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France.
Luttes. Retraites. Des actions multiples ont eu lieu contre la réforme, même s’il est difficile de trouver l’information, y compris dans la presse régionale. Citons : Edf avec des coupures de courant à Agen, Poitiers, manifestations à Sablé/Sarthe
SNCF. Journée de manifestation et rassemblement à Toulouse des cheminots de la région le 5.02 pour convention collective garantissant les conditions de salaires et de travail.
Enseignement supérieur et recherche. Grève le 05.02. (Voir article dans l’hebdo).
Corse GSM (dépositaire pour la Corse de SFR) Grève depuis le 28.02 à la suite de la rupture par SFR du contrat qui lui donnait l’exclusivité de ses installations. Les grévistes demandent la poursuite de celle-ci.
Cargill Haubourdain. (Nord) poursuite de la grève contre le PSE. Un cabinet mandaté par le CES déclare que l’entreprise est rentable. Les négociations pour la poursuite de l’activité continuent.
Election. SKF Lons-le Saunier. Le journal « le Progrès » rend compte des élections chez SKF. Une participation de 78,51% et l’élimination de la CFDT du CES. La CGT obtient 7 sièges sur dix (1er et 2eme collège). Pas d’autres informations.
Fessenheim. Enseignants. La fermeture du premier réacteur de la centrale a eu lieu le 24.02. Si le sort des 735 salariés EDF est plus ou moins assuré dans de bonnes conditions, celui des 2300 sous-traitants et vacataires n’a fait l’objet d’aucune mesure de reconversion annoncée. Il en est de même pour les finances communales dont les pertes ne sont pas assurées par l’Etat comme il s’y était engagé. Une « nuit noire » à l’initiative de la municipalité a eu lieu le jour de la fermeture en signe de protestation. Cette fermeture qui intervient à trois semaines des élections municipales a un fort parfum démagogique et électoraliste en direction de l’électorat écologiste. En même temps il les invite à augmenter leur pression pour exiger toujours plus de fermeture de centrale. Dès le lendemain de la fermeture ils manifestent pour obtenir celle de Tricastin (Drome) considérée comme « vétuste ». La production d’une énergie abondante, peu polluante, les problèmes sociaux découlant de ces fermetures ne sont pas leurs problèmes.
Même attitude démagogique de la part du ministre de l’enseignement qui annonce une prime de 100 euros brut pour les nouveaux professeurs à compter de la rentrée. Cela alors que rien n’est réglé pour la retraite des enseignants dans le cadre de la « réforme » des retraites.
Ce même ministre vient d’être désavoué par l’inspection générale de l’éducation nationale qui met en cause la « réforme » du bac avec les mêmes arguments que ceux avancés par les organisations syndicales. Cela doit être particulièrement mauvais pour que des fonctionnaires de ce ministère en arrivent à une telle conclusion.
Pierre et Vacances (tourisme). Annonce 220 suppressions d’emplois pour un retour à la « rentabilité » en 2021. Les syndicats dénoncent une mesure sociale indigne.
Profits. Naval group. (Armement) Résultat net : 188,2 millions. Eiffage (BTP). Résultat net : 725 millions (+15,3%). Dividende par action : + 2%. Danone. Danone : Résultat net : 1,9Md (-18%) Cette baisse s’explique par une perte dans sa filiale chinoise et le boycotte pendant deux ans des produits Danone au Maroc. BioMérieux (médicament).371 millions (+7,1%). Edenred (maison mère de Ticket restaurant). 321 millions (+ 23%). Thales (électronique, armement). Résultat net : 14 Md. (+19%). Trésorerie : 1,3 Md (+69%). Dividende par action + 27%.
Peugeot. Beaucoup de battage autour des résultats et de la prime d’intéressement versée aux salariés (Les intérimaires qui ont pourtant contribué au résultat n’y ont pas droit). Résultat net : 3,20 Mds (+370 millions). Les actionnaires verront le dividende porté à 1,23 euro contre 0,78 en 2019. Les salariés vont toucher une prime entre 3500 et 5000 euros brut, en moyenne 4100 soit d’après la direction 2 1/2 mois de salaires. Le salaire est donc en moyenne de 1640 euros brut par mois, très bas compte tenu du niveau de productivité atteint, des horaires imposés (samedi, voire dimanche soi, jours fériés). Peugeot a l’objectif de diminuer encore le ratio salaire/ CA en 2020 en le portant à 10,5 contre 11,1 en 2019. L’exploitation capitaliste demeure bien une réalité.
