisants, des personnels en burn-out, trop de recours à l’intérim : une situation nuisant au bien-être des résidents selon les grévistes et les familles des résidents. Les grévistes réclament également une prime de 800 euros.
Dossiers ; Économie
Renault supprime 650 postes au Technocentre de Guyancourt
Renault a annoncé les 24 et 25 juin 2026 la suppression nette de 600 à 650 postes dans son activité ingénierie en France. Le mécanisme prévu : 800 départs volontaires d'ici fin 2027, partiellement compensés par 150 à 200 recrutements ciblés. Selon ICI/Franceinfo et Évasion FM, le Technocentre de Guyancourt est identifié comme le site le plus touché du pays, lui qui concentre la grande majorité des 5.500 à 5.800 ingénieurs Renault basés en France.
La réorganisation s'inscrit dans la stratégie baptisée "FutuREady", présentée le 10 mars 2026 par le PDG François Provost. Ce dernier a insisté sur la nécessité d'un changement de rythme organisationnel pour rester compétitif face aux constructeurs asiatiques, dont les parts de marché en Europe ont bondi à 8,8 % en mai 2026, contre moins de 3 % en 2024. Cette stratégie de confier les études à des centres extérieurs jugés poins couteux et plus rapides a déjà été mise en oeuvre pour la nouvelle Twingo électrique, développée en 21 mois depuis le centre ACDC de Shanghai — là où un véhicule équivalent mobilise 3 à 4 ans de développement en Europe. À l'échelle mondiale, Renault vise une réduction de 15 à 20 % de ses effectifs ingénierie, soit 1.600 à 2.400 postes supprimés.
Thermo-sur-Seine : le retour de la production d'énergie aux Ardoines se dessine
Onze ans après l'arrêt de la centrale charbon EDF, la possibilité d'un retour de la production d'énergie sur le site des Ardoines à vitry-sur-Seine se dessine. Selon le SPPTE-RP-CGT2 , il s'agit d'unsignal positif pour l'avenir des Ardoines. C'est pourquoi, le SPPTE-RP-CGT accueille favorablement la perspective d'implantation d'une centrale de production de chaleur Thermo-sur-Seine sur le site historique des Ardoines à Vitry-sur-Seine. mais qui doit s'accompagner d'engagements forts en matière d'emplois locaux, de garanties sanitaires et environnementales, ainsi que d'une gouvernance donnant toute leur place aux collectivités. Le synicat rappelle la longue lutte pour les Ardoines : " Dès la fermeture d'Arrighi, en 1985, la CGT élaborait un projet énergétique pour le site : répondre aux besoins des Franciliens, maintenir l'emploi et l'industrie, anticiper les enjeux environnementaux. Depuis l'arrêt de la centrale charbon en 2015, le SPPTE-RP n'a jamais cessé de porter l'exigence du maintien d'une activité énergétique aux Ardoines, contre la fatalité de la désindustrialisation. Thermo-sur-Seineest l'aboutissement de cette bataille de onze ans."
Polytechnique : Bernard Arnault, un geste patriotique ?
L'École polytechnique à Palaiseau a annoncé le 26 juin dernier par un communiqué3 que Bernard Arnault, le paron de LVMH, avait fait un don de 50 millions d'euros à l'école pour la création d'un institut de mathématiques qui devrait porter son nom. Ce don a suscité l'enthousiasme de la directrice de l'École, affirmant4 que ce don était : " très attendu et largement soutenu par [la] communauté académique ". " Il reflète la conviction de nos promotions et de nos professeurs sur l’absolue nécessité pour Polytechnique d’entretenir des liens exigeants et forts avec les acteurs économiques ". Le premier Ministre Lecornu allant jusqu'à qualifier le geste de "patriotique". Il est vrai qu'à l'approche du 14 juillet l'outrance patriotique était de mise ! Ce don pose au moins deux questions : d'où vient la fortune de ce patriote et la recherche doit-elle vivre de dons ou de moyens accordés par la collectivité.
En ce qui concerne la première question, des élèves de Polytechnique ont tenu à faire part de leur désaccord. Ainsi, le 12 juin, lors de la remise de diplômes à l’X, la cérémonie avait été brièvement interrompue par quelques étudiants portant des masques du patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, et de Bernard Arnault, pour dénoncer les partenariats avec les entreprises privées. Ils condamnaient : " [une] instrumentalisation de “la science” et d’une école d’État au service des intérêts d’un milliardaire qui accumule sa fortune par l’exploitation, la délocalisation, l’optimisation fiscale et les aides publiques ". Ce n'est rien de le dire! En effet le patriote Arnault pèse en 2026, selon Forbes5, 147,7 milliards de dollars et se place dans le top 10 des plus grandes fortunes mondiales. Parmi ses nombreux biens immobiliers se trouvent deux résidences à Paris dont les prix d'achats ont été estimés respectivement à 25 et 55 milliards. Quant à son patriotisme, il n'a pas résisté à l'élection présidentielle de 1981 et à la crainte (supposée) de se voir dépossédé en prenant le chemin de l'exil aux USA où il a fondé l'entreprise Férinel Inc. et fréquenté le promoteur immobilier D. Trump. Toute cette fortune dont les paradis fiscaux et les capitalistes qui les alimentent font leur miel6, n'est que le fruit de l'extorsion de la sur-valeur créée par les salariés et qui leur a été enlevée dans le processus d'exploitation capitaliste. C'est ici une belle illustration de ce processus que K. Marx à magistralement montré dans le Capital7. Le slogan : " tout est à nous, rien n'est à eux " est donc plus juste que jamais ! Mais si tout est à nous, c'est à dire à la classe qui produit les richesses, c'est à nous que revient le droit de décider de ce que l'on fait de la richesse produite et comment on la produit. De ce point de vue, nous ne voulons plus donner un sou pour les guerres impérialistes qui nourrissent Arnault et sa classe de parasites. Nous voulons que la richesse améliore la vie des travailleurs, donne des moyens aux services publics et bien sûr à l'enseignement et à la recherche. Tout le démontre jour après jour, pour la justice le droit et la paix il n'y a qu'une voie, celle de la transformation révolutionnaire de la société pour en finir avec le capitalisme et construire une société de coopération des producteurs et d'amitié entre les peuples.
La France riche en pauvreté
L’Insee vient de faire paraître au sujet de la pauvreté8 qui se stabilise, certes, mais à un haut niveau (15,4% de la population hors DOM et personnes pauvres vivant en communauté). Manifestement, la théorie du ruissellement est infirmée, si besoin était par, ces tristes résultats, signes d’une paupérisation persistante d’une large couche de la population. Il convient aussi de noter que l’indicateur de l’Insee, déjà bien peu reluisant, ne prend pas en compte les populations extra-marines, particulièrement touchées par la pauvreté (un tiers de la population aux Antilles, plus de la moitié en Guyane, plus d’un tiers à la Réunion et 77% à Mayotte).
Le seuil de pauvreté est fixé par convention à 60% du revenu médian de la population (le revenu médian est le niveau de revenu qui coupe en deux la population, la moitié a moins, l’autre moitié davantage). Ainsi pour fixer les idées, le seuil de pauvreté pour une personne seule s’élève à 1.337 €/mois de revenu disponible et 2.087 €/mois pour couple avec 2 enfants de moins de 14 ans. Enfin, l’intensité de la pauvreté mesure l’écart relatif entre le revenu médian de la population pauvre et le seuil de pauvreté (19,7% en 2024).
La définition de ce niveau de pauvreté reste certes contestable (pourquoi 60% ? pourquoi la référence à un salaire médian et non l’accessibilité à un panier de biens de première nécessité ? etc.), pour autant la permanence de cette définition permet des comparaisons temporelles et internationales. Ainsi, sous réserve de l’exclusion des DOM des statistiques, la France est dans la moyenne de l’Union européenne (mieux classée, la République tchèque avec moins de 10%, dernière, la Lituanie, 23%).
Le taux de pauvreté a connu le plus bas niveau en 2004 (12,4%) avant d’entamer une lente progression avec quelques embellies de courte durée pour aujourd’hui se fixer à 15%. A titre d’information, le taux de pauvreté s’élevait à 18% en 1970.
Sans surprise, la pauvreté frappe les chômeurs (taux de pauvreté = 36%) et les immigrés (33%) en particulier ceux issus de l’Afrique (40%). Les familles monoparentales (82% de femmes cheffe de famille) sont pour un tiers sous le seuil de pauvreté.
Enfin, parmi les actifs, si le taux de pauvreté des salariés est de 7%, il grimpe à 18,4% chez les indépendants, parmi lesquels bon nombre de travailleurs « ubérisés » (environ 600.000). Chez les « inactifs », 10% des retraités sont pauvres (apparemment, cela semble trop peu pour les gouvernements successifs, puisque c’est bien connu, les retraités sont plus riches que les salariés…). Mention doit être faite pour les autres « inactifs », dont les étudiants, d’un taux de pauvreté de près de 38%. La précarisation, tant dénoncée de la population étudiante, est une dure réalité.
Finalement, 10 millions de personnes vivent dans notre pays (hors DOM) sous le seuil de pauvreté, nombre considérable, jamais atteint depuis le milieu des années 90. Il faut rapprocher cette situation dégradée du débat budgétaire durant lequel nous avons vu les patrons exiger le maintien des exonérations de toutes sortes, les grandes fortunes menacer de se fixer ailleurs et les commentateurs se peiner des lourdes taxes qui pèsent sur les « classes moyennes » (en fait les catégories socio-professionnelles supérieures).
La tendance au maintien d'une fraction importante de la population est souvent classée sous le registre des inégalités. Ce terme est cependant insuffisant. Il laisse à penser que la richesse de la société a d'abord été créée quelque part, puis distribuée inégalement par hasard. Nous partons d'une autre analyse: comment la richesse est-elle produite et qui a le pouvoir de se l'approprier ? Rappel : la classe ouvrière produit les biens et services de la société. Elle gère les usines, les transports, la santé, le commerce, la technologie et l'administration. Mais les moyens de production eux appartiennent à la classe capitaliste qui, par cette propriété, s'approprie le fruit du travail des salariés. La concentration croissante des richesses n'est donc pas un accident survenu après la production. Elle découle des rapports capitalistes eux-mêmes. Par conséquent, la concentration des richesses ne peut être résolue simplement en demandant aux plus riches d'être plus généreux. La classe ouvrière doit s'attaquer aux rapports de propriété eux-mêmes. Tant qu'une minorité possédera les moyens de production, la richesse continuera de s'accumuler entre les mains d'une seule classe.
Défaillances d'entreprises
Selon les données collectées par le Conseil national des administrateurs judiciaires et des mandataires judiciaires (CNAJMJ), rapporté par le Journal Les Echos du 10 juillet, 36.636 procédures collectives (sauvegardes, redressements et liquidations judiciaires) ont été enregistrées au premier semestre, soit une hausse de 4,1 % par rapport aux six premiers mois de l'année dernière (35.195). L'accélération se poursuit, après la hausse de 3,8 % des défaillances enregistrée entre les premiers semestres 2024 et 2025. Plus de 106.000 emplois sont aujourd'hui menacés.
Tous les secteurs d’activités sont concernés.
Le capitalisme casino se porte bien aussi
Le classement des grandes places financières fait paraître l’écart colossal entre les bourses états-uniennes et celles du reste du monde. C’est bien simple : en termes de capitalisation boursière (nombres d’action x cours de bourse), le New York Stock Exchange et le National Association of Securities Dealers Automated Quotations (Nasdaq – cotations automatisées) concentrent plus de la moitié du total mondial (60 000 milliards de $ - seulement 11 000 milliards de $ sur les bourses chinoises).
Certains pourraient en déduire que la puissance des États-Unis demeure. De fait, avec le quasi-monopole mondial du secteur numérique et les nouvelles perspectives « fabuleuses » de l’Intelligence Artificielle, les États-Unis restent une super-puissance, au moins financière, avec un magnétisme tout particulier pour drainer l’épargne mondiale.
Mais dans la finance, la valeur est une affaire de croyance partagée. D’évidence, la montée des cours des entreprises desdites nouvelles technologies participent à ce gonflement des valeurs traitées aux États-Unis parce que beaucoup croient à la capacité de ces secteurs de produire de la plus-value. Et la plupart du temps, le cours de l’action monte fortement avant même que ce vœu se réalise, mais c’est déjà une bonne affaire pour ceux qui ont acheté bas, il suffit qu’ils revendent au moment où le rêve se fait moins rose. Bref, avec ou sans haute technologie, le bon vieux boursicotage qui se pratiquait déjà au XVIIéme siècle pour les tulipes des Pays-Bas.
Ensuite, les fonds internationaux préfèrent aussi les États-Unis car ce pays a développé (ou même sur-développé) une industrie financière absolument ahurissante (le PIB des États-Unis fondrait sans cette industrie) comme l’attestent en creux les crises générées par les génies de ce secteur, inventeurs de tous un tas de produits financiers dérivés.
La prépondérance des places financières états-uniennes ne repose certes pas que sur du vent. Mais en partie quand même. Le grand rêve américain, le cauchemar du reste du monde qui voie des parts non négligeables de ses créations de valeur d’échange se fondre dans ce grand magma boursier nord-américain. Décidément, le capital n’a pas de patrie.
OTAN et industrie d'armement
L'otan garantit à ses États membres une aide afin d'acquérir l'armement dont ils ont besoin. Jusqu' ici beaucoup de contrats d'armement étaient détenus par des entreprises américaines. Mais les USA ne montrant plus le même engagement qu'avant et destinant leur industrie à regarnir leur propre stock, l'Europe doit trouver de nouveaux fournisseurs et augmenter ses investissements dans le secteur.
Lors du forum de l'industrie de l'armement qui s'est tenu juste avant le sommet de l'OTAN à Ankara, Mark Rutte (secrétaire général de l’alliance) a annoncé plusieurs dizaines de milliards de dollars d'investissement. Par exemple, dans l’aviation, le suedois Saab et le français Airbus décrochent des contrats qui concernaient Boeing jusque-là. De son côté, la Turquie s’impose comme un partenaire commercial important, fournissant armes, munitions, véhicules blindés et drones à plusieurs pays européens (Pologne, Roumanie, Italie, Portugal...).
Ces nouveaux investissements reposent sur une augmentation de la part du PIB de chaque Etat consacré à l'armement : 2,31 % en 2025, 2,51 % en 2026 (et devrait bientôt frôler les 4 % en incluant les dépenses connexes) pour l'Europe et le Canada.
Hôpital public : l'austérité et ses conséquences économiques
Les hôpitaux ne peuvent plus payer leurs fournisseurs privés. Un nombre important d’entreprises se fendent de terme comme « véritable scandale » pour décrire les impayés des hôpitaux publics qui se peuvent atteindre presque deux ans et qui semble s’être multiplier dans les cinq dernières années. Le Medef s’en est plaint dans une lettre au premier ministre en avril et a demandé une enquête à la Cour des Comptes sur les pratiques de payement des acheteurs publics.
Selon le cabinet Altares9 en mai dans les hôpitaux les retards de payements étaient de 25 jours au-delà des 50 jours légaux. Ces retards sont liés majoritairement et de l’avis général, à des difficultés financières généralisées, en effet pour les hôpitaux publics en 2025 le déficit total était de 2,7 milliards d’euros. Le gouvernement à fait part de sa prise de conscience du problème, promettant une « action choc » pour éviter que les fournisseurs ne se détournent des hôpitaux. Malgré cette promesse rien n’a encore été fait du côté du gouvernement, Patricia Charrier-Izel qui est à la tête de la Fédération des entreprises de propreté, hygiène et services décrit la situation comme « au point mort ».
De leur côté les entreprises privés se plaignent aussi de ce qu’elles considèrent comme une « double peine » : devoir fournir des services et payer des salaires sans savoir si elles vont obtenir un payement. Récemment les organisations patronales ont donc demandé un « rétablissement de l’équité » qui permettrait aux entreprises de « résilier un marché public en cas d’impayés » ce qui pourrait fragiliser d’autant plus les hôpitaux dans la situation présente.
France : 6 milliards d’économies, les coups portés sont concrets
Le gouvernement a engagé une réduction des dépenses publiques de 6 milliards d'euros pour l'exercice 2026 avec la compicité du PS et du RN : les administrations et les subventions dans la ligne de mire.
Selon Les Echos, la démarche prévoit un passage au crible systématique de plusieurs familles de dépenses pouvant être réduites, voire supprimées purement et simplement. Non sans rire, le gouvernement dit assurer la préservation de la qualité des services publics malgré la compression des coûts. Le budget militaire, lui est en hausse constante depuis plusieurs années, sera épargné par les coupes, ce qui concentre logiquement la pression sur les autres ministères. Voici quelques secteurs visés:
La DGFiP restructure son réseau territorial
En 2019, le gouvernement avait lancé le projet intitulé “Géographie revisitée”, consistant en une réorganisation du réseau de la DGFiP (direction générale des finances publiques). La moitié des implantations territoriales avaient été supprimées. Une nouvelle carte des implantations territoriales avait alors été dessinée, dans un souci de rationalisation et au nom d’un « renforcement de la proximité des services publics ». En 2026, la direction générale des finances publiques (DGFiP) s'apprête à réorganiser sa présence sur le territoire, à travers un plan “Adaptation du réseau territorial 2027-2030”. Le projet prévoit la fermeture de pas moins de 330 implantations en trois ans, dont plus de 130 dès 2027.
Menaces sur les subventions attribuées par l’État aux 28 théâtres, opéras et institutions culturelles
28 établissements culturels français sont menacés par un gel d’une partie des subventions accordées par l’État. Parmi elle, la Comédie de Caen centre national dramatique de Normandie, est touchée et craint une issue dramatique.
La Comédie de Caen bénéficie d’une subvention de près d’1,9 million d’euros de l’État, pour un budget global d’environ 5 millions d’euros. Les 28 théâtres, opéras et institutions culturelles sur l’ensemble du territoire national se trouvent dans une situation d’incertitude sans précédent. À ce jour, les subventions de l’État pour l’année en cours n’ont été versées que partiellement, sans aucune garantie quant au versement du solde. Le gouvernement a décidé de geler 13 % des sommes attendus. Ce qui représente une somme de près de 250 000 €. Une catastrophe pour les organisateurs, les programmations sont établies, les contrats avec les artistes signés et beaucoup de dépenses déjà engagées. Si cela se confirme, les établissements seront en situation de cessation de paiements à l’automne.
Les CFA menacés par les coupes en milieu d’année
La baisse du financement des CFA annoncée en milieu d’année. « L’enveloppe est passée de 40 à 5 millions d’euros ».
Les agents de routes dénoncent une sécurité au rabais
Pour limiter les risques, le Plan de prévention ministérielle renforcée (PPMR) prévoit d’envoyer moins d’agents en action sur la bande d’arrêt d’urgence. Le problème, en réduisant le nombre d’interventions cela accroît le danger pour les usagers de la route. Mobilisés depuis le 6 juillet, les agents de la Direction interdépartementale des routes Centre-Est (Dirce) ont cessé le travail. Ils s’opposent à cet arrêté ministériel réduisant leurs interventions sur la bande d’arrêt d’urgence et réclament la reconnaissance de la dangerosité de leur profession et plus de personnel. Une réduction des effectifs : « De 40 à 38, alors qu’on était 48 il y a encore peu ». Des revendications restent lettre morte : « Nous ne sommes pas reconnus comme faisant un métier à risque, alors que l’on intervient les premiers sur la chaussée ».
Défaillances d'entreprises : la crise s'enracine
Les données exclusives du Conseil national des administrateurs judiciaires et des mandataires judiciaires (CNAJMJ), publiées par Les Échos, confirment l’enracinement de la crise au premier semestre 2026. Durant cette période, 36 636 procédures collectives (sauvegardes, redressements et liquidations) ont été comptabilisées, soit une augmentation de 4,1 % par rapport aux six premiers mois de 2025. Par rapport au premier semestre 2019, l'accélération atteint un bond de 36,8 %, menaçant directement plus de 106 000 emplois.
Fin mai 2026, la Banque de France recensait 70 077 défaillances cumulées sur douze mois. La projection pour l'ensemble de l'année s'établit désormais au voisinage des 70 000 sinistres économiques, ancrant durablement les entreprises françaises au-delà des niveaux records de la récession de 2008-2009. Sur douze mois, 70 010 PME ont fait l'objet d'une défaillance, en hausse de 4,3 % par rapport à mai 2025. Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les grandes entreprises enregistrent, elles, 67 défaillances, soit une progression de 15,5 % sur un an. a hausse la plus importante concerne l'agriculture, la sylviculture et la pêche (+19,6 % sur un an, à 1 792 défaillances). En avril, ce secteur faisait déjà partie des branches les plus affectées avec une progression de 17,2 % (1740 entreprises).
International ; Solidarité internationaliste
Airbus Espagne : les salariés en grève depuis le 1er juillet
La seule langue internationale qui permet de lutter contre le capital : la lutte de classe
Les salariés ont entamé des mouvements de grève appelés à durer jusqu’à la fin juillet pour des augmentations de salaire -le pouvoir d’achat à baissé de 12% depuis 7 ans-, contre la réduction du télétravail, passant de deux jours par semaine à un ; contre le nouveau système d’attribution des périodes fériées manquant de flexibilité ; les congés sont imposés en août ; la mise en œuvre de l’« Indice de Bradford », méthode permettant d’évaluer les niveaux d’absentéisme au travail ; les conditions de travail : les arrêts maladie ne sont plus intégralement payés, l’accès à la cantine a été interdit aux ouvriers.
Les grèves sont parties à l’initiative des travailleurs. En juin, des salariés du site de Getafe, près de Madrid10, ont créé un groupe Telegram qui en moins d’un mois est passé d’une centaine de membres à plus de 3.000. Telegram a interpelé les syndicats du site et réclamé l’organisation d’une assemblée participative pour peser sur les négociations salariales. Seul le syndicat SIPA (Syndicat Indépendant des Professionnels de l’Aviation) après avoir consulté ses adhérents a lancé avec les salariés de Getafe un appel à la grève pour le 1er juillet, Les délègues ont rencontré le PDG d’Airbus le 8 juillet sans aucune avancée.
L’appel s’est rapidement étendu à tous les sites du groupe, qui après des assemblées générales ont décidé de rejoindre la grève et de la poursuivre tout le mois de juillet et de la reprendre en septembre si aucune négociation n’aboutit. Ce mouvement de grève illustre le rôle de premier plan que les travailleurs acquièrent dans l’organisation des grèves et dans la lutte contre le patronat.
L’UGT11, La CGT, CSIF et ATP se sont ralliés aux mouvements. Une manifestation nationale, réunissant tous les sites, est prévue le 27 juillet.
Les Comisiones Obreras (CCOO) – le plus grand syndicat parmi les travailleurs d’Airbus Espagne et l’une des parties ayant négocié le cadre des relations de travail actuellement en place – a rejeté les appels à la participation. Elle a suggéré qu’elle pourrait lancer sa propre action pour une durée indéterminée, après le 7 octobre.
Les grèves ont un impact direct sur les objectifs de livraison d’Airbus.
La grève à Getafe qu’Airbus qualifie comme étant le troisième plus grand site au monde et la plus grande usine du groupe. Getafe fabrique des Eurofighters, produisent des satellites, ainsi que des composants pour les avions A320 et A350. Pour ce qui est des livraisons à court terme, les travailleurs ont indiqué que l’usine fait également face à des difficultés. Cela signifie que ces grèves peuvent ralentir l’achèvement des travaux liés aux transferts de responsabilités, les inspections d'aéronefs, les contrôles d'ingénierie et d'autres tâches nécessaires aux livraisons ne peuvent pas être effectués normalement. Si les grèves touchent l’ensemble du groupe en Espagne, l’objectif d’Airbus visant la livraison de 870 avions commerciaux en 2026 devient beaucoup plus difficile à atteindre. Comment la CCOO va développer ses arguments pour convaincre les travailleurs que seul le dialogue social et non la grève répondra aux exigences, aux revendications des travailleurs. En Espagne comme en France les syndicats pro patronaux d’Airbus ont montré leur vrai visage de soutien sans faille aux PDG d’Airbus depuis près de 60 ans. Ça comptera dans les mobilisations.
Les mobilisations à Airbus en France et en Espagne ont montré que la grève spontanée était possible à Airbus, la lutte de classe à refait surface dans un groupe industriel géant de l’aéronautique, Les sites d’Airbus qui sont à l’initiatives des grèves ont une longue traditions de luttes : à Cadix plusieurs générations ont mené des luttes dans le secteurs de la métallurgie et ont rappelé qu’à Airbus comme ailleurs, le dialogue social est une illusion, seul le rapport de force pourra faire plier les patrons.
En Espagne ces grèves sont l’occasion d’un rapprochement entre les travailleurs des bureaux, des techniciens, des ouvriers, mais aussi une mobilisation et une action commune avec les sous-traitants des filiales et les intérimaires les revendications prennant l’intégralité de leurs exigences.
