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735-23/09/2021 Le 15 septembre l'annonce de l'Australie de rompre le contrat signé en 2006 avec la France pour la construction de 12 sous-marins à propulsion conventionnelle a produit une onde de choc dans les milieux gouvernementaux français. Le Drian, actuel Ministre des affaires étrangères qui avaient été le négociateur de ce contrat sous la présidence Hollande n'a pas eu de mots assez durs pour qualifier le comportement du trio USA-GB-Australie qui vient d'annoncer que l'Australie, sur la base des technologies américaine, optait pour 12 sous-marins à propulsion nucléaire. C'est dans une interview sur France 2 que le ministre de la défense s'est exprimé pour fustiger la rupture de l'accord et le changement de cap de l'Australie : "Il y a eu mensonge, il y a eu duplicité, il y a eu rupture majeure de confiance, il y a eu mépris, donc ça ne va pas entre nous, ça ne va pas du tout, ça veut dire qu'il y a crise". Cette déclaration doublée du rappel des ambassadeurs français en Australie et aux USA sont des actes forts qui traduisent le profond dépit du pouvoir face à la volte-face australienne.
Au-delà des phrases et du rappel des ambassadeurs, rappel qui n’a duré que 6 jours. Pour « rétablir la confiance » il a suffi d’un entretien téléphonique Macron - Biden, et des déclarations "apaisantes" de Biden et de Jonhson, des affirmations du premier Ministre australien jurant ses grand dieux que tout cela est dans l'intérêt suprême de la sécurité de son pays et n'a rien à voir avec une quelconque animosité avec la France, il convient d'examiner le sens profond de l'alliance militaire qui vient de se nouer en Asie Pacifique autour du trio dont les USA sont le pivot et l'élément décisionnel.
Cette situation pour être comprise doit prendre en compte l'évolution des rapports au sein de l'impérialisme qui font que les affrontements se sont déplacés vers la zone Asie-Pacifique, la confrontation majeure c'est aujourd'hui celle entre les deux plus grandes puissances économiques mondiales les USA et la Chine. La guerre commerciale qu'ils se livrent et que se livrent leurs plus grands monopoles en est une illustration, comme en est une illustration les efforts qu'ils entreprennent pour étendre leur zones d'influences sur tous les continents.
Pour les USA, la doctrine de "l'Amérique d'abord" (traduisez les intérêts des monopoles capitalistes US d'abord) est le credo de toutes ses directions politiques depuis longtemps en y incluant Trump et Biden. Pour faire face à ce qu'ils considèrent comme leur concurrent adversaire principal: la Chine, les USA ont redimensionné leur présence militaire dans cette région et rassemblent autour d'eux une alliance anti-chinoise qu'ils dirigent dont l'Australie et le Royaume-Uni sont le coeur. Nous avions d'ailleurs souligné que le départ des troupes US d'Afghanistan, comme leur retrait partiel du Moyen- et Proche-Orient correspondait à un redéploiement des forces US vers la zone où se percutent les plaques tectoniques de l'impérialisme à savoir la zone Asie-pacifique. De son côté, Le Brexit a rempli aussi cette fonction de permettre au Royaume-Uni le déploiement d'une stratégie tournée vers l'Asie en coopération avec les USA et qui a été théorisée sous le vocable de Global Britain. La coalition impérialiste dominée par les USA et qui entend englober le Japon et la Corée du Sud... vise à élever le niveau de confrontation avec la Chine et ses alliés. Le choix de permettre l'accès de l'Australie au rang de puissance nucléaire est un facteur essentiel dans cette direction puisqu'elle ajoute une future puissance nucléaire à la panoplie de l'alliance formée par les USA, la G-B et l'Australie. Cette évolution aura pour première conséquence d'accélérer la course aux armements car ni la Chine, ni la Russie ne peuvent accepter une rupture dans l'équilibre des forces. Cette course aux armements, compte-tenu des foyers de tensions existants et tout particulièrement en mer de Chine et autour de la question de Taiwan ne peut être qu'un danger supplémentaire pour la paix mondiale.
Dans cette élévation du niveau de confrontation, pouvant aller jusqu'à la guerre, seuls comptent les intérêts des forces impérialistes dominantes, en l'occurrence les USA. La France est donc traitée par eux en vassale qui doit se plier à ses exigences. Membre de l'OTAN comme la plupart des pays de l'Union Européenne, la France a beau crier à la trahison, elle ne reçoit que le salaire de sa position de dominée. Il est d'ailleurs significatif que l'annonce de la rupture du contrat se soit faite au moment où la présidente de la commission européenne dissertait sur le renforcement de l'intégration militaire au sein de l'UE pour jouer le rôle que lui ont assigné les USA de contrôler la région Europe en les déchargeant partiellement de cette responsabilité.
Les cris d'orfraie de notre gouvernement n'y changeront rien, la France est traitée pour ce qu'elle est par les USA: une puissance impérialiste de deuxième ordre qui n'est pas en mesure, pas plus que l'Union Européenne d'imposer des choix stratégiques.
Alors quel choix pour riposter à ce coup du trio USA-GB-Australie ?
Le gouvernement aura des discours sur l'irrespectueuse américaine, la perfide Albion et la nécessité d'unir l'Europe, mais au bilan le choix sera sans aucun doute de rester dans la vassalité au sein de l'OTAN. L'autre choix, celui pour lequel notre Parti se bat comme force anti-impérialiste, c'est d'exiger le retrait de la France de l'OTAN. C'est le seul moyen de ne pas se laisser entraîner dans un futur conflit impérialiste. C'est celui d'assurer la souveraineté et l'indépendance de la France, celle de lutter pour libérer la France de la domination capitaliste.

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