Dans un article des « Echos » (27.02) le journaliste D. Barroux après avoir versé une larme sur les fermetures d’usine et les suppressions d’emplois cite Peugeot en exemple pour le capitalisme français : Dans une France qui se désole de son industrie, la réussite de PSA est un signe d’espoir qui devrait contribuer à redonner de l’optimisme au capitalisme français.
BNP. La direction propose aux syndicats de modifier les horaires de ses agences. En fonction des habitudes d’une clientèle donnée. Il s’agit d’ouvrir plutôt le matin ou de fermer plus tard le soir. Le résultat, outre les contraintes pour les personnels concernés, sera la diminution des jours de RTT. Pour l’instant les syndicats se sont prononcés contre ce changement. La « négociation entre partenaires sociaux doit s’ouvrir ».
Désindustrialisation. Après une embellie en 2017-2018 elle reprend en 2019. Le solde entre les ouvertures et fermetures d’usines est de -20. En dix ans, la France a perdu 132 usines dans la métallurgie, 105 dans l’imprimerie, les meubles 75, la chimie 72, le textile 69. La branche qui a le plus progressée est le tri des déchets, activité certes nécessaire mais loin de donner la base industrielle au pays. Au moment où Macron doit faire des annonces pour un « pacte productif » le patronat revient à la charge pour que les impôts dit d’entreprises (qui servent au financement des collectivités locales) soient supprimés au nom de la compétitivité. Ces chiffres accablants sur la responsabilité du patronat dans la désindustrialisation l’ont été alors que les réductions de la fiscalité et des cotisations sociales n’ont jamais été aussi forte que sur cette période.

Monde.
Niger. Les professeurs d’universités sont en grève depuis le 20 janvier et ont décidé de la reconduire jusqu’au 20 mars devant le refus du gouvernement d’appliquer un accord sur l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail signé en 2019.
UE. Comme c’était prévisible les négociations sur le budget ont échoué. Aucune nouvelle date pour la reprise des discussions n’est prévue en attendant la fin des marchandages entre les états. Commentant le résultat « les Echos » écrivent : Europe : le festival des égoïsmes. Comme s’il pouvait en être autrement entre pays capitalistes.
Coronavirus. Si les effets de l’épidémie peuvent se comprendre sur le transport aérien et le tourisme en raison des quarantaines imposées, la désorganisation qui gagne l’économie mondiale montre les effets des délocalisations industrielles poussées à l’extrême dans la recherche du profit, du nombre d’usines et de pays impliqués dans la fabrication d’un seul objet qui sera monté sur un ensemble fabriqué ailleurs.
Certains préconisent une relocalisation des productions pour échapper aux conséquences de telles épidémies où catastrophes naturelles. Propositions raisonnables mais qui se heurtent à la logique du capitalisme.
Automobile. Le cabinet IHS Markit prévoit en 2020 une nouvelle baisse de la production mondiale de véhicules (particuliers et utilitaires) entre 2 et 3%. La Chine enregistrerait une baisse de 10% au 1er semestre. Cela après une année 2019 qui a été marqué par une baisse de 4% en Europe et en Amérique (nord et sud) de 8% en Asie, 10% en Chine. Il faut s’attendre à des suppressions massives d’emplois. Avec son annonce, Renault anticipe cette baisse.
Cette étude a été réalisée avant la crise liée au corona virus. Quelles répercussions sur les ventes en Chine ou ailleurs ? Sans doute à la baisse en ce début de 2020. L’épidémie terminée les ventes repartiront -telles ? Si ce n’est pas le cas la situation de l’emploi connaitra une situation plus compliquée que les prévisions laissaient penser.
Inde-USA. (Voir article dans l’hebdo). La signature d’un contrat de fournitures militaires de trois Mds de $ a eu lieu lors de cette rencontre.

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France.
Luttes. La journée de grève et de manif du 20 février, même si la participation a été moindre, marque la volonté de poursuite de la lutte. Les « observateurs » des mouvements sociaux sont obligés de reconnaitre qu’il s’agit d’une lutte d’une ampleur et d’une durée rarement atteintes. Prochaine journée le 31 mars.
Saisonniers. Grèves et actions diverses le 15 février dans l’ensemble des stations de ski. La raison en est la « réforme » de l’assurance chômage qui prive les saisonniers des indemnités journalières ou rend leurs obtentions plus difficiles entre deux périodes d’activité. On estime leur nombre à plus d’un million.