La seule langue internationale qui permet de lutter contre le capital : la lutte de classe
En grève de la faim, le militant sahraoui Naâma Asfari, incarcéré depuis 2010 au Maroc, dénonce une détention arbitraire
La coordination sahraouie des droits de l’homme a lancé une pétition internationale appelant les Nations Unies, les organisations de défense des droits de l’homme et les dirigeants mondiaux à intervenir d’urgence pour sauver la vie du prisonnier politique sahraoui et militant des droits de l’homme Naâma Asfari, en grève de la faim depuis plus mois dans une prison marocaine12.
La pétition demande à la communauté internationale – et notamment aux organes des droits de l’homme de l’ONU et au Secrétaire général des Nations Unies, d'intervenir en toute "urgence" pour sauver la vie du militant sahraoui de 56 ans en état de santé critique en raison de sa grève de la faim illimitée entamée le 8 juin 2026.
Naama Asfari est emprisonné depuis plus de 15 ans pour avoir défendu pacifiquement le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Il croupit dans une cellule individuelle à la prison de Kénitra, loin de sa famille, et privé des soins médicaux urgents dont il a besoin.
Son épouse, la militante française Claude Mangin, privée de lui rendre visite depuis huit ans.
Le Mécanisme de coordination des droits de l'homme affirme qu'Asfari a été condamné à 30 ans de prison à l'issue d'un procès simulacre, fondé sur des aveux obtenus sous la torture. Il rappelle également que les organes des Nations Unies ont demandé sa libération immédiate et déplore que le Maroc continue d'ignorer ces recommandations.
La pétition demande la libération immédiate et inconditionnelle de Naâma Asfari et de tous les prisonniers politiques sahraouis, ainsi que la mise en œuvre de l'avis n° 23/2023 du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire.
Elle exhorte également à fournir des soins médicaux d'urgence, à garantir un accès humanitaire immédiat au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et à la famille d'Asfari, à mettre fin aux représailles contre les proches des prisonniers, à garantir un accès sans restriction du CICR à tous les prisonniers sahraouis, à exiger une visite urgente du Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et à garantir un accès sans restriction du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme aux prisonniers politiques sahraouis.
Une copie de cette pétition a été adressée au Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, au Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, au Président français, Emmanuel Macron, et à la Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas. (SPS)
Les employés de First Battery en Afrique du Sud se sont mis en grève le 6 juillet suite à la décision de l'entreprise de licencier 165 personnes
First Battery fabrique des batteries au plomb pour le secteur automobile et appartient au groupe Metair, coté à la Bourse de Johannesburg. Le syndicat NUMSA représente les employés des usines de Benoni, East London, Le Cap et Durban. Selon NUMSA, First Battery a perdu d'importants contrats avec des constructeurs automobiles sud-africains et ne fournit plus, entre autres, BMW, Mercedes-Benz, Ford et Toyota. Le syndicat estime qu'au lieu d'investir dans la production locale et de reconquérir ces marchés, l'entreprise a choisi d'importer des batteries d'Allemagne pour BMW. Ce choix fait peser le coût des erreurs stratégiques de l'entreprise sur les employés, sous forme de licenciements. Ce conflit dépasse donc le cadre d'un simple lieu de travail. Il affecte l'ensemble des relations entre l'industrie automobile sud-africaine, les sous-traitants et l'avenir industriel du pays. Les batteries sont un composant essentiel à la production automobile. Si la production et l'approvisionnement sont remplacés par des importations, la chaîne industrielle locale et la situation des travailleurs s'en trouvent fragilisées. NUMSA établit un lien avec le Plan directeur automobile sud-africain 2035, qui vise à porter la part de contenu local dans l'industrie automobile à 60 %. Si les sous-traitants ferment leurs portes ou remplacent la production locale par des importations, ces objectifs deviennent vains. First Battery a proposé aux employés licenciés une indemnité de départ de 10 000 rands13, tandis que NUMSA en réclame 200 000. Cet écart illustre la valeur que l'employeur accorde à la vie des travailleurs après des années de labeur. Pour un travailleur sud-africain, où le chômage est très élevé et où la perte d'un emploi affecte souvent des familles entières, un licenciement n'est pas un simple événement isolé. Il peut engendrer une pauvreté durable, un endettement et une crise de subsistance pour toute une famille.
Maroc : manifestations contre le gel des salaires et des pensions
des milliers de travailleurs ont participé à des manifestations syndicales au Maroc. La Confédération démocratique du travail (CDT) s'est mobilisée contre la baisse du pouvoir d'achat, le gel des salaires et des pensions, et les restrictions imposées aux droits syndicaux. Une grande marche nationale a eu lieu à Casablanca le 28 juin, faisant suite à des manifestations régionales en mai. Le syndicat a également annoncé une nouvelle manifestation nationale à Casablanca le 12 juillet.
Pakistan : succès des postiers
Les postiers pakistanais ont remporté une victoire majeure après que la direction de Pakistan Post a renoncé à un projet de restructuration prévoyant une réduction de 30 % de ses effectifs. Pour une entreprise d'environ 30 000 employés, cette proposition aurait pu entraîner des milliers de suppressions d'emplois. Cette victoire fait suite à la mobilisation de la Fédération des travailleurs postaux du Pakistan (PPWF), qui s'est opposée aux coupes budgétaires par le biais d'objections formelles, de discussions avec la direction et de manifestations pacifiques devant le siège du directeur général. Sous la pression des travailleurs et après des négociations, la direction a accepté de retirer son projet et d'en suspendre la mise en œuvre.
Boston : lock-out pour les infirmières
Environ 4 000 infirmières du Brigham and Women’s Hospital de Boston se sont retrouvées bloquées à l’extérieur de leur lieu de travail après une grève de 24 heures. Jeudi matin, elles ont manifesté devant l’entrée de l’hôpital, exigeant de pouvoir reprendre leur poste auprès des patients, mais les portes sont restées closes. Le conflit porte notamment sur les salaires et les conditions de travail. Les infirmières avaient prévu une grève d’une journée. L’employeur, Mass General Brigham, a réagi en embauchant environ 1 300 infirmières remplaçantes pour cinq jours, bloquant ainsi le personnel permanent pendant quatre jours supplémentaires.
Les employés syndiqués des divisions grand public de Samsung Electronics manifestent le 16 juillet
La raison de cette grève ? Des écarts considérables de primes entre les différentes divisions du groupe. Le syndicat représente environ 28 000 travailleurs travaillant notamment dans la fabrication de smartphones, de téléviseurs et d'électronique grand public. Selon certaines sources, les employés hors du secteur des semi-conducteurs peuvent percevoir des primes d'environ six millions de wons, tandis que certains employés de cette division très lucrative ont reçu des rémunérations bien supérieures. Le problème réside dans un système salarial qui lie le revenu des travailleurs à la division à laquelle ils sont rattachés et au niveau de profit généré par cette division. Les travailleurs sont ainsi mis en concurrence, alors même que la production de l'ensemble de l'entreprise est interconnectée. Samsung n'est pas un ensemble d'entités isolées. La fabrication de smartphones nécessite des semi-conducteurs. La production de puces requiert des machines, de la logistique, de la recherche et des fonctions administratives. La marque, l'organisation commerciale et la position mondiale du groupe ont été bâties par des générations de travailleurs dans de nombreux secteurs d'activité. Pourtant, le collectif de travailleurs est fragmenté par les systèmes de primes. On annonce à un travailleur que sa division est en difficulté et ne peut donc pas le payer. L'autre reçoit une prime plus importante, ce qui est présenté comme la preuve que le système récompense la performance. De ce fait, les regards se tournent vers les collègues d'autres divisions plutôt que vers la direction et les actionnaires. Le capital a toujours eu intérêt à diviser la classe ouvrière : employés permanents contre intérimaires, diplômés contre moins diplômés, travailleurs autochtones contre travailleurs migrants, et désormais aussi les travailleurs des divisions « performantes » contre ceux des divisions « en difficulté ». La réponse syndicale doit être tout autre : transparence, revendications communes et solidarité entre les différents collectifs de travailleurs du groupe. Ce n'est pas l'ouvrier qui fabrique des semi-conducteurs qui est l'ennemi de ceux qui fabriquent des téléphones ou des téléviseurs. Le conflit oppose la classe qui travaille à celle qui décide de la production et de la distribution des résultats. Le conflit autour des bonus chez Samsung illustre pourquoi les systèmes de rémunération ne sont jamais neutres. Ils peuvent servir à créer un sentiment d'appartenance et une sécurité collective, ou au contraire, à individualiser et à diviser. La force des travailleurs ne réside pas dans le fait d'exiger une baisse des salaires de leurs collègues. Elle réside dans leur capacité à s'organiser collectivement afin que tous ceux qui contribuent à la richesse de Samsung en reçoivent une part plus importante et aient davantage d'influence sur sa distribution.
Roumanie : grève dans le secteur de la santé
SANITAS, le plus grand syndicat roumain du secteur de la santé et des services sociaux, a annoncé une grève importante fin juillet. Un préavis de deux heures est prévu le 20 juillet, suivi d'un arrêt total du travail dans les hôpitaux et les établissements de santé le 28 juillet. Le syndicat, qui représente environ 100 000 professionnels de la santé et du secteur social, précise que seuls les soins d'urgence seront assurés en cas de grève.
Île Maurice : des milliers de manifestants dans les rues de Port-Louis contre la réforme des retraites
Privés, public et retraités ont uni leurs voix pour dénoncer le projet de loi gouvernemental. Des milliers de Mauriciens avaient fait le déplacement. Tous les syndicats fustigent le recul de l'âge de départ à la retraite. La prétendue possibilité d'arrêter à 60 ans est très hypothétique pour les plus pauvres. Le précédent système tenait compte du salaire, des cotisations sociales, de l’âge et ouvrait le droit à une retraite à partir de 60 ans. Aujourd'hui, vous pouvez toujours partir à 60 ans, mais cette pension est dégrevée de -0,5 % par mois jusqu'à vos 65 ans. En clair, si vous travaillez à l'île Maurice et vous souhaitez toucher une pension pleine, vous ne pouvez pas cesser de travailler avant d'avoir 65 ans.
Les différentes organisations vont se réunir afin de décider des actions futures : "Si nécessaire, nous organiserons une grande mobilisation, voire une grève générale."
La Réunion : Grève chez Derichebourg-OI
Un mouvement de grève perturbe la collecte des déchets sur Saint-Pierre et Petite-Ile. Les salariés de l’entreprise Derichebourg-OI se battent : augmentation de leur salaire, attribution de primes et revendiquent le " respect des travailleurs ". Les spécificités de La Réunion sont à prendre en compte, les négociations ne peuvent pas se faire sur une base nationale, mais bien en tenant compte de la réalité du département, à savoir la vie chère avec un indice des prix très élevés. Tout arrive par bateaux et les prix sont multipliés par 3, par 4.
Le soutien de la Fédération Syndicale Mondiale à Cuba
Touchez pas à Cuba ! Cuba n’est pas seule ! https://www.wftucentral.org/semaine-de-solidarite-de-la-fsm-avec-cuba/?lang=fr
1 https://fse-national.fr/?p=2160
2 SYNDICAT DU PERSONNEL DE LA PRODUCTION ET DU TRANSPORT D'ENERGIE DE LA REGION PARISIENNE, FNME - CGT
3 https://www.polytechnique.edu/presse/communiques-et-dossiers-de-presse/lecole-polytechnique-annonce-la-creation-de-linstitut-de-mathematiques-et-des-sciences-fondamentales
4 https://www.lemonde.fr/education/article/2026/06/26/bernard-arnault-finance-un-nouvel-institut-de-mathematiques-a-polytechnique-avec-un-don-de-50-millions-d-euros_6715503_1473685.html
5 https://www.forbes.com/profile/bernard-arnault/
6 https://www.paradisfj.info/-BERNARD-ARNAULT-.html
7 https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/index.htm
8 https://www.insee.fr/fr/statistiques/5759045
9 https://www.esteval.fr/article.38295.etude-altares-conjoncture-les-retards-de-paiement-au-plus-haut-depuis-la-fin-du-covid
10. Site qui emploie 9.000 des 14.000 salariés d’Airbus Espagne
11. L’un des deux principaux syndicats intersectoriels espagnols à l’échelle nationale.
12 https://www.spsrasd.info/fr/2026/07/12/16665.html
13 1 rand = 0,053 euro
ÉDITO
La question des salaires devient de plus en plus et justement le sujet principal de préoccupation des salariés. C'est d'autant plus vrai que les annonces du pouvoir et du patronat vont dans le sens d'une sévère aggravation de l'austérité. Pour préparer les esprits à un budget 2027 pire que celui de 2026, le pouvoir annonce de nouvelles coupes de l'ordre de 6 milliards supplémentaires dès maintenant, en même temps la Caisse nationale d'Assurance Maladie de son côté entend restreindre encore les remboursements afin d’atteindre 3,9 milliards. Dans la même veine, les organisations syndicales de fonctionnaires sont sorties de la réunion avec leur ministre ayant une seule promesse : pas d'augmentation du point d'indice et donc pas d'augmentation des salaires, cette fin de non recevoir est cohérente avec les NAO se soldant globalement par un recul des salaires face à une inflation qui frôle les 3%. Si le patronat et le pouvoir s'emploient à diminuer le prix de la force de travail en expliquant que les caisses sont vides, cela ne les empêchent pas, bien au contraire pour le premier de voter des dizaines de milliards nouveaux en faveur de la guerre et au deuxième de les empocher sous forme de contrats. A leur slogan tout pour la guerre, répondons par : pas un sou pour la guerre impérialiste !
Que faire face à cette situation ? De notre point de vue, une seule voie possible, la lutte résolue tous ensemble, dans la durée et en même temps. Les syndicats de la fonction publique appellent le 29 septembre à une action pour les salaires, c'est un point de départ saisissons-le!
Sommaire :
Luttes
-Transports : les joies de la privatisation, manque de personnel sur une ligne de tram
-Union départementale du Tarn-et-Garonne : soutien aux camarades maltraités par l'anti-syndicalisme
-Vendée : Répression patronale à Fleury-Michon
-Un mouvement de grève a fortement perturbé le trafic du réseau T2C à Clermont-Ferrand et dans la métropole le 1er juillet
-Chamonix-Mont-Blanc : Mouvement de grève illimitée au train du Montenvers
-Soutien aux inspecteurs du travail
-TLV (Nord, Lys-les-Lannoy) Un mouvement de grève portant sur la réouverture des négociations salariales a eu lieu du 22 au 26 juin
-RHI Magnesita (Nord) à l'arrêt, près de 150 emplois menacés
-la lutte chez Flauraud (Clermont-Ferrand)
-Ambrois Orthopédie (Isère)
-À Aimargues, suppression de 40 postes chez Éminence
-Décathlon de Saint-Nazaire : nouvelle grève le 4 juillet
-Les Forges de Tarbes en difficulté
-A Dinan, des salariés de la Maison d’accueil spécialisée se mobilisent
-Le Coq sportif : la CGT maintient la pression
-Accidents du travail : 800 millions d’économie sur le dos des blessés
-La CGT dénonce la répression syndicale chez Idea services
-Les ambulanciers de la Manche poursuivent leur mobilisation
-L’intersyndicale CGT des salariés du champagne et la CFDT appellent à la grève
-Les salariés toujours mobilisés contre les suppressions de postes du groupe agroalimentaire Roquette
-Les salariés d’IFORM font grève
Dossiers ; Économie
-51ème congrès confédéral de la CFDT
-Déprescription, prévention, tarifs : les pistes de la Cnam pour économiser 3,9 milliards d’euros en 2027
-Fonderie de Bretagne
-La plus ancienne fabrique de dentelles de Calais va fermer
-Corée du Sud et IA
-Crise outre-Rhin chez les constructeurs d'automobiles
-Mouvement du capital : fusions et acquisitions en nette hausse
International ; Solidarité internationaliste
-Sommet de l'OTAN en Turquie: le Parti Communiste de Turquie déclare la semaine du 4 au 12 juillet "semaine anti-OTAN"
-La FSM et le sommet de l'OTAN en Turquie
-Une délégation du KKE a participé à un important événement anti-OTAN, organisé le 27 juin 2026 à Istanbul par le Parti Communiste de Turquie (TKP)
-Chine grève dans le bâtiment
-Royaume-Uni : Les éboueurs de Great Yarmouth se mettent en grève pour protester contre leurs salaires de misère
-Déclaration de solidarité de la FSM avec la lutte des enseignants en Turquie
Luttes
Transports : les joies de la privatisation, manque de personnel sur une ligne de tram
Depuis plusieurs jours, la circulation des trams sur la ligne T4 (Bondy-Aulnay-Montfermeil dans le 93) est perturbée par, selon les annonces sonores « conditions de mise en service non remplies ». Ce message sibyllin ne signifie pas que les trams sont en panne ou qu’un défaut d’alimentation électrique empêche le départ des trams : non, il s’agit du personnel qui ne se présente pas.
Que se passe-t-il ? La société d’exploitation Stretto, une société créée par Keolis (70% SNCF) et SNCF Voyageur, a remporté l’appel d’offre pour l’exploitation de cette ligne auprès de Ile de France Mobilités (IDFM) en 2023 durant de 7 ans à partir de mars 2025. Stretto, une émanation de la SNCF, a remplacé SNCF Transilien/SNCF Voyageurs avec au passage un transfert du personnel dont le contrat de travail a été modifié.
Stretto ne semble pas en mesure, après un peu plus d’un an d’exploitation de tenir ses engagements en termes de coûts d’exploitation et a reçu des rappels à l’ordre d’IDFM. La solution : réduire la masse salariale, le seul paramètre à la main de Stretto.
Ainsi, les usagers ne sont pas informés des vraies raisons de ce service de transport réduit. Et aucun syndicat, hélas, dont Sud Rail (72% aux élections professionnelles), ne les a éclairés.
Union départementale du Tarn-et-Garonne : soutien aux camarades maltraités par l'anti-syndicalisme
"Dans une période où le système dominant traverse l’une de ses crises les plus profondes, la classe capitaliste renforce son offensive contre notre classe. Les militants et militantes CGT responsables, mandatés, ou élus jusqu’aux travailleuses et travailleurs syndiqués, toutes celles et ceux s’organisant pour défendre les intérêts de notre classe sont aujourd’hui directement visés par l’anti-syndicalisme.
Il s’agit d’une stratégie politique assumée, visant à briser les capacités d’organisation de celles et ceux produisant les richesses. Dans notre département, la Maison du Peuple demeure un symbole de cette lutte de classe. La mairie de Montauban, passée à l’extrême droite, n’ose plus s’en emparer frontalement mais la laisse dépérir, fidèle à la logique fasciste qui consiste à affaiblir les lieux d’organisation des travailleuses et travailleurs en s’attaquant aux Bourses du Travail, berceaux historiques du syndicalisme CGT.
Le bloc bourgeois, du PS à l’extrême droite, utilise les mêmes leviers dans notre région comme à Foix, Carcassonne, Castres… Partout, les forces réactionnaires cherchent donc à réduire les libertés syndicales. Les ex-salariés d’Aymard, licenciés pour leur activité syndicale, poursuivent leur combat aux prud’hommes de Montauban afin de faire reconnaître la répression patronale contre la CGT. Une ex-Déléguée Syndicale CGT de Babilou de Montauban a été convoquée dernièrement à un entretien préalable, en vue d’un licenciement pour avoir initié la grève d’avril, une grève ayant contraint la direction à céder sur les revendications des salariées.
Régulièrement, nous le constatons, cette répression antisyndicale s’accélère de jour en jour. Nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à faire état d’attaques contre celles et ceux qui organisent un contrepouvoir et portent un changement de société. L’antisyndicalisme dépasse même les lieux de travail pour devenir une offensive politique.
Le 1er jugement de classe prononcé contre Jean-Paul DELESCAUT, Secrétaire Général de l’UD CGT du Nord, pour avoir défendu la cause du peuple palestinien, illustre cette volonté de criminaliser toute parole syndicale s’attaquant au sionisme et à l’impérialisme. La cour d’appel de Douai ayant par la suite prononcé sa relaxe. La 2ème mise en examen de Sophie Binet, après son soutien à une militante CGT de Tefal dénonçant l’usage des PFAS, confirme que toute contestation syndicale est désormais ciblée.
Au-delà du syndicalisme, ces attaques contre les autres forces progressistes (associations, partis politiques …) s’inscrivent dans une politique autoritariste cohérente, destinée à garantir qu’une minorité conserve la propriété privée des moyens de production par le pouvoir de décision pour accaparer les richesses. C’est la fonction même du fascisme: un outil politique au service du capital afin de maintenir son pouvoir en tentant de briser l’organisation de notre classe. Face à cette offensive, une seule réponse est possible : la lutte de classe, organisée, consciente et massive. La répression ne nous fera pas taire ! La solidarité est notre arme. L’organisation est notre force. Le changement de société par la lutte est notre horizon."
Vendée : Répression patronale à Fleury-Michon
L'article concernant la répression à Fleury-Michon en Vendée est intégralement publié dans le Communistes-Hebdo. vous pouvez y accéder en cliquant sur le lien :
https://www.sitecommunistes.org/index.php/france/syndicats/4015-repression-patronale-a-fleury-michon
Un mouvement de grève a fortement perturber le trafic du réseau T2C à Clermont-Ferrand et dans la métropole le 1er juillet
La grève a pour origine, l'inquiètude des salariés quant à l'avenir de la T2C avec le gel des embauches et l'absence de négociations salariales. Selon le délégué syndical CGT dont les propos sont rapportés par ICI1 : "On a des budgets qui ne sont pas finalisés et validés par les autorités décideuses, SMTC et métropole. Pour l'instant, les conséquences qu'on nous a données c'est gel des embauches, pas de négociations salariales cette année et la fin des dépenses qui ne sont pas essentielles".
Chamonix-Mont-Blanc : Mouvement de grève illimitée au train du Montenvers
Depuis le vendredi 3 juillet, la montée depuis Chamonix jusqu’à la Mer de Glace avec le train du Montenvers est perturbée. FO soutenue par la CGT a déposé un préavis de grève illimitée. Les syndicats estiment que depuis la mise en régie par le Conseil Départemental, "les démissions et les arrêts de travail se sont enchaînés". Les syndicats parlent aussi de répression contre les syndicalistes . Selon un représentant de FO : "le climat est délétère. Ils veulent renouveler le personnel en faisant fi des compétences et des connaissances que nous avons acquises. Ils s'attaquent à l'humain et ils font fi de la responsabilité qu'on a de transporter, en toute sécurité, plus de 500 000 voyageurs par an."
Soutien aux inspecteurs du travail
Soutien à Pierre et Benoit inspecteurs du travail convoqués en Conseil de discipline pour avoir fait leur travail !
En tant qu'inspecteur du travail, je sais à quel point il peut être difficile d'exercer ce métier. En 2020, j'ai été confronté à une répression violente initiée par le Ministère du Travail. Après plus de deux ans d'une bataille collective acharnée, nous avons gagné et démontré que faire respecter la loi ne devait pas être sanctionné.
Aujourd'hui, Pierre et Benoit, deux de mes collègues inspecteurs du travail en Isère, sont convoqués en Conseil de discipline pour avoir fait leur devoir : appliquer et faire respecter la réglementation du travail.
Malgré les pressions et les difficultés, le 1er mai dernier, ils ont décidé de contrôler, avec leurs collègues, des boulangeries occupant illégalement des salariés (et tous les commerces ouverts comme des supermarchés ou des cafés) pour défendre les droits des travailleurs.
Quelques mois auparavant, ils avaient en revanche refusé, comme d'autres collègues, de participer à une opération "place nette" organisée en prévision d'une visite de Retailleau, alors Ministre de l'intérieur.
La protection des droits des travailleurs et travailleuses comme seule boussole, ce n'est manifestement pas du goût du gouvernement.
Le 4 mai, ils sont convoqués au commissariat au prétexte d’une ancienne plainte de leur supérieure hiérarchique à leur encontre pour … harcèlement moral ! Ce qui leur est reproché ? Avoir dénoncé comme syndicalistes au sein du Ministère du travail… les conditions de travail dégradées, les sous effectifs chroniques, le management toxique etc. (situations d’ailleurs confirmées dans un récent rapport d’expertise indépendant).
Vide de contenu cette plainte -dont le seule but est de faire pression sur ces inspecteurs- est classée sans suite par le Procureur de la République.
Au lieu d'être salués pour leur intégrité et lavés de tout soupçon, Pierre et Benoît font désormais face à une cabale surréaliste du gouvernement Lecornu et du Ministre du travail Farandou pouvant mener à des sanctions disciplinaires à leur encontre. Ce traitement injuste vise à dissuader d'autres inspectrices et inspecteurs du travail de faire respecter les lois, par crainte de représailles.
Il est crucial de soutenir Pierre et Benoit, car l'inspection du travail est trop souvent la dernière digue qui tente de protéger les travailleurs. Leur combat est le nôtre : afin que le droit du travail ne s'efface pas devant les pressions politiques et les intérêts économiques.
En signant cette pétition, vous faites entendre votre voix aux côtés de celles et ceux qui luttent pour le respect de ce qu’il reste du Code du travail, et contre toute tentative d'intimidation ou d'atteinte à l'indépendance et à l'action des inspectrices et inspecteurs du travail.
