N° 986 16/07/2026 A l’occasion d’un article, publié en ligne le 6 juillet dernier, intitulé « Derrière Rima Hassan, une nouvelle génération militante et des polémiques douloureuses », une journaliste de Mediapart s’essaie à caractériser ce qu’elle considère comme une nouvelle génération de militants de la solidarité avec la Palestine et ses divergences avec ce qu’elle appelle les « soutiens traditionnels de la Palestine ». La question, même abordée par le biais d’un article fortement critiquable et rempli de lacunes, est importante. Nous avons, à plusieurs reprises, fait la clarté sur les différents courants de la solidarité proclamée avec la Palestine, et notamment mis en exergue que les militants visés par la répression d’État sont tous des militants de la solidarité avec la libération nationale de la Palestine, ils prônent le démantèlement de l’État colonial sioniste. Nous essaierons de décrypter l’article et de caractériser les militants de la défense de la Palestine libre, tous ne sont pas tous issus d’une « nouvelle génération », même s’il est indéniable que la jeunesse y prend une part importante.
Quelques éléments à propos du cadre général de l’article
Censé présenter Rima Hassan comme la porte-parole de cette nouvelle génération, l’article reprend beaucoup de termes de l’idéologie dominante, par exemple « les attaques sanglantes du 7 octobre 2023 perpétrées par le Hamas » figure deux fois dans l’article, alors même que l’analyse et la discussion sur la nature de l’attaque de la Résistance lors de l’opération « Déluge d’Al-Aqsa » sont absentes du texte. La négation de la pluralité de la Résistance armée et la diabolisation de l’acte de Résistance du 7 octobre 2023, font partie de la panoplie du bon « journaliste de gauche », voulant afficher une neutralité bidon et ici, une démarche d’enquête. De même, l’article, pour bien « équilibrer » les choses, fait appel à l’inévitable sioniste de « gauche », ici, Albert Herszkowicz, du Collectif de lutte antifasciste contre le racisme et l’antisémitisme (Clara), opposé par la journaliste à Alain Gresh et dont elle publie cette déclaration, justifiant sa « désertion des manifestations », également rituelle dans l’expression de « gauche » de la question, avec l’obligatoire référence à un prétendu antisémitisme : « la non-préoccupation de bien se différencier de tout ce qui touche, de près ou de loin, à l’antisémitisme, la non-prise en compte de la question des otages et la non-prise en considération de la solution à deux États qui est pourtant, en principe, la plateforme commune de toute la gauche française ».
L’article, rédigé la veille du dernier procès de Rima Hassan, s’escrime, tant au sujet de la députée européenne que de cette nouvelle génération militante, de mélanger le pour et le contre. Ainsi, concernant Rima Hassan, elle parle « d’un véritable harcèlement judiciaire subi par l’eurodéputée insoumise », ce qu’il est difficile de nier ; mais ne manque pas d’ajouter plus loin : « Elle est accusée par certaines organisations de lutte contre l’antisémitisme d’avoir repris des tropes antisémites. ». Quant à la génération des nouveaux militants de la Palestine, elle « suscite autant d’admiration que de critiques virulentes. ».
La fameuse nouvelle génération, se contente de nous dire la journaliste, est « moins encartée dans les partis traditionnels, mais aussi plus radicale et plus bruyante », mais se garde bien de réaliser une enquête sur les organisations auxquelles appartiennent ces gens, qu’elles soient politiques ou associatives et surtout sur leur lien avec l’anticolonialisme, question jamais abordée, mot jamais cité : nous avons droit, une fois, au fameux « décolonial », mais il sert juste à qualifier TSEDEK. De cette étude parcellaire et lacunaire, il ressort le rôle que LFI proclame en son propre nom, de porte-parole, sans, en aucune manière analyser les positions de LFI, les mêmes que celles du reste de la gauche, en évitant soigneusement de voir en quoi Rima Hassan doit être distinguée, par ses positions, de la France Insoumise officielle, même si elle leur sert de poisson pilote. Ainsi, nous pouvons lire ceci : « La France insoumise (LFI), principal parti monté au créneau et visé depuis par une salve de mises en cause pour apologie du terrorisme. ». Que LFI soit le premier des partis officiels de gauche à avoir dénoncé le génocide est une réalité indéniable, nous l’avons écrit. Mais tout aussi indéniable depuis que le PCF et EELV ont également adopté cette prise de position, plus rien ne distingue, du point de vue des positions sur le devenir de la Palestine, les trois organisations. La différence réside dans la présence bien plus active et plus nombreuse des militants de LFI dans les initiatives.
Un vrai constat sur le rôle de la gauche, mais une explication générationnelle ne tenant pas la route.