Tulle. Le personnel municipal vient d’obtenir la titularisation de 11 précaires, la création de deux postes dans de nouveaux services, une augmentation de salaire de 30 à 50 euros par mois étalée sur 5 ans.
Avocats. Ils poursuivent leur mouvement avec comme conséquence un engorgement des tribunaux dont les audiences prévues sont reportées jusqu’en 2021. La ministre demande une suspension du mouvement ce qui lui vaut cette très juste réponse des avocats grève ou pas grève la justice est au bord de l’implosion.
La ministre a tenté une lamentable manœuvre de division en adressant aux magistrats une lettre qui accuse les avocats d’entraver la bonne marche de la justice. Les syndicats de magistrats ont remis les responsabilités de chacun en place. S’en prendre aux avocats alors que l’état de délabrement des juridictions n’est pas nouveau et connu de tous est insupportable.
Renault. Voir article dans l’hebdo
Air France. Grève à l’appel de tous les syndicats des personnels des escales que la direction veut réduire, voire fermer le 21.02. Les pilotes de Hop (filiale d’AF sur les lignes intérieures) seront en grève le 24.02 pour l’alignement de leurs salaires sur ceux d’AF.
Profits. Crédit Agricole. Résultat net : 7 ,2 Mds (+5,2%). Faurecia. (équipementier automobile, filiale de Peugeot). Malgré une provision de 193 millions pour réaliser la fermeture de 20 usines dans le monde et supprimer 7.200 emplois annonce d’un bénéfice net de 590 millions, une augmentation de sa trésorerie de 500 millions. Omnium Plastic : Résultat net : 258 millions, trésorerie :347 millions.
Retraite. Première réunion de la conférence de financement des retraites. Cette réunion a surtout tourné pour tous les participants (gouvernement, Medef, syndicats réformistes) de faire main basse sur les 132 Mds de réserves des caisses de retraites complémentaires ou des professions non couvertes par la SS. Pour financer la « réforme ».
Roux de Bézieu (président du Medef) dans une interview aux « Echos (19.02) après avoir émis quelques critiques sur la réforme par points et la manière dont le gouvernement la mène réaffirme les exigences patronales : pas d’augmentation des cotisations, pas de remise en cause des cadeaux sociaux, pas de reconnaissance de la pénibilité, pas d’augmentation du nombre de départs anticipés, augmentation de la durée du travail en repoussant l’âge de départ. Ils ne veulent rien payer. Une réaffirmation du « dialogue social » façon Medef.
La CGT doit décider la semaine prochaine si elle continue à participer à la conférence.
Achat. Alstom achète pour 6 Mds la partie ferroviaire du canadien Bombardier en grande difficulté financière (il a vendu sa branche aéronautique à Airbus ne gardant au Canada la fabrication des avions d’affaires). Le nouvel ensemble va avoir un CA de15,3 Mds d’euros et employer dans le monde 76.900 salariés dans 168 usines. Il devient le deuxième dans le ferroviaire derrière le chinois CRRC (CA de 28 Mds). Bombardier possède une usine en France à Crespin (Nord). La direction d’Alstom affirme que la fusion sera sans conséquence sur l’emploi. Les syndicats sont plus réservés. Ce genre de fusion amène automatiquement des « doublons » dans certaines activités. Doublons que les directions s’empressent de supprimer pour augmenter le profit.
Suppressions d’emplois. Orchestra (enfance et puériculture) annonce 600 suppressions dans le monde 20% des effectifs),300 en France (magasins, logistique, siège social). Airbus. La direction de la division Défense et Espace vient de réunir les syndicats pour annoncer la suppressions de2300 postes en Europe dont 404 en France. Elle justifie sa décision par la baisse des commandes alors qu’elle n’a pas voulu suivre les évolutions qui sont apparues dans le domaine de la taille des satellites. La séparation de l’entreprise en divisions autonomes permet de réaliser une telle opération alors qu’Airbus réalise d’importants profits dans l’ensemble de ses activités.
Monde.
Grèce. Après une journée de grève et de manifestations en octobre nouvelle journée le 18.02 pour la défense de ce qui reste su système de retraite déjà fortement mis à mal par le gouvernement de « gauche » avec des diminutions de pensions de 20 à 60%. L’actuel gouvernement de droite veut aller encore plus loin. La grève a touché tous les secteurs de l’activité économique.
