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Gantry 5

 

France.
Luttes. Camaïeu. Alors que le tribunal doit se prononcer sur l’avenir des 3200 salariés, la CGT appelle à une grève reconductible
Lutte contre la répression. Rassemblement le 23.07 devant le conseil de discipline de la RATP devant lequel la direction traine un délégué CGT du dépôt de Vitry/Seine pour avoir tenu une permanence syndicale contre l’avis de la direction. Un premier rassemblement a eu lieu au dépôt le 20.07
Ce conseil a déjà infligé deux mois de suspension à des syndicalistes CGT pour entrave à la « liberté » du travail lors des grèves de décembre. L’un des deux s’est suicidé sur son lieu de travail à la suite de cette sanction.
Frichti. Après un mois et demi de lutte premier succès des livreurs pour l’essentiels des sans- papiers. 200 régularisations qui doivent déboucher sur un emploi salarié, une indemnité pour les autres.
Albert (Somme) débrayage et manifestation des salariés d’AAA (aéronautique) pour la sauvegarde de l’emploi.
St Florent/ Cher. (Cher) Manifestation à l’appel de la CGT des travailleurs et de la population pour la défense de l’emploi dans le bassin après la suppression de 101 et 72 emplois dans deux entreprises.
Transport (Lorient) Nouvelle journée de grève le 24.07 pour les salaires et les conditions de travail.
Dialogue social, jeunesse voir articles dans l’hebdo.
Véralia. (Verrerie, filiale de l’américain Appolo Global Management) suprime196 emplois sur 2500 en France en prenant prétexte de la pandémie. Pourtant il réalise un CA de + 1,9% et un résultat brut se + 6,5% au 1er trimestre 2020 par rapport à 2019 soit en pleine période de progression de la maladie. La fermeture d’un four en Charente et la mise en service de deux fours en Espagne fait craindre à la CGT la préparation de délocalisation de productions. Véralia a consacré 85% de son bénéfice soit 100 millions à la distribution des dividendes. 53 aux actionnaires US mais aussi 7,5 à BPI (banque publique d’investissement) dont les actionnaires ne se sont pas opposé aux licenciements.
Valéo. Son PDG annonce qu’il a supprimé 12.000 emplois dans le monde dont 2.000 en France (tous les intérimaires disparus en fin de contrat dans le plus grand silence) et qu’il s’apprête à mettre en place un plan « d’économie » de 570 millions. D’après le syndicat ce plan prévoit la suppression de la prime d’intéressement, la réduction des congés, voir pour les cadres la baisse des rémunérations.
Cars Macron. Une nouvelle société Euroline (filiale de l’allemand Fexibus) ferme et licencie les 37 salariés. Flexibus est un spécialiste dans le domaine des transports par cars de la liquidation de la concurrence. En 2016 il liquide sa filiale Mégabus. Des cinq transporteurs à l’origine de l’ouverture des lignes de bus longue distance il n’en reste plus que deux. Pour mémoire Macron, ministre des finances de Hollande, affirmait lors du lancement de cette forme de transport qu’elle créera des milliers d’emplois. Des calculs en prévoyaient entre 20.000 et 25.000. La réalité est toute autre. On se dirige vers le partage du territoire entre deux transporteurs qui feront la loi sur les prix.
Accord de performance collective. (APC). Dans « l’Opinion » (20.07) un avocat-conseil J. Barthélémy et un professeur G. Cette, décortiquent tous les avantages que le patronat peut tirer de cette ordonnance prise, sous le prétexte du maintien de l’emploi, par le seul pouvoir sans aucune concertation avec les syndicats ni débat à l’Assemblée Nationale.
Et pour cause. Le principe d’un tel accord est basé sur le « dialogue social » au niveau de l’entreprise, avec un révolver sur la tempe des syndicats face au chantage patronal sur la suppression d’emplois voire de fermeture. Il s’agit, sous diverses formes de la baisse des salaires au nom de la défense de l’emploi. Pour le salarié qui refuse c’est le licenciement. Mais les deux vont plus loin. Pour eux ce sont les accords de branches qui peuvent être remis en cause dans les diverses garanties qu’ils apportent aux salariés. C’est la possibilité donnée au patronat d’en finir avec toutes les garanties collectives après des années de lutte.