Soutenez Pierre et Benoit et montrez au Ministère du Travail que de telles initiatives, tout au plus renforceront notre détermination collective à défendre les droits des travailleurs.
Une pétition de soutien circule, on peut la signer en ligne:
TLV (Nord, Lys-les-Lannoy) Un mouvement de grève portant sur la réouverture des négociations salariales a eu lieu du 22 au 26 juin
Dans cette entreprise fabriquant du matériel médico-chirurgical et dentaire, 80 % du personnel de production a arrêté le travail allant de la demi-journée, la journée et la semaine pour 50 % des effectifs. Malgré l'opposition de la direction, les salariés grévistes ont maintenu la pression toute la semaine et ont contraint la direction à négocier. Pour les NAO de 2026, ils ont obtenu 2,75 % d'augmentation.
RHI Magnesita (Nord) à l'arrêt, près de 150 emplois menacés
Les salariés des sites RHI Magnesita à Valenciennes et à Flaumont-Waudrechies étaient en grève mardi 30 juin dénonçant la fermeture annoncée de deux usines et des indemnités de départ jugées selon eux : "beaucoup trop faibles". Les 143 salariés nordistes risquent de perdre leur emploi. Selon le délégué CGT de l'usine de Flaumont-Waudrechies : "Les tensions arrivent car on approche la fin de la procédure mais depuis quelques semaines, les discussions sont totalement fermées. Vu la taille du groupe et vu les montants des bénéfices annuels, on se dit que la direction peut faire beaucoup mieux que ce qui est proposé actuellement". Le motif dénoncé par des salariés c'est la recherche d'un profit capitaliste plus important. L'un d'entre eux s'exprime ainsi : " "C'est beaucoup plus simple de produire dans des pays qui coûtent moins cher, notamment en Asie. RHI Magnesita a justement racheté des usines en Asie ces dernières années dans ce but".
La lutte chez Flauraud (Clermont-Ferrand)
Au 14ème jour de grève, la direction ouvre une porte... celle de la salle de réunion. Pour le reste, c'est toujours le mur. Dans un communiqué publié sur facebook, l'UL CGT Clermont-Ferrand indique: "14 jours durant lesquels 90 % des salariés de la plateforme logistique FLAURAUD ont cessé le travail pour défendre leurs emplois, leurs magasins et l'avenir de leur entreprise2.
Le 29 juin, la nouvelle direction avait annoncé vouloir "faire un pas" et "ouvrir une porte" en recevant une délégation syndicale. La seule porte qui était ouverte était celle de la salle de réunion. Sur le fond, aucune avancée. Aucun engagement. Un dialogue fermé. Depuis maintenant trois mois, la direction reste enfermée dans une posture de mépris et d'obstination, refusant d'entendre les propositions des représentants du personnel. Plus grave encore, elle feint aujourd'hui de découvrir les revendications des salariés, alors que depuis trois mois les élus n'ont cessé de présenter des alternatives sérieuses, argumentées, étayées par des chiffres et des expertises démontrant que le projet de PSE – prévoyant la fermeture de 9 magasins, le licenciement de près d'un tiers des salariés de l'entreprise (109 en France), dont une vingtaine sur la plateforme logistique – n'apporte aucune garantie quant à la pérennité de l'entreprise. Une nouvelle réunion a été demandée dès ce mardi afin de tenter de sortir de ce conflit. La direction a déjà fait savoir qu'elle ne s’y rendra pas car "leur emploi du temps est trop chargé" ! Visiblement, elle considère avoir des priorités plus importantes que l'avenir de centaines de salariés et de leurs familles. Dans le même temps, elle devra répondre de ses actes devant le juge des référés du tribunal judiciaire. En effet, la direction a choisi le passage en force en organisant ce qui s’apparente à un véritable « lock-out » : désactivation des cartes de pointage empêchant les salariés grévistes de reprendre leur poste, interdiction faite aux élus et responsables syndicaux d'accéder à leur local syndical, impossibilité d'utiliser les sanitaires… le tout alors que notre pays traverse un épisode de canicule exceptionnel...La colère des salariés est aujourd'hui à la hauteur du mépris qui leur est opposé. Malgré tout, les grévistes restent déterminés et continueront à défendre leurs emplois, leurs magasins et un projet alternatif viable, face à une direction qui, jusqu'à présent, oppose le silence, le mépris et l'intransigeance à toutes les propositions formulées."
Ambrois Orthopédie (Isère)
Grève mardi 07 juillet toute la journée avec possible reconduction pour exiger l'organisation des élections professionnelles et le maintien de l’entreprise dans la convention collective de la métallurgie.
Les camarades sont de tout jeunes syndiqués et mènent une lutte acharnée contre leur direction sans avoir de mandats syndicaux pour le moment, ils ont donc besoin de la solidarité militante.
A Aimargues, suppression de 40 postes chez Éminence
Les salariés de l'entreprise de confection de sous-vêtements Eminence à Aimargues sont en colère : ils viennent d'apprendre la suppression de 40 postes sur le site gardois. La CGT les a appelé à débrayer le 7 juillet. L'entreprise supprime des postes, pour produire ailleurs et moins cher. Le délégué CGT dénonce cette délocalisation : ajoutant : " c'est notre entreprise, c'est à nous."
Décathlon de Saint-Nazaire : nouvelle grève le 4 juillet
C'est la troisième mobilisation en un mois. Samedi 4 juillet 2026, les salariés de Décathlon étaient à nouveau appelés à faire grève partout en France. La mobilisation avait commencé le 6 juin à l'appel de l'UNSA, la CFDT, la CGT, la CFTC et la CFE-CGC. L'action s'était poursuivie samedi 27 juin. Dans le magasin de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), près de la moitiè des salariés se sont mis en grève le 4 Juillet. Ils demandent l'augmentation de leur salaire et dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail.
Les Forges de Tarbes en difficulté
Le 11 juin, Europlasma, maison mère des Forges de Tarbes, a annoncé une perte nette de 35 millions d'euros pour 2025 et reconnu ses incertitudes sur sa capacité à poursuivre son activité. Dans le même temps, plusieurs filiales du groupe ont été placées en redressement ou en liquidation judiciaire : Satma Industries, FP Industries puis, début juillet, la Fonderie de Bretagne. Le délégué syndical interroge : "Comment ne pas penser que les Forges de Tarbes pourraient être les prochaines ?". Le délégué affirme avoir alerté depuis plusieurs années au sujet des fragilités d'Europlasma. Mais en 2021, le groupe girondin a été accueilli comme un sauveur. Pour financer la reprise, rappelons le, Europlasma s'appuie sur Alpha Blue Ocean, un fonds d'investissement domicilié aux Bahamas et à Dubaï, dirigé par les Français Pierre Vannineuse et Hugo Pingray. Le fonds est régulièrement critiqué pour ses financements dits "alternatifs" – par obligations convertibles assorties de bons de souscription d'actions (OCABSA) –, un mécanisme permettant de convertir progressivement une dette en actions nouvelles. Mais à chaque conversion, la participation des actionnaires existants est diluée, entraînant un effondrement du cours de Bourse, aux détriments des petits porteurs et de leurs économies. Les militants de la CGT ayant dénoncé cette situation ont été l'objet de menaces et même d'un licenciement finalement refusé et quia conduit à une réintégration. Confier l'industrie d'armement au privé, c'est à dire soumis à la loi du profit va à l'encontre de la souveraineté nationale. Il faut exiger la nationalisation complète de l'industrie d'armement.
Salaires, effectifs : la grève se poursuit chez Decathlon
Les salariés du magasin Decathlon de Mont-Saint-Martin ont de nouveau exprimé leur colère samedi en faisant grève. Comme beaucoup d’autres en France, revendiquant une augmentation salariale et de meilleures conditions de travail. « Decathlon fait 900 millions d’euros de bénéfices et les actionnaires reçoivent 454 millions d’euros de dividendes, mais nous, à la base, on ne reçoit rien. Pire : on voit nos effectifs baisser et la charge de travail augmenter. Ça ne peut plus durer. Il y en a marre de voir les riches devenir toujours plus riches et l’écart se creuser avec les autres classes », dénonçait le délégué syndical Unsa Snad, premier syndicat au sein de l’entreprise. On reprendra nos actions en septembre : « les négociations annuelles obligatoires sont stoppées, car il n’y a pas d’échanges possibles pour l’instant. »
A Dinan, des salariés de la Maison d’accueil spécialisée se mobilisent
Les syndicats alertent sur le mal-être profond des professionnels, à l’appel de la CGT Coallia et de l’USD CGT Santé action sociale 22, les salariés de la Maison d’accueil spécialisée de Dinan (Côtes-d’Armor) se sont rassemblés protestant contre « des conditions de travail qui se dégradent »… « un manque de communication » et la mise à pied temporaire d’un de leur collègue.
Le Coq sportif : la CGT maintient la pression
La CGT organise un rassemblement le 7 juillet devant le site de Romilly-sur-Seine pour défendre les emplois et exiger des comptes et garde un cap offensif autour de l’avenir du Coq sportif.
En 2025, les quatre « imposteurs de la finance suisse », du fond financier AIRESIS afin d’avoir le marché, avaient mis en avant la relocalisation de l’emploi productif en France, avec la promesse de recréer le berceau de l’usine de production à Romilly-sur-Seine (Aube)…Une belle campagne de communication « Made in France », afin de relancer sa marque à ce moment-là au plus bas…
Malheureusement, la suite on la connaît ! Aucune embauche recréé en France : aides versées 2,9 millions d’euros accordé par le comité d’organisation des jeux olympiques, un prêt garanti de l’État d’un montant de 30 millions d’euros, 12,5 millions d’euros d’aide consenti par la BPI, etc. etc. Au total, plus de 50 millions d’euros d’aides publiques en tous genres. 363 emplois directs dont 147 à Romilly-sur-Seine sont menacés. La vitrine des Jeux olympiques devait faire décoller les ventes en 2023, le contraire s’est produit.
L’entreprise s’est enfoncée dans les pertes, avec plus de 6,9 millions d’euros en 2022 et quatre fois plus en 2023 soit un total de 28,24 millions d’euros ! Les salariés exigent des comptes.
Accidents du travail : 800 millions d’économie sur le dos des blessés
Sournoisement l’exécutif rogne les droits des salariés malades. Après une offensive contre les arrêts maladies, cette fois l’indemnisation des accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) sont dans son viseur.
le ministre du Travail a convoqué la présidente Medef de l’AT-MP et les deux vice-présidents CFDT et CGT, en leur disant, « il faut me trouver 800 millions d’euros d’économies, et si vous ne les trouvez pas, on va prendre un décret » La branche accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) générera un déficit d’1 milliard d’euros en 2026 et 1,5 milliard en 2027". Les syndicats et le patronat devront "définir les mesures d’économies qu’ils jugent pertinentes" avant le 14 juillet pour "un premier retour" avant de soumettre leurs propositions finales d’ici "fin septembre", a précisé le ministère. Parmi les mesures évoquées, les syndicats ont notamment cité une hausse des cotisations AT-MP concernant les employeurs ou une baisse de l’indemnisation journalière AT-MP par la Sécurité sociale. Par ailleurs, le calcul des cotisations pourrait être bouleversé et les indemnités devenant imposables. De son côté, le gouvernement prévoit "de baisser le plafond d’indemnisation, à 1,8 Smic", à charge aux complémentaires de compenser, Vive le dialogue sociale permettant de faire la poche des salariés accidentés!
La CGT dénonce la répression syndicale chez Idea services
Chez IDEA logistique, sur le site d’Airbus à Bouguenais, des membres de la CGT sont convoqués pour des entretiens préalables à licenciements. « Nous avons révélé des propos insultants tenus par une cheffe de file, fin avril, à l’encontre d’une salariée »... Après avoir signalé ces remarques insultantes envers une collègue, l’élue CGT d’Idea services et quatre autres personnes ont été convoquées à un entretien par la direction. La CGT dénonce une preuve de plus de la répression syndicale en cours dans bon nombre d’entreprises.
Les ambulanciers de la Manche poursuivent leur mobilisation
Ils transportent chaque jour des patients vers les urgences, les consultations ou leur domicile. Ils tirent la sonnette d’alarme, demandant simplement de pouvoir continuer à exercer leur métier.
L’appel des quatre fédérations nationales s’étend progressivement à toute la France , il est très suivi.
Environ deux entreprises de transport sanitaire cesseraient leur activité chaque semaine. Près de 150 défaillances ont été enregistrées en 2025, contre une trentaine à une quarantaine lors d’une année habituelle. Une importante manifestation à Rennes regroupant normands et bretons. D’autres rassemblements sont organisés à Lyon, Marseille ou encore Toulouse afin de maintenir la pression sur le gouvernement. Nous demandons simplement de pouvoir payer correctement nos salariés, remplacer nos ambulances et continuer à assurer un service indispensable à la population.
« Depuis la guerre en Ukraine, nos charges ont augmenté d’environ 30 %, alors que nos tarifs n’ont progressé que de 2 à 3 % on ne peut plus absorber un tel écart. »
Les représentants de la profession dénoncent également les délais de paiement des hôpitaux publics. Si la réglementation prévoit un règlement sous 50 jours, certains établissements dépasseraient les 100 jours…. « Les hôpitaux ont eux-mêmes des difficultés, mais toute la chaîne finit par être en tension. » Une ambulance de secours équipée coûte désormais jusqu’à 150 000 euros.
L’intersyndicale CGT des salariés du champagne et la CFDT appellent à la grève
La remise en cause de l’article C.262 – Prime de fin d’année – est un cheval de Troie. Aujourd’hui, le patronat vise les absences de courte durée et les faits de grève. Les salariés sont déjà pénalisés lorsqu’ils font grève par la perte de salaire. En voulant ajouter une sanction supplémentaire sur la prime de fin d’année, le patronat du champagne cherche à dissuader les salariés d’utiliser leur droit de grève. La convention collective du Champagne n’a pas été offerte par le patronat. Elle est le fruit de décennies de luttes, de grèves et de mobilisations collectives. Elle ne doit pas être détricotée morceau par morceau.
Les salariés toujours mobilisés contre les suppressions de postes du groupe agroalimentaire Roquette
Près de Lille les salariés dénoncent le plan de sauvegarde de l'emploi prévoyant la suppression de 280 postes sur l'usine de Lestrem (Pas-de-Calais). Le site de Lestrem emploie 2800 personnes et en fait la plus grande amidonnerie de blé en Europe. L'usine fabrique des produits à destination du marché pharmaceutique. Roquette Frères compte également des sites de production à Vic-sur-Aisne, Vecquemont (Somme) et Beinheim (Bas-Rhin).
Les salariés d’IFORM font grève
Les salariés de l’IFORM de Coutances (Manche) ont fait grève à l’Institut de formation aux métiers de l’artisanat de la Manche protestant contre le non-renouvellement de CDD d’assistants d’éducation. Ce mouvement est soutenu par l’intersyndicale CGT, CFDT, FO et CGC.
Dossiers ; Économie
51ème congrès confédéral de la CFDT
Le 51ᵉ congrès confédéral de la CFDT s’est tenu à Bordeaux du 22 au 26 juin 2026. Il a réuni environ 1620 délégués et militants afin de dresser le bilan de la mandature 2022-2026 et définir les orientations de l’organisation pour les quatre années à venir.
Les principales orientations adoptées autour de plusieurs thèmes :
-Le renforcement du dialogue social : la négociation collective, réaffirme la CFDT, demeure le moyen privilégié pour obtenir des avancées sociales et améliorer les droits des salariés.
-Le pouvoir d’achat et les salaires : le congrès demande une progression des rémunérations, une meilleure reconnaissance des qualifications et un partage plus équitable des richesses produites.
-La transition écologique : la résolution « Au travail pour le climat » place la transition environnementale au cœur de l’action syndicale, avec l’objectif d’accompagner les transformations industrielles tout en protégeant l’emploi et les travailleurs.
-La protection sociale : la CFDT réaffirme son attachement à un système solidaire de Sécurité sociale et à des services publics de qualité.
-L’Égalité et la lutte contre les discriminations : le congrès renforce les engagements en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, de l’inclusion et de la lutte contre toutes les formes de discrimination.
-La démocratie et la lutte contre l’extrême droite : les congressistes ont adopté une résolution appelant le syndicat à combattre les idées d’extrême droite, considérées comme incompatibles avec les valeurs de solidarité, de démocratie et de justice sociale.
Concernant la vie interne de la CFDT, le congrès a également adopté les résolutions internes sur : le fonctionnement démocratique de la confédération ; l’évolution des statuts et des chartes ; le renouvellement des instances dirigeantes; le renforcement de la place des jeunes et de la participation des adhérents.
La secrétaire générale a présenté un bilan marqué par les mobilisations de ces dernières années, notamment sur les retraites, et a appelé la CFDT à poursuivre une stratégie fondée sur l’indépendance syndicale, la négociation et la recherche de compromis permettant d’obtenir des résultats concrets pour les salariés.
Force est de constater pour l’ensemble des syndicats, du faible taux de syndicalisation en France, avec une proportion de salariés encartés se situant autour de 10% en 2019 et 7.8% aujourd’hui rien que dans le secteur privé. De plus, « les ordonnances Macron » de 2017 ont compliqué la tâche des élus du personnel dans les entreprises et les syndicats ont du mal à les accepter.
En résumé : le congrès de Bordeaux confirme une ligne syndicale reposant sur : un syndicalisme de négociation et de proposition ; la défense du pouvoir d’achat et de l’emploi ; l’accompagnement social de la transition écologique ; le renforcement du dialogue social ; la défense de la démocratie et des libertés syndicales. Ces orientations constituent la feuille de route de la CFDT pour la mandature 2026-2030.
Déprescription, prévention, tarifs : les pistes de la Cnam afin d’économiser 3,9 milliards d’euros en 2027
Dans son rapport annuel3 " Charges et produits " (dépenses et recettes), qui éclaire le gouvernement en amont de la préparation du budget de la Sécurité sociale (PLFSS), la Cnam formule des pistes d’économies à hauteur de 3,9 milliards d’euros. Alarmiste sur la situation financière, elle privilégie une approche pluriannuelle pour retrouver une " trajectoire soutenable et durable ".
Fonderie de Bretagne
L'audience au Tribunal de Commerce de Lorient s’est tenue le 3 Juillet. Dans un communiqué, le syndicat CGT tient à remercier l'ensemble des salariés, les soutiens et les élus (trop peu nombreux à notre goût) présents à ses côtés pour soutenir les salariés.
Voici les conclusions :
-Mise en redressement judiciaire de Fonderie De Bretagne Industries
-Mise en place d'une administration judiciaire de niveau 3 voulant dire que la direction d'EUROPLASMA est évincée de toutes les décisions concernant l'entreprise.
-Nouvelle audience le 17 juillet 2026 au TC de Lorient avec des conditions suspensives à lever pour la
-continuité de l'activité à savoir : l'apport de cash pour financer la période et la preuve que l'entreprise peut redémarrer
Selon la CGT : "La situation est loin d'être gagnée et le timing est serré. Il est clair qu'un avenir est possible à Fonderie De Bretagne. Le syndicat CGT ainsi que l'ensemble des salariés en sont convaincus. Maintenant, le sort de FDB n'est plus entre leurs mains. Après les beaux discours de soutien qui fleurissent depuis un moment, place aux actes !"
La plus ancienne fabrique de dentelles de Calais va fermer
Darquer, un des acteurs historiques de la dentelle de Calais, a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer. La société, employait 45 salariés, elle va définitivement cesser son activité.
Corée du Sud et IA
La Corée du Sud fait de l'IA une priorité. Sous l'impulsion du gouvernement, plus de 500 milliards d'euros vont être investis dans le secteur favorisant notamment le développement de la production des puces mémoires servant à stocker les données nécessaires aux fonctionnement de l'IA . Les groupes SK Hynix et Samsung Electronics, déjà leader mondiaux sur ce marché, devraient construire 4 nouvelles usines pour répondre à la demande toujours croissante. De plus, la Corée compte développer ses propres centres de données et des solutions d'IA physique (par exemple l'IA intégrée dans les voitures destinées à être autonomes).
Crise outre-Rhin chez les constructeurs d'automobiles
Face à la chute des ventes de voitures combiné à la concurrence chinoise et à l’augmentation es droits de douanes, les entreprises Volkswagen et Mercedes décident de prendre des mesures drastiques. Le secteur reçoit des investissements massifs mais voit ses marges se réduire. En réaction, les entreprises envisagent des plans de fermetures d’usine et de délocaliser leur production en Hongrie et supprimer des postes.
Les attaques du droit du travail reprennent aussi avec l’éventualité d’un retour aux quarante heures de travail hebdomadaire sans compensation salariale et le gel des primes annuelles.
Le syndicat IG Metall s’oppose fermement à cette politique de réduction des coûts. Trente trois milles salariés se sont déjà mobilisés et se préparent à un dialogue avec le gouvernement de Merz qui attend des propositions d'amélioration de la compétitivité du marché.
Seule la mobilisation des travailleurs et le rassemblement des syndicats contre les déboires du capitalisme en crise seront déterminantes afin d’éviter d’éventuelles suppressions estimées à cent mille emplois d’ici 2030 !
Mouvement du capital : fusions et acquisitions en nette hausse
Depuis le début de l’année 2026, les M&A (ou merger and acquisition) ont battus des records. Selon LSEG 24.000 transactions ont été signés ou annoncés c’est équivalent à une hausse de valeur de 49% comparé à 2025. De manière générale cela dépasse une barre mise en 2021 des 2,8 trillions de dollars et fait du début d’année 2026 le plus actif depuis le début des relevés en 1990. Plusieurs grands groupes européens sont aux avant-postes de cette frénésie en effet. La croissance des transactions européenne on l’observe, est plus importante que celle vue au États-Unis. Citons par exemple la vente de SFR au début de l’année ou encore Engie qui s’est offert UK power networks.
Les entreprises, semble-t-il, se retrouvent dans ce mouvement non seulement en raison de la vague de M&A aux États-Unis mais aussi en raison de la « souplesse » de Donald Trump sur les questions « antitrust ».
L’intérêt concernant les États-Unis ne faiblit donc pas, le laboratoire Servier par exemple a récemment acquis l’entreprise américaine Edgewise Therapeutics et Publicis et annoncé son rachat de Live Ramp. En effet les entreprises cherchent à diversifier leur achat pour « sécuriser leur croissance » et spécifiquement vers les États-Unis où la croissance est semble-t-il plus importante.
Le PDG de CMA-CGM est un des plus actifs, ayant promis 20 milliards de dollars d’investissements aux États-Unis où il a récemment acheté 80 entrepôts logistiques de Fedex dans le but de se consolider dans le pays.
L’Union Européenne veut aussi une « mise à jour » des règles de la politique de concurrence permettant aux entreprises de rêver à des consolidations de plus en plus fortes.
International ; Solidarité internationaliste
Sommet de l'OTAN en Turquie : le Parti Communiste de Turquie déclare la semaine du 4 au 12 juillet : "semaine anti-OTAN"
Le Parti communiste de Turquie (TKP) a proclamé la semaine du 4 au 12 juillet " semaine anti-OTAN " en réaction au sommet de l'OTAN celle-ci se tiendra à Ankara durant cette même semaine. Le parti organisera des manifestations et des événements publics dans plusieurs villes du pays et accueillera un sommet international à Istanbul. Ce sommet réunira des partis communistes et ouvriers des pays membres de l'OTAN, également des représentants du Conseil mondial de la paix et de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique (FMJD). L'objectif de cette rencontre est d'exprimer une opposition commune et inflexible aux derniers projets de l'OTAN. Cette réunion se tient en réponse au sommet de l'OTAN, où seront débattues des décisions qui devraient avoir de graves conséquences pour le peuple turc et le monde. Elle offrira aux communistes une tribune pour analyser les politiques hostiles aux populations menées par l'OTAN dans leurs pays respectifs, aborder les priorités actuelles de la lutte anti-impérialiste et échanger des expériences sur les moyens de renforcer la coopération internationale contre l'OTAN. L'événement sera ouvert à la presse et les conclusions de la réunion seront rendues publiques immédiatement. Cette réunion permettra de révéler au grand jour le vrai visage de l'OTAN et de renforcer la conscience anti-impérialiste. De plus, elle servira d'avertissement aux gouvernements du monde entier contre toute implication accrue dans les plans de guerre impérialistes.