Espagne. Manifestation pendant trois jours des agriculteurs qui, comme partout, ne peuvent plus vivre de leur travail avec la vente des leurs productions à perte sous la pression des multinationales de l’agroalimentaire. Le gouvernement socialiste reconnait son impuissance dans la fixation des prix.
HSBC. La banque sino-britannique annonce la suppression de 35.000 emplois (15% des effectifs) aux USA et en Europe d’ici à trois ans. Elle se dégage des activités jugées « non performantes » au profit d’autres plus « rentables ». Au total c’est 100.000 suppressions d’emplois qui ont été annoncées dans le secteur bancaire européen en 2019-20. (2100 par la Société Générale).
Dividendes. Les grandes sociétés capitalistes ont distribué 1.425 Mds de $ en dividendes en 2019, deux fois plus qu’il y a dix ans. La France est le pays européen qui distribue le plus de dividendes : 63,9 Mds de $. Total se classe 18 eme sur les 20 plus importants distributeurs.
UE. Elle a entamé la discussion de son budget 2021-2027. La proposition de la commission est un budget de 1.095 Mds. A la suite de la sortie de la Grande Bretagne de l’UE il est en baisse de 70 Mds. Le budget est basé sur une contribution des Etats de 1%. du revenu national brut. Pour le maintenir à son niveau antérieur il aurait fallu porter cette contribution à 1,06%. Ce que refusent farouchement des Etas et qui proposent des baisses de certains budgets en premier celui de la PAC. Ce qui va donner une belle foire d’empoigne chacun voulant profiter d’un maximum de subventions tout en versant le moins possible. L’Europe de la solidarité dans toute sa splendeur.
Dans une interview à la presse régionale Macron se pose en défenseurs résolu des agriculteurs. Elections obligent.

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France.
Luttes. Hôpitaux. Il est trop tôt pour avoir une idée exacte de l’ampleur de toutes les manifestations qui se déroulent le14.02. Il est à noter que la mobilisation ne faiblit pas. Tous les jours ne nouveaux chefs de service rejoignent la grève administrative engagée depuis deux semaines.
Retraite. Actions et manifestations diverses tout au long de la semaine. Le 17.02 grève dans les transports parisiens. Le 20 journée d’actions et de manifestations à l’appel de l’intersyndicale.
Eaux d’Evian. En grève depuis le 4.02. Au cours des NAO la direction propose 0,7% d’augmentation de salaire et la baisse de la prime d’intéressement. Inacceptable pour les salariés et la CGT qui rappelle que les profits ont augmenté de 43% en 2019.
SES. (Films plastiques, St Pal des Monts, Haute Loire). Après une grève les 36 salariés viennent d’obtenir la réouverture de leur dossier par le tribunal de commerce qui avait déclaré la faillite. Un investisseur ivoirin est prêt à reprendre le site, les salariés et à investir.
Avocats Malgré les nouvelles propositions du ministère concernant leur caisse de retraite, propositions qui ne changent rien sur le fond, les avocats ont reconduit la grève. La ministre de la justice N. Belloubet déclare : La poursuite du mouvement contribue à dégrader le fonctionnement du service public de la justice au détriment du justiciable. On n’est pas loin de la « prise d’otages ». Quant à la dégradation du service public c’est depuis 2007 et la « réforme Sarkozy », la fermeture de tribunaux, leur éloignement du justiciable poursuivie par tous les présidents qui est la cause, avec la réforme des retraites, du profond malaise de la profession.
Les experts-comptables refusent eux aussi la fin de leur régime particulier. Leur lettre au premier ministre est restée sans réponse. La profession reste divisée sur la décision de l’action à entreprendre pour la défense de son régime.
Chômage. L’Insee annonce une forte baisse du chômage à 7,9% en métropole ce qui amène les cocoricos du pouvoir. Ces chiffres sont en décalage avec ceux de Pôle emploi qui situe le chômage à un niveau plus élevé. Cette différence est due à des méthodes de calcul qui ne sont pas les mêmes entre les deux organismes. Dans « le résumé » c’est le chiffre de Pôle emploi qui est et sera utilisé.
