Gantry 5

 

     Pas un jour ne se passe sans que la politique de force des affrontements au sein de l’impérialisme ne s’exprime dans le monde. Cette tendance est clairement en progression et se manifeste par une agressivité soutenu en particulier du premier d’entre eux : les USA.

     En mai 2018, Trump rompait l'accord du nucléaire iranien et ouvrait alors un tournant offensif dans sa politique au Moyen-Orient. Un an après, Washington durcit encore en ne renouvelant pas les dérogations accordées aux huit principaux pays acheteurs de pétrole iranien : Chine, Inde, Turquie, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Italie et Grèce. Une décision qui vise à réduire à zéro les exportations de pétrole en provenance de l’Iran et étouffer économiquement la république d’Iran afin qu'elle ne devienne pas la principale puissance capitaliste régionale, qui concurrence les alliés stratégiques des États-Unis au Moyen Orient : Israël, les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite. C’est un enjeu majeur pour l’impérialisme nord-américain.

     Les résultats des élections israéliennes sont sans surprise. Ils confirment qu’une majorité de la population israélienne appuie activement ou s’est mis à la remorque des forces nationalistes et colonialistes. Le parti Likoud de B. Netanyahou et la liste Bleu-Blanc de l’ancien chef d’état-major Benny Gantz sont à la quasi égalité avec 35 sièges chacun sur les 120 que comptent la Knesset. L’un et l’autre ne se distinguent que par la forme. Le premier a servi d’attrape-tout à une large fraction de la population qui y voit la seule garantie de leur existence par la colonisation de toute la Palestine, tandis que l’autre a fait miroiter que son opposition pourrait éviter un nouveau mandat du premier ministre Netanyahou empêtré dans des affaires de corruption.

     Le plateau du Golan a été annexé par Israël après la guerre de 1967. Cette annexion n’a jamais été reconnue par l’ONU. Elle est parfaitement illégale et viole la souveraineté de l’État syrien. L’État d’Israël trouve deux avantages à cette annexion : d’une part d’avoir une position stratégique pour contrôler militairement le sud la Syrie et d’autre part de piller les ressources en eau de la région à son profit. Jusqu’ici aucun État n’avait émis le moindre doute sur la souveraineté syrienne sur le Golan et sa population manifeste régulièrement son attachement à la Syrie.