L’article évoque, à travers les positions du PCF, une véritable évolution du mouvement de solidarité avec la Palestine. Le constat juste est exprimé ainsi : « Ce nouveau mouvement social a poussé entre manifestations régulièrement interdites, blocages d’universités violemment dispersés par la police et autres meetings de soutien à la Palestine dans le viseur d’un maccarthysme à la française. Et elle a radicalement transformé en France un mouvement alors principalement porté par des militants d’âge mûr, souvent venus à la cause palestinienne par le Parti communiste ou l’anti-impérialisme des années 1970. » ; ou encore : « la direction du Parti communiste français (PCF) qui a brusquement mis en sourdine son discours sur la Palestine, au grand dam de ses adhérents depuis le 7-Octobre. ». Enfin, la journaliste sollicite Taoufik Tahani, ancien président de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité), qualifié par la journaliste de « canal historique de la mobilisation pour la Palestine en France ». Et les propos de Taoufik Tahani sont limpides : « Au début, on a manifesté sans le soutien de la gauche, à l’exception de LFI. Les militants manifestaient mais leurs appareils partisans, eux, répétaient “est-ce que vous condamnez le Hamas ?” ».
En revanche, l’explication mise dans la bouche de Rima Hassan de ce clivage, ne nous satisfait pas : « Bien sûr qu’il y a une rupture générationnelle, parce qu’il y a une gauche boomer qui a trente ans de retard et s’accroche à “la paix”, “la solution à deux États”. Ils n’ont plus aucune révolte. Je fais leur procès avec insolence, certes, mais à juste titre. ».
L’idée de la « rupture générationnelle » est donc à la fois celle de l’article et celle de Rima Hassan. Nous la réfutons. La différence de ligne entre la gauche et le mouvement de solidarité, sur la question palestinienne n’est d’abord pas si récente. Le PCF, d’abord, a infléchi sa ligne dès les accords d’Oslo, mais nous avons également dit combien ses positions sur la question coloniale en général, notamment depuis 1945 étaient erronées et marquées d’une forte incompréhension de la question coloniale subsistant aujourd’hui également dans certaines autres organisations issues de la nébuleuse du PCF qui leur fait approuver la solution à deux États, ou l’application des résolutions de l’ONU, cela revient au même et, objectivement refuser la libération de la Palestine et la perception de son rôle central. Ce n’est pas une question de « boomers », mais de ligne idéologique et d’empreinte du colonialisme.
Le 7 octobre a eu un effet révélateur, mais pas déclencheur. Ces divergences existaient déjà mais la remise au premier plan de la question palestinienne provoquée par l’attaque de la Résistance palestinienne les a sorties de la grotte où elles hibernaient. Si l’article a raison de parler d’Omar Alsoumi et de la création de l’association « Urgence Palestine », consécutive au 7 octobre, son étude superficielle ne lui permet d’appréhender ce qu’est réellement le mouvement de solidarité avec la Résistance palestinienne en France. Elle passe notamment à côté de ce qui a véritablement mis sur le devant de la scène les pseudo défenseurs de la Palestine, ne voyant les Palestiniens uniquement comme des victimes, des véritables défenseurs de la libération nationale, voyant les Palestiniens comme un peuple construisant sa propre libération nationale. Et LFI, fait partie des premiers, comme toute la « gauche ». Ce révélateur fut la fin victorieuse de la bataille en faveur de la libération de Georges Abdallah, dans laquelle LFI, y compris Rima Hassan, eut une part marginale. Au contraire, cette victoire doit beaucoup aux militants marxistes-léninistes divers, rassemblés dans la Campagne Unitaire Pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah (CUPLGIA), dont ceux du Parti Révolutionnaire Communistes. C’est à l’aune de cette victoire, la seule en France depuis le 7 octobre 2023 sur le sujet de la Palestine, que l’on doit analyser la composition du mouvement de solidarité avec la libération nationale de la Palestine.
Au contraire, l’article se perd en fausses interprétations. Dans son passage sur Albert Herszkowicz, évoqué plus haut, elle rapporte ses propos sur le mouvement de défense de la Palestine entraîné « dans une posture radicale symbolisée par le slogan “de la mer au fleuve, la Palestine sera libre” qui inclut, selon lui, la suppression de l’État d’Israël » ; c’est la vérité, mais ajoute : « ce que contestent les propalestiniens qui le scandent à travers le monde. ». Or c’est faux et c’est vouloir se cacher les yeux sur la situation coloniale et le rôle du sionisme depuis le début. Les véritables défenseurs de la Palestine réclament le démantèlement de l’État colonial sioniste, condition indispensable à la libération nationale de la Palestine, à la fin définitive de la colonisation. C’est la raison pour laquelle ils sont poursuivis par la répression d’État. Il y avait pourtant matière à fouiller le sujet, car la journaliste rapporte les propos d’Anne Tuaillon, présidente de l’AFPS, pourtant rangée dans la « vieille génération », à propos de la « gauche » de la « paix juste et durable » : « il y a une difficulté à reconnaître que, dès l’origine, Israël avait des visées colonialistes, qu’Israël a pratiqué un colonialisme de peuplement-remplacement et s’est construit sur une injustice. La question est là, pour ceux-là, il ne faut rien dire qui puisse laisser entendre qu’Israël ne serait pas légitime ».