Arcelor Mital. Après consultation de pure forme du CSE la direction décide de la fermeture de la cokerie de Sérémange (Moselle). L’emploi de170 salariés et une cinquantaine d’intérimaires va disparaitre. La CGC justifie la fermeture en raison d’un manque de compétitivité. Les maires de sont eux aussi d’accord sous le prétexte de pollution des eaux. L’inspection du travail à de son côté signalé l’exposition des salariés aux produits chimiques. Mais aucun de ces défenseurs de la nature ne met en cause l’absence d’investissements pour rendre le site non polluant pas plus que les pouvoir publics. A leurs yeux Arcelor qui a engrangé plusieurs milliards de profit ces dernières années n’a pas les moyens d’investir.
Profits. Michelin. Après une provision de 249 millions pour assurer les fermetures d’usines en Allemagne et de la Roche/Yon, annonce un bénéfice net de 1,73 Mds (+4,2% sur 2018) et par action de 3,70 à 3,85. ADP. Résultat net 588 millions (-22 sur 2018 dû à la sortie de l’aéroport d’Istanbul du périmètre). Air Liquide. Résultat net : 2,24 Mds (+6,1%). Il a acheté pour 3,8 Mds des concurrents en 2019. Unibail (immobilier commercial) Résultat net 1,76 Md (+9,3%). Kering (luxe) Résultat opérationnel : 4,7 Mds (+19,6%). EDF multiple par 4 son profit : 5,2Mds. Airbus. Annonce une perte de1,36 Md due à une amende de 3,6 Mds pour corruption et de nouvelles provisions pour l’avion militaire dont la mise au point est toujours difficile.
Santé. L’hospitalisation privée prospère sur le dos des carences organisées de l’hôpital public. Le groupe Orpéa annonce l’ouverture de 1150 lits en 2019, un CA de 3,740 Mds (+9,4%), un objectif de CA de 4,040 Mds en 2020. Pas d’indication sur les profits.
Ferroviaire. L’accord de branche qui doit être signé entre le patronat et les syndicats pour être mis en place ne verra pas le jour. Signé -sans surprise par la CFDT et l’Unsa- la CGT, Sud, FO qui représentent 60% des voix aux élections ont fait jouer leur droit d’opposition. C’est au gouvernement de régler la question par ordonnance. A suivre.
Banque de France. Prenant prétexte de la diminution de l’usage des billets comme moyen de paiement la banque a fermé 37 agences sur 200 avec les conséquences sur l’emploi. Les agences ne s’occupent pas seulement de l’approvisionnement en billets des commerçants ou artisans, elles jouent un rôle important dans l’activité économique locale. Ces fermetures vont se poursuivre au moment où des promesses démagogiques sur le « revitalisation des territoires » sont formulées par le pouvoir. De nombreuses préfectures sont dépourvues d’agences (Arras, Le Mans, la Rochelle, Périgueux, Tarbes etc, etc).
Papeterie de Condat (Dordogne). Propriété d’un groupe espagnol celui-ci a fait le chantage à la fermeture sous prétexte d’investissements trop couteux nécessaire à un changement de production. Les pouvoirs publics ont bien compris le message et ouvert largement leurs bourses. La région Aquitaine fait un prêt de 19 millions sans intérêt et a pris en charge pour 750.000 euros la formation du personnel, l’Ademe d’une aide de 14 millions pour l’installation d’une nouvelle chaudière. De 1000 emplois il y a quelques années la papeterie n’en compte que 400 aujourd’hui.
Transition énergétique. (Voir le point de vue de Communistes sur cette question avec l’article paru dans le numéro de l’hebdo la politique énergétique). Sous le titre Ne pas se tromper de transition énergétique P. Artus (chef économiste de la banque Natixis) met en garde d’un danger, sous la pression des écologistes de tous poils ou prétendants l’être, d’une transition énergétique trop rapide. Ainsi le passage massif à la production de voitures électrique pourrait entrainer la suppression de 1,7 millions d’emplois (en Europe) dans l’ensemble de la filière sur les 4,4 millions qu’elle compte aujourd’hui (chiffres qui prennent en compte l’ensemble des professions concernées). S’il ne traite pas de l’origine de l’électricité consommée par les batteries, il s’inquiète à juste titre, des conséquences prévisibles pour la planète de l’accroissement de l’extraction des métaux qui entrent dans la construction des batteries, seule solution envisagée pour l’instant comme moyen de propulsion de la voiture électrique. Une question trop sérieuse pour la laisser entre les mains du capitalisme et de ses soutiens politiques.
L’Agence internationale de l’Energie (AIE) préconise dans un rapport la poursuite de l’utilisation de l’atome pour une production d’électricité « bas carbone ».