La FSM et le sommet de l'OTAN en Turquie
La Fédération syndicale mondiale (FSM), voix combative de 105 millions de travailleurs, condamne sans équivoque la violation des droits démocratiques et syndicaux en Turquie, à l'approche du 36e sommet de l'OTAN qui se tiendra à Ankara les 7 et 8 juillet. Le sommet de cette année se déroule dans un contexte d'intensification des conflits entre les États-Unis, l'Union européenne et d'autres États impérialistes, de persistance et d'aggravation de nombreux foyers de guerre critiques, ainsi que d'augmentation des dépenses militaires ; cette situation exacerbe la confrontation et intensifie les préparatifs ainsi que le risque d'un conflit impérialiste généralisé, aux conséquences désastreuses pour les couches populaires et les citoyens ordinaires. Plus précisément, le gouvernement turc a décidé d'imposer un quasi-confinement à Ankara, interdisant toute action pendant 13 jours, du 28 juin au 10 juillet, dans le but de faire obstacle à toute protestation ou manifestation contre le sommet de l'OTAN. Cette décision bafoue de manière flagrante les droits démocratiques et restreint le droit de réunion et de manifestation. En conséquence de ces pratiques illégales et antidémocratiques, environ 200 personnes ont déjà été arrêtées à deux semaines du sommet. La FSM exprime sa solidarité totale avec ses organisations affiliées, avec les autres syndicats combatifs et mouvements progressistes préparant une manifestation de masse la semaine prochaine afin de protester contre le sommet de l'OTAN et les plans sanguinaires des impérialistes. Le mouvement syndical international de classe exige la libération immédiate de tous les manifestants détenus et le respect intégral des droits démocratiques ; il appelle les travailleurs du monde entier à intensifier leur lutte pour la dissolution de l'OTAN et de toutes les coalitions militaires, en faveur de l'abolition totale des armes nucléaires et pour le respect de l'indépendance et de la souveraineté de tous les États.
Une délégation du KKE a participé à un important événement anti-OTAN, organisé le 27 juin 2026 à Istanbul par le Parti Communiste de Turquie (TKP)4
Une délégation du KKE, composée des camarades Giorgos Marinos, membre du Bureau Politique du Comité central du KKE, et Aris Evangelidis, membre du Comité central du KKE, a participé à un important événement anti-OTAN, organisé le 27 juin 2026 à Istanbul par le Parti Communiste de Turquie (TKP). Kemal Okuyan, Secrétaire Général du Comité central du TKP fut l'orateur principal tandis que G. Marinos a adressé une salutation, indiquant:
Nous remercions chaleureusement la direction du Parti Communiste de Turquie et nous transmettons à tous les participants nos salutations fraternelles au nom du KKE. Nous soutenons la lutte du TKP et ses actions contre le sommet de l'OTAN. Nous dénonçons la décision des autorités turques d'interdire les manifestations à Ankara et toute forme de répression.
Le KKE participe de manière militante aux événements du TKP afin que les deux partis condamnent conjointement cette alliance prédatrice, les bourgeoisies et leurs gouvernements qui préparent des plans infâmes et entraînent les peuples dans des guerres et des projets impérialistes.
L'OTAN, depuis sa création en 1949, a été le gradien du capitalisme, le bras armé de l'impérialisme contre les peuples, une force anticommuniste dont les tirs visaient l'Union soviétique, un ennemi de la construction socialiste et du mouvement révolutionnaire.
Après la contre-révolution, l’OTAN poursuit son expansion et multiplie les actions militaires, jouant un rôle particulier dans les dangereux antagonismes impérialistes internationaux. Nous suivons les contradictions au sein du camp euro-atlantique, entre les États-Unis et l'UE, et nous déclarons que quelle que soit la forme que prenne l'OTAN, «globale» ou «européenne», modèle 2.0 ou 3.0 comme on en parle actuellement, elle sera tout aussi dangereuse pour les peuples.
L'adhésion simultanée de la Grèce et de la Turquie à l'OTAN en 1952 servait les intérêts de la bourgeoisie et continue de nuire aujourd'hui aux peuples turc et grec, qui ont lourdement souffert de ce parcours sanglant marqué par des dizaines de guerres impérialistes, d'interventions et de coups d'État, menés par les États-Unis et de puissantes puissances européennes.
Le KKE a condamné la création de l'OTAN et l'adhésion de la Grèce. Le parti a dénoncé le gouvernement bourgeois de l'époque ainsi que les autres partis bourgeois. Il a appelé le peuple à résister, alors que son action était interdite.
Quarante jours après la ratification de l'adhésion à l'OTAN par le Parlement grec, le héros communiste Nikos Belogiannis fut assasiné, exécuté par la bourgeoisie.
Le KKE est aujourd'hui en première ligne de la lutte, organisant d'importantes manifestations afin d’empêcher notre pays à participer aux guerres et interventions de l'OTAN. Notre parti a joué un rôle important ces dernières années suite au déclenchement de la guerre impérialiste en Ukraine entre les États-Unis, l'OTAN et l'UE d'une part, et la Russie capitaliste d'autre part.
Des centaines de mobilisations ont eu lieu après l'attaque criminelle menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, pour condamner l'implication profonde de notre pays, sous la responsabilité du gouvernement de la Nouvelle Démocratie et des autres partis bourgeois.
Des marches de masse rassemblant des milliers de personnes ont été organisées devant l'ambassade des États-Unis, des trains transportant des missions et des équipements de l'OTAN ont été bloqués et des manifestations populaires massives ont eu lieu s'opposant à la visite de navires états-uniens et de l'OTAN dans le port du Pirée et dans d'autres ports du pays. Des affrontements ont eu lieu avec les forces de répression et nos camarades sont persécutés. Les sentiments anti-impérialistes de notre peuple sont profondément enracinés et ne peuvent être domptés par les défenseurs de l'impérialisme euro-atlantique, c'est-à-dire les partis libéraux et sociaux-démocrates, et les forces opportunistes.
Nous luttons sans relâche pour la fermeture des bases des États-Unis et de l'OTAN, et le retour des forces armées grecques engagées dans des missions impérialistes à l'étranger.
Nos luttes sont liées à la grande cause du renversement du système capitaliste pourri afin d'ouvrir la voie à une société socialiste-communiste et de nous désengager de l'OTAN et de l'UE, avec le peuple aux commandes.
Nous réfutons avec détermination les mythes selon lesquels l'OTAN et l'UE assureraient la sécurité des peuples. Toute alliance impérialiste exprime et protège les intérêts des monopoles.
Nous poursuivons notre lutte dans un contexte d'antagonismes impérialistes exacerbés, marqué par la confrontation sino-américaine pour la conquête de la position dominante au sein du système capitaliste, ce qui crée les conditions propices à de nouvelles guerres généralisées.
La force motrice est la lutte indépendante des peuples en faveur de leurs propres intérêts, organisée par les communistes.
Nous intensifions nos efforts afin de développer davantage la solidarité, l'amitié et la lutte commune entre les peuples turc et grec. Nos partis ont tissé des liens de camaraderie étroits; ils participent à l’Action Communiste Européenne et à la Revue Communiste Internationale; ils luttent pour le renversement du monde d’exploitation et de guerre, la construction d’un monde de progrès, de socialisme-communisme, l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme.
Vive l’internationalisme prolétarien!
Vive la lutte commune du TKP et du KKE!
Chine grève dans le bâtiment
Des ouvriers du bâtiment travaillant sur un projet lié à l'hôpital universitaire de Chine occidentale de l'Université du Sichuan à Aba, dans la province du Sichuan, se sont mis en grève collective protestant contre le non-paiement de leurs salaires. Ce projet, une base de recherche pour la prévention et le traitement des maladies liées à l'altitude, est réalisé par l'entreprise de construction Huaxi n° 12. Les données sont encore rares, mais le problème est bien connu. Les ouvriers du bâtiment effectuent un travail physiquement exigeant, souvent par le biais de contrats à durée déterminée et d'emplois temporaires. Au fur et à mesure de l’avancement de projet, les promoteurs, les sous-traitants et les autorités locales se renvoient la balle, les travailleurs les plus modestes se retrouvent sans salaire. Le non-paiement des salaires n'est pas un simple problème administratif. C'est un vol commis au détriment des travailleurs. Le travailleur a déjà vendu sa force de travail, fourni son corps, son temps et ses compétences. Lorsque les salaires ne sont pas versés, le capital s'approprie le fruit du travail sans respecter l'obligation la plus élémentaire du contrat de travail. Ce phénomène est particulièrement révélateur lorsqu'il se produit dans un projet lié à la santé et à la recherche. Les bâtiments publics et communautaires sont souvent présentés comme des exemples de développement, de modernisation et d'investissement social. Pourtant, s'ils sont construits grâce à des salaires impayés ou versés en retard, même ce « développement » repose sur l'exploitation directe des travailleurs. Le secteur de la construction en Chine communiste de marché a longtemps été un moteur de croissance économique. Mais derrière les nouveaux hôpitaux, les centres de recherche, les ensembles résidentiels, les routes et les infrastructures, se cachent des millions de travailleurs supportant souvent les risques : retards de salaire, conditions de travail dangereuses, contrats précaires et faibles possibilités de faire valoir leurs droits. La grève d'Aba le montre, les travailleurs refusent que leurs salaires soient considérés comme un poste secondaire dans le budget du projet. Lorsque toutes les autres routes sont bloquées, le refus collectif de poursuivre le travail persiste. La dépendance du capital à l'égard du travail devient flagrante. La revendication des travailleurs est élémentaire : payer leurs salaires. Mais c'est précisément ce qui la rend si puissante. Elle révèle le caractère de classe de tout le système. Une société peut construire des centres de recherche de pointe, tout en laissant les ouvriers qui les construisent peiner à gagner leur vie. Ce n'est pas du socialisme. C'est de l'exploitation capitaliste, concrètement incarnée dans le secteur de la construction.
Royaume-Uni : Les éboueurs de Great Yarmouth se mettent en grève protestant contre leurs salaires de misère :
Une centaine d'agents d'entretien et de services de Great Yarmouth ont voté la grève suite à une proposition d'augmentation salariale de 3,3 %. Ces travailleurs sont employés par la société municipale Great Yarmouth Services et effectuent notamment la collecte des ordures ménagères, le nettoyage des rues, l'entretien des arbres et des parcs, et le creusement de tombes. Selon le syndicat, pour nombre d'entre eux, cette proposition salariale n'aurait même pas compensé la hausse du salaire minimum. Concrètement, cela signifie que des personnes effectuant un travail pénible, salissant et socialement essentiel se voient proposer une augmentation n'améliorant en rien leur situation réelle. Les travailleurs, affirme le syndicat Unité ont été accueillis avec condescendance par des représentants locaux. On leur a dit qu'ils devraient se contenter du salaire minimum car la région est pauvre et mal rémunérée, et qu'ils pourraient sinon chercher du travail dans les supermarchés. Ceci illustre le cynisme du capital et de l'administration bourgeoise dans toute sa splendeur. On crée d'abord une zone de bas salaires et de pauvreté. Ensuite, la pauvreté sert de prétexte pour maintenir les salaires à un niveau bas. On dit à la classe ouvrière qu'elle doit accepter ses conditions car tout le monde autour d'elle est pauvre. Lors du vote sur la grève, Les travailleurs, affirme également le syndicat, ont été victimes de menaces et de tentatives d'intimidation. On leur a dit qu'une grève pourrait entraîner leur licenciement et qu'ils seraient remplacés par du personnel intérimaire.
Déclaration de solidarité de la FSM avec la lutte des enseignants en Turquie5
La FSM exprime sa solidarité internationaliste avec la lutte des enseignants en Turquie qui, depuis des années, résistent par diverses formes d'action aux politiques de privatisation ayant systématiquement sapé la sécurité de l'emploi, les conditions de travail et les droits fondamentaux des travailleurs de l'enseignement. Malgré de nombreuses réunions officielles avec le ministère de l'Éducation nationale, la Commission parlementaire de l'éducation et le ministère du Travail, et les promesses du gouvernement, aucun progrès significatif n'a été réalisé. Par ailleurs, nous condamnons la violation systématique des droits et libertés syndicaux démocratiques. Nous exigeons la fin immédiate de toutes les détentions, restrictions et autres mesures visant à empêcher les enseignants d'exercer leurs droits syndicaux. De plus, nous réclamons l'annulation de l'exclusion de plus de 1 600 enseignants des postes dans la fonction publique. La FSM s'associe aux enseignants en lutte et au syndicat des enseignants luttant pour un emploi digne, des conditions de travail équitables et la pleine reconnaissance des droits syndicaux pour tous les travailleurs de l'éducation. Le mouvement syndical international de classe est solidaire de leur lutte et de leurs justes revendications.
1https://www.ici.fr/auvergne-rhone-alpes/puy-de-dome-63/greve-a-la-t2c-le-trafic-sera-tres-perturbe-ce-mercredi-pas-de-tram-ni-de-tram-bus-1500561?at_medium=newsletter&at_chaine=ici&at_campaign=ici_quoti_actu&at_date=2026-06-30&at_detail=haute_loire
3 https://www.assurance-maladie.ameli.fr/presse/2026-07-02-cp-presentation-rapport-charges-et-produits-2027
4https://inter.kke.gr/fr/m-article/KKE-TKP-Notre-lutte-contre-lOTAN-pour-le-renversement-du-monde-dexploitation-et-de-guerre-est-commune/
Brochure : " Réindustrialisation : un combat de classe vital pour le changement de société "
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Édito : L'hôpital en surchauffe
Une fois de plus, la canicule met en lumière la situation délabrée du système de soin. Si ce n'est pas une révélation, l'épidèmie de Covid l'avait déjà largement montré, depuis c'est la même trajectoire de recul du service public qui est à l’œuvre. Pour autant, les raisons profondes de cette situation restent masquées. Ne tournons pas autour du pôt, la responsabilité des politiques publiques favorables au capitalisme en sont les seules responsables. Elles se déclinent par des suppressions de postes, l'augmentation de la charge de travail, le recours à l'interim et la dégradation des conditions matérielles des soignants. De ce point de vue, la lecture des rapports sociaux uniques des hôpitaux remplaçant les bilans sociaux est édifiante. Le désengagement de l'État en matière de santé désigne la diminution de son rôle dans le financement, l'organisation et la gestion du système de santé, il transfère une partie de ses responsabilités vers d'autres acteurs (assurances complémentaires, collectivités territoriales, secteur privé, patients eux-mêmes). Avec la réduction des moyens alloués, cela se traduit par : des restrictions budgétaires dans les hôpitaux publics ; la fermeture de lits et parfois de services hospitaliers ; un nombre insuffisant de professionnels de santé recrutés ; le report ou l'abandon de certains investissements. Afin de mettre un terme à cette situation, uniquement la lutte tout de suite réunissant les personnels et les usagers.
Sommaire :
Luttes
-Grève au SAMU social de Paris
-Grève climatique dans le Loiret
-Pour les salaires des agents publics, mobilisation le 29 septembre !
-Paris : Rassemblement contre la fermeture centre d'accueil et de crise CAC AMADO
-Suppressions d'emplois chez Nespresso
-Les salariés d'Uniqlo en grève le 27 juin 2026 pour leurs salaires et l'amélioration de leurs conditions de travail !
-Renault Lardy (91) en lutte le 25 juin pour s'opposer à la casse de 800 emplois dans l'ingéniérie Renault
-Trémery (Moselle) : Canicule ; avec "42° dans certains ateliers", des syndicats de Stellantis demandent des aménagements
-Préavis de grève déposé chez Stellantis Mulhouse en raison de la forte chaleur
-Les salariés du Printemps Alma à Rennes face à la fermeture de leur magasin
-Amiens : des salariés de Call web en grève
-Les salariés de CBA Meubles manifestent à Pérenchies (Nord) pour défendre leur entreprise
-Canicule : l'hôpital en surchauffe
-Centre Val de loire : grève chez Transdev
-Duralex : la CGT du Loiret appelle la population à se rassembler le 2 juillet devant le tribunal de commerce
-80% des CDI de Brico Dépôt étaient en grève
-Grève à la Ligue havraise : salaires et conditions de travail au centre des revendications
-Canicule : les syndicats d'enseignants appellent à la grève. Ils dénoncent des conditions de travail dangereuses pour les professeurs et les élèves
-Les salariés de la MSA se mobilisent contre la logique d’économies
-Agroalimentaire : 1.000 salariés de Roquette en grève
-Demande de réouverture des négociations salariales
-Les allocations d’assurance-chômage ne seront pas revalorisées au 1ᵉʳ juillet
-118 postes seront supprimés d'ici 2027 au Conseil Départemental de l'Aveyron
Dossiers ; Économie
-Piketty, toujours volontaire pour une "solution" qui épargne le capitalisme !
-Volkswagen : lourde restructuration en vue
-Fermeture de la CIBEM à Saint-Pierre-en-Auge dans le Calvados
-Vosges : fermeture de l'usine de meubles Parisot
-Cachotteries à EDF
-Allemagne : réforme des retraites
-3 milliards d’euros : Airbus reçoit le plus gros financement jamais réalisé par la Banque européenne d’investissement en faveur d’une entreprise
-Jeux vidéo menace sur l'emploi
-La canicule touche durement le monde agricole
Solidarité internationaliste
-Corée du Sud : Hyundai : 73.000 salariés refusent d’être remplacés par des robots humanoïdes
-Antilles : affaire du chlordécone : 20 ans après, la justice française réaffirme le non-lieu et confirme ce crime colonial !
-Le 24 juin, le personnel soignant allemand proteste contre les mesures d'austérité
-Des enseignants turcs en manifestation confrontés à des gaz lacrymogènes à Ankara
-Grèce, 24 juin : Rassemblement de grève devant le ministère du Travail
-USA : Victoire pour les travailleurs d'American Axle
Luttes
Grève au Samu social de Paris
Devant le bâtiment du siège du Samu social de Paris, des travailleurs et des membres de l’association Utopia 56 du numéro d’urgence du 115 du Samu social sont en grève depuis huit jours. C'est plusieurs milliers d'appels par jour, entre 2 000 et 8 000. Les salariés chargés d'orienter les personnes à la rue refusent d'appliquer les directives de la préfecture. Le préfet ne veut pas maintenir les 1 200 places ouvertes en plus cet hiver. Une situation intenable pour un SAMU social déjà saturé. A Paris ils sont en grève depuis huit jours. "On constate l'aggravation des mesures préfectorales qui ont été prises ces derniers jours", constate Nathan Lequeux, coordinateur de l'association Paris-Utopia 56. "1200 nuitées supplémentaires ont été supprimées et on observe un durcissement des critères de vulnérabilité. L'accueil sans condition des plus précaires n'est plus possible. Des associations constatent déjà les effets de ces fermetures de places d'hébergement. « L’organisation du travail met à mal les agents », explique Jordan Bernard, secrétaire général de la CGT SAMU social de Paris. "Pour joindre le 115, c'est souvent plus d'une heure d'attente" : le SAMU social de Paris proteste contre la saturation des hébergements d'urgence.
Pour les soutenir, vous pouvez donner à leur caisse de grève : https://www.helloasso.com/
Grève climatique dans le Loiret
La canicule nous tient et les prochaines s’annoncent, face à cela il est primordial de protéger les salariés. Le code du travail n’oblige pas les employeurs à prendre des mesures autres que la fourniture de bouteilles d’eau et la mise en place de « moyens adaptés » dont on ne sait rien. Aucune température maxi n’est dictée (46 degrés recensés dans l’atelier), la production doit continuer coûte que coûte. Des salariés ont demandé des aménagements d’horaires…sans résultats ceci est incompréhensibles avec cette chaleur, certains se sont même vu menacés d’abandon de postes. Le syndicat CGT prend les devants, et a décrété la grève climatique le temps de la canicule (jusqu’au samedi 27 juin).
Pour les salaires des agents publics, mobilisation le 29 septembre !
Dans un communiqué commun, les organisations syndicales de la Fonction publique CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP engagent dès à présent la préparation d’une mobilisation avec manifestations, intégrant la perspective d’une grève le 29 septembre prochain.
Elles font observer: " La canicule que subit notre pays met plus que jamais en lumière les besoins de la population en matière de services publics, de protection pour les plus fragiles et la nécessité de reconnaître l’engagement des agents."
Les organisations syndicales constatent l’absence de réponse salariale immédiate du gouvernement à la crise comme les six millions d’agents publics. Elles estiment que les mesures ponctuelles sur les frais de déplacement ne remplacent une revalorisation générale des rémunérations, à commencer par la valeur du point d’indice. Pour elles, il est urgent d'augmenter les salaires et d'améliorer les conditions de travail pour préserver la qualité du service public et la continuité des missions, exercées au service de la population.
les organisations syndicales réaffirment donc leurs revendications :
-des mesures salariales générales et notamment une revalorisation significative de la valeur du point d’indice ;
-des mesures de revalorisation et la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du SMIC de même que la revalorisation des métiers à prédominance féminine ;
-le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat ;
-le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent⋅es en congé maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence ;
-l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
-des garanties sur la mise en œuvre effective de la directive européenne sur la transparence salariale, accompagnée de moyens concrets pour des politiques d’égalité.
Paris : Rassemblement contre la fermeture centre d'accueil et de crise CAC AMADO
Le rassemblement du mardi 23 juin outre la fermeture du centre d'accueil et de crise CAC AMADO (situé rue Garancière Paris 6e mais dédié aux patients du secteur 5/6/7e) a été un véritable succès. Une centaine de personnes y ont participé pendant près de deux heures sous les chapiteaux syndicaux CGT CFDT devant le pavillon F de l'hôpital Sainte Anne (Paris 14e). Au cours du rassemblement, des représentants syndicaux, dont ceux de la CGT, sont intervenus et des élus parisiens et des médecins. Tous les intervenants ont insisté pour une réouverture 24h/24 et 6 ou 9 lits d'hébergement, épargnant le CPAO submergé et les hospitalisations dans les urgences avec contention.
Suppressions d'emplois chez Nespresso
Fin mars la Direction de Nespresso sabrait le champagne célébrant en grande pompe les 40 ans de la marque. Mais, par une visio les salariés ont appris, mardi 9 juin, la suppression de 291 postes (50 % des effectifs) chez Nespresso France avec la fermeture pure et simple du site de Lyon, 167 salariés sont ainsi sacrifiés. En fait, Nespresso organise l’externalisation totale du Service Client au Maroc, chez Concentrix et un transfert d’activités support vers l’Ukraine. La seule raison de ces licenciements est donc d'accroître la profitabilité du capital. Derrière le slogan patronal : "Fit for Growth" (réduire pour croître), la stratégie du nouveau directeur général de Nestlé Monde, Philipp Navratil, n’a qu’un objectif en donner plus aux actionnaires. La Cgt de Nespresso s’interroge : " sur l’avenir du service client, et surtout sur la cohérence d’une entreprise qui se vante de l’excellence de sa relation client tout en détruisant les équipes qui la font vivre. Parce que ces suppressions d’emplois sont inadmissibles alors que tous les voyants sont au vert côté Business et que l’activité est en dynamique positive avec une nouvelle égérie et des perspectives encourageantes, parce que les savoirs faire ne sont ni externalisables ni délocalisables, les salariés avec la CGT resteront debout, unis et solidaires, se battront pour défendre leurs emplois, leur dignité et le maintien de l’activité en France."
Les salariés d'Uniqloen grève le 27 juin 2026 pour leur salaire et l'amélioration de leurs conditions de travail
A l'appel de la section CGT, les quatre principaux magasins : Opéra, Rivoli, Marais et Beaugrenelle de l'enseigne se sont mobilisés. La CGT s'est implantée récemment dans cette enseigne : la quasi totalité des élus au CSE ont choisi de rejoindre la CGT. Depuis plusieurs semaines, Ils multiplient les adhésions et étendent la présence de la CGT dans les différents points de vente. selon la CGT, Uniqlo est l'une des rares entreprises de l'habillement à afficher une situation économique florissante : le chiffre d'affaires d'Uniqlo France a progressé de 85% en quatre ans pour atteindre 530 millions d'euros en 2025. La situation sociale est beaucoup moins reluisante. Mal payés, les salariés sont soumis à une pression et une surveillance constantes des managers. Les conditions matérielles de travail sont tout aussi déplorables.
Renault Lardy (91) en lutte le 25 juin afin de s'opposer à la casse de 800 emplois dans l'ingéniérie Renault.
La direction de l’ingénierie Renault vient de présenter la déclinaison en France de son plan mondial de réduction des effectifs. Une nouvelle coupe sombre est annoncée : une baisse de 10 à 15% des effectifs est prévue d'ici fin 2027. Selon la FTM-CGT, les effectifs de l'Ingénierie France passeraient de 5.600 fin 2025 à 5.000 (voire 4.800) fin 2027. La baisse avait déjà été de 20% entre 2018 et 2025. La direction du groupe Renault justifie cette nouvelle saignée par la nécessité de faire des économies pour assurer la pérennité de l'entreprise. Pourtant l’argent ne lui manque pas pour verser 2,1 milliards d’euros en dividendes et rachat d’actions aux actionnaires depuis 3 ans. Ou pour offrir 30 millions d’euros en 4 ans en actions gratuites à une poignée de dirigeants. La CGT dénonce : "cette logique de rentabilité et s’oppose aux réductions d’effectifs, qu'elles soient en France ou dans les autres pays. Car du travail, il y en a ! Et des emplois et des formations, il en faut plus, pour développer les nouvelles technologies des véhicules (autonomie, temps de charge, conduite autonome, réduction de la pollution…)." La CGT appelle les salariés à s’opposer à cette politique de casse sociale et les encourage à imposer leurs revendications par la lutte. Sur le site de Lardy, un rassemblement était organisé le 25 juin pour construire la mobilisation contre les suppressions d'emplois et pour des embauches. Près de 200 salariés se sont mobilisés contre les suppressions d'emplois dans l'ingénierie annoncées la veille et contre la fermeture du site Villiers Saint Frédéric annoncée fin mai et où les salariés sont mobilisés depuis plusieurs semaines. Ensemble, ils ont exig2 :
-Non à la casse sociale, non aux mesures minimales de transfert des salariés de VSF !