Un essai de caractérisation plus conforme à la vérité du mouvement de solidarité avec la Palestine libre
L’article se noie dans les erreurs, la superficialité et la pseudo-neutralité ; ainsi, se voulant critique envers Rima Hassan, la journaliste affirme ; « Certaines positions de Rima Hassan sur d’autres questions que la Palestine ont aussi soulevé des critiques, comme son refus de voter la résolution sur les prisonniers en Algérie (dont l’écrivain Boualem Sansal) ou son relatif silence sur le régime syrien et notamment les Palestiniens victimes du régime Assad et des Russes... ». Les critiques vont donc toutes dans le même sens, il s’agit de passer en revue ce qui, dans le discours de Rima Hassan, ne colle pas à l’idéologie dominante. Pourtant, s’agissant de la question palestinienne et d’un point de vue voulant démontrer la « radicalité » de la députée européenne et son image de « leader moral » du mouvement de solidarité avec la Palestine, d’autres critiques eussent été bien plus pertinentes, mais elles auraient sabordé la « démonstration » de la journaliste. Il aurait été plus juste de pointer sa faible compréhension du stade impérialiste et du rôle des États impérialistes occidentaux pas seulement comme complices, mais acteurs de la colonisation en Palestine. De même sa position plus qu’ambiguë sur le Sahara Occidental, situation en tout point identique à celle de la Palestine, où les impérialistes occidentaux colonisent via un intermédiaire à leur service, ici le Maroc, là l’entité coloniale sioniste, aurait mérité d’être évoquée ; ceci aurait suffit à prouver que Rima Hassan n’est peut-être pas aussi anticolonialiste que d’aucuns le croient.
Par ailleurs, la seule organisation politique hormis LFI citée est Révolution Permanente (RP), au prétexte que son dirigeant, Anasse Kazib est, lui aussi jugé pour pseudo « apologie du terrorisme ». Or, Révolution Permanente, comme d’autres organisations du mouvement trotskiste qui lui sont proche (NPA, LO) ne perçoit pas la question coloniale à cause de son lien avec la question nationale. Internationalistes « anti-nations », ces mouvements ne font pas de différence entre un nationaliste français et un nationaliste palestinien, entre la Bourgeoisie impérialiste et la bourgeoisie des pays opprimés, souvent divisée entre bourgeoisie compradore et bourgeoisie nationale. Cela se traduit pour RP par la mise sur le même plan, au moment de l’agression US, de l’impérialisme dominant US agresseur et du gouvernement, certes bourgeois, du Venezuela agressé. Pour le NPA-Révolutionnaire (NPA-R), il n’y avait rien de plus urgent que de chasser des manifestations contre l’agression impérialiste de l'Iran, des Iraniens favorables au régime en place. Enfin, LO enjoint les Résistants Palestiniens à « sortir du nationalisme », quand elle n’évoque pas la fraternisation entre prolétariat palestinien et soi-disant « prolétariat israélien ».
Si la journaliste note fort justement, une entrée de la jeunesse, notamment étudiante dans la bataille, pointant la répression des directions d’université contre les partisans de la solidarité avec la Palestine, elle choisit de ne pas interroger les engagements politiques de ces jeunes qui, s’ils ne sont pas dans les partis traditionnels, sont parfois à RP ou au Parti Ouvrier Indépendant (POI trotskiste lambertiste, propalestinien de tradition et jouant un rôle dans LFI) mais aussi dans des organisations marxistes-léninistes, en premier la Jeunesse Communiste récemment reconstituée dont les futurs militants ont été fer de lance de la campagne de libération de Georges Abdallah et dans une organisation syndicale étudiante la Fédération Syndicale Étudiante (FSE). Il aurait également été utile d’enquêter sur les nombreux réprimés d’État, comme Alex, de la JC, réprimé pour son soutien à la Résistance armée ou l’universitaire honoraire François Burgat. Cela aurait permis de sortir du cliché parcourant l’article : Ils sont tous jeunes ; ils sont tous derrière Rima Hassan ; et le clivage est générationnel. Et peut-être de voir pourquoi les militants de la solidarité avec la Palestine libre pensent que le combat des Palestinien est essentiel pour leur propre émancipation.
En Conclusion
Pour les partisans de la libération nationale de la Palestine, rien n’est plus urgent que de parler sans cesse de la situation à Gaza et dans toute la Palestine, et d’en rappeler tous les enjeux. Il faut, bien sûr, dénoncer les bombardements n’ayant jamais cessé, la destruction systématique des habitations à Gaza, un modèle qui ressert au Sud du Liban, dénoncer la torture dans les prisons, dénoncer le commerce avec les colonies sionistes en Cisjordanie occupée, les Bédouins chassés de chez eux dans le Néguev occupé et l’occupation et la colonisation de la Palestine, en général.