Monde.
UE. L’UE se lance dans le « verdissement » de sa politique européenne. Avec comme objectif de « répondre aux préoccupations écologiques des peuples d’Europe baptisées « green deal ». Elle va y consacrer 1000 Mds d’euros sur dix ans. La réalité est bien différente. La présidente de la commission U. Von der Leyen vend la mèche. Pour elle, ce n’est pas une « dépense » mais un outil d’investissement. Elle explique : Croyez- moi un jour ou l’autre la planète entière devra s’aligner sur le « green deal ». Et nous devrons alors jouer le rôle de pionniers, avec un avantage compétitif sur les autres. C’est nous qui devrons nous imposer sur le marché mondial. On est bien loin de la protection de la planète mais tout prêt de l’aide financière massive au capitalisme européen dans la cadre d’un nouveau marché.
Brésil Le capitalisme contre la nature. Agissant pour le compte des multinationales des mines et de l’agriculture le président J. Bolsonaro veut faire voter une loi qui autorise l’exploitation du sol et du sous-sol de la forêt amazonienne. Les populations indigènes qui y vivent agissent contre ce projet mais ont peu de chance de se faire entendre face à la brutalité des méthodes employées par le capitalisme pour la confiscation des terres à son profit.
Afrique. Après une décision de principe en 2018 l’Union africaine lance, avec la désignation de son secrétaire général, la mise sur pied effective de la « zone de libre- échange africaine » (Zleca). L’Afrique avec 1,2 Md d’habitants et un PIB de 2.500 Mds de$ veut faire passer ses échanges internes de 15 à 50% ce qui suppose un changement économique profond. Moins d’exportation de matières premières, plus de transformations sur place. Le président sud-africain ne fait pas mystère de la volonté du capitalisme africain à s’approprier une plus grande part de gâteau face aux impérialismes qui pillent l’Afrique : Nous devons construire un marché dont les entreprises africaines devront être les acteurs principaux. Et pour faire passer cette nouvelle volonté il ajoute : Le temps du colonialisme et du néo-colonialisme est révolu. Pas celle du capitalisme même recouvert d’une fausse volonté d’indépendance.
Philippines- USA. Ancienne colonie US (1898-1946) signataire d’un accord de défense avec les USA, le Philippines viennent de rompre celui-ci. La Russie ou la Chine ou les deux pourraient tirer parti de cette rupture.
UE-Vietnam. Ils viennent de signer un accord de libre-échange ratifié par le seul parlement européen. Celui-ci prévoit dans un délai de 7 à 10 ans la suppression des droits de douane des produits industriels, des services, l’ouverture des marchés publics. Le résultat escompté est l’augmentation des exportations de l’UE vers le Vietnam de 8 Mds, celles du Vietnam vers l’UE de 15Mds. En 2018 l’excédent commercial du Vietnam se montait à 30Mds envers l’UE. Pour obtenir cet accord les dirigeants vietnamiens ont décidé la privatisation des entreprises d’Etat. Sur les 127 existantes une trentaine l’ont été.
Un deuxième accord sur les investissements est en cours de négociation. Celui -ci devra être soumis aux parlements nationaux.

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France.
Luttes. Retraite. Tout en minimisant le chiffre des manifestants, le ministère de l’intérieur annonce une participation plus forte le 6 février que la semaine précédente. Ce qui contredit tous les commentaires sur « l’essoufflement » du mouvement. Les grèves se poursuivent dans divers secteurs (Voir article dans l’hebdo). Manifestation le 3 février des professions dites libérales pour la défense de leurs systèmes de retraites. Poursuite de la grève des avocats. Si l’on peut se réjouir de l’action de ces catégories qui sont loin d’être parmi les plus combatives il faut en noter le caractère étroitement corporatiste.
Le personnel des hôpitaux sera dans la rue le 14.02, l’Unsa métro appelle à une journée le 17.02.
Sanofi. (Chimie, Mourenx, Pyrénées Atlantique). Au 28.01 les salariés entamaient leur 94 ème jour de lutte sous forme de grève tournante. A l’origine du conflit la fabrication d’un médicament ayant des conséquences néfastes sur la santé, celle des femmes enceintes particulièrement. La direction se refuse à prendre les mesures de protection indispensables.