-Face aux enjeux technologiques, sociaux et environnementaux, il faut des embauches dans l'innovation et la R&D et de la formation, pas des plans de départs !
Trémery (Moselle) : Canicule ; avec "42° dans certains ateliers", des syndicats de Stellantis demandent des aménagements
Il a fait jusqu'à 42 degrés dans certains ateliers de l'usine automobile de Trémery qui emploie plus de 1.500 personnes. La direction a déclenché son plan chaleur avec distribution d'eau et instauration de deux pauses de 10 minutes par équipe, mais les mesures sont insuffisantes pour la CGT et Sud. Les deux syndicats ont déclenché une procédure d'alerte pour danger grave et imminent. Ils encouragent les salariés mis à mal par la canicule à exercer leur droit de retrait ou à cesser le travail, puisqu'ils ont aussi déposé un préavis de grève. Pour le délégué CGT de Stellantis, ces températures présentent un risque pour les salariés : "on a déjà eu quelques malaises et on sent les équipes très fatiguées, car beaucoup de salariés, n'arrivent pas se reposer chez eux, où la température est aussi très élevée ".
Préavis de grève déposé chez Stellantis Mulhouse en raison de la forte chaleur
Le 23 juin, Le syndicat CGT de l'usine Stellantis de Mulhouse (Haut-Rhin) qui emploie un peu plus de 4.500 salariés, indique avoir déposé un préavis de grève "tous les jours de la semaine à partir de 11h30 pour l'équipe du matin et 18h20 pour l'équipe d'après-midi" et réclame "une réduction des rythmes de travail, une baisse des cadences et une augmentation du nombre de pauses à raison de 10 minutes chaque heure". Pour l délégué CGT : Pour le délégué de la CGT : " A situation exceptionnelle, il faut que la direction, elle, propose un plan exceptionnel. Sauf qu'elle ne le fait pas. Elle propose le même plan depuis plusieurs années, c'est à dire distribuer des bouteilles d'eau. Mais le principal problème, c'est que vous avez la chaleur à l'extérieur, vous êtes crevés quand vous arrivez au boulot. Ce qu'il faudrait, c'est qu'au minimum la cadence baisse. Il faudrait faire les intempéries comme il y a dans le bâtiment où c'est l'entreprise qui vous renvoie chez vous. Et puis vous êtes payés à 100 % parce que c'est difficile de bosser dans des conditions pareilles".
Les salariés du Printemps Alma à rennes face à la fermeture de leur magasin
Avec les 51 salariés en CDI du groupe, plus de 120 emplois vont disparaître avec la fermeture du Printemps Alma quand on ajoute les concessions présentes dans le magasin, les prestataires pour l'entretien, la surveillance. "Nos emplois ne sont pas soldés !" Le message est écrit sur des affiches tenues par la cinquantaine de salariés du Printemps Alma Rennes qui ont débrayé à l'appel de la CGT le samedi 27 juin. Ils réagissent à la fermeture du magasin et à la suppression de 51 emplois en CDI pour les salariés du groupe.
Amiens: des salariés de Call web en grève
Une trentaine de salariés de Call Web se sont mobilisés le lundi 29 juin devant les locaux de l'entreprise à Amiens. A l'appel de la CGT FAPT (activités postales et télécommunications), les manifestants ont dénoncé leurs conditions de travail et réclamé une amélioration de leur quotidien professionnel. Les représentants du personnel dénoncent une dégradation continue des conditions de travail et un management toxique.
Les salariés de CBA Meubles manifestent à Pérenchies (Nord) pour défendre leur entreprise
Les salariés de CBA Meubles ont manifesté le 29 juin devant le siège de Pérenchies. Le fabricant de meubles en kit est en redressement judiciaire depuis le début du mois de juin. Un des deux sites nordistes pourrait être supprimé, selon les syndicats. Des dizaines d'emplois sont en jeu. Selon Ici1 : "La société est endettée à hauteur de 44 millions d'euros, selon l'avocat des salariés. Un chiffre incompréhensible pour les syndicats et les salariés, puisque leur entreprise a été rachetée par un nouveau groupe, le groupe P3G, il y a quelques mois, après avoir passé pratiquement quatre ans administrée par le géant marocain Safari."
Canicule : l'hôpital en surchauffe
Chambres à 39 degrés, urgences surchargées : l’hôpital surchauffe à Saint-Malo
Les syndicats sont inquiets. Depuis plusieurs mois, ils alertent sur la situation tendue du groupe hospitalier Rance-Emeraude, réunissant les sites de Saint-Malo, Dinan et Cancale. Un conseil de surveillance avait lieu ce vendredi 26 juin 2026, à l’aube d’une réunion, jugée cruciale, avec la ministre de la Santé, pour évoquer le futur hôpital.
Le climat est bouillant au groupe hospitalier Rance-Emeraude. Ce vendredi 26 juin 2026, alors que soixante personnes manifestaient devant l’hôpital de Saint-Malo, un conseil de surveillance se déroulait dans une ambiance tendue. Personnels, élus, habitants ne cachent plus leurs inquiétudes pour l’avenir.
L’épisode de canicule de cette semaine est venu illustrer la vétusté des bâtiments et des équipements. Des températures de 29 à 39 degrés ont été relevées, avec des maximales dans les chambres de Saint-Malo et dans un EHPAD de Dinan, alerte Sébastien Bayaut, représentant syndical Sud santé, IL s’étonne que le plan blanc n’ait pas été déclenché. Le syndicat évoque plusieurs événements indésirables et un risque réel aussi bien pour les patients que les personnels. En guise de geste, les collectivités pourraient nous offrir 1 000 climatiseurs, a-t-il lancé en conseil de surveillance.
Plan Blanc activé au CH de Vitry-le-François
L'ARS Grand Est a activé ses cellules de crise et la direction du Centre hospitalier de Vitry-le-François a déclenché le plan blanc face à l'épisode caniculaire et aux tensions dans les services.
Dans ce contexte, il est demandé aux agents de rester joignables et les congés et absences pourront être réévalués en fonction des besoins des services.
Les congés des soignants, rappelle la CGT, avaient déjà été réduits à 15 jours cet été, dans un contexte de sous-effectif chronique et d'organisation déjà fortement dégradée.
Aujourd'hui, l'activation du plan blanc fait craindre de nouvelles contraintes sur les congés des agents, dans un contexte de forte tension des services, où les personnels restent une fois de plus la variable d'ajustement au détriment de leur santé, de leur repos et de leur équilibre de vie.
Nous dénonçons fermement cette logique où les personnels sont systématiquement la variable d'ajustement, au détriment de leur santé, de leur repos et de leur équilibre de vie.
La CGT avait raison de demander la tenue d'une F3SCT extraordinaire en amont de cette situation, afin d'anticiper les effets de la canicule sur les conditions de travail, les organisations et la sécurité des soins. Cette demande était pleinement justifiée au regard de la situation actuelle.
Nous exigeons le respect des droits aux congés, des remplacements effectifs et des moyens humains supplémentaires pour faire face à cette crise.
La santé des agents et des patients ne peut pas reposer sur des sacrifices permanents.
Canicule en Pays royannais : les urgences ont tenu mais « dans un contexte indigne d’un pays développé »
L’activité du service des urgences de l’hôpital Royan Atlantique a connu une hausse, la semaine dernière, en raison de la chaleur, mais le manque d’anticipation, ici comme ailleurs, retient l’attention. Les crises passent mais les problèmes demeurent. La canicule vécue la semaine dernière à l’hôpital Royan Atlantique comme dans les autres établissements publics met encore une fois en avant le manque d’anticipation pour ce genre de phénomène climatique, alors qu’on promettait en 2003 avoir retenu la leçon. Résultat! des chambres surchauffées, du matériel tombant en panne, et du personnel obligé de travailler dans des conditions compliquées, périlleuses.
Face aux patients souffrant de l’extrême chaleur, l’hôpital de Saint-Nazaire fait appel à des renforts
Prise en charge des patients en hyperthermie, lits supplémentaires en hospitalisation, mobilisation d’étudiants en formations paramédicales. L’hôpital de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) s’arme pour répondre à une « tension exceptionnelle » provoquée par la canicule.
Canicule. « Jusqu’à 38°C dans les couloirs » : sous tension, l’hôpital du Mans s’organise pour tenir le choc
Au centre hospitalier du Mans (Sarthe), les équipes médicales et techniques se mobilisent pour faire face à l’afflux de patients, en cette fin juin 2026. Lequel devrait se poursuivre même après la fin de la vague de chaleur.
Dans certains couloirs, le thermomètre affiche jusqu’à 38 °C, déplore Joël Pannetier, coordinateur de la cellule de crise canicule à l’hôpital du Mans. Pas dehors, dedans. Les bâtiments les plus anciens, particulièrement exposés, concentrent les situations les plus complexes et la chaleur s’y incruste sans relâche. Ce vendredi 26 juin 2026, au sixième jour de la canicule, la situation reste critique. Depuis deux jours, le plan blanc, le plus haut niveau d’alerte de l’hôpital, a été déclenché. Les équipes sont sous tension permanente. 4 400, c’est le nombre de SMS envoyés rappelant des personnels en urgence.
Dégradation du service public de santé dans le Tarn-et-Garonne
La situation des centres hospitaliers du département de Tarn-et-Garonne est marquée par des difficultés communes à de nombreux territoires ruraux : pénurie de médecins et de soignants, tensions dans les services d'urgence et nécessité de réorganiser l'offre de soins. Les principaux établissements sont : Centre Hospitalier de Montauban, principal établissement du département. Centre Hospitalier Intercommunal de Castelsarrasin-Moissac, regroupant les sites de Castelsarrasin et de Moissac.
Le centre hospitalier de Montauban reste le pivot de l'offre hospitalière départementale. Cependant, il fait face à des difficultés de recrutement, notamment aux urgences. Depuis mars 2026, l'Agence régionale de santé a autorisé une régulation permanente de l'accès aux urgences, afin de concentrer les moyens sur les situations les plus graves. Les patients sont invités à appeler le 15 avant de se rendre aux urgences lorsque leur état le permet.
Cette situation génère des attentes encore plus longues de prise en charge des malades avec les urgences surchargées, et des conditions de travail pour le personnel soignant déplorables, dernièrement 7 infirmières ont démissionné dans le service des urgences de Montauban.
Le centre hospitalier intercommunal Castelsarrasin-Moissac connaît également une forte tension sur les effectifs médicaux. Les urgences de Moissac ont dû fermer temporairement plusieurs jours en mai 2026 faute de personnel médical suffisant, illustrant les difficultés persistantes de recrutement.
Le département souffre d'une démographie médicale insuffisante. Pour y répondre, les collectivités développent des maisons de santé pluriprofessionnelles, des centres de santé et des dispositifs destinés à attirer de nouveaux praticiens. Le Conseil départemental met également en avant des actions de recrutement de médecins et d'autres professionnels de santé.
En avril 2026, la fermeture de la maternité privée de la clinique Boyé à Montauban a renforcé le rôle du Centre Hospitalier de Montauban, assurant désormais l'ensemble des accouchements du département.
En résumé, la situation hospitalière en Tarn-et-Garonne est caractérisée par : un hôpital de Montauban qui demeure le principal recours, mais dont les urgences sont régulées ; des difficultés chroniques de recrutement médical ; des fermetures ponctuelles de services, notamment aux urgences de Moissac ; des efforts des pouvoirs publics pour maintenir l'accès aux soins grâce à une meilleure organisation territoriale et à l'attractivité des professionnels de santé.
Le désengagement de l'État en matière de santé désigne la diminution, réelle ou perçue, de son rôle dans le financement, l'organisation et la gestion du système de santé, il transfère une partie de ses responsabilités vers d'autres acteurs (assurances complémentaires, collectivités territoriales, secteur privé, patients eux-mêmes).
Avec la réduction des moyens alloués, cela se traduit par : des restrictions budgétaires dans les hôpitaux publics ; la fermeture de lits et parfois de services hospitaliers ; un nombre très insuffisant de professionnels de santé recrutés ; le report ou l'abandon de certains investissements.
Centre Val de Loire : grève chez Transdev
Grève chez Transdev le 26 juin dénonçant des conditions de travail infernales du fait de la canicule. En cause aussi l'échec des négociations salariales annuelles. La CGT affirme qu'une grève aura lieu à nouveau et droits de retrait en cas de nouvel épisode de canicule. Les salariés ont obtenu une augmentation de leurs salaires de 1,3% lors des négociations annuelles, soit moins que l'inflation. C'est totalement insuffisant dit la CGT.
Duralex : la CGT du Loiret appelle la population à se rassembler le 2 juillet devant le tribunal de commerce
La CGT du Loiret2 : " tient une nouvelle fois à apporter son total soutien et sa solidarité, sans faille, aux salariés de la verrerie Duralex ". Elle affirme: " L’industrie verrière a un avenir en France et l’engouement de la population française et mondiale pour cette marque emblématique Duralex, symbole du "made in France" est porteur de perspectives solides et viables pour passer le cap de cette période de recherche de repreneur."
80% des CDI de Brico Dépôt étaient en grève
A l’appel à la grève lancée par la CGT Brico Dépôt France, près de la moitié des magasins de la marque étaient touchés. A La Ricamarie (Loire), on comptait 80 % de grévistes parmi les CDI , historique chez Brico Dépôt ».
-Les grévistes demandent :
-La réouverture des négociations annuelles obligatoires pour 2026,
-La revalorisation de la grille salariale,
-L’augmentation des salaires de 5 %,
-Une prime de 1 000 euros, une prime de carburant, des embauches immédiates.
La CGT dénonce la souffrance et une maltraitance au sein des équipes et « la politique salariale plonge de nombreux collaborateurs dans la précarité, les fins de mois sont très difficiles ».
L’entreprise a vu en 2025 son bénéfice net bondir de 32,7% à 283 millions d’euro : « Ils se gavent et nous, on s’appauvrit. »
Grève à la Ligue havraise : salaires et conditions de travail au centre des revendications
Les soignants et travailleurs sociaux de la Ligue havraise accueillant des personnes en situation de handicap, ont débrayé pendant 24 heures les 25 et 26 juin 2026 et manifesté à l’occasion de l’assemblée générale de l’association. Les syndicats dénoncent notamment des conditions salariales insuffisantes. C’est un mouvement qui ne part même pas des syndicats, mais des salariés, avance le délégué syndical CGT à la Ligue havraise et « une grogne qui dure depuis 2024. »
Canicule : les syndicats d'enseignants appellent à la grève. Ils dénoncent des conditions de travail dangereuses pour les professeurs et les élèves
La santé des professeurs et des élèves est mise à rude épreuve depuis le début de la canicule. Des syndicats d'enseignants ont appelé à se mettre en grève le 25 juin.
"La santé des personnels, des élèves et leurs conditions de travail sont mises en danger" ont prévenu la FSU, le SE-Unsa, la FNEC FP FO, la CFDT, la CGT, le Snalc et SUD dans un communiqué commun. L'intersyndicale dénonce la "responsabilité" du ministère de l'Éducation nationale, du gouvernement et de "leurs prédécesseurs". Ils mettent en cause une "impréparation manifeste" alors que ces épisodes caniculaires sont "prévisibles".
Ils évoquent des "malaises", "l’augmentation des passages à l’infirmerie" et la "multiplication des fiches SST (santé, sécurité au travail)".
Les salariés de la MSA se mobilisent contre la logique d’économies
Suppression de postes, perte de pouvoir d’achat et dégradation des conditions de travail : des salariés de la MSA (Mutualité Sociale Agricole) tenaient un piquet de grève devant le siège palois de la caisse pour faire entendre leur colère : « Il faut toujours faire plus avec moins ». MSA est le deuxième régime de protection sociale de France.
Agroalimentaire : 1.000 salariés de Roquette en grève
Un rassemblement s’est tenu ce 23 juin devant le siège principal de Roquette, le géant agroalimentaire spécialisé dans les ingrédients d’origine végétale, à Lestrem. Plus de 1000 grévistes ont tenu un piquet de grève sur le site de Lestrem (Pas-de-Calais), protestant contre le « plan de sauvegarde de l’emploi ». Le projet prévoit la suppression de 310 postes et 89 créations d’emplois....
Demande de réouverture des négociations salariales
Chez LDC Terravenir (usine de volailles) à Sablé-sur-Sarthe, la CFDT monte au créneau revendiquant une réouverture des négociations salariales et le doublement de la prime « carburant employeur ».
Aujourd’hui, les salariés de LDC touchent de 1,05 à 1,35 euro par jour (en fonction du nombre de kilomètres parcourus pour se rendre sur le lieu de travail).
Le directeur des ressources humaines du Pôle Terravenir, confirme la volonté d’augmenter cette prime transport, mais : « conditionné par l’existence d’un décret qui n’est pas encore sorti et qui ne nous permet pas aujourd’hui d’officialiser quoi que ce soit ».
Cette décision passe d’autant plus mal car, dans le temps, le 20 août prochain, à l’occasion de l’assemblée générale, « le directoire proposera le versement d’un dividende de 2,25 euros par action contre 1,55 euro l’an dernier. Cela représente une augmentation de plus de 45 % pour les actionnaires » !
Les allocations d’assurance-chômage ne seront pas revalorisées au 1ᵉʳ juillet
Une première en dix ans : l’annoncé de l’Unédic à l’issue d’une réunion de son conseil d’administration. Les syndicats demandaient une revalorisation à hauteur de l’inflation. Les organisations patronales ont estimé : « l’état des finances publiques ne permettait pas cette revalorisation »! La dernière revalorisation des allocations chômage remontait au 1ᵉʳ juillet 2025, de 0,5 %. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à France Travail et tenus de rechercher un emploi (catégories A, B, C) s'établit à 5 728 000. Au quatrième trimestre 2025, seulement 2,7 millions de personnes étaient indemnisées par l’assurance-chômage, selon les chiffres de l’Unédic, dont plus de la moitié avaient touché moins de 1 000 euros net mensuels. L’allocation moyenne mensuelle versée était de 1 040 euros.
118 postes seront supprimés d'ici 2027 au Conseil Départemental de l'Aveyron
La CGT et la CFDT ont appelé leurs agents à faire grève mercredi 1er juillet. Le Conseil Départemental a engagé un processus de « Maîtrise de la Masse Salariale » consistant à supprimer 118 postes pendant 3 ans, entre 2025 et 2027. Depuis 2025, plus d’une trentaine de postes ont déjà été supprimés. « On a vu la disparition d’un service dans le social, la suppression de 2 pôles, la fermeture de 2 musées, ainsi que le déplacement d’agents au gré des réorganisations, sans visibilité ni stabilité. ». Confirmation de nouvelles suppressions de postes, mais aussi de nouveaux déplacements forcés. L’administration prévoit de réaffecter plusieurs agents sans tenir compte de leur choix de carrière initial, ni de leur situation professionnelle ou personnelle. Les travailleurs sont traités comme de simples pions, déplacés pour « combler des trous plutôt que reconnus pour leurs compétences et leurs missions. »
Dossiers ; Économie
Piketty, toujours volontaire pour une "solution" épargnant le capitalisme !
Piketty dans sa chronique au journal Le Monde du 20 juin, dans le cadre de la campagne pour les présidentielles de 2027, enjoint la gauche pour « clarifier ses positions et unir ses forces de proposer l’adoption par référendum d’un impôt de solidarité nationale pesant sur les milliardaires et centimillionnaires … une telle proposition permettrait de clarifier les choix en présence et de placer la question démocratique au cœur de la présidentielle. Aucun référendum n’a eu lieu en France depuis 2005…il est temps aujourd’hui de faire confiance aux citoyens et de leur redonner la parole »
Faire croire qu’un référendum est un moment de démocratie populaire permettant de décider des grandes trajectoires du pays est une douce illusion ou une perversité pour détourner les Français des indispensables luttes à mener.
Des référendums, il en existe en Suisse, en Italie, au Royaume Uni, et dans le monde, aucun n’a menacé le système capitaliste.
Prendre l’exemple du référendum de 2005 va à l’encontre de sa propre argumentation.
Consulté par référendum sur l’adoption du traité constitutionnel européen, qui rassemblait les différents textes fondateurs en une Constitution où chaque pays concédait une part de son autorité à l'Union européenne (UE), a été rejeté par 54,67% des votants
En 2007, la victoire du non sera balayée par le gouvernement Sarkozy-Fillon avec la complicité d'une grande partie des députés et sénateurs socialistes, une majorité se prononce pour la signature du traité.
Un référendum peut être foulé aux pieds par les gouvernements successifs, gauche droite en alternance, faisant « rentrer par la fenêtre ce que le le peuple avait sorti par la porte ! »
Piketty proposant ce référendum s’inspire de L’impôt de Solidarité Nationale (ISN) de 1945, comporte deux taxes bien distinctes :
Un prélèvement sur l’ensemble du patrimoine à la date du 4 juin 1945, l’impôt était progressif, avec des tranches de 3 % à 20 % pour la fraction excédant 300 millions de francs, Une contribution sur les accroissements de patrimoine entre le 1er septembre 1939 et le 4 juin 1945. Enrichissement résultant d’une « activité tirant ses origines de la présence de l’ennemi sur le territoire » est concerné Il y avait un abattement de 100 000 francs et la taxation allait de 5 % à 100 % pour l’enrichissement supérieur à 5 millions de francs au-dessus de cette somme l’État prenait tout.
Pour la version 2027 de l’ISN, Piketty suggère que « pourrait compter deux composantes : un impôt exceptionnel au taux de 50 % sur les enrichissements supérieurs à 100 millions d’euros entre 2017 et 2027 ; et, d’autre part, un impôt annuel et permanent au taux de 5 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions et 10 % au-delà de 1 milliard. Les recettes seraient de l’ordre de 800 milliards d’euros (400 milliards pour la composante exceptionnelle et 400 milliards en dix ans pour la composante permanente). Ces 800 milliards d’euros seraient payés en titres par les milliardaires et centimillionnaires et placés dans un fonds souverain permettant à la puissance publique de réorienter l’investissement en fonction des priorités stratégiques du pays, en particulier sur le plan énergétique. Sur la base de ces nouveaux actifs, la France lancerait un emprunt exceptionnel de 400 milliards permettant de financer un ambitieux plan d’investissement et de recrutement dans la formation, la recherche et la santé ». L’industrie est absente de ce « plan ambitieux ».
L’ISN 2027 a peu de rapport avec celui de 1945. Il peut faire illusion et donner l’impression qu’il répond à la colère qui s’exprime contre la politique d’austérité et l’expression de plus en plus vive de faire payer les riches. Mais l’adoption de cet ISN à la mode 2027 ne changerait rien au sujet des travailleurs et ce n’est pas une question de pourcentage.
Piketty propose des solutions permettant un meilleur fonctionnement du capitalisme puisse mieux fonctionner et gérer sans remettre en cause le système capitaliste. Et sa demande de faire intervenir l’État dans le mode de production ne touche en rien le mode de production capitaliste et relève du plus pur keynésianisme. La question de fond est celle de la propriété des moyens de production.
Il ne suffit pas de déplacer les masses d’argent des portefeuilles de titres vers l’État, c’est le système capitaliste qu’il faut mettre en cause.
La question centrale est donc bien celle de la propriété privée des grands moyens de production et d'échange, leur appropriation, par les travailleurs salariés en tant que classe.
Volkswagen : lourde restructuration en vue
Selon le journal économique allemand Manager Magazine (25 juin -groupe Spiegel), Volkswagen s’apprêterait à réduire ses effectifs de manière drastique et restructurer son outil industriel. Ainsi, il s’agirait de 100 000 emplois menacés (sur les 657 000 du groupe) alors qu’il y a à peine quelques mois, il s’agissait « encore » de la moitié seulement. 4 sites de production seraient menacés dont les sites des véhicules utilitaires et le principal centre de production de la marque Audi.
Les porte-parole officiels du groupe automobile allemand n’ont pas infirmé ces informations. Ils admettent même que les hypothèses sont sur la table. Serait également envisagée une scission du groupe en différente entité dont le capital serait ouvert à des investisseurs externes.
Près des deux tiers des entreprises allemandes cotées (57%) mènent une stratégie identique de séparation, abandonnant ainsi le modèle de conglomérat, typique de l’organisation du capitalisme industriel allemand. Cela a été le cas pour ThyssenKrupp, Siemens, Continental, BASF et désormais le constructeur automobile.
Cette transformation de Volkswagen serait la réponse à la situation du groupe mis à mal par la concurrence chinoise sur le secteur des véhicules électriques, les droits de douanes états-uniennes et enfin l’atonie du marché « intérieur » européen.
Attendons à présent la réaction du syndicat allemand (IG Mettall) modéré aux premières annonces du groupe trois fois moins lourdes en termes d’emplois. Le syndicalisme d’accompagnement va-t-il atteindre ses limites ?