L’expérience montre que partout où de telles pratiques ont eu lieu- telle Continental dans l’Oise- ne garantissent en aucun cas la pérennité e l’emploi.

Monde.
Thaïlande. Forte manifestation le 18.07 à Bangkok contre la politique du pouvoir militaire en matière économique. Le pays a vu son PIB baisser de 10% en raison de l’arrêt des exportations en particulier des composants électroniques. Cette crise se double de la lutte contre la loi 112 qui condamne le crime de « lèse- majesté » vis-à- vis de la famille royale et des plus hauts dignitaires du régime ce qui leur permet un enrichissement au détriment des intérêts du pays.
Inde. La pandémie sert de prétexte pour liquider tous les droits sociaux dans treize états sur les 28 que compte le pays. Il est à noter que ces états sont tous dirigés par la BIP, parti du premier ministre ultra nationaliste qui dirige l’Inde. Les salaires peuvent être baissés sans justification ainsi que les licenciements, la semaine de travail portée à 72 h par semaine. Pour rappel, le confinement a bloqué pendant plusieurs semaines 200 millions de travailleurs saisonniers dans les villes les laissant sans ressources et sans possibilité de rejoindre leurs villages.
Mais ce n’est pas seulement la recherche du profit immédiat qui est visé par ces mesures. Il s’agit pour le gouvernement indien et les grandes sociétés capitalistes d’attirer les capitaux étrangers au détriment de la Chine en profitant de la guerre économique Chine-USA, de diminuer le déficit de la balance commerciale avec la Chine (56 Mds de $ par an) et à terme de la remplacer comme « atelier du monde ». Un programme ambitieux et à long terme qui nécessite la suppression de tout ce qui peut gêner la recherche du profit en matière sociale, environnementale, réglementaire. (On se souvient de la catastrophe de l’usine chimique de l’américain Union Carbide à Bhopal en 1984 qui fit entre 20.000 et 25.000 morts, 300.000 malades sans que les gouvernements successifs prennent des mesures pour éviter une nouvelle catastrophe).
L’inde est souvent présentée comme la plus grande démocratie du monde. C’est plutôt un paradis pour le capitalisme qui est en train de grandir.
France-Chine. Une réunion économique vient d’avoir lieu. La Chine a fait quelques concessions dans le domaine agricole sur l’entrée des produits français et pour Axa la possibilité d’exercer sur le territoire chinois sans partenaire local, ce qui était la règle jusqu’à présent. Une même autorisation pourrait être donnée à la BNP. Pas de précision sur les concessions faites du côté français.
Pour sa part le patronat anglais demande à son gouvernement de limiter ses critiques vis—à-vis de sa politique envers la Chine dans la crainte de voir les exportations anglaises réduites.
Dettes des pays pauvres. (Ethiopie, Pakistan, Cameroun, Sénégal, Côte d’Ivoire) Ces pays ont obtenu de la part du G20 le report du remboursement de leurs dettes envers leurs créanciers jusqu’à la fin de 2020. Pas par bonté d’âme du G 20 mais pour la seule raison qu’un remboursement immédiat les mettrait dans une situation de faillite. L’agence de notation US Moodiy’s refuse cette décision et menace de dégrader encore plus la note de ces pays au prétexte que les marchés financiers n’aiment pas l’incertitude. Le G20 n’a pas réagi. Une nouvelle fois la démonstration est faite que c’est bien le capital qui dirige le monde

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France.
Luttes. Multiples actions contre les suppressions d’emplois annoncées.
Airbus Toulouse fort débrayage à l’appel de la CGT qui rejette le plan de la direction et des autres syndicats qui veulent son « adoucissement ».