Soyons les porte-voix de celles et ceux que l’on veut effacer. Et, donc, dénonçons, certes, mais ne nous contentons pas de dénoncer. Cela signifie ne pas s’en tenir à la vision des Palestiniens comme des victimes, mais malgré tout, comme un peuple construisant sa propre libération nationale. Et ne pas non plus en rester aux explications de notre « gauche » bien-pensante sur la soi-disant « paix juste et durable » celle-ci n’est rien d’autre que la paix coloniale et ne remettant jamais en doute l’existence de l’État colonial sioniste autant dire la poursuite de la colonisation. Dans leur grande majorité, les gens de « gauche » refusent d’analyser correctement la situation coloniale en Palestine. Et la raison en est simple, ils sont indélébilement marqués par l’héritage idéologique de la colonisation, de l’impérialisme français, des « Lumières » de Voltaire. Leur position consiste à dénigrer le Hamas ou la Résistance armée, expliquant aux Palestiniens qui doit organiser la résistance et comment. Ce sont toujours les mêmes qui parlent de paix et non de libération nationale de la Palestine. Les mêmes parlent de « solution à deux États » permettant de facto le maintien de la colonisation. Ceux sont là encore les mêmes parlant de « complicité » des impérialistes occidentaux et non de leur implication directe dans la colonisation. Ce sont enfin les mêmes qui tentent objectivement d’épargner l’impérialisme français en le disant sous pression des lobbies comme le CRIF.
Nous le redisons; les Résistants palestiniens combattent le même ennemi qui nous opprime : l’impérialisme occidental. Leur victoire serait un signal fort en faveur de notre propre émancipation. Un peuple luttant pour sa libération nationale, contre une créature des impérialistes occidentaux, lutte aussi contre la colonisation et ses présupposés idéologiques qui gangrènent aujourd’hui l’ensemble de la « gauche » française.
Pour le Parti Révolutionnaire Communistes, le combat de la Résistance palestinienne, qui affronte directement la pointe avancée de l’impérialisme occidental est vital pour les prolétaires de l’ensemble de la planète ; les Palestiniens sont un peuple acteur de sa propre histoire, en lutte contre le sionisme, l'impérialisme et la réaction, pour sa libération nationale, un long combat dont nous devons reconnaître la centralité et le caractère stratégique pour notre propre émancipation.
L’État colonial sioniste tombera, c’est le sens de l’histoire ; et la Palestine sera libre de la mer au Jourdain !
N° 984 02/07/2026 Au Liban, la trahison des dirigeants ne passe pas
Le président libanais Aoun et le premier ministre Nawaf Salam, que l’on savait exécutants aveugles des décisions des impérialistes US, ont signé, vendredi 26 juin un accord avec les occupants sionistes sous le haut patronage de l’impérialisme US. Cet accord est une honte, enfonçant un coin énorme dans la souveraineté libanaise et justifiant le maintien de l’armée coloniale d’occupation sioniste dans le sud du pays, sans même que les sionistes ne s’engagent à cesser les bombardements. Cet accord a été voulu par ces deux sombres personnages pour court-circuiter les négociations entre les USA et l’Iran, celles-ci incluaient le retrait des occupants sionistes du Sud du Liban.
Tous les analystes, on le comprend bien nous avaient expliqué que Trump lâchait l’entité coloniale sioniste à cette occasion se sont encore lamentablement trompés. Chaque « négociation » n’est, pour les USA qu’un moyen de gagner du temps pour se « refaire ». Les hostilités ont d’ailleurs repris, deux bombardements US en Iran suivis chacun d’une réplique sévère sur les bases US.
Dans ce contexte, l’accord de reddition de la direction bicéphale du Liban est fortement contesté. De nombreuses manifestations ont eu lieu, en particulier autour de la résidence du premier ministre. Le président du parlement, Nabih Berri, dirigeant historique du mouvement Amal, composé de chiites, a rejeté l’accord et que jamais il ne serait approuvé par le parlement a-t-il indiqué. Le Hezbollah et ses alliés au Parlement ont vertement critiqué l’accord de la honte. Par exemple, le député Melhem Al-Hujairi, du bloc « Fidélité à la Résistance » n’a pas été surpris « par la signature, par les autorités perfides et traîtresses du Liban, d’un accord-cadre humiliant avec l’ennemi israélien, étant donné l’approche perfide et soumise adoptée par ces mêmes autorités, mises en place par la force du terrorisme américano-sioniste, qui promettent quotidiennement une obéissance aveugle au monstre américain et au boucher sioniste qui massacre notre peuple ». Il a conclu en indiquant: « le sort de cet accord est voué aux oubliettes de l’histoire ».
Le « Courant Patriotique Libre » de Michel Aoun ayant constaté: « l’accord n’a pas stipulé explicitement et clairement le retrait israélien des territoires libanais occupés, ni précisé de calendrier pour ce retrait. » Il a fustigé l’utilisation du terme « redéploiement » ceci créant « de nombreuses ambiguïtés », et « accroît l’incertitude quant à l’accord et ses implications » et critiqué l’utilisation d’une terminologie qui pourrait créer « une faille qu’Israël peut exploiter pour manœuvrer et perpétuer son occupation du territoire libanais ». Le communiqué du CPL constate: « l’accord a ignoré l’accord d’armistice, pilier fondamental sur lequel toute solution durable doit reposer ».
Le Parti nationaliste social syrien a quant à lui rejeté cet accord étant selon lui « une copie de l’accord malheureux du 17 mai », conclu en 1983. Le taxant de « crime injustifiable sous aucun prétexte, car il s’agit d’un coup d’État contre les principes nationaux du Liban, d’un déni de son identité et de son rôle, et d’une capitulation face à la volonté de l’occupant et aux objectifs de l’agression », le PNSS a sommé les autorités libanaises de s’en retirer afin de préserver l’unité.