Fermeture de la CIBEM à Saint-Pierre-en-Auge dans le Calvados
Après plus de 40 ans de fonctionnement, le 30 juin, c'est la fin des boîtes à camembert fabriquées à la CIBEM de Saint-Pierre-en-Auge. Le groupe SNEC, filiale du géant laitier Lactalis, avait annoncé la fermeture de cette usine historique le 30 septembre dernier. Il reste 104 salariés sur le carreau !
Vosges : fermeture de l'usine de meubles Parisot
L'usine Parisot Industrie de Mattaincourt (Vosges), emploie 134 personnes, elle va fermer. Le projet a été présenté par le groupe Parisot aux représentants du personnel en CSE le 24 juin à Saint-Loup (Haute-Saône). L'activité doit être transférée sur le site de Saint-Loup. Le plan de la direction prévoit la suppression localement de 124 emplois.
Cachotteries à EDF
Dans les données de Bilan social fournies au Comité Social et Economique Central (CSEC) d’EDF, la Direction a soustrait les rémunérations des cadres dirigeants (plus de 500 personnes pour plus de 60.000 salariés). La transparence salariale étant pourtant devenue une obligation européenne, la Direction d’EDF fait preuve d’une prudence bien équivoque, d’autant que le patron de l’entreprise a annoncé, avec force relais médiatique, un plan d’économie d’un milliard d’euros à l’horizon portant sur les coûts opérationnels des fonctions supports du groupe, à 80% de la masse salariale.
Après des demandes réitérées depuis au moins 2 ans, le CSEC a décidé de s’adresser aux juges afin que la Direction transmette les informations demandées à son expert désigné pour certifier la robustesse des données fournies par la Direction, tout en préservant l’anonymat. De fait, sans passer par la justice, l’expert doit pouvoir accéder aux fichiers des salariés indiquant de manière exhaustive tous les éléments de rémunération (salaires et primes).
Pour la petite histoire, la Direction avait promis/juré de transmettre au niveau national les données requises déjà l’année dernière. Puis, a oublié ses engagements. Y aurait-il un si grand hiatus entre l’évolution des rémunérations des cadres dirigeants et la volonté de maîtrise des coûts du patron d’EDF ?
Allemagne : réforme des retraites
Le chancelier Friedrich MERZ propose un ensemble de mesures visant à réformer les retraites en Allemagne. Deux mesures phares : Premièrement, une augmentation continue de l'âge de la retraite indexé sur l'augmentation de l'espérance de vie. Deuxièmement, l'introduction de la retraite par capitalisation via une cotisation obligatoire de 2% du salaire qui sera réinvesti dans les marchés financiers. Le patronat semble plutôt favorable à ces mesures, l'opposition et les syndicats nettement moins. Quant au chancelier, il espère faire adopter ce projet de réforme d'ici la fin de l'année.
3 milliards d’euros : Airbus reçoit le plus gros financement jamais réalisé par la Banque européenne d’investissement en faveur d’une entreprise
Ce lundi 29 juin, la Banque européenne d’investissement annonce avoir signé le plus gros financement accordé à une entreprise de son histoire. L’heureux bénéficiaire: l’avionneur Airbus recevant au total 3 milliards d’euros afin définancer sa R&D. Les activités militaires d'Airbus vont bénéficier du nouveau financement de la Banque européenne d'investissement, notamment le programme A400M. Fin 2025, Airbus avait livré 25 appareils à l'armée de l'air française. En 2026, le ministère français des armées fait un chèque pour l'A400M de près de 720 millions d'euros pour quatre appareils. Tous ces financements servent à soutenir les activités recherche et développement dans le domaine de la défense aérienne. De l’argent public alors que les profits passent dans la poche des actionnaires et non dans l’investissement et la recherche: Airbus, au titre de son exercice 2025, a ainsi versé en globalité environ 2,519 milliards d’euros à l’ensemble de ses actionnaires. De l’argent volé aux salariés et aux contribuables.
-L’exercice 2025 se traduit par une progression des revenus consolidés de 6 %, à 73,4 milliards d’euros.
-L’activité avions commerciaux progresse à 52,6 milliards d’euros.
-Airbus Helicopters affiche des revenus en hausse à 9,0 milliards d’euros,
-Airbus Defence and Space augmente ses revenus à 13,4 milliards d’euros, en progression de 11 %,
La position de trésorerie brute atteint 27,2 milliards d’euros, pour une trésorerie nette consolidée de 12,2 milliards.
Dans le résumé économique N° 284 nous écrivions : Pour les salariés, l’accord salarial signé par FO, la CGC, la CFTC et la CFDT est limité à 2,5 % d’augmentation à partir de juillet, essentiellement sous forme d’augmentations individuelles et la prime de participation versée au titre de 2025 réduite de 54%, lors d’un premier mouvement en mai la direction avait annoncé une prime compensatoire de 500 euros bruts, somme dérisoire et insultante.
Jeux vidéo menace sur l'emploi
Selon le Syndicat des travailleurs du jeu vidéo (STJV) depuis janvier 2025, 1000 emplois « ont été supprimés, vont l’être ou sont menacés de l’être » dans l’industrie du jeu vidéo en France, et à la pointe on retrouve le studio Ubisoft qui avait précédemment vu ses effectifs français baisser de 4402 à 3965 entre mars 2023 et mars 2025.
Chez Nacon, les suppressions de postes se multiplient du fait de leur mise en redressement judiciaire (Studio Spiders ferme ses portes, Kylotonn se sépare de 68% de ses effectifs, …). De même chez le studio Quantic Dream (qui a notamment développé « Detroit : Become human ») 115 postes seraient menacés de suppression et le développement d’un nouveau titre (Spellcasters Chronicles) a été arrêté. Ces studios ne sont que des exemples de la situation de presque tous les studios de jeux vidéo français.
Il semble y avoir une raison commune derrière tout cela : une crise de croissance pour les studios ne se limitant pas à la France mais s’étendant de façon mondiale malgré un certain rebond récent dans le jeu vidéo en 2024. En effet, des studios comme Epic Games (qui ont créés « Fortnite ») licencie aussi dans les milliers de personnes.
Pour résister aux suppressions de postes menaçant les créateurs de jeux, le STJV a appelé à une grève nationale et potentiellement reconductible dès le 25 juin.
La canicule touche déjà durement le monde agricole
La canicule a décimé les populations de volailles d’élevage en France. Plus de 6 600 tonnes rien qu’en Bretagne,
Cette hécatombe frappe particulièrement les élevages de volailles. Les pertes sont particulièrement massives dans les bâtiments de volailles pouvant accueillir entre 30 000 et 40 000 poulets. Les centres d’équarrissage se sont retrouvés saturés en Bretagne, en Normandie et Pays-de-la-Loire. Les enfouissements des cadavres par les agriculteurs sur leurs propres parcelles ont été autorisés avec le risque de contamination de l’eau !
Les animaux ne sont pas les seules victimes de l’épisode caniculaire. Les organismes des agriculteurs et des salariés agricoles sont soumis à rude épreuve. Côté filières végétales, une baisse de la production est attendue, en particulier pour les cultures de plein champ. Pour le maïs, une première estimation des professionnels fait état d’une réduction de la production de 30 %. Les cultures légumières sont fortement touchées, mais aussi les vignes. La France se prépare à connaître une année noire en termes de production avec des pertes économiques.
Ignorant cette réalité, le sénat discute de la Loi d’urgence agricole :
-En réintroduisant les pesticides de la loi Duplomb : un amendement porté par la droite, les centristes et le RN autorisant le retour de deux insecticides interdits en France, Cette loi avait suscité en 2025 une pétition réunissant plus de 2 millions de signatures contre ces pesticides.
-Ce texte entend favoriser l’élevage intensif, les méga-bassines et faciliter la destruction des zones humides. les obstacles à l’installation de méga-bassines sont méthodiquement levés. Des propositions pour une minorité, seuls 6 % des agriculteurs irriguent. Les sénateurs proposent un doublement des objectifs de stockage d’eau d’ici 2030. Faisant réagir le Medef et ses intérêts, craignant un « accaparement » de l’eau au détriment des autres activités économiques.
Les trois rapporteurs de la loi sont bien connus pour leur défense d’un modèle agricole productiviste et un élevage intensif. Laurent Duplomb : syndicaliste agricole et exploitant agricole laitier, membre du parti Les Républicains. Franck Menonville (Union des démocrates et indépendants), gérant de deux exploitations agricoles, il a dirigé plusieurs organisations agricoles. Pierre Cuypers (Les Républicains), betteravier utilisateur de ces pesticides, ex-président de la chambre d’agriculture, ex-président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA). Le gouvernement donne carte blanche afin de faciliter l’agrandissement des élevages. Les seuils nécessitant une autorisation environnementale passeraient ainsi de 40 000 à 85 000 poulets, de 2 000 à 3 000 porcs. Il veut rendre plus résiliant notre système de réponse aux crises sanitaires (grippe aviaire, dermatose nodulaire bovine, fièvre catarrhale ovine), se multipliant « dans un contexte de changement climatique et d’intensification des échanges mondiaux » en fait le développement l’élevage intensif devient hautement vulnérable, assurant : « afin que la France sécurise sa capacité de production agricole à l’avenir ».
Ce texte de loi est taillé pour l’agrobusiness. En faveur des intérêts des riches propriétaires terriens, cette loi met en danger la santé de la population et des agriculteurs, mais ne répond en rien aux besoins des agriculteurs et de la population. L’agriculture est malade du capitalisme, aucune solution ne peut être trouvée sans balayer ce système.
International ; Solidarité internationaliste
Corée du Sud : Hyundai : 73 000 salariés refusent d’être remplacés par des robots humanoïdes
73 000 ouvriers de Hyundai viennent de voter la grève. Motif : les robots humanoïdes Atlas que le constructeur prévoit de déployer par dizaines de milliers à partir de 2028. Les 73 000 membres du KMWU, le syndicat des métallurgistes coréens, ont pris la mesure du message et répondu par un vote de grève. Les revendications portent sur deux points. D’abord, un droit de veto sur tout déploiement d’automatisation et d’IA dans les usines. Ensuite, une prime de performance représentant un tiers des profits annuels du groupe (ceci représenterait environ 27.000 dollars par ouvrier au regard des résultats actuels de Hyundai). La comparaison avec Samsung, dont les travailleurs ont obtenu des bonus bien plus élevés grâce aux bénéfices de l’IA, n’est visiblement pas passée inaperçue au sein du syndicat.
Selon la revue 01net3 : "les déploiements d’humanoïdes se multiplient dans les usines mondiales. Japan Airlines a commencé à déployer des robots bagagistes à l'aéroport de Haneda, l’un des plus fréquentés au monde. La poste chinoise trie du courrier avec des humanoïdes. BMW teste ses propres robots sur la chaîne de montage de Leipzig. General Motors vient d’installer une cinquantaine de nouveaux bras robotisés à son usine Factory Zero de Détroit, pendant que 1 300 salariés restent en attente d’un retour sur le site.
En France, le virage est déjà engagé, avec un vocabulaire plus discret. Depuis février 2026, Renault teste le robot humanoïde Calvin, développé par la start-up française Wandercraft, dans son usine de Douai, sur des tâches de manutention de pneus. Objectif annoncé : 350 robots Calvin dans les usines du groupe d’ici fin 2027."
Antilles : affaire du chlordécone : 20 ans après, la justice française réaffirme le non-lieu et confirme ce crime colonial !
Le non-lieu confirmé dans l'affaire du chlordécone4, responsable de la contamination de 90% de la population antillaise et des sols tente d'enterrer un scandale sanitaire et révèle le caractère de crime colonial de ce scandale. La cour d'appel en confirmant le non-lieu de 2023, vise à étouffer toute contestation des populations concernées. Si il a fallu, rappelons le, attendre 1990 pour interdire l'utilisation du Chlordécone en France, les exploitants agricoles, grands propriétaires fonciers ont obtenu du gouvernement Jospin et de son ministre de la santé de l'époque Soisson l'autorisation d'en poursuivre l'utilisation jusqu’en 1993 afin d'épuiser les stocks et cela au mépris total de la santé des populations.
Pour autant, l'affaire n'est pas close et plus de 500 parties civiles se pourvoient en cassation contre la confirmation du non-lieu dans ce scandale sanitaire5.
Le 24 juin, le personnel soignant allemand proteste contre les mesures d'austérité6
Allemagne : Manifestation des personnels de santé (crédit photo, syndicat Ver.di)
Le syndicat allemand Ver.di se mobilise contre les mesures d'austérité prévues pour l'assurance maladie obligatoire et les soins de santé. Plus de 15.000 personnes ont déjà participé aux manifestations contre ces réformes. Le 10 juin, environ 8.000 personnes ont manifesté devant la Conférence des ministres de la Santé à Hanovre, et le 12 juin, près de 3.000 manifestants se sont rassemblés devant la porte de Brandebourg à Berlin lors des débats sur le projet de loi au Bundestag. Les protestations ne concernent pas seulement les infirmiers et les soignants, mais aussi le personnel de service, souvent invisible dans le fonctionnement quotidien des établissements de santé : agents d'entretien, personnel de cuisine, blanchisseurs, logisticiens et agents de sécurité. Dans plus de 120 hôpitaux et établissements de santé, ces groupes ont participé à des actions sous le slogan « Notre travail est visible et indispensable ». C'est une étape importante. Un hôpital ne fonctionne pas uniquement grâce aux médecins et au personnel médical. Le système de santé repose aussi sur le personnel de nettoyage, de désinfection, de cuisine, de transport, de lavage, de réparation, d'entretien et de secrétariat. Un nettoyage et une désinfection insuffisants peuvent avoir des conséquences mortelles. Pourtant, ces travailleurs sont souvent considérés comme des employés de seconde zone. Les lois d'austérité doivent être comprises comme faisant partie intégrante de la politique de crise menée par le capitalisme en Europe. Face à la hausse des coûts et à la volonté de l'État de stabiliser les budgets, la pression s'exerce vers le bas : sur les patients, les assurés, le personnel soignant et les employés du secteur des services. Parallèlement, des fonds sont alloués à l'équipement, au soutien des entreprises et aux besoins du capital. On attend de la classe ouvrière qu'elle accepte une dégradation des soins, des conditions de travail plus difficiles et une augmentation des frais au nom de la responsabilité. La politique bourgeoise tente de réduire la crise du système de santé à une simple question d'efficacité. Or, ce système est déjà fragilisé par le manque de personnel, la surcharge de travail et des années de logique marchande. Toute nouvelle mesure d'économie pénalise à la fois les travailleurs et les patients. Des horaires plus courts, un personnel réduit et un rythme de travail plus soutenu ne sont pas synonymes de modernisation. Ils signifient une dégradation des soins et une exploitation accrue. La mobilisation de ver.di démontre que les professionnels de santé et les travailleurs du secteur des services refusent de payer le prix de la crise au péril de leur santé. Elle montre également que la lutte pour l'accès aux soins n'est pas seulement un enjeu professionnel, mais aussi un enjeu social. La classe ouvrière a besoin de soins sûrs, accessibles et dotés d'un personnel suffisant – et non d'un système où le personnel est sous pression et où les patients doivent se soumettre aux impératifs budgétaires. L'accès aux soins doit être défendu comme un enjeu de classe. Ceux travaillant dans le secteur de la santé et ceux ayant ont besoin de soins ont le même adversaire : une politique qui subordonne la santé des citoyens aux exigences d'austérité du capital et de l'État. La réponse réside dans l'organisation, la préparation à la grève et la lutte pour des soins fondés sur les besoins, et non sur les coupes budgétaires.
Des enseignants turcs en manifestation confrontés à des gaz lacrymogènes à Ankara
La police a réprimé violemment une manifestation d'enseignants du secteur privé et de candidats à l'enseignement. Ces derniers réclamaient des salaires plus élevés, de meilleures conditions de travail et une réforme du système de recrutement. Les participants à la grève de la faim ont tenté de marcher du siège du syndicat jusqu'au Monument aux Mineurs, mais ont été bloqués par la police qui a utilisé du gaz poivre, la force et procédé à des arrestations. Les enseignants exigent des négociations directes avec le ministre de l'Éducation, Yusuf Tekin, une augmentation significative des salaires et des mesures contre un système où les embauches et les entretiens sont perçus comme arbitraires. Les manifestations durent depuis plusieurs jours et les précédentes tentatives de manifester devant le ministère et le Parlement ont également été réprimées par la police. Ceci illustre la réaction de l'État lorsque des travailleurs exerçant des professions socialement responsables passent de la contestation à la lutte. La lutte des enseignants s'inscrit dans le cadre plus large de la lutte des classes en Turquie contre l'inflation, les bas salaires et la dégradation des conditions de vie. Les ouvriers, les mineurs, les enseignants et les employés du secteur des services sont confrontés aux mêmes problèmes : les prix augmentent, les salaires sont insuffisants et l'État protège le pouvoir des employeurs.
Grèce, 24 juin : Rassemblement de grève devant le ministère du Travail
La force du mouvement syndical s'est manifestée lors du rassemblement de grève, le 24 juin devant le ministère du Travail. Des grévistes des secteurs de la construction, de la restauration et du tourisme, ainsi que des industries agroalimentaires, y ont participé.
Les travailleurs de trois des plus grands secteurs de l’économie grecque ont fait grève en unissant leurs voix et leurs luttes, pour exiger:
-des mesures concrètes en matière de santé et de sécurité
-une journée de travail de 7 heures par jour - 5 jours par semaine - 35 heures par semaine
-l’abaissement de l'âge du départ à la retraite
-des augmentations salariales et la signature de conventions collectives de travail
Les travailleurs du bâtiment, en particulier, ont exigé que les patrons arrêtent de leur voler leurs cotisations sociales et que la convention collective soit rendue obligatoire pour tous les employeurs du secteur.
USA : Victoire pour les travailleurs d'American Axle
1.000 membres de la section locale 2093 de l'UAW, employés chez American Axle/Dauch Corporation à Three Rivers, dans le Michigan, ont obtenu gain de cause après dix jours de grève. Cet accord garantit leur revendication d'un salaire horaire de 30 dollars d'ici 2030. Il prévoit une augmentation du salaire maximal de plus de 36 % sur quatre ans, et des améliorations concernant les congés payés et le maintien de la couverture santé. Ce conflit est profondément enraciné. Lors de la crise financière de 2008, les travailleurs ont consenti d'énormes sacrifices afin de sauver l'usine de la fermeture. Certains, gagnant auparavant jusqu'à 29 dollars de l'heure, ont vu leur salaire chuter à 14,50 dollars. Le patronat a justifié cette mesure par sa nécessité, sa nature temporaire et son caractère responsable. Les travailleurs étaient prêts à se sacrifier pour la survie de l'entreprise. Mais de tels sacrifices sont rarement temporaires. Lorsque la classe ouvrière cède face à la crise, le patronat tente de pérenniser ces concessions. Les ouvriers sauvent la production, mais lorsque les profits reviennent, on leur dit qu'il n'y a toujours pas de marge de manœuvre. C'est pourquoi la grève d'American Axle est si importante : il s'agissait de récupérer une partie de ce qui avait été perdu. Les membres de l'UAW ont démontré que des années de patience ne suffisent pas. C'est seulement les ouvriers se sont mis en grève que l'entreprise a été contrainte de négocier. Cela montre une fois de plus que le capital ne fait preuve d'aucune sagesse morale. Il se retourne contre ses auteurs lorsque la classe ouvrière s'organise et concrétise son pouvoir. American Axle est un fournisseur majeur de General Motors, produisant des essieux et des composants pour des modèles de pick-up rentables.
1 https://www.ici.fr/hauts-de-france/nord-59/perenchies/ce-qui-se-passe-est-honteux-les-salaries-de-cba-meubles-manifestent-a-perenchies-pour-defendre-leur-entreprise-8277807
3 https://www.01net.com/actualites/greve-chez-hyundai-73-000-salaries-refusent-detre-remplaces-par-des-robots-humanoides.html?shem=dsdf%2Csharefoc%2Cagadiscoversdl%2C%2Csh%2Fx%2Fdiscover%2Fm1%2F4
4 Le chlordécone est un pesticide cancérigène utilisé massivement de 1972 jusqu’en 1990 dans les monocultures de banane en Guadeloupe et en Martinique. Dès 1963, une étude a montré sa toxicité. Celle de l'OMS en 1979 classe le chlordécone comme cancérogène probable, ce qui entraîna son interdiction aux États-Unis la même année.
5 https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/06/30/chlordecone-plus-de-500-parties-civiles-se-pourvoient-en-cassation-contre-la-confirmation-du-non-lieu-dans-le-scandale-sanitaire_6717324_3244.html?shem=dsdf,sharefoc,agadiscoversdl,,sh/x/discover/m1/4
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Édito :
Le patronat par la voie du Medef vient de donner ses instructions1 au futur " fonctionnaires du capital2", ceux qui de la base au sommet de l'État et de la société travaillent pour assurer les conditions de la valorisation et de l'accumulation du capital. Les consignes sont simples : faire baisser le prix de la force de travail en particulier, en faisant baisser les cotisations sociales, en augmentant l'impôt le plus injuste, la TVA sans oublier, bien entendu, le travailler plus et plus longtemps. Face à ces instructions du capital tous les candidats, rappelons qu'aucun d'entre eux ne remettant en cause le mode de production capitaliste et ses exigences, s'évertuent à se positionner afin de capter des "parts de marché électoral", leur donnant une légitimité à être les futurs "fonctionnaires du capital". Pendant ce temps, les mesures anti-sociales, la chute du pouvoir d'achat, les conditions de travail, l'emploi..."tombent comme à Gravelotte3". L'urgence est donc d'abord la lutte, tous ensemble et en même temps, pour faire reculer la politique du capital, c'est de travailler d'arrache-pied à la reconstruction d'un syndicalisme de classe et d'un parti révolutionnaire. S'éloigner de cette double besogne, ce serait au fond laisser le terrain libre au capitalisme lui permettant de poursuivre son œuvre mortifère de destruction de l'Humanité.
Sommaire :
Luttes
*Talogic (Saint-Étienne) : les salariés en grève pour les salaires : "Le SMIC va nous rattraper"
·*Airbus : FO, CFDT, CFE CGC votent trois accords bien loin des revendications des grévistes
*Châtellerault (Indre) : nouvelle mobilisation des agents territoriaux pour des hausses de salaires et des emplois
·*Salaires : la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie, FTM-CGT a demandé à l’UIMM4 de convoquer, dans les meilleurs délais, une réunion de la commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation
·*Poissy ne doit pas fermer
·*La mobilisation de tous a payé !
·*Grève chez Flauraud (Clermont-Ferrand) : le distributeur de pièces automobiles licencie et veut fermer neuf magasins
*Ardon (Loiret), les salariés d'IKEA en grève pour dénoncer le manque de personnel
**Sens : débrayage chez Technip FMC pour protester contre le plan de licenciements
·*L'entreprise agroalimentaire Roquette dans le Nord prévoit 310 suppressions de postes en France
**Haute-Vienne, les employés de Legrand manifestent contre les fermetures d'usine
*Les salariés d'AGIR à Dom en grève à Meylan (Isère)
·*Tarn-et-Garonne : les salariés du SEHOC appellent à l'action avec la CGT et la CFE-CGC
·*A Plestin-les-Grèves, 80 % des salariés du Super U débrayent
·*Cession du BHV Marais : les représentants du personnel dénoncent les "incertitudes" du projet de reprise
·*Les facteurs de retour sur le piquet de grève ce lundi matin à Saint-Nazaire
·*Grève à l’usine Saint-Gobain Glass
·*" Emplois, salaires, services publics, stoppons la régression sociale ! ", lance la CGT des Territoriaux du pays de Fougères (Ille-et-Vilaine)
·*Journée de mobilisation chez le fabricant de matériel électrique Legrand
·*Airbus face à une mobilisation contre la réduction du télétravail.
Économie ; dossiers
**Réseaux électriques dans le sud-ouest : le service public de l’énergie sous haute tension
·*Trois régions s'allient pour soutenir les PME de la défense
*Le groupe de presse EBRA5 va supprimer 366 postes dans des journaux de l'Est de la France
·*Ouverture à la concurrence du réseau bus francilien : des opérateurs organisent le contournement de la loi ! la CGT-transports alerte !
·*Allemagne : l'emploi dans l'industrie décroche
·*Économie Sociale et Solidaire (ESS) en danger
·*Les nombres de jeunes diplômés en recherche d’emploi est au plus haut
·*L’appétit des marchés et les immenses levées de fonds qu’il produit
·*Records de défaillances d'entreprises
·*67% des apprentis font des heures supplémentaires
International ; Solidarité internationaliste
**Grand rassemblement du KKE6 pour le centenaire de la naissance de Fidel Castro et en signe de solidarité avec Cuba
·*France : Solidarité avec Cuba ; brisons le blocus
·*FSM : journée mondiale contre le travail des enfants 2 026
·*Bengladesh grèves
·*Grèves en Corée du Sud
·*Fin de la grève à l'aéroport de Mayotte
Luttes
Talogic (Saint-Étienne) : les salariés en grève pour les salaires : "Le SMIC va nous rattraper"
Les salariés de Talogic, plateforme logistique du groupe Despinasse à la Talaudière, près de Saint-Étienne, sont en grève. Ils réclament une revalorisation salariale. Dans un communiqué, l'Union Régionale Agro-alimentaire et Forestière Rhône-Alpes, indique: " l’inflation continue de peser sur le pouvoir d’achat, la direction propose seulement 1,2 % d’augmentation ". Pendant ce temps, selon l'USRAF CGT Rhône-Alpes, la filiale Talogie a fait un "pognon de digue". En trois ans les Despinasse se sont versés 116 millions d'euros de dividendes.