Sanofi, Nokia (qui a touché 280 millions de crédit impôt au titre de la R&D) manifestation à Paris,
TUI (tourisme) qui ne demande qu’une plus forte indemnité de départ,
Fed EX avec une deuxième journée de grève pour les salaires.
Dans les hôpitaux actions diverses contre les suppressions de postes et d’emplois à l’exemple de Clermont-Ferrand en grève le 10.07 contre la disparition de 49 emplois.
Biocop Paris (coopérative d’alimentation) en grève depuis une semaine.
La CGT appelle -enfin- à une journée d’action le 17 septembre. Au cours de la réunion avec le premier ministre le 17.07 la CGT a avancé la revendication d’une augmentation du Smig de 10% avec une clause de « revoyure ».
Santé. Voir article dans l’hebdo.
Répression. Elle se fait plus forte dans les hôpitaux et les Ehpads vis-à-vis des personnels qui ont dénoncé le manque de moyens à leur disposition. A l’agence de Pôle emploi de Rennes vis-à-vis d’un salarié qui a agi pour le respect des droits des chômeurs.
Le tribunal de Valencienne condamne un manifestant de la CGT à un mois de prison avec sursis pour un jet de canette sue les policiers. On est loin des paroles de gratitude prononcées il y a quelques jours. La répression est inséparable du capitalisme.
ADP. Se joint à la longue liste des entreprises qui suppriment des emplois. Après 370 suppressions en 2014, elle annonce le départ en 2018 de 1300 à 1400 salariés en pré-retraite c’est 600 nouveaux départs qui sont programmés ainsi que l’annonce de discussion pour un « accord de performance collective ». ADP va distribuer 69 millions d’acompte sur les dividendes de 2019.
Berger (CFDT) et Gallois (ex PDG d’Airbus, président du Conseil de surveillance de Peugeot) viennent d’exposer leurs idées pour combattre le chômage de longue durée. Ils proposent de réactiver à une grande échelle la pratique du « territoire zéro chômeur de longue durée ». Il est demandé aux chômeurs d’effectuer quelques heures de travail d’intérêt général (entretient de chemins de randonnés, d’espace verts et autres activités aussi formatrices !!) en échange des diverses indemnités qu’ils touchent et pour une durée de 20 à 26h par semaine. Les deux font appel aux collectivités locales, aux ONG, à Pôle emploi et d’autres organismes publics et privés qui seraient les maitres d’œuvre de ces initiatives.
Dans le même ordre d’idée fumeuse, le pouvoir relance les « contrats d’insertion » en direction de jeunes, ainsi que diverses autres mesures telles qu’une aide à l’embauche (4000 euros par an) ou l’absence de cotisations sociales (la casse de la Sécu continue) sur les salaires des apprentis dans l’espoir de limiter le chômage des jeunes et de se présenter comme un défenseur de l’emploi.
Dans les deux cas le patronat est exonéré de toutes responsabilités dans la montée du chômage. Ces « emplois » vont plonger dans la précarité un plus grand nombre de personnes au détriment de l’emploi salarié tant dans le privé que le public ouvrant de larges effets d’aubaine pour les employeurs.
Retraite. Dans le discours de Macron le 14 juillet (Voir dans l’hebdo) comme dans celui de politique générale du premier ministre, ils affirment vouloir décaler la discussion sur la retraite par points en 2021 pour tenter de contourner l’opposition qui s’est manifestée et qui perdure. C’est aussi le conseil que leur donne Berger qui y voit un problème de grosse conflialité et qui se prononce lui aussi pour le report sans rien abandonner sur le fond. Par contre le déficit de l’assurance retraite- estimé à 30 Mds- devrait être discuté dès l’automne. Dans ce domaine comme dans tous les autres la lutte reste indispensable. Le « travailler plus longtemps » de Macron et du patronat est toujours d’actualité.
Impôts de production. Si les sommes divergent – de10 à 20 Md- c’est acquis. Le patronat vient de gagner. Les impôts de production vont baisser au nom de la compétitivité. Ce sont les budgets des régions qui vont en faire les frais.
