N° 991 15/08/2026 Procès le 14 Septembre à Lyon, puis le 26 octobre à Paris…
Depuis maintenant plus d’un an et demi, Alex, militant pro palestinien lyonnais et militant anti-impérialiste, est littéralement harcelé par l'état Français. En mars 2025, il est arrêté sur le tarmac de l'aéroport de Paris a son retour du Maroc par une équipe de la police anti terroriste, pendant que son appartement est perquisitionné et subit ensuite un strict contrôle judiciaire à la fin de ses 48h de garde a vue et de son passage devant le juge. Il sera même suspendu administrativement de son travail avant son jugement, ce qui est fondamentalement anti-démocratique. On lui reproche un discours de soutien au peuple palestinien et à Georges Abdallah.
Il est jugé en janvier 2026 et écope de 10 mois de prison avec sursis, 2000€ d'amende, 5 ans d'interdiction de port d'arme, 5 ans d'inéligibilité, ainsi qu'une inscription au FIJAIT (fichier des auteurs d’infractions terroristes).
En mars 2026, il est à nouveau perquisitionné par la police anti terroriste et maintenu en garde à vu pendant 48h, avant d'être déféré à nouveau, cette fois pour des propos tenus à Beyrouth, au Liban en soutien au peuple palestinien. De nouveau placé sous contrôle judiciaire il ne peut manifester, ni quitter la France et doit pointer une fois par semaine au commissariat.
Son procès aura lieu le 14 septembre à Lyon, et le procès en appel aura lieu le 26 octobre a Paris pour sa première affaire.
Alex, comme bien d'autres militants pro-palestiniens ou simple citoyen horrifié devant le génocide du peuple palestinien, pour de simples mots, est traité comme un terroriste. Il est inscrit au FIJAIT, a été perquisitionné violement deux fois. Il a été suspendu préventivement de son travail, avant même toute sanction judiciaire, s'est vu confisquer plusieurs appareils électroniques. Pour couronner le tout, son compte en banque a été fermé et il ne peut plus manifester. Nous assistons a une véritable négation des libertés démocratiques alors même que son seul « crime » est d’être contre le génocide des palestiniens.
A l'image de nombreux militants propalestiniens, comme Timothée Esprit, Jean-Paul Delescaut, Téba Nezar, Yamin, Shahin Hazamy, Yanis Arab, Francois Burgat, Yasmine, Said, Yanis Arabe, Ismael Boudjekada Olivia Zemor, Rima Hassan, Elyas d’Izmalène, Omar Alsoumi, Anase Kazib et des centaines d'autres, Alex n'est pas réprimé pour un acte, mais pour une parole, pour un discours, rappelons le. Ce n'est pas l'acte qui est criminalisé, mais la parole, le droit démocratique de contester et de lutter contre un génocide et ses acteurs.
Ce simple fait devrait nous alerter : non, les opposants au génocide, à la colonisation et à l'impérialisme ne sont pas des terroristes. Non, ceux qui se tiennent du côté de la grande histoire de la lutte de la classe ouvrière et des peuples opprimés ne sont pas des terroristes. Non, les défenseurs des droits démocratiques du peuple, de ses droits les plus élémentaires, ne sont pas des terroristes.
Après près de 3 ans de génocide, la mort probable de plus de 100 000 palestiniens et de milliers de morts au Liban, l’agression contre l’Iran, il ne devait plus y avoir de militants pro-palestiniens devant les tribunaux français mais tout au contraire, cela devrait être aux apologistes du génocide de répondre de leurs actes.
Refusons la normalisation de la répression contre les militants pro-palestiniens, apportons notre soutien à toutes celles et ceux qui sont du bon coté de l’histoire en défendant un peuple subissant un génocide.
Nous appelons toutes les forces, organisations politiques pro-palestiniennes, anti-impérialistes, révolutionnaires, les syndicats, associations, intellectuels, députés, sénateurs et élus, à s'unir pour la défense d’ Alex et de multiplier les initiatives autour de tous les réprimés. Il en va de notre capacité à soutenir la juste lutte du peuple palestinien, mais aussi de notre capacité à défendre nos droits démocratiques durement acquis, qui constituent une base importante de notre société.
Relaxe pour Alex et tous les réprimés pour la Palestine !
Unissons-nous pour défendre nos libertés démocratiques !
Palestine Vivra, et Palestine Vaincra !