La question salariale est plus que jamais à l'ordre du jour. Les négociations salariales NAO se sont traduites par des augmentations se situant en moyenne au dessous de l'inflation, signifiant une baisse relative des salaires. De plus l'augmentation mécanique du SMIC du fait de l'inflation, mais au dessous de celle-ci, percute la situation de millions de salariés dont les salaires non indexés se retrouvent au dessous du SMIC. Cette situation est vraie dans le public comme dans le privé et entraîne un appauvrissement des salariés concernés. Dans ces conditions ce n'est pas étonnant, s'expriment des revendications de revalorisation des salaires. Dans notre édito de la semaine dernière, nous avons souligné :la nécessité de faire naître et grandir un tous ensemble revendicatif sur les salaires.
Airbus : FO, CFDT, CFE CGC votent trois accords bien loin des revendications des grévistes
Lors de la réunion de négociation du 12 juin à Toulouse entre la direction d’Airbus France et des syndicats de l’entreprise trois accords, issus des négociations ont été soumis au vote.
⁕Accord sur le supplément de participation pour 2025 concernant le versement d’une prime de 500 euros proposé par la direction pour compenser l’amputation de 2.400 euros de la prime par rapport à l’année précédente et qui avait déclenchéun mouvement de grève inédit à Airbus (cf. Résumé des questions économiques et sociales n°279 et 284). L’Accord a été voté par FO, CFE CGC CFTC, en signant ces syndicats détournent de la vraie question : celle de l’augmentation générale des salaires. Une prime ponctuelle d’un montant jugé insultant par les travailleurs ne remplace pas une augmentation des salaires exigée par les grévistes.
⁕Accord supprimant le mécanisme de plafonnement, seul accord voté par la CGTavec les autres syndicats. Le plafonnement avait été créé en 2012 par FO, la CFDT, CGC CFE, CFTC, pour « limiter la redistribution des richesses créées par l’entreprise » (FO).
⁕Accord de groupe sur la participation pour 2026. Voté par FO, CFDT, CGC CFE, CFTC « Accord qui contient un critère de plafonnement de distribution abaissée de 17% à 9% de la masse salariale ce qui constitue un plafond qui pourrait produire les mêmes effets que l’accord de plafonnement de 2012 » (CGT)
La CGT revendique : Une augmentation générale des salaires a minima au niveau de l’inflation
Une enveloppe supplémentaire pour le déroulement des carrières a
minima 1,8% au-dessus de l’inflation.
Les « syndicats de l’entente » fidèles à leur politique de dialogue social et alliés inconditionnels de la direction, par la signature de ses accords pense avoir coupé les pattes à la mobilisation des salariés. Ces débuts de lutte à Airbus ont fait prendre conscience que ce n’est pas en se couchant devant le patronat que les travailleurs obtiendront de véritables avancées mais en créant un rapport de force qui fera céder le patronat.
Châtellerault (Indre) : nouvelle mobilisation des agents territoriaux en faveur des hausses de salaires et des emplois
La 9 juin, la CGT a appelé à une nouvelle mobilisation devant la mairie de Châtellerault pour réclamer une revalorisation des salaires des agents de la fonction publique, et des effectifs plus stables. La colère des salariés est d'autant plus forte que les nouveaux élus à la mairie se sont octroyés des indemnités en hausse7.
Lors du rassemblement, les manifestants ont dénoncé les conditions de travail des agents et réclamé notamment des augmentations de salaires. Les effectifs sont aussi de plus en plus tendus, selon une responsable syndicale, entre les départs non remplacés et les arrêts maladie. "On demande la titularisation des contractuels de plus en plus nombreux dans les équipes cela a un impact sur la qualité du service public rendu aux usagers.
Salaires : la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie, FTM-CGT a demandé à l’UIMM8 de convoquer, dans les meilleurs délais, une réunion de la commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation
Par un courrier du 2 juin, la FTM-CGT a demandé à l’UIMM de convoquer, dans les meilleurs délais, une réunion de la commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation.
Cette demande fait suite à l’augmentation du SMIC de + 2,41 % au 1er juin 2026, à la situation importante d’inflation des prix à la consommation et au niveau des grilles de salaires dans les entreprises de la branche.
Pour la FTM-CGT, il est urgent d’engager une négociation au sujet de :
· La révision des Salaires Minima Hiérarchiques (SMH) de la convention collective par niveau de classification ; deux niveaux de groupe et de classe d’emplois se retrouvent de nouveau en-dessous du SMIC
· Les mesures permettant de supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes au regard de ces minima.
Dans son courrier, la FTM-CGT note : "L’UIMM a contacté la CGT suite à notre courrier pour nous proposer une réunion de négociation le jeudi 2 juillet, date à laquelle, nous nous serions rendus bien évidemment disponibles, au-delà des multiples contraintes actuelles, notamment dues aux nombreux PSE en cours.
L’UIMM a fait la même démarche auprès des autres syndicats de la branche : CFDT, CFE-CGC et FO. Ceux-ci n’ont donné aucune disponibilité à l’UIMM avant septembre !
Cette attitude reflète une distorsion des priorités pour certains, au regard de la demande de la CGT Métallurgie (ils ont été également destinataires du courrier en même temps que l’UIMM).
Le signal envoyé à l’UIMM est clair, une réouverture des négociations sur les Salaires Minima Hiérarchiques (SMH) dans la branche, n’est finalement en rien une priorité du moment pour eux !
Une fois arrivé à mi-septembre, nous ne serons plus qu’à 3 mois de la fin de l’année, et donc de la première réunion de négociation des minima 2027. La revalorisation des SMH 2026 perdrait beaucoup de son intérêt.
La FTM-CGT revendique pour 2026, un début de grille (A1), à 2 060 € Brut/mois !
Pendant ce temps, les travailleurs de la métallurgie subissent de plein fouet le retour de l’inflation. Les prix de l’alimentation, de l’énergie, des assurances, des loyers, ou encore des transports, continuent d’augmenter pendant que les salaires, eux, stagnent ou progressent beaucoup trop lentement.
La FTM-CGT continuera d’alerter et de demander le plus rapidement possible, la réouverture des négociations sur les Salaires Minima Hiérarchiques (SMH), car cela permettra également d’aider les salariés dans les entreprises, pour obtenir la réouverture des négociations salariales au vu du poids de l’inflation de ce 1er semestre pour les ménages. Il est donc urgent de se préoccuper de l’augmentation des salaires et des pensions. Pour la FTM-CGT, l’augmentation des salaires reste une priorité !"
Poissy ne doit pas fermer
Plus de 300 salariés se sont rassemblés le 16 juin devant Stellantis Poissy à l'appel de l'intersyndicale CGT et UNSA exigeant le maintien du site et de ses emplois. Aux côtés des salariés de Stellantis, toute la filière automobile était présente et mobilisée : Valeo, Renault, Renault Cléon, Forvia, Ampère, PSA, ainsi que l'UD CGT 78, la Fédération CGT de l'Énergie et l'Union Départementale Santé et Action Sociale des Yvelines. La fermeture de Poissy serait un nouveau coup porté à l'industrie, à l'emploi et au territoire. Derrière ce site, des milliers d'emplois directs et indirects, des savoir-faire et tout un tissu industriel sont menacés, alors que le site pourrait produire un petit véhicule électrique ou hybride abordable et répondant aux besoins des citoyens. La mobilisation continue afin de défendre l'avenir de Stellantis Poissy et de toute la filière automobile.
Forvia (Doubs), la mobilisation a payé !
Grâce à la détermination des salariés et à la mobilisation engagée ces derniers jours, la direction a fait de nouvelles propositions salariales.
· Augmentations Générales : +6,9 % rétroactif au 1er janvier 2026
· Prime exceptionnelle : 2 500 € brut versée fin juin 2026
· Prime de vacances portée à 1 850 €
C'est le résultat de la mobilisation des salariés qui ont fait entendre leur voix avec force et détermination.
Grève chez Flauraud (Clermont-Ferrand) : le distributeur de pièces automobiles licencie et veut fermer neuf magasins

Basé à Clermont-Ferrand, le distributeur de pièces automobiles Flauraud (fondé en 1931) organise un plan de 112 licenciements sur 309 salariés à travers la France. La direction programme également la fermeture de neuf magasins dont trois en Auvergne. Les salariés de l'entreprise sont en grève depuis mercredi 17 juin. Cette restructuration s'engage après le rachat en début d'année par Fair Cap, un fond d'investissements.
Si les salariés s'inquiètent d'une désorganisation engendrée par ces suppressions de postes, notamment sur la plateforme logistique réapprovisionnant les magasins du groupe, le délégué du personnel CGT semble s'en tenir à une gestion a minima des licenciements. C'est du moins ce que rapporte ICI Rhône-Alpes9 : "Ceux qui vont rester, on veut qu'ils aient des conditions de travail acceptables" "Quand on enlève vingt-huit salariés sur une plateforme logistique qui en compte aujourd'hui soixante, c'est des conditions de travail dégradées." Avec, derrière, un impact sur les magasins estime le responsable syndical qui lors des négociations se poursuivant avec la direction, espère faire encore baisser le nombre de licenciements et améliorer les conditions de départ de ceux qui perdront leur poste.
Ardon (Loiret), les salariés d'IKEA en grève dénonçant le manque de personnel
Au magasin IKEA d'Ardon, près d'Orléans, plus de 80% des salariés se sont mis en grève. Ils dénoncent un manque de personnel qui perdure depuis de nombreux mois. Arrêts maladie non-remplacés, turn-over constant. En plus des arrêts maladie non-remplacés, l'intersyndicale se plaint d'un turn-over constant, "aux alentours des 40%" selon la CFE-CGC. Selon un délégué de l'UNSA, c’est impossible de tenir les cadences par manque de personnel et il affirme qu'il faut embaucher.
Sens : débrayage chez Technip FMC afin de protester contre le plan de licenciements
La majorité des salariés de Technip FMC10 présents mercredi 17 juin 2026 sur le site de Sens (Yonne), ont cessé le travail une heure à l'appel de deux syndicats (CFE-CGC et CGT). Ils protestaient contre le calendrier imposé par leur direction dans le cadre du plan de licenciements. Les salariés, protestaient contre le calendrier imposé par leur direction dans le cadre du PSE (Plan de Sauvegarde de l'Emploi) annoncé le 28 mai 2026 aux organisations syndicales. Ce plan prévoit la suppression de 60 des 77 postes rattachés au site de Sens et la fermeture des locaux sénonais. Les 17 postes restants étant, soit déjà installés physiquement ailleurs, soit rapatriés sur le site de La Défense, dans les Hauts-de-Seine. Concernant le délégué syndical CFE-CGC : "Cela a assommé tout le monde" et d'ajouter : "Cette année nous avons reçu un salaire et demi d'intéressement, le groupe réalise 17 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an. Sur les 1,7 milliard de bénéfices, le groupe a reversé un milliard aux actionnaires, au lieu de le réinjecter dans l'entreprise".
Après avoir délocalisé la production en 2017 de Sens vers Singapour, il y a un an et demi, Technip FMC a renvoyé le site de production à Abu Dabi (Émirats arabes unis) et a commencé à confier à ce site, des contrats jusqu'ici gérés à Sens. Une délocalisation qui va frapper de plein fouet des salariés souvent installés de longue date à Sens.
L'entreprise agroalimentaire Roquette dans le Nord prévoit 310 suppressions de postes en France
La direction du groupe agroalimentaire Roquette11 a présenté, le mercredi 17 juin, un projet d'évolution de son organisation en France. Ce projet qui prévoit la suppression de 310 postes dans le pays, et la création de 89 nouveaux postes aura pour conséquence des licenciements. le syndicat CFDT de l'entreprise estime que : " Nos emplois ne sont pas une variable d'ajustement". Ce syndicat organise une assemblée générale le 23 juin et appelle à la grève pour le même jour, à Lestrem : "La reprise de la production aura lieu ou pas, à l'issue de notre assemblée".
Haute-Vienne, les employés de Legrand manifestent contre les fermetures d'usine
Le 22 juin, les salariés et intérimaires de Legrand se sont rassemblés à la mi-journée devant le site de production de Châlus, au sud de Limoges. Il y avait en soutien, des salariés de la zone commerciale voisine . Tous sont venus protester contre la fermeture de quatre usines Legrand à travers la France : Pont-en-Royans (Isère), Lagord (Charente-Maritime), Confolens (Charente) et Châlus. La CGT dénonce une logique de désindustrialisation.
Les salariés d'Agir à dom en grève à Meylan (Isère)
En grève pour la première fois de leur histoire, ils demandent une revalorisation de leur salaire et contestent la refonte de plusieurs postes. un représentant CGT déclae : "Ca fait plus de 10 voire 15 ans que nos salaires n'ont pas été augmenté". Rentré dans l'entreprise il y a 4 ans, ce salarié percevait alors 168 euros de plus que le SMIC. Mais avec les revalorisations automatique du salaire minimum, ce logisticien ne perçoit maintenant que 28 euros de plus.
Tarn-et-Garonne : les salariés du SEHOC appellent à l'action avec la CGT et la CFE-CGC
Le lundi 29 juin 2026, pour la SEHOC, c’est de nouveau jour d’audience dans le cadre de la procédure en redressement judiciaire. Le plan de retour à l’équilibre de la SEHOC a été présenté au Conseil départemental du Tarn-et-Garonne. Ce dernier a émis un avis défavorable sur ce plan et sur les possibilités pour les financeurs d’absorber le niveau de la dette de la SEHOC sur 10 ans. Nous entrons donc dans une phase de liquidation et de cession. Cette audience est cruciale !
Nous salarié.e.s de la SEHOC restons engagé.e.s au quotidien dans chaque service et établissement
pour assurer au mieux nos missions de service public, malgré un contexte anxiogène et fortement dégradé. Nous ne sommes pas responsables de la gestion calamiteuse de notre association et de ses finances, ni du sous-financement public. Et pourtant, nous subissons de fait:
· la dégradation de nos conditions de travail
· l’incertitude et l’angoisse pour nos salaires et nos emplois
· l’inquiétude pour les enfants et les familles
L’audience du 29 juin ne doit pas servir :
· à justifier un plan social
· à entériner des suppressions de postes
· à faire porter la responsabilité aux travailleur.euse.s
L’audience du 29 juin doit être l’occasion :
· d’exiger des moyens à la hauteur des missions qui nous sont confiées
· d’imposer la transparence et la prise en considération de notre expertise et de nos voix
· de défendre notre outil de travail et chaque emploi
Le syndicat CGT Sauvegarde de l’Enfance Haute-Occitanie et la CFE-CGC appellent l’ensemble des salarié.e.s de la SEHOC et des citoyen.ne.s inquiet.e.s du devenir de la protection de l’enfance dans le 82 à se mettre en grève et à se mobiliser : Lundi 29 juin 2026, dès 8h30, Tout.e.s mobilisé.e.s devant le Tribunal Judiciaire.
À Plestin-les-Grèves, 80 % des salariés du Super U débrayent
Une cinquantaine de salariés du Super U de Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor) ont cessé le travail pendant une heure dénonçant une dégradation des conditions de travail.
Cession du BHV Marais : les représentants du personnel dénoncent les "incertitudes" du projet de reprise
Les représentants du personnels du BHV Marais dénoncent les "incertitudes" du projet "de reprise et de relance", après l'annonce de céder le fonds de commerce à "l'équipe dirigeante" du grand magasin parisien. Dans un communiqué, la CFDT, la CFTC-CSFC, la CGT, Sud Solidaires et la CFE-CGC demandent "des réponses claires sur de nombreux enjeux essentiels pour la pérennité de l’entreprise", comme les "modalités de financement", les "dettes qui seront reprises par la nouvelle structure", les "surfaces exploitées" ou les "partenaires financiers ou commerciaux".
Les facteurs de retour sur le piquet de grève ce lundi matin à Saint-Nazaire
Face à une direction de La Poste « restant sourde », les facteurs du centre de tri de Saint-Nazaire étaient encore en grève lundi 22 juin 2026 au matin. Après une semaine de mouvement soutenu par Sud PTT et la CGT, ils réclament toujours des moyens.
Grève à l’usine Saint-Gobain Glass
L’usine Saint-Gobain Glass d’Aniche/Émerchicourt est en grève à l’appel lancé par la CGT dans l’ensemble des sites du groupe, afin de rouvrir les négociations salariales. A suivre.
" Emplois, salaires, services publics, stoppons la régression sociale ! ", lance la CGT des Territoriaux du pays de Fougères (Ille-et-Vilaine)
Mairie de Fougères (Ille-et-Vilaine), La CGT appelle les 400 agents à débrayer le 25 juin pour : « une augmentation immédiate du point d’indice et de notre IFSE (indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise) », mais aussi des « moyens humains à la hauteur d’un service public, par des créations de postes et la titularisation des agents contractuels », ou encore une meilleure « condition, protection, équité et égalité de traitement pour tous ».
Journée de mobilisation chez le fabricant de matériel électrique Legrand
La direction du groupe avait annoncé début juin la fermeture de quatre sites en France, dont celui de Chalus en Haute-Vienne. Le fabricant de matériel électrique a annoncé le regroupement de ses activités et la fermeture progressive de ses sites de Pont-en-Royans (Isère), Lagord (Charente-Maritime), Confolens (Charente) et Châlus (Haute-Vienne). Un PSE prévoyant la suppression de 178 postes d'ici fin 2028. "On est dans une logique de désindustrialisation de la France" a dénoncé ce lundi matin sur ICI Limousin Lionel Guy de la CGT Legrand, "il faut stopper cette hémorragie, ce n'est plus possible de voir tous nos sites fermés les uns après les autres".
D'autant que "ces sites sont rentables", a-t-il poursuivi. "Après, ils ne sont jamais assez rentables pour nos actionnaires, mais ce sont des sites qui fonctionnent très bien, qui ont fait leurs preuves depuis de très nombreuses années, avec des salariés impliqués, et aujourd'hui c'est toute l'incompréhension des salariés face à cette décision". Pour Lionel Guy, "une usine, elle ne produit pas que des dividendes, elle produit aussi des biens, des savoir-faire, des emplois, elle crée de la valeur parce qu'il y a des hommes et des femmes qui y travaillent, ils innovent, ils fabriquent et transmettent leurs compétences et aujourd'hui, rester dans cette logique continuelle de délocaliser pour aller toujours au moins cher, pour toujours être de plus en plus rentable pour nos actionnaires, il faut inverser cette tendance aujourd'hui, on le voit", a-t-il encore estimé. Legrand champion de l’équipement électrique, coté au CAC40 au chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros, au bénéfice net de 1, 2 milliards d’euros en 2025, une croissance de 10 à 15% en 2026. Son but : accroître toujours plus sa compétitivité et ses profits. Il vient d’investir 1 milliard de dollars en rachetant Avtron Power Solutions, une société américaine en pointe dans le secteur des data centers, mais aussi dans le domaine de l’Intelligence Artificielle, deux domaines promis aux profits plus juteux ou plutôt « Miroir aux alouettes »
Airbus face à une mobilisation contre la réduction du télétravail
Le constructeur aéronautique est confronté à une contestation sociale croissante après l'annonce d'un durcissement des règles de présence sur site.
La CGT Airbus annonce qu'un nouveau rassemblement est prévu le 25 juin à Blagnac afin de protester contre la réduction du télétravail au sein du groupe. Après une première mobilisation ayant réuni plus de 100 salariés le 18 juin et donné lieu à des mouvements de grève, le syndicat entend amplifier la contestation et appelle à une intersyndicale.
Au cœur du conflit figure un courrier adressé le 9 juin par le président exécutif Guillaume Faury aux salariés, et une réduction de 50% du télétravail autorisé par l'accord sur la Qualité de Vie et les Conditions de Travail (QVCT). Des consignes, assure la CGT ont été transmises aux managers afin d’imposer un retour à quatre jours sur site à compter du 1er septembre.
Les salariés dénoncent notamment la saturation des infrastructures, des parkings aux cantines, ainsi que l'impact de la mesure concernant leur organisation personnelle. La CGT appelle les salariés d'Airbus Commercial Aircraft, ATR et Airbus Atlantic à Toulouse à se mobiliser pour préserver deux jours de télétravail hebdomadaires.
Dossiers ; Économie
Réseaux électriques dans le sud-ouest : le service public de l’énergie sous haute tension
Les traders spéculent, pendant cela, les producteurs privés accumulent des profits, les agents d’Enedis quant à eux gèrent les incohérences et les dysfonctionnements du marché et une politique énergétique, sans maîtrise publique réelle, tout aussi incohérente.
Les agents subissent cette crise systémique, avec des réseaux poussés à leurs limites et un système électrique de plus en plus fragile et instable.
Le réseau électrique est sacrifié sur l’autel du marché européen, il subit un effet ciseaux inédit provoqué par l’anarchie du marché. L’Espagne injecte massivement de l’électricité solaire et éoliennes sur le réseau très haute tension, ayant comme défauts l’intermittence et le fait que cette électricité soit imposée elle est non pilotable.
L’explosion des raccordements des énergies renouvelables locales avec les parcs privés pullule sur le réseau de distribution sans réelles contraintes vis-à-vis de sa sécurité. Quand le soleil brille des deux côtés des Pyrénées, le réseau sature déstabilise la tension comme la fréquence.
Pour éviter le black-out, le RTE filiale d’EDF (gestionnaire du transport de l’électricité) est contraint à des arbitrages financiers aberrants. Limiter les échanges transfrontaliers étant hors de prix, la seule variable d’ajustement économique devient la modulation à la baisse de production des tranches nucléaires.
Pour des raisons purement financières et de rentabilité de marché, on module fortement la production de nos centrales au lieu de couper les flux spéculatifs aux frontières. C’est un non-sens industriel avec comme conséquence des risques pour l’appareil productif, idem pour la production des centrales hydrauliques.
Le RTE doit ajuster en urgence les échanges avec l’Espagne, afin de soulager les interconnexions pyrénéennes c’est une solution de marché ultra coûteuse, elle montre ses limites. Face aux inversions de flux (la production locale HTA (haute tension) remontant vers le réseau de transport, Enedis et RTE agissent en catastrophe pour moduler la production directement au niveau des postes sources.
Concernant les électriciens de métier, fiers du service public, devoir couper de l’énergie propre en plein après-midi ensoleillé parce que les « tuyaux » sont trop petits est une aberration écologique et professionnelle.
L’électricité est un bien commun, pas une marchandise ! La CGT refuse que la transition énergétique se fasse sur le dos de la santé et de la sécurité des salariés. Le syndicat exige immédiatement des directions et du ministère :
· Une planification démocratique et une maîtrise publique des raccordements basés sur la capacité réelle des réseaux, et non sur les opportunités foncières des opérateurs privés.
· Un plan d’urgence en faveur de l’emploi statutaire
· L’ouverture immédiate d’expertise dans tous les services de conduite et d’intervention pour évaluer la charge réelle de travail afin de protéger la santé des salariés.
Le réseau de transport d’électricité tient aujourd’hui grâce à la conscience professionnelle des agents. Il est temps que les moyens alloués soient à la hauteur de notre engagement.
Ensemble, usagers, agents, défendons le service public de l’énergie !
Trois régions s'allient soutenant les PME de la défense :
À l’occasion du salon Eurosatory, la grande messe des acteurs de la défense et la sécurité, trois grandes régions ont décidé de relancer la machine à financement. Profitant du salon la Bretagne12, l’Occitanie13 et la Nouvelle Aquitaine14, ont annoncé le lancement d’un premier fonds interrégional conçu pour les PME et ETI de la base industrielle et technologique et de défense (BITD).
Ce vaste ensemble regroupe neuf géants industriels (Thales, Safran, Dassault, MBDA…) et quelque 4000 PME, dont un millier considérées comme « stratégiques » selon le ministère des armées, 210 000 emplois directs et indirects dépendent du secteur, pèsant 30 milliards d’euros au niveau national.
A elles seules, la Bretagne, l’Occitanie et la Nouvelle Aquitaine, poids-lourds en la matière avec l’Île de France et la région PACA, concentrent plus de la moitié de ces postes. Sur le plan politique, des trois exécutifs de gauche comptent bien défendre, à deux ans des élections régionales, leur rôle dans la stratégie de souveraineté industrielle du pays, dont Emmanuel Macron a fait le cheval de bataille de sa fin de mandat. Sur le plan économique, ils entendent aussi se positionner comme des militants d’une industrie forte, pourvoyeuse d’emplois difficilement délocalisables.
De quoi justifier cette alliance inédite pour laquelle 100 à 150 millions d’euros doivent être levés. Une enveloppe qui pourrait sembler limitée au regard du poids des trois régions, mais complètera les dispositifs existants, tout en générant « un effet de levier » auprès des acteurs bancaires et institutionnels français et européens.