Guadeloupe. La CGT de Guadeloupe ne ralentit pas son action. Avec les salariés des plantations de bananes elle vient de bloquer un important carrefour pour la satisfaction des revendications de ceux-ci. Elle prévoit d’autres actions- sans en préciser pour l’instant la forme- pour obtenir le paiement des salaires de deux entreprises de transport non versés depuis deux mois.

Monde.
Chine- USA. Dans leur lutte pour la suprématie mondiale les USA viennent de marquer un point en obtenant de la Grande Bretagne que celle-ci ne fasse pas appel à Huawei pour l’installation de la 5 G sur son territoire. De même, prenant le prétexte de la défense des « droits de l’homme » à Hong Kong, les USA viennent de mettre fin au traité commercial qui faisait du territoire un lieu bénéficiant d’avantages commerciaux.

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France.
Luttes. Manifestations à Lannion (Cotes d’Armor) le 3.07 contre les suppressions d’’emplois chez Nokia, le 09 à Aéroport de Paris pour le même motif.
Smart. (Hambach, Moselle). Propriété de Daimler-Mercedes l’usine a été conçue pour le montage de la Smart (petite voiture à deux ou quatre portes) mis en vente par Mercedes après le transfert de la fabrication des voitures quatre portes chez Renault en Slovénie et des deux portes en Chine en 2022. Cette production devait être remplacée par la fabrication de voitures électriques, ce qui n’a pas lieu. L’usine emploie 1000 salariés directs et 600 sous-traitants directement employés sur le site. Un repreneur anglais s’est manifesté mais avec moins d’emplois en perspective. En 2015 après une longue lutte la direction avait imposé la semaine de 37 h. payée 35 au nom de la sauvegarde de l’emploi.
Rencontres d’Aix. Elles réunissent tous les ans début juillet économistes, experts, politiques, patronat, syndicalistes pour évoquer l’évolution des questions économiques. Bien sûr sans remettre en cause le système capitaliste. Cette année les discussions ont tourné autour des solutions à la crise qui ne peuvent se trouver (selon eux) qu’au niveau européen avec plus de fédéralisme.
Huawei. Vigoureuse protestation de l’Ambassade de Chine contre la décision de l’Agence Nationale de Sécurité des systèmes informatiques qui refuse à Huawei l’implantation de la 5 G dans certaines zones en France.
Pour rappel les USA mènent une vigoureuse campagne vis-à-vis des pays qui souhaitent installer la 5 G chinoise. L’attitude de la France, répond en partie aux exigences américaines, au moment où Orano (ex AREVA) négocie un contrat de plusieurs milliards d’euros pour une implantation d’usine de retraitement de déchets nucléaires en Chine.
Cadeaux. Bruno Lemaire revient à la charge et déclare sa volonté de supprimer « la contribution à la valeur des entreprises d’un montant de 14 milliards en 2018 » perçue par les régions. Des discussions ont lieu entre les Régions et le Ministère des Finances pour que celles-ci acceptent que les compensions de l’Etat ne soient pas intégrales.
Quant à la Région Occitanie elle se prépare à verser 100 millions d’euros à la filière aéronautique. La Région Occitanie est dirigée par le PS.
Pandémie et misère.
L’INSEE vient de confirmer dans une étude ce que l’on savait déjà : la maladie cause plus de décès en relation avec la situation économique et sociale de populations étudiées. En mars/avril la mortalité à crû de 22 % chez les personnes nées en France contre 48 % chez celles nées à l’étranger. En Seine Saint Denis pour la même période la mortalité a crû de 127 % mais 95 % chez les personnes nées en France, 191 % pour celles nées au Maghreb, 368 % pour celles nées en Afrique Noire. Parmi les causes l’INSEE indique la sur-occupation des logements, l’utilisation des transports en commun, et les « travailleurs clés » (aide-soignant, caissier, livreur).