Enfin, le Parti Communiste Libanais a rejeté cet accord, affirmant qu'il « ne sert que les intérêts israéliens ». Hanna Gharib, secrétaire général du Parti communiste a déclaré : « Il n’y aura pas de paix avec un État d’apartheid et génocidaire. Unissons nos efforts pour faire tomber cet accord honteux ».
Les réactions hostiles vont au-delà des alliés traditionnels du Hezbollah. Walid Joumblatt, ancien dirigeant du Parti socialiste progressiste, a déclaré: « ce qui est étrange dans cet accord tripartite, unilatéral dans sa forme et son contenu, c’est l’absence totale d’un accord de trêve. » Quant au député Ousama Saad, du PSP, celui-ci relevé : « les prétextes à la discorde sont présents… Les pièges israéliens sont tendus… comme si le Liban avait besoin de cet accord maudit… la sécurité du front intérieur est une tâche fondamentale en ces temps difficiles…».
La députée indépendante Halima Qaaqour a interpellé le Président et le Premier ministre : « Comment pouvez-vous accepter cette clause qui stipule de "s’abstenir de toute mesure hostile ou antagoniste dans les instances politiques ou juridiques internationales" ? Cela signifie-t-il qu’il ne faut pas engager de poursuites judiciaires contre « l’ennemi » pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ? Êtes-vous ainsi entériné l’impunité, privant de justice des milliers de victimes de crimes de guerre et de violations du droit international humanitaire, et privant le Liban d’une indemnisation financière substantielle pour ces crimes ? ».
Même l’Arabie Saoudite, dont on connaît l’influence sur le principal parti de la Bourgeoisie compradore, d’obédience sunnite, le « Courant du futur » de Saad Harriri, avait approuvé la nomination de Salam comme premier ministre, a émis des doutes sur l’accord.
Il n’y a donc rien à attendre de cet accord, es sionistes continuent et continueront de bombarder et d’essayer de gagner du terrain et la Résistance continue et continuera de résister et d’empêcher la progression de l’armée coloniale d’occupation.
Défendre encore plus la Palestine
Pendant ce temps, l’État colonial sioniste poursuit ses massacres et sa volonté d’annexion de la Cisjordanie. A Gaza, il n’est pas une nuit ni une journée sans un bombardement. Les sionistes utilisent de nouveau la stratégie de la « double frappe » : un premier bombardement ou tir de char, puis une attente pour l'arrivée des secours arrivent et un deuxième tir afin d’achever les blessés et de tuer le plus possible de gens qui ont voulu leur porter secours. En Cisjordanie, les expulsions, les vols de terres par les colons avec le soutien de l’armée coloniale d’occupation qui sont quotidiens.
Et on ne compte plus les déclarations cyniques des dirigeants de l’entité coloniale génocidaire affirmant on ne peut plus clairement leurs intentions d’éradiquer les Palestiniens ni les affirmations de « citoyens » de l’État colonial sioniste déclarant leur légitimité divine ou la nécessité de tuer tous les Palestiniens, cela, bien entendu, en totale impunité.
Dans tous les pays impérialistes occidentaux, et en France, en particulier, les media ne parlent absolument pas de la Palestine. Certes, ils n’en ont jamais beaucoup parlé, mais, dans les phases actives de bombardement, ils étaient obligés d’y faire allusion, au moins vaguement. Or, nous sommes au cœur d’une phase active de bombardement. Mais les penseurs de l’idéologie dominante, décident pour les journalistes, ont décidé qu’il fallait le nier. La ligne a été résumée par la déclaration hallucinante du ministre Barrot le 15 juin dernier : « Il y a désormais un cessez-le-feu à Gaza, certes imparfait, violé, mais qui existe ! ».
Dans ce contexte où plus que jamais, il s’agit de laisser les sionistes « génocider » en paix, étant donnée l’image qu’ont désormais les peuples du monde de l’État colonial sioniste, rien ne soit être dit, absolument rien, pour les impérialistes, c'est l'essentiel. L’entité coloniale génocidaire vient de décider d’interdire les visites de la Croix Rouge aux détenus palestiniens des geôles coloniales, car, selon un ministre « Cela aurait de mauvaises conséquences sur l’image internationale d’Israël ».
Au contraire, pour les partisans de la libération nationale de la Palestine, parler sans cesse de la situation à Gaza,rien n’est plus urgent et d’en rappeler tous les enjeux. Il faut dénoncer, bien sûr, dénoncer les bombardements n’ayant jamais cessé, la destruction systématique des habitations à Gaza, un modèle qui ressert au Sud du Liban, dénoncer la torture dans les prisons, dénoncer le commerce avec les colonies sionistes en Cisjordanie occupée, les Bédouins chassés de chez eux dans le Néguev occupé, l’occupation et la colonisation de la Palestine, en général.