N° 983 24/06/2026 La direction de Fibre Excellence a annoncé, lundi, retirer son offre de reprise du groupe papetier. Le nouvel investisseur est le financier Matthieu Pigasse ayant jusqu'au 2 juillet pour déposer une offre de reprise du fabricant au tribunal de commerce. Entré dans les cabinets ministériels sous le gouvernement socialiste de Lionel Jospin, il sera d’abord conseiller technique dans le cabinet de Dominique Strauss Kahn (en 1998) puis directeur adjoint en charge des questions industrielles et financières au sein du cabinet de Laurent Fabius (à partir de 1999) au programme : la mise en place des grandes privatisations décidées par le gouvernement socialiste (Air France, Crédit Lyonnais, Autoroutes du Sud de la France, etc.). Il travaillera auprès de nombreux gouvernements et fut l’assistant du gouvernement d’Alexis Tsipras lors des négociations sur la restructuration de la dette grecque mettant en œuvre un plan d'austérité drastique et un paquet de réformes contre le peuple grec. Qu'en dit le délégué syndical CGT de Fibre excellence de Saint Gaudens ?
Le banquier d’affaires est « un capitaliste modéré », « proche des valeurs de la CGT », s’est réjoui le délégué syndical CGT du site de Saint-Gaudens ! Cette déclaration constitue un renforcement net de l'orientation du 54émé Congrès de la CGT sur l’adhésion au système et à la collaboration de classe. Sophie Binet a confirmé cette orientation lors de son intervention le 18 juin devant les salariés : « Nous avons réussi à trouver un investisseur français sérieux, solide, intéressé pour investir le moyen-long terme », a-t-elle dit, ajoutant : « Maintenant, c’est à l’État d’être au rendez-vous et de lever les conditions suspensives». Rappelons que Fibre Excellence s’était, engagé, en 2023, à assurer la gestion opérationnelle auprès de Veolia ayant racheté en 2022 la papeterie Chapelle-Darblay à Grand-Couronne (Seine-Maritime) fermée depuis 2019. Les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d'Azur sont prêtes à investir à hauteur de cinq millions d'euros et trois millions d'euros respectivement, a rappelé Carole Delga, la présidente de la région Occitanie. Autre demande une revalorisation du tarif de vente de l'électricité produite par les deux usines de Saint Gaudens (Haute-Garonne, 270 salariés) et Tarascon (Bouches-du-Rhônes, 275 salariés). Les deux dernières grandes fabriques de pâte à papier de France, étaient placées en redressement judiciaire fin avril, son actionnaire indonésien a refusé des investissements supplémentaires. La papeterie Chapelle-Darblay à Grand-Couronne (Seine-Maritime) est fermée depuis 2019. Selon les chiffres du CSE, l'entreprise était déficitaire de 27 millions d'euros en 2025. Ce qui n’est pas dit c’est la distribution de dividendes de 4.400.000 € au profit de son actionnaire unique (37% du résultat net de l'exercice). Les vautours capitalistes: volent l’argent des travailleurs, l’État les gave de subventions. ils profitent des collectivités locales et des entreprises publiques afin de tirer encore plus du profit et jeter ensuite l’entreprise comme un kleenex quand la valorisation du capital est trop faible à leurs yeux. D’ailleurs les travailleurs présents lors du rassemblement se montraient plus prudents que les réformistes de la CGT. En situation de chômage partiel, ils luttent depuis des mois en faveur de leur emploi. Ils sont inquiets concernant leur avenir et celui de centaines de familles de la région, la nouvelle offre de reprise s’accompagnerait d’un gel des salaires pendant trois ans et d’une renégociation des conditions des nouveaux contrats. Une offensive ouverte contre les salaires et un chantage à l’emploi. Cette "victoire" s’obtiendrait au prix d’une dégradation des conditions actuelles. Les travailleurs de Fibre Excellence doivent continuer de se mobiliser. On le voit encore ici la propriété des moyens de production et d'échange est centrale, elle doit revenir à ceux qui, par leur travail, créent les richesses, géré par eux-mêmes afin de satisfaire les besoins sociaux de tous les travailleurs. La lutte pour cette perspective politique a fondé notre existence de Parti révolutionnaire, elle est au cœur de notre combat politique et de la reconstruction d'un courant révolutionnaire fort et actif au plan syndical et politique. Collaboration de classe ou lutte de classe, notre choix est clair, celui de la lutte de classe et il pose clairement la question du changement de société passant par la destruction du capitalisme.
N° 979 28/05/2026 La question des frais d'inscription en forte hausse à propos des étudiants étrangers, hors Union Européenne, vient d'être confirmée par un décret du 20 mai. Cette mesure soulève la colère des étudiants et suscite de nombreuses réactions dans l'enseignement supérieur et la recherche. La Fédération Syndicale Étudiante, avec d'autres organisations syndicales d'étudiants et de personnels rejette cette mesure et participe aux initiatives et manifestations pour la combattre. Nous avons à ce sujet posé quelques questions à la FSE de Sorbonne Université.
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