L’Europe et une nouvelle phase de la mondialisation : « Yannick Jadot : l’Europe est la clé d’une nouvelle mondialisation ». Ursula Von Der Leyen, « notre réponse doit être européenne et guidée par la solidarité et la convergence», tandis que le patron de la banque Lazare déclare « on se souviendra peut-être de ce moment comme le début de l’Europe fédérale ».
Bien sûr, aucun des participants n’envisage la consultation des peuples sur cette nouvelle orientation.
EDF. Sans donner de chiffre la direction envisage un plan d’économie pour répondre « aux conséquences de la crise ».
La Halle aux Vêtements. En liquidation judiciaire, le groupe est repris par Beaumanoir. Beaumanoir reprend 2520 salariés sur 5500.


Monde.
Mozambique : Total investit 23 milliards de dollars au large du pays pour la production de gaz naturel liquéfié qui sera exporté par bateaux. Ce projet est soutenu financièrement par le Crédit Agricole et la Société Générale.
Automobile : longtemps bridée par les normes européennes pour les voitures à moteurs thermiques, la Chine fait une percée spectaculaire dans la voiture électrique. Son avance dans le domaine des batteries par rapport aux constructeurs européens, fait d’elle sur ce marché un concurrent redoutable.
5 constructeurs chinois ont lancé ou vont le faire la vente de leurs voitures électriques en Europe dans les mois à venir, par exemple Hertz va tester cette été 500 voitures électriques chinoises en Corse.
Afrique : si l’information sur la pandémie de la COVID 19 est largement diffusée en ce qui concerne l’Europe, l’Amérique du Nord et du Sud, l’Australie, l’Inde et d’autres pays, les conséquences pour l’Afrique sont nettement moins diffusées. 10 pays sont largement infectés et la situation est jugée préoccupante dans 4 autres.
On estime à 12 000 le nombre de décès, ce qui est un chiffre relativement faible, mais avec des conséquences économiques et sociales profondes. La crise sanitaire a effacé 10 ans de croissance du revenu par habitant, avec comme conséquence la perte d’emploi et le basculement dans la pauvreté extrême. Pour la relance de l’économie il faudrait prévoir 100 milliards d euros pour le secteur privé et 100 pour le secteur public. On est loin du compte avec l’initiative COVID 19 santé en commun qui a rassemblé 512 millions d’euros (57 millions de dons, 455 millions de prêts aux états et aux banques publics de développement). Au regard de cette situation les sommes versées sont insuffisantes par rapport aux conséquences immédiates et futures.

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France.
Luttes. Renault Choisy (Val de Marne) Après une première journée de grève le 2.06 à l’appel de l’intersyndicale, appel à la grève reconductible à compter du 29.06 pour s’opposer à la fermeture du site.
Santé. 30.06. Très forte mobilisation des personnels
L’annonce par le ministre O.Véran d’une augmentation de 300 millions pour les médecins hospitaliers fait figure d’une véritable provocation. Elle se traduirait par une augmentation individuelle de 600 ou 900 euros par mois, loin de rivaliser avec les salaires des hôpitaux privés ce qui ne pourrait qu’accentuer les départs du public vers le privé. Rien n’est dit non plus sur les médecins étrangers qui sont indispensables au fonctionnement de l’hôpital. Devant le refus des organisations syndicales des propositions gouvernementales la conclusion du Ségur sont repoussées au prétexte de la démission du gouvernement. Pour laisser le temps à de nouvelles manœuvres ?
Au travers de la revendication d’augmentation générale des salaires de 300 euros par mois, c’est toute la politique salariale en œuvre dans le public comme le privé depuis des années qui est mise en cause. Elle qui peut faire tache d’huile si elle se termine par un succès. Une question qui concerne tous les salariés.
Outre- mer. La pandémie fait des ravages en Guyane en raison de la pauvreté et de la faiblesse encore plus criante du système hospitalier. Les syndicats des personnels de santé da la Guyane, de la Martinique, de la Réunion, de San Marin viennent d’adresser une lettre au gouvernement pour demander l’ouverture de négociations sur les questions générales du secteur et particulières en ce qui concerne ces territoires.