Concrètement, les collectivités indiquent que le fonds devra accompagner la montée des cadences et faciliter l’innovation, en ciblant notamment l’émergence et l’industrialisation de technologies civiles et militaires.
À elle seule, l’Occitanie ne compte pas moins de 430 entreprises du spatial, de l’avionique ou des drones. C’est une centaine de moins qu’en Nouvelle Aquitaine, où la plupart des industriels sont spécialisés dans l’aéronautique, la production de missiles ou les systèmes embarqués. En Bretagne on en recense 388 exactement, dépendants de la construction navale grâce à des groupes tels, Naval Group ou Pirion, mais aussi de l’optique et de l’électronique ou de cyberdéfense.
La guerre en Ukraine a changé la donne et, après des décennies de réductions budgétaires, les pays de l’Otan entendent porter les dépenses de défense à 1,5 % du PIB d’ici à 2035. Résultat : les annonces de commandes se multiplient, rendant le secteur très attractif à l’heure ou d’autres filières industrielles patinent. Mais l’eldorado n’est pas garanti avertissaient les auteurs d’une enquête menée auprès de 1700 dirigeants de PME et d’ETI, publiée en 2025.
Des fonds afin de développer des technologies de guerre, belle perspective pour la paix et le désarmement !
Le groupe de presse EBRA va supprimer 366 postes dans des journaux de l'Est de la France
Le groupe de presse EBRA a annoncé ce lundi un plan de départs volontaires visant 366 postes. Le groupe de presse détient neuf titres de la Presse Quotidienne Régionale, dont les DNA et L'Alsace, qui devraient perdre respectivement 49 et 12 postes. Les rotatives strasbourgeoises imprimant les deux titres seront réduites de moitié. Le Crédit Mutuel, gère le groupe de presse EBRA. Selon la secrétaire du CSE : "Ce plan fait la chasse à la masse salariale sans aucune vision ce qu'est un journal, de ce que sont les enjeux démocratiques attachés à l'information. Mais, à vrai dire, pour ce qui nous concerne avec cet actionnaire là, il n'y a rien de neuf sous le soleil".
Ouverture à la concurrence du réseau bus francilien : des opérateurs organisent le contournement de la loi ! la CGT-transports alerte !
"Ouverture à la concurrence du réseau bus francilien : des opérateurs organisent le contournement de la loi ! La Fédération CGT des Transports alerte solennellement les salariés, les usagers et les pouvoirs publics sur les pratiques actuellement mises en œuvre par plusieurs opérateurs dans le cadre de l'ouverture à la concurrence du réseau de bus francilien. Sur plusieurs réseaux issus du périmètre historique de la RATP, certaines
directions multiplient les manœuvres visant à réduire les droits collectifs et à contourner les protections prévues par le législateur. La loi encadrant le transfert des salariés est pourtant explicite. Elle prévoit le maintien des accords collectifs, des usages et des éléments de rémunération ainsi qu'une période destinée à permettre la négociation d'accords de substitution dans des conditions loyales. Or, dans plusieurs filiales, les négociations sont volontairement retardées. Cette stratégie a un objectif transparent : réduire le temps laissé aux organisations syndicales afin de négocier, affaiblir le rapport de force collectif et préparer une dégradation des conditions d'emploi et de rémunération.
directions multiplient les manœuvres visant à réduire les droits collectifs et à contourner les protections prévues par le législateur. La loi encadrant le transfert des salariés est pourtant explicite. Elle prévoit le maintien des accords collectifs, des usages et des éléments de rémunération ainsi qu'une période destinée à permettre la négociation d'accords de substitution dans des conditions loyales. Or, dans plusieurs filiales, les négociations sont volontairement retardées. Cette stratégie a un objectif transparent : réduire le temps laissé aux organisations syndicales afin de négocier, affaiblir le rapport de force collectif et préparer une dégradation des conditions d'emploi et de rémunération.
Dans le même temps, la CGT constate des tentatives de remise en cause anticipée de dispositions conventionnelles, d'usages et d'éléments de rémunération celle-c- devraient pourtant être maintenus tant qu'aucun accord de substitution n'a été conclu. Les salariés ne doivent pas payer le prix d'une réforme qu'ils n'ont jamais demandée.e. Autorité organisatrice, donneuse d'ordres et architecte de cette ouverture à la concurrence, elle ne peut rester spectatrice face à des pratiques détournant les garanties prévues par la loi. La Fédération CGT des Transports exige l’intervention immédiate d'Île-de-France Mobilités pour faire respecter les obligations des opérateurs. La CGT prévient : les salariés ne seront pas la variable d'ajustement économique de l'ouverture à la concurrence. Toute tentative de passage en force rencontrera la mobilisation des travailleurs et de leurs organisations syndicales. Les droits sociaux ne sont ni négociables à la baisse ni sacrifiables sur l'autel de la concurrence."
Dans ce dossier, la responsabilité d'Île-de-France Mobilités est pleinement engagée. Autorité organisatrice, donneuse d'ordres et architecte de cette ouverture à la concurrence, elle ne peut rester spectatrice face à des pratiques détournant les garanties prévues par la loi. La Fédération CGT des Transports exige l’intervention immédiate d'Île-de-France Mobilités pour faire respecter les obligations des opérateurs. La CGT prévient : les salariés ne seront pas la variable d'ajustement économique de l'ouverture à la concurrence. Toute tentative de passage en force rencontrera la mobilisation des travailleurs et de leurs organisations syndicales. Les droits sociaux ne sont ni négociables à la baisse ni sacrifiables sur l'autel de la concurrence."
Allemagne : l'emploi dans l'industrie décroche
Si, à la différence de la France, l'emploi industriel s'était maintenu à un niveau élevé, la crise frappant l'industrie, en particulier due à une augmentation considérable du coût de l'énergie vient maintenant percuter violemment l'industrie allemande. Ainsi, de 2019 à 2025, l'industrie a perdu 420.000 emplois. Le poids de l'industrie manufacturière sur le marché du travail est passé de 22% en 2024 à 18,9% en 2025. Si les licenciements dans l'automobile, la chimie et la machine-outil pèsent dans le bilan, le ralentissement des embauches est le facteur principal de cette baisse. Ce n'est pas moins grave car cela souligne l'affaiblissement des capacités productives de l'Allemagne face à une concurrence active des producteurs étrangers et particulièrement chinois. La cause évoquée de ce repli est le manque d'attractivité de l'Allemagne. Pour parler plus clairement, les conditions de la valorisation du capital se sont dégradées. De ce fait, la pression monte du côté des capitalistes pour réduire le prix de la force de travail, les idéologues de la bourgeoisie résument ceci: revenir sur les conquêtes sociales des travailleurs et en particulier en "réformant " le système de retraite. Cette situation entraîne aussi une agressivité plus grande du capitalisme allemand militant pour un réarmement qui lui donne un poids plus important au sein du système impérialiste.
Économie Sociale et Solidaire (ESS) en danger
Le secteur est en crise et disparaît dans certaine région, comme en Normandie, la chambre de l’ESS est liquidée.
Toutes les régions sont en tension et la mise en place d’un plan social indirectement créé par les restrictions budgétaires, l’inflation des charges et la baisse des moyens des Chambres régionales de l’ESS crée des mises en redressement ou en liquidation de certaines entreprises.
En dépendant de commandes publiques, de subventions de l’État et des collectivités, le secteur subit de plein fouet une politique de restriction et de réduction des finances publiques. La masse salariale est la première touchée et l’on constate des milliers d’emplois déjà supprimés.
Ces entreprises ou associations participant à l’économie solidaire ont une utilité sociale et écologique. Elles viennent en aide aux populations précaires.
Le gouvernement préfère augmenter le budget de l’Armée et délaisser des secteurs beaucoup plus utiles pour le pays entraînant finalement plus de chômage, de précarité et de pauvreté.
Les entreprises capitalistes n’ont pas à s’inquiéter, quant à elles, de la politique de Macron, il n’ira pas chercher l’argent dans leurs poches.
Les nombres de jeunes diplômés en recherche d’emploi est au plus haut
Dans une augmentation de 3,6 points en un an, le nombre de jeunes dîplomés de grandes écoles en recherche d’emploi est arrivé à 20,5% en 2025 le plus haut score depuis 2005. L’enquête annuelle de la Conférence des grandes écoles (CGE), réalisée auprès de 210 grandes écoles en interrogeant les diplômés moins de 6 mois après l’obtention de leurs diplômes. Selon l’enquête le contexte d’emploi s’est inversé depuis 2024 en devenant moins favorable aux jeunes diplômés, la baisse d’intention de recrutement a également baissé de 7% en 2025 et de 12% en 2026. Selon l’enquête le taux net d’emploi est en recul de 4.2 points sur un an passant à 76% ce qui en fait le taux le plus bas depuis le dernier record de 79,1% en 2021. Les effets de l’IA pourraient aussi être importants pour certains secteurs d’activités comme les écoles d’ingénieurs. Selon la CGE, le recrutement est « moins rapide » mais reste correct, 80% des diplômés trouvent un emploi en moins de deux mois après obtention de leur diplômes et 62% avant même l’obtention du diplôme. Malgré tout, le nombre de CDI a baissé de 2,6 points en un an, les femmes restent défavorisées sur le marché du travail (moins de CDI,..), et les salaires sont en recul. En plus de tout cela, le 12 juin un collectif d’élèves diplômés de Polytechnique sont intervenus durant la remise des diplômes de cette année dénonçant la formation de l’école comme étant au service des grandes entreprises « dont les activités détruisent le vivant ou alimentent les logiques de guerres ». Les étudiants ont remis en question des études les menant presque « logiquement » aux entreprises liées à l’armée, …
L’appétit des marchés et les immenses levées de fonds qu’il produit
Dernièrement les investisseurs ont, en quelques jour seulement, investit presque 150 milliards de dollars en actions et dettes dans les grandes entreprises de l’IA, notamment la compagnie d’Elon Musk, Space X.
Space X a en effet placé ses 75 milliards de dollars d’actions immédiatement à leur entrée sur le marché le 12 juin, et la demande est restée similaire dans les jours suivant. Le cours de la société a augmenté de 40% dans les séances de vendredi et lundi. L’appétit des investisseurs semble insatiable. La levée de montants tel qu’on en voit aujourd’hui semblaient impossible il y a à peine un an, pourtant aujourd’hui avec les champions de l’IA est semble devenir une sorte de norme. Amazon a levé 37 milliards de dollars en mars, Alphabet (Google) 20 milliards sur le marché américain et 40 de plus en euros, francs suisses, ou dollars canadiens tandis que Anthropic a emprunté 35 milliards sur les marchés de la dettes privés pour acheter des puces fabriquées par Alphabet. La frénésie autour de l’IA est poussée entre autres par la peur de rater quelque chose ou FOMO en anglais (Fear Of Missing Out) mais aussi parce que les investisseurs semblent avoir beaucoup d’argent à placer du fait des droits de douanes américains et des déclarations de Donald Trump. De plus le nombre de nouvelles actions émise est, depuis près de 20 ans, stagnants et les rachats d’actions par des sociétés sur le marché les ont largement dépassées. Ceci explique à la fois la frénésie mais aussi le fait que celle-ci risque de continuer pendant un certain temps.
Records de défaillances d'entreprises
Défaillances d'entreprises : plus de 112 000 radiations enregistrées au 4e trimestre 2025, "une situation toujours très préoccupante", juge Infogreffe.
67% des apprentis font des heures supplémentaires
Les données analysées par le ministère du travail sont un peu anciennes. Elles remontent aux deux années avant la crise Covid. A l’époque, 8000 jeunes entraient pour la première fois en apprentissage avaient été sondés sur leurs conditions de travail. Les apprentis travaillent beaucoup dans leur entreprise d'accueil : 67% des apprentis déclarent faire des heures supplémentaires dont 28% souvent ou très souvent, notamment dans l'agriculture, le bâtiment et les métiers de bouche. Les heures supplémentaires ne sont pas interdites pour les apprentis, rappelle le ministère, sauf qu’elles sont très encadrées pour les mineurs. Les heures supplémentaires ne sont pas systématiquement compensées en salaire ou en temps de repos. Pour 41% des apprentis, c'est "parfois ou jamais". Ceci est illégal. Deux tiers des apprentis travaillent régulièrement ou ponctuellement sur un créneau horaire atypique : avant 7 heures le matin, après 20 h le soir, le samedi ou le dimanche. Lorsque leurs horaires varient, un tiers est prévenu le jour même ou la veille. Enfin, 8 apprentis sur 10 sont soumis à de la pénibilité physique. Ils sont principalement exposés aux fumées, à la poussière et aux températures élevées.
Ces données ont été collectées il y a 7 ans, la situation a évolué depuis… en pire. Le nombre de contrats d'apprentissage a explosé et les jeunes remontent régulièrement des difficultés concernant leurs conditions de travail sur le tchat de l'association "SOS apprentis", 58 % des apprentis déclarent avoir eu une blessure ou un accident au cours de leur travail. 32 % déclarent ne pas l'avoir signalé à l'employeur. Entre 2020 et 2024, 140 jeunes de moins de 25 ans sont morts à la suite d’un accident de travail, des chiffres minorés car ils intègrent uniquement les salariés du régime général, ceux du secteur agricole, par exemple n’y figurant pas. La proposition de loi renforçant la protection des mineurs en formation professionnelle à l'Assemblée nationale a été reportée! Pas touche au patronat ! Il peut poursuivre tranquillement cette exploitation, sauf si le monde du travail et la jeunesse renverse la table.
International ; Solidarité internationaliste
Grand rassemblement du KKE pour le centenaire de la naissance de Fidel Castro et en signe de solidarité avec Cuba
De nombreux travailleurs et jeunes ont participé à l'événement organisé par le KKE pour le centenaire de la naissance du leader de la Révolution cubaine, Fidel Castro, en exigeant en même temps : l’embargo américain contre Cuba soit levé immédiatement, et Cuba retirée de la liste honteuse des États-Unis des «États soutenant le terrorisme», et le gouvernement grec et les autres partis se prononcent clairement en faveur de la fin de l’embargo.
Dimitris Koutsoumbas,Secrétaire Général du Comité central du KKE, a pris la parole lors de l’événement, tandis que l’ambassadeur de Cuba en Grèce, Aramis Fuente Hernández, a adressé un message de bienvenue.
Dans son discours, D. Koutsoumbas a fait remarquer: «Nous sommes ici aujourd’hui pour rendre hommage à la mémoire et à l’action de l’un des grands révolutionnaires communistes du XXe siècle. Le Commandant Fidel Castro Ruz, le leader de la Révolution cubaine et du Parti Communiste de Cuba, dont on célèbre cette année le centenaire de la naissance, mais aussi le dixième anniversaire de sa perte ».
Le KKE rend hommage à la mémoire et à l'apport historique de Fidel à la cause de la libération sociale des peuples d'Amérique latine, à la solidarité internationaliste envers les peuples en lutte, à sa contribution à l'effort de construction d'une nouvelle société, et surtout à la Révolution cubaine. La première révolution socialiste du continent américain, fut l'un des événements marquants de l'histoire mondiale du XXe siècle. Sa longue vie, digne d’un roman, fut consacrée à la lutte révolutionnaire populaire de son peuple. Le fait que Fidel Castro, en qualité de chef de la Révolution cubaine, était une bête noire et suscitait la haine des impérialistes, des exploiteurs et des anticommunistes partout dans le monde, n’est pas dû au hasard.»
Le SG du CC du KKE a parlé en détail de Fidel Castro en évoquant les étapes clés de sa biographie, étroitement liées à la lutte du peuple héroïque de Cuba, subissant depuis des décennies l’agressivité impérialiste. D. Koutsoumbas a démonté les prétextes utilisés par les impérialistes pour s’en prendre à Cuba et a entre autres affirmé:
«Depuis la victoire de la révolution cubaine en 1959, le KKE se tient aux côtés du peuple cubain. Il n'a jamais cessé d'exprimer sa solidarité, même pendant les années difficiles de clandestinité et de dictature. Et cela continue aujourd'hui, sans rien épargner en efforts ni en sacrifices.
Avec des dizaines d’autres partis communistes et ouvriers du monde entier, nous renforçons les initiatives de soutien et de solidarité envers Cuba et tous les peuples souffrant des interventions impérialistes et des guerres.
Nous soutenons les partis communistes et les peuples, car ce sont les seuls à pouvoir décider de l’avenir de leur pays. Nous soutenons la lutte commune des peuples contre la barbarie capitaliste et impérialiste, ainsi que la lutte commune pour l'abolition de l'exploitation de l'homme par l'homme.
Aujourd’hui, nous sommes de nouveau là, fidèles à notre devoir internationaliste, et nous le répétons : ne touchez pas à Cuba!
Qu’ils renvoient sans retour le porte-avions «USS Nimitz», envoyé dans les Caraïbes pour faire avancer leurs projets belliqueux.
Que les impérialistes américains n’osent pas attaquer l’île de la Révolution !
Nous nous opposerons à toute escalade de l'agressivité contre Cuba. Ils se heurteront aux syndicats, au mouvement de paix et anti-impérialiste, aux associations étudiantes, aux organisations de femmes et à toutes les organisations de masse qui luttent pour les intérêts des travailleurs et du peuple dans notre pays.
Nous unissons notre voix à celle du peuple et de la jeunesse cubains manifestant et affirmant haut et fort que ni les menaces, ni le blocus, ni l’embargo énergétique, ni les fausses accusations ne pourront briser leur détermination!
Nous saluons les plus de 6,2 millions de Cubains, soit plus de 80% des électeurs, qui ont récemment signé l’appel à la défense de leur patrie.
Il y a deux mois, le KKE a organisé un grand rassemblement dans le centre d’Athènes et une immense manifestation devant l’ambassade des États-Unis; nous avons clairement fait savoir à tous que Cuba n’est pas seule! Que le peuple cubain peut compter sur le soutien des communistes et du peuple grec dans sa lutte contre la nouvelle escalade de l’agressivité impérialiste, contre les mesures de ce blocus économique barbare.
Nous avons de nouveau organisé un rassemblement combatif devant l’ambassade des États-Unis, à la suite des poursuites engagées contre le chef de la Révolution cubaine, le général Raúl Castro. Nous intervenons au Parlement grec et les députés européens du KKE expriment leur solidarité militante avec Cuba, condamnant l’anticommunisme et la racaille contre-révolutionnaire que l’état-major de l’UE héberge au Parlement européen.
Les organisations du KKE mènent des centaines d’initiatives dans toute la Grèce, à travers des manifestations, des rassemblements et des concerts, afin d’informer largement la population et de faire exprimer la solidarité du peuple grec envers Cuba.
Nous avons signé et diffusé un texte ayant déjà recueilli des milliers de signatures de travailleurs, de représentants du mouvement populaire et de personnalités de la vie publique du pays, sur Internet comme sur papier. Nous avons soumis ce texte à la signature des députés d'autres partis représentés à la Chambre des députés, et, outre les 21 députés du KKE, des dizaines d'autres l'ont déjà cosigné.
Nous soutenons les initiatives de l’Association gréco-cubaine d’amitié et de solidarité.
France : Solidarité avec Cuba ; brisons le blocus15

FSM : journée mondiale contre le travail des enfants 2026
A l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, la Fédération syndicale mondiale (FSM) souligne qu’environ 138 millions d’enfants sont encore victimes du travail des enfants dans le monde, dont près de 54 millions effectuent des travaux dangereux. Malgré les conventions internationales et les engagements solennels, des millions d’enfants continuent d’être privés d’éducation, de loisirs, de soins de santé et d’avenir. Le travail des enfants est souvent présenté comme une exception tragique, liée aux « pays pauvres » ou à un manque de contrôle. Or, il fait fondamentalement partie intégrante de la division internationale du travail propre au capitalisme. Là où la pauvreté est profonde, les salaires bas, la sécurité des familles précaire et le dysfonctionnement des écoles, les enfants sont contraints de travailler. Le capital n’a pas toujours besoin d’employer directement des enfants pour tirer profit du système. Il suffit que les chaînes d’approvisionnement mondiales reposent sur l’extrême pauvreté et une main-d’œuvre bon marché. La FSM soulignant le travail des enfants alimenté par la pauvreté, le faible niveau d’éducation et l’insécurité alimentaire. Ce constat est crucial. Les enfants ne travaillent pas par manque de moralité de leurs familles. Ils travaillent car leurs familles manquent de pouvoir, de revenus et de protection sociale. Quand une famille ouvrière ne peut survivre avec les salaires des adultes, le travail des enfants devient un moyen désespéré de pallier les carences d'un système brutal. Ceci révèle aussi l'hypocrisie de l'ordre capitaliste mondial. Les mêmes entreprises et les mêmes États se targuant de défendre les droits humains recherchent les coûts de production les plus bas possibles, des matières premières bon marché et un droit du travail laxiste. Résultat : le corps et le temps des enfants sont exploités dans les mines, l'agriculture, les usines, le travail domestique et l'économie informelle. Le travail des enfants persiste malgré les conventions démontre les limites des promesses juridiques sans un véritable pouvoir de classe. Les lois et les accords internationaux ont beau être importants, ils n'éradiquent pas la pauvreté et l'exploitation poussant les enfants à travailler. Tant que le capital exigera une main-d'œuvre bon marché et que les familles pauvres seront contraintes de lutter pour leur survie, le travail des enfants resurgira sous de nouvelles formes. La lutte contre le travail des enfants doit donc être une lutte pour les conditions de vie de la classe ouvrière : un salaire décent, l'éducation pour tous, la sécurité alimentaire, le logement, les soins de santé, des syndicats forts et la maîtrise de la production. La liberté des enfants commence lorsque leurs parents n'ont plus à choisir entre la faim et l'exploitation. Le travail des enfants n'est pas une relique du passé. Il est une réalité contemporaine du capitalisme. Il est donc impératif le combattre non par de vaines cérémonies, mais par une lutte des classes contre le système faisant du travail des enfants un rouage de la chaîne du profit.
Bengladesh grèves
Les travailleurs de Benapole, le plus grand port terrestre du Bangladesh à la frontière avec l'Inde, ont lancé des grèves réclamant des salaires plus élevés, de meilleures conditions de travail et des mesures contre les abus des sous-traitants. Benapole est une plaque tournante du commerce entre le Bangladesh et l'Inde, et les perturbations qui y surviennent affectent les importations, les exportations et la circulation des marchandises dans toute la région. Deux syndicats du secteur de la manutention des marchandises sont à l'origine de ces revendications. Les travailleurs soulignent que les frais de manutention ont fortement augmenté ces dernières années, tandis que leurs salaires sont restés très bas.
Grèves en Corée du Sud
Une grève des conducteurs de camions-bétonnières dans la région de la capitale sud-coréenne paralyse des centaines de chantiers et menace le calendrier de plusieurs projets de semi-conducteurs stratégiques. Selon les informations disponibles, environ 8.000 conducteurs participent à ce mouvement, réclamant des augmentations de salaire, des conventions collectives et de meilleures conditions de travail. La grève affecte les chantiers liés à Samsung Electronics et SK Hynix, deux des plus importants fabricants de semi-conducteurs au monde.
Fin de la grève à l'aéroport de Mayotte
Signature d'un protocole d'accord mettant fin à la grève entamée le samedi 13 juin à l'aéroport de Mayotte. Cet accord prévoit notamment une augmentation de 5% des salaires, le versement d'une prime d'intéressement minimale de 3.300 euros et des engagements pour l'amélioration des infrastructures, 35 millions d'euros vont être investis à l’aéroport de Mayotte. La question est de savoir si ces investissements vont se faire ?
1 https://www.medef.com/uploads/media/node/0020/06/16678-reforme-rep.pdf
2 L’expression « fonctionnaires du capital » est utilisée dans la tradition marxiste pour désigner les personnes qui administrent, organisent ou font fonctionner le système capitaliste sans être nécessairement elles-mêmes les propriétaires du capital.
3 https://www.expressions-francaises.fr/tomber-comme-a-gravelotte/
4 UIMM : Union des Industries Métallurgiques et Minières
5 Ebra groupe de presse : https://www.ebra.fr/
6 KKE : Parti Communiste de Grèce
7 Suite à son élection, l'édile Anne-Florence Bourat (Divers droite) a obtenu une hausse de son indemnité qui s'élève donc à 5.200 euros brut mensuel, votée en conseil municipal
8 UIMM : Union des Industries Métallurgiques et Minières
9 https://www.ici.fr/auvergne-rhone-alpes/puy-de-dome-63/greve-chez-flauraud-le-distributeur-de-pieces-automobiles-licencie-et-veut-fermer-neuf-magasins-7149350
10 L'entreprise Technip FMC est spécialisée dans la fabrication de têtes de puits de pétrole et de gaz.
11 L'entreprise emploie 3.500 salarié en France dont 2.800 dans la Pas-de-Calais
12 https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_r%C3%A9gional_de_Bretagne
13 https://fr.wikipedia.org/wiki/Mandature_2021-2028_du_conseil_r%C3%A9gional_d%27Occitanie
14 https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_r%C3%A9gionales_de_2021_en_Nouvelle-Aquitaine
Brochure : " Réindustrialisation : un combat de classe vital pour le changement de société "
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