Soyons les porte-voix de celles et ceux que l’on veut effacer. Et, donc, dénonçons, certes, mais ne nous contentons pas de dénoncer. Cela signifie ne pas s’en tenir à la vision des Palestiniens comme des victimes, mais malgré tout, comme un peuple construisant sa propre libération nationale. Et ne pas non plus en rester aux explications de notre « gauche » bien-pensante sur la soi-disant « paix juste et durable » elle n’est rien d’autre que la paix coloniale et ne remettant jamais en doute l’existence de l’État colonial sioniste autant dire la poursuite la colonisation. Dans leur grande majorité, les gens de « gauche » refusent d’analyser correctement la situation coloniale en Palestine. Et la raison en est simple, ils sont indélébilement marqués par l’héritage idéologique de la colonisation, de l’impérialisme français, des « Lumières » de Voltaire. Leur position consiste à dénigrer le Hamas ou la Résistance armée, expliquant aux Palestiniens qui doit organiser la résistance et comment. Ce sont toujours les mêmes qui parlent de paix et non de libération nationale de la Palestine. Ce sont les mêmes qui parlent de « solution à deux États » permettant de facto le maintien de la colonisation. Ce sont enfin les mêmes qui parlent de « complicité » des impérialistes occidentaux et non de leur implication directe dans la colonisation. Les mêmes encre tentent objectivement d’épargner l’impérialisme français en le disant sous pression des lobbies comme le CRIF.
Nous le disons à nouveau ; les Résistants palestiniens et Libanais combattent le même ennemi qui nous opprime : l’impérialisme occidental. Leur victoire serait un signal fort pour notre propre émancipation. Un peuple luttant pour sa libération nationale, contre une créature des impérialistes occidentaux, lutte aussi contre la colonisation et ses présupposés idéologiques qui gangrènent aujourd’hui l’ensemble de la « gauche » française.
Concernant le Parti Révolutionnaire Communistes, le combat de la Résistance palestinienne, qui affronte directement la pointe avancée de l’impérialisme occidental est vital pour les prolétaires de l’ensemble de la planète ; les Palestiniens sont un peuple acteur de sa propre histoire, en lutte contre le sionisme, l'impérialisme et la réaction, en faveur de sa libération nationale, un long combat dont nous devons reconnaître la centralité et le caractère stratégique pour notre propre émancipation.
L’État colonial sioniste tombera, c’est le sens de l’histoire ; et la Palestine sera libre de la mer au Jourdain !
N° 983 23/06/2026 Les récentes déclarations de Jean-Luc Mélenchon, à la suite de la volonté du préfet de police d’interdire le concert organisé par LFI place de la République, indiquant: « Le CRIF commande aux ministres » ont fait couler beaucoup d’encre et de fiel. Nous reviendrons dans un second temps sur les accusations ignobles d’antisémitisme, venant y compris de la gauche. Ce qui nous intéresse au premier chef c’est l’erreur fondamentale que commet le dirigeant de la France Insoumise.
La classe dominante dirige, pas le courant sioniste
Le président du CRIF, agent spécial de l’entité coloniale sioniste en France, a bien lancé le processus ayant mené à l’interdiction par le préfet de police, dont il n’était d’ailleurs pas difficile de prévoir qu’elle serait invalidée par les juges. Mais le CRIF, tout comme les nombreuses associations sionistes présentes dans notre pays, ne donne pas d’ordre au gouvernement. Ce sont au contraire la Bourgeoisie capitaliste et ses fondés de pouvoir qui utilisent le CRIF et les autres associations sionistes comme leviers afin de faire peur, censurer ou réprimer ceux qui défendent la Palestine, et particulièrement les partisans de la Palestine libre de la Mer au Jourdain.
Beaucoup de gens de bonne foi croient le lobby sioniste infiltré dans les rouages des États impérialistes occidentaux ou fait pression sur eux et que les fondés de pouvoir des multinationales qui dirigent ces États obéissent aux injonctions, conseils, pressions de ces lobbies, voire agissent parce qu’ils sont largement financés par eux, comme c’est le cas avec l’AIPAC aux USA. Que des politiciens du Congrès ou du Sénat US ou de l’Assemblée nationale ou du Sénat français aient un fils à la patte, c’est bien possible et même fort probable. Mais les décisions politiques ne sont pas prises en fonction de groupes de pression, le monde ne fonctionne pas ainsi ; les dirigeants occidentaux ne sont pas au service de lobbies, mais au service de la classe dominante, leur Bourgeoisie capitaliste, leurs multinationales.
L’entité sioniste est une carte du jeu impérialiste occidental, mais une carte essentielle
Croire le contraire, c’est méconnaître le fonctionnement du système capitaliste et de son stade impérialiste. Si la rivalité des puissances impérialistes d’Europe a cédé la place, après 1945, à un bloc impérialiste occidental, rangé derrière les USA, cela n’empêche pas les contradictions entre les puissances impérialistes. Mais, sur la question essentielle de la domination du monde, notamment du Proche et du Moyen Orient, et spécialement la colonisation de la Palestine ce sont les multinationales occidentales dictent leur feuille de route, ce sont les impérialistes occidentaux décident. L’histoire l’a montré ; les dirigeants britanniques, avec l’aide de leurs homologues français, ont décidé la création d’un État tampon au Proche Orient, pour contrôler les voies maritimes, veiller à la segmentation du monde arabe et mettre la main sur les richesses du sol. Ils ont rencontré, pour ce faire, et utilisé le courant sioniste et son projet colonial de substitution.