Guadeloupe. Une grève de 48 h a eu lieu dans le secteur de l’énergie (EDF et privé) les 23 et 24.06.
Presse. Paris-Turf vient d’être repris par le groupe de presse NJJ Presse appartenant à X. Niel (Free) à la barre du tribunal de commerce de Bobigny. Le personnel est en grève depuis une semaine et entend la poursuivre contre le projet de reprendre 151 salariés sur le 250 que compte le journal.
Prestalis Coopérative de distribution de la presse quotidienne et des magazines en cessation de paiement est reprise par un groupe de journaux et de magazines sous le nom de France messageries et qui conserve personnel et installations dans la région parisienne. Ce qui pas le cas à Marseille et à Lyon ou la grève se poursuit contre la suppression de 512 emplois faute de solution industrielle.
Nokia. Environ 500 salariés se sont rassemblé le 30.06 devant le siège à Nozai (Essonne) à l’appel des syndicats pour protester contre les suppressions d’emplois annoncées. Une manifestation nationale est prévue pour le 8.07.
Répression. La presse fait état de la découverte d’un nouveau fichier dans un centre bus. Il s’agit du quatrième cas à la RATP. Il ne peut s’agir d’actes isolés pris par les directions locales mais bien d’une pratique décidée au plus haut niveau de flicage du personnel et des syndicalistes. Des méthodes d’un autre âge qui perdurent.
Var Manifestation devant le siège du peloton CRS autoroutier pour protester contre la convocation du secrétaire de l’UD à la suite du blocage de l’autoroute pendant une manifestation contre la réforme des retraites et d’un dépôt de plainte de Vinci.
Enedis Pays de Loire. Appel CGT à une heure de grève en soutien de trois salariés qui passent en conseil de discipline pour avoir soutenu pendant leurs heures de travail les salariés de Super U qui manifestaient.
Fessenheim. Voir article dans l’hebdo. Au côté des conséquences économiques, écologiques entrainées par la fermeture de la centrale, les conséquences sociales sont nombreuses. En premier pour le personnel employé sur le site. Si celui d’EDF (700 personnes) est plus ou moins assuré, celui des sous-traitants et personnel de service (environ 1300) qui devaient bénéficier d’une reconversion est plus qu’incertain. Aucune des promesses d’activités nouvelles qui devaient être implantées à proximité de la centrale n’est tenue. Pas plus que celles faites aux collectivités locales pour compenser le manque à gagner pour elles du fait de la fermeture.
Enfin la fermeture va coûter cher à l’Etat. La centrale était prévue pour fonctionner jusqu’en 2041. Sa fermeture va entrainer un manque à gagner pour EDF qui sera compensé à hauteur de 400 millions minimum plus des versements supplémentaires si nécessaire.
Un beau succès pour tous les ennemis du nucléaire civil.
Airbus. Air France. Les deux ont largement bénéficié des aides des Etats. 10 ,4 Mds pour Air France entre la France et la Hollande (pour KLM), de continuer à en bénéficier comme Airbus avec le nouveau dispositif de chômage partiel prolongé de deux ans pour tailler dans les effectifs. 5000 pour Airbus en France (15.000 dans le monde), 7585 chez Air France. Dans les deux cas les raisons avancées sont identiques. Ce sont les conséquences de la pandémie. La réalité est qu’il s’agit d’une réorganisation pour toujours plus de profits. Ainsi Air France qui supprime 40% du réseau intérieur en avait le projet depuis longtemps. De même Airbus qui a annoncé la fin prématurée de L’A 380 n’a rien à voir avec le virus. Si les directions et le gouvernement annoncent que ces suppressions se feront sans « licenciements secs » la perte du savoir- faire, la non- embauche de jeunes, la suppression d’emplois chez les sous-traitants et les services qui pourrait se monter à 90.000 pour l’ensemble de ceux-ci vont avoir des conséquences qui vont bien au- delà des seules annonces des deux entreprises.