Pour rappel : le pouvoir a retiré de la liste ouvrant droit à un départ anticipé à la retraite les salariés exposés aux produits chimiques et n’a pas l’intention de le réintroduire dans le cadre des « négociations » en cours avec les syndicats.
Croissance. Elle a reculé de 0,1% au quatrième trimestre 2019, ce qui met en cause les prévisions pour 2020 qui étaient de 1,3%. Les raisons : les grèves et le ralentissement de la consommation des ménages. Pour une fois  constate avec justesse Le cocorico (du gouvernement) n’aura pas duré très longtemps.
Répression Sur proposition du groupe LR le Sénat a adopté une loi visant à installer un service minimum obligatoire dans les transports publics y compris par la réquisition des agents. Le pouvoir ne s’est pas opposé à ce vote et va confier à un expert une mission destinée à préparer un cadre juridique « d’un service minimum dans les transports ».
Décès d’un enfant. Le refus de la ministre du travail M. Pénicaud et les députés EM de porter le congé pour les parents de 5 à 11 jours lors du décès d’un enfant a fait couler un flot de démagogie, y compris de Macron C’est la raison invoquée de ce refus qui est à noter. Les entreprises n’ont pas à payer. Il est possible de parler de réflexe conditionné. Rien ne doit remettre le profit capitaliste en cause, même s’il ne s’agit que de quelques euros par an.
La loi doit revenir devant le Parlement avec comme solution la charge financière payée par la collectivité, à savoir la SS. Sur le fond c’est la même démarche pour le même résultat.
Pêche. L’ile anglo-normande de Guernesey interdit depuis le 1er février ses eaux aux pécheurs français. Ils devront en faire individuellement la demande pour y exercer. Un avant- gout des marchandages après la sortie de la Grande Bretagne de l’UE qui inquiète la pêche française qui réalise 40% de ses prises dans les eaux anglaises.
Lycées. Selon les proviseurs 30 à 40% de lycées ont connu des refus plus ou moins important des contrôles continus organisés dans le cadre de la réforme du bac. Ce que nie le ministre mais qui appelle à la répression en attribuant la note de 0 aux copies non rendues. Les professeurs qui refusent d’organiser les épreuves sont eux aussi menacés. Ce pouvoir ne connait que la répression. Le 5.02 c’est devant un barrage de CRS que la rentrée des élèves s’est faite dans un lycée de Rennes à la demande du proviseur. Ce mouvement dont il est difficile de mesurer toute l’ampleur inédite est à apprécier à sa juste valeur.
Ouverture à la concurrence transports ferroviaires. Après les présidents des régions PACA, Hauts de France, Grand Est qui ont décidé d’ouvrir certaines de leurs lignes à la concurrence c’est au tour de la présidente LR, V. Pécresse, de demander pour la région parisienne le raccourcissement des délais pour que celle- ci intervienne plutôt que prévu. (Entre 2023 et 2039 suivant les modes de transports). Elle lance des appels d’offre pour trois lignes des Tansiliens pour 2023 comme la loi lui permet. Quelle hâte pour détruire le service public.
Politique fiscale. L’Office français de conjoncture économique (OFCE) vient de publier un rapport sur les conséquences de la politique fiscale menée depuis 2010. IL constate que les prélèvements obligatoires ont augmentés de 3,3 points de PIB pour les ménages contre 0,2 pour les « entreprises ». Entre1995 et 2008 les prélèvements augmentent de façon parallèle entre les deux catégories. Elles s’inversent avec la « politique de l’offre » lancée par Hollande. Les prélèvements sur les ménages montent à 28,7%, ceux des « entreprises » diminue à 16% (toujours par rapport au PIB). Les mesures fiscales prises par le pouvoir depuis 2017 n’inversent pas la tendance. Celui-ci qui se vante de redonner du pouvoir d’achat aux Français, n’a pas apprécié et conteste les chiffres de l’OFCE.
Fusion. Worline (service de paiements électroniques) achète pour 7,8 Mds d’euros Ingénigo (même spécialité). Avec 5,8 Mds de CA en 2019 et 20.000 salariés il devient le quatrième groupe mondial.
La Halle (habillement) Supprime 101 emplois (Paris et Issoudun). Elle indique elle-même que ses résultats sont encourageants ce qui ne l’empêche pas de diminuer ses effectifs.