Aussi nous disons à ceux s’étonnant ou s’indignant de la « complicité » occidentale avec le génocide que les États impérialistes occidentaux ne sont pas complices, mais acteurs de la colonisation de la Palestine, et depuis le début. La position, par exemple, de Carrefour ou de la BNP-Paribasen Palestine occupée suffit à le prouver. L’existence de l’entité coloniale sioniste est vitale pour les multinationales US, françaises, britanniques, etc. elles profitent directement de la colonisation de la Palestine. Ils en ont besoin, quelles que soient les horreurs commises. Et pour un État comme les USA qui s’est construit sur le génocide d’un peuple, sur une identique colonisation de substitution, il n’existe aucun problème moral à soutenir l’éradication des Palestiniens.
De même, contrairement à ce que pensent de nombreux états-uniens justement indignés des exactions des armées US et sioniste, l’agression impérialiste contre l’Iran ne s’explique pas parce que « Trump fait la guerre pour Israël », mais par la nécessité de maintenir la domination impérialiste occidentale sur les Proche et Moyen Orient. Trump a, pour le moment, manqué son coup, mais il a monté l’agression afin de servir, non pas les sionistes, mais ses propres multinationales, dans le cadre de la rivalité impérialiste majeure entre les USA et la Chine.
En France, les sionistes sont aussi des instruments de la classe dominante
Concernant la question particulière de la répression d’État en France, toutes les officines sionistes sont utilisées pour déposer des plaintes, afin de se constituer partie civile, mais ce sont bien les dirigeants de l’État bourgeois qui organisent la répression policière et judiciaire, avec la sortie de la loi sur la presse du délit d’apologie du terrorisme, avec la circulaire assassine de Dupond-Moretti, quelques jours après le 7 octobre 2023. Comme les fondés de pouvoir, la justice n’est pas au service de lobbies, mais de la classe dominante capitaliste. Comme l’ont défini Engels et Lénine, elle est une force spéciale de répression, au service d’une autre : l’État. Il faut d’ailleurs s’intéresser aux cibles visées par cette répression d’État. Après un moment court de brouillage, gouvernement et magistrats se sont concentrés sur leurs véritables ennemis. Ceux prônant les deux États, la paix juste et durable, et autres balivernes ne sont pas visés. On poursuit, on prive de leurs revenus, on condamne les partisans de la Palestine décolonisée et libre, et donc du démantèlement de l’entité coloniale sioniste et le soutien à la Résistance, sous toutes ses formes. Ceci expliquant : que la seule qui est vraiment embêtée à LFI est Rima Hassan, qui, malgré sas lacunes en termes de compréhension du système impérialiste, prône un État binational, une façon de dire la Palestine libre, sans vraiment le dire.
L’affaire de Nuñez, aidé du CRIF, contre LFI répond surtout à des objectifs de politicaillerie intérieure. D’un côté, LFI affiche bruyamment son soutien à la Palestine, tout en restant au milieu du gué, se refusant à envisager le démantèlement de l’entité coloniale sioniste. Mais, comme ils sont les seuls de la « gauche » parlementaire à se saisir de cette question, ils rassemblent. Et, même si leur position sur la colonisation en général est loin d’être claire, le Sahara Occidental ou leur récent vote colonialiste sur la Guyane, ils incarnent, pour une partie de la jeunesse, la solidarité avec le peuple de Palestine. Leur conception porte tout de même une grosse limite : ils considèrent les Palestiniens uniquement comme des victimes et non comme un peuple qui construit sa propre libération nationale, car ils ne soutiennent pas la Résistance, au contraire. Le gouvernement fait feu de tout bois sioniste pour réprimer les voix favorables à la Palestine, les faire taire ou leur faire peur et il utilise l’argument idéologique de l’antisémitisme. La pseudo interdiction du concert est une nouvelle péripétie de cet affrontement. Il s’agit, soit de faire pression sur les partisans de la FI afin qu’ils lâchent un peu la défense de la Palestine, soit d’exhiber LFI comme seul soutien de la Palestine, aux dépends de celles et ceux qui veulent la libération nationale palestinienne. Enfin n’oublions pas le cadre des affrontements entre politiciens dans le temps qui sera très long de campagne électorale. À neuf mois des élections présidentielles, les actuels fondés de pouvoir du Capital tentent (et tenteront encore), dans un double mouvement, de confiner LFI à cause de son soutien à la Palestine, en assimilant ce soutien à de l’antisémitisme, mais cela semble bien compliqué, et de confiner le soutien à la Palestine à la seule FI, afin de réduire au silence les partisans de la libération nationale, ceci a échoué au moment de la lutte pour le libération de Georges Abdallah, mais se conjugue parfaitement avec l’épisode actuel de répression.
Pour remplir ce double objectif, le gouvernement trouve dans les organisations sionistes un véhicule particulièrement enthousiaste, ayant aussi, ses propres raisons, la défense idéologique inconditionnelle de la colonisation de substitution sioniste. Si enthousiaste et si motivé qu’il soit, ce véhicule reste un instrument de la classe dominante, il n’a pas la main.