La CFDT fidèle au rôle qu’elle s’est donné propose une conférence sociale territoriale en Midi-Pyrénées pour la « gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ». Ce qui n’empêchera rien.
FO comme IG Métal font des licenciements « secs » la « ligne rouge » à ne pas franchir. Ce qui signifie que pour les autres formes de suppressions d’emplois, ils ne trouvent rien à redire.
La CGT a organisé une première manifestation à Toulouse le 2.07 et prépare à l’appel de la fédération des Métaux une journée nationale le 9.07. Chez les sous-traitants la lutte s’organise contre la politique systématique du patronat de baisse des salaires sous diverses formes.
Au début de 2020 Airbus a annoncé 2265 suppressions d’emplois dans sa branche Défense & Espace, qui viennent en plus de celles annoncées aujourd’hui. De même en Allemagne 900 emplois devaient être supprimés dans sa filiale Premium Aerotch.
Saur (distribution et gestion de l’eau) Réorganise son activité qu’elle veut plus tourner vers l’international. Avec un plan d’économie de 11 millions en France en 2019 et qui devrait être multiplié par trois en 2020. « Sans plan social », déclare-telle, difficile à croire.
Vente d’armes. Thales va vendre pour 609 millions d’euros de munitions diverses à l’Australie. La France fourni déjà blindés, équipements pour la marine, sonars pour sous-marins et bientôt des sous-marins qui seront fabriqués sur place.
Macron. Dans une interview à certains quotidiens régionaux Macron confirme deux choses. La « réforme des retraites » sera poursuivie et le temps de travail doit être rallongé sans en préciser sous quelle forme. Celle de l’augmentation de la durée de cotisations semble avoir sa préférence.
Monde.
Allemagne. Grève chez Amazone le 29.06 pour de meilleures conditions de travail.
Le changement d’attitude de l’Allemagne vis-à-vis de la mutualisation des 500Mds d’emprunts européens continu à susciter bien des commentaires. Une victoire de la France et de Macron qui relance la solidarité européenne proclament tous les partisans de l’Europe du capital. En effet l’Allemagne qui, lors de la crise de 2008, était à la pointe de la politique d’austérité, les Grecs en ont été les plus grandes victimes, a modifié sa position avec les conséquences économiques du coronavirus. Il ne s’agit pas pour le capitalisme allemand des intérêts des peuples mais de tenir compte des modifications qui sont intervenues depuis 2008 dans le rapport des forces internationales. La Chine a continué à se développer, les USA à agiter la menace de droits de douane sur l’automobile, la concurrence internationale a grandi. L’Allemagne qui a basé sa politique économique sur l’exportation doit se trouver de nouveaux débouchés. En premier en Europe. Encore faut-il pour cela que les pays européens aient les moyens financiers d’acheter les produits allemands. D’où la nécessité de l’emprunt et de sa mutualisation pour en assurer le remboursement. Avec l’Allemagne qui prend la tête de la présidence européenne au 1er juillet les intérêts du capitalisme allemand seront bien défendus.
Chine-Hong Kong. Le récent vote de l’Assemblée Populaire de Chine de la loi dite de « sécurité nationale » soulève en Occident et aux USA une vague de protestations verbales au nom des « valeurs » de ces pays, qui ont été moins regardant lorsque leurs capitalismes se sont massivement implantés en Chine ou ce même pouvoir autoritaire leur offrait l’exploitation sans limite d’une main d’œuvre bon marché sans avoir la possibilité de se syndiquer, ce qui constitue une source de profits élevés. Il s’agit de bien d’autres choses et avant tout de la compétition entre la Chine et les autres puissances capitalistes où tous les coups sont permis pour affaiblir l’autre. Un certain S. Veg, directeur d’études à l’école des hautes études en sciences sociales, écrit dans les « Echos » (2.07) après avoir versé quelques larmes de rigueur en pareilles circonstances Il est vrai qu’un régime juridique répressif n’empêche pas toujours de faire des affaires. Ce qui est l’essentiel.

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