Profits. (Résultats 2019 par rapport à 2018) BNP. Résultat net : 8,2 Mds (+ 8,8%) et + 2,6% par action. Vinci : Résultat net 3,3 Mds (+ 9%) trésorerie 4,2 Mds (+ 1 Md), 3,05 euros par action contre 2,67. L’Oréal. Résultat net : 3,75 Mds (- 3,7%) provenant d’une dépréciation de 606 millions. Total. Résultat net : 11,83 Mds -13%) Les actionnaires ne verront pas le dividende baissé.
Prud’hommes. Ils viennent pour la première fois de condamner la plate-forme Deliveroo à requalifier l’activité d’un salarié en contrat de travail. Plusieurs centaines de procès pour la même cause ont été déposé devant les prud’hommes.
Armement. L’armement nucléaire va bénéficier de 37 Mds pour son entretien et sa modernisation entre 2019 et 2025.
Idée. La bataille idéologique pour faire accepter le capitalisme ne connait pas de répit. Dans « les Echos » (4.02) un article intitulé : quatre scénarios pour réinventer le capitalisme, un certain J.M. Vitorri apporte sa pierre à l’opération. Il fait un certain nombre de constatations. Une étude réalisée dans 28 pays (2/3 de la population mondiale) indique que 57% des interrogés estime que le capitalisme fait plus de mal que de bien (deux tiers en France). Il fait part de quelques déclarations récentes de banquiers ou de dirigeants de fonds spéculatifs qui s’inquiètent : Le capitalisme doit évoluer ou mourir un autre réclame un engagement fondamental envers toutes les parties prenantes et non plus des seuls actionnaires, la lettre d’un banquier à ses confrères réunis à Davos fixer la cible de zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici à 2050 car le capitalisme tel qu’il fonctionne depuis des décennies n’a pratiquement aucune incitation à limiter les rejet de CO2 et autres gaz à effets de serre.
Voilà tout trouvé le scénario idéal (les autres sont écartées telle la régulation du capitalisme et encore plus la socialisation des moyens de productions) Il faut se servir d’une G. Thnunberg ou des écologistes de EE-LV pour rassembler autour du capitalisme les peuples et lui permettre de survivre sans remettre en cause l’exploitation des hommes et de la nature. Avec la caution d’administrateurs salariés dans les CA. Cette convergence idéologique a des effets très concrets. EE-LV observe le silence le plus complet dans la lutte contre la retraite par points.
Conclusion de l’auteur : Dans le passé le capitalisme a prouvé sa formidable capacité à se réinventer.
Faisons- en sorte qu’il ne se réinvente pas. Que les 57% qui pensent que le capitalisme fait plus de mal que de bien rejoignent la lutte révolutionnaire.
Monde.
Chine. L’épidémie de coronavirus donne lieu à une vaste opération de communication des gouvernements sous le prétexte de santé publique. Si une telle épidémie ne doit pas être sous-estimée notons que des épidémies plus graves aux conséquences mortelles ont eu lieu en Afrique sans que cela n’entraine un tel traitement, pas plus que les épidémies de grippe annuelle en France ou le traitement des canicules. C’est aussi la possibilité de quelques critiques fondées ou non envers le pouvoir chinois. Pour la mondialisation capitaliste entre la Chine et l’Afrique, le poids économique est tout autre, le traitement de l’évènement devient différent.
La Chine représente 16% de la production mondiale, 11% du commerce et les mesures de quarantaine prises par le gouvernement vont avoir des répercussions sur son économie et par contrecoup sur l’économie mondiale. Transformée en « atelier du monde » par le capitalisme pour bénéficier de sa main-d’œuvre abondante et à bas coût, l’exportation de produits vers d’autres pays (matériel électronique, pièces détachées d’automobile, textile et bien d’autres) que d’importations tel le pétrole, les matières premières dont les cours chutent en raison de la faiblesse de la demande chinoise tandis que les bourses mondiales sont en baisse.
Afrique. Les criquets ravagent les récoltes de plusieurs pays d’Afrique (Kenya, Ethiopie, Erythrée, Somalie). Il s’agit de pays parmi les plus pauvres du monde où règne une sous- alimentation qui risque de se transformer en famine pour des millions de personnes. De plus d’autres pays africains risquent de se trouver eux aussi ravagés au fur et à mesure du déplacement des criquets qui peuvent parcourir 150 Km par jour. Une seule solution : un épandage massif d’insecticide. 70 millions de $ doivent être rassemblés pour cette réalisation. Au bon vouloir des Etats. Rien n’indique que la somme soit trouvée.

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