L’antisémitisme revu et corrigé comme arme de propagande
Concernant le Parti Révolutionnaire Communistes, il est important de revenir aussi sur les accusations ayant fondu au sujet de Mélenchon et la France Insoumise, après sa dénonciation du rôle joué par le CRIF dans la tentative d’interdiction et d’intimidation organisée par Nuñez et le gouvernement. Dire « le CRIF commande aux ministres » serait l’équivalent de ressusciter le complot juif des antisémites du XIXème et du XXème, voire de proclamer la justesse du « Protocole des Sages de Sion ». Cette argumentation délétère s’appuie sur l’idée que voudrait imposer la classe dominante et ses relais de propagande comme quoi le CRIF, ce sont « les juifs ». Or, c’est complètement faux. Le CRIF est une organisation sioniste fasciste ayant pour but de défendre quoi qu’il arrive l’entité coloniale sioniste, et par tous les moyens, tout en essayant, de plus en plus difficilement, de faire croire qu’elle représente les juifs de France. Le CRIF, c’est le Betar en costume cravate. L’accusation d’antisémitisme tombe donc d’elle-même. Mais les défenseurs de l’État colonial sioniste et les fondés de pouvoir du Capital ont, depuis plusieurs années, et surtout depuis la révolte palestinienne du 7 octobre 2023, changé le sens du mot antisémitisme, qu’ils assimilent aujourd’hui à l’antisionisme ou à la critique systématique de l’entité coloniale génocidaire. La perception de plus en plus grande des travailleurs de ce pays et du monde du génocide et le fait que la détestation du sionisme grandit partout met le pouvoir et ses relais dans une situation difficile. Ils doivent s’accrocher à leur outil idéologique, même s’ils reculent, quitte à alimenter eux-mêmes l’antisémitisme en assimilant l’ensemble des juifs à l’État colonial sioniste. Ils utilisent donc cet « argument » à toutes les sauces, et pas seulement contre LFI, jusqu’à plus soif, à grand renfort de shoah. Et si cela peut contribuer à récrire l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale, c’est appréciable.
Ainsi, Yael Braun-Pivet vient de déclarer récemment, parlant de la shoah : « l’abîme dans lequel l’Europe a sombré ». Soit elle souhaite dire, mais ce serait étonnant, que l’Europe allemande de 1941 était bien le prélude de l’UE, soit, plus probablement, elle récuse la responsabilité du Capital afin d’accuser les peuples et celle de l’Allemagne pour accuser tous les belligérants antinazis. Il s’agit de prétendre ceci : la destruction industrielle des juifs d’Europe est autre chose que d’abord et avant tout un crime allemand, lié à l’histoire de cette puissance impérialiste, dans un moment où, dans le pays même où a surgi la bête immonde, le ventre est de plus en plus fécond. La participation « de l’Europe », fut celle de dictatures clientes de l’Allemagne, et de collaborateurs eux-mêmes pro nazis comme, par exemple, l’Estonie, premier État « libre de juifs » en 1941, ou bien évidemment l’Ukraine occidentale de Bandera et Melnyk. On ne peut décemment pas accuser les défenseurs de la Palestine d’antisémitisme lorsqu’on n’a aucun mot contre le fantoche Zelinski quand il transporte les cendres du nazi Melnyk au panthéon ukrainien.
Même si ça ne fonctionne pas aussi bien comme le voudraient ses promoteurs, le traitement par l’antisémitisme modifié reste un des meilleurs atouts de la Bourgeoisie. L’antisémitisme est une chose horrible, comme tous les racismes. Mais ce n’est pas en en faisant un « racisme à part », ni de l’holocauste juif un crime par définition inégalé, encore moins en essayant de faire croire que la création de l’entité sioniste en serait une conséquence, en assimilant la défense de l’entité coloniale à celle des juifs que l’on peut combattre l’antisémitisme. Le meilleur moyen de ne pas oublier la shoah aujourd’hui est encore de dénoncer le génocide à Gaza.
Enfin, le meilleur moyen de désarmer toute cette propagande et de séparer l’entité coloniale génocidaire du judaïsme est de rappeler ceci : des émigrants européens sont venus, dès le début du XXème siècle, chasser les autochtones palestiniens de leurs terres et de leurs maisons. De rappeler aussi que s’il existe une religion et une culture juives, il n’existe pas de peuple juif et donc, ce peuple imaginaire ne peut pas avoir d’État-nation, il existe des juifs européens, les ashkénazes, qui parlaient, pour beaucoup d’entre eux, une langue germanique, le yiddish, des juifs berbères, les séfarades, des juifs arabes, les mizrahim, des juifs yéménites, des juifs éthiopiens, les falashas… Et de bien désigner le sionisme comme un courant politique, colonial, fasciste, raciste, pour lequel la religion n’est qu’un prétexte.
L’autre arme de propagande, l’apologie du terrorisme, celle de la répression
Mais si les accusations d’antisémitisme contre les défenseurs de la Palestine peuplent les rédactions, les plateaux, les discours de beaucoup de politiciens, lorsqu’il s’agit de la répression, un autre argument est utilisé par les juges, celui de « l’apologie du terrorisme ». Celui-ci est utilisé dans des endroits plus feutrés, dans un commissariat, autour d’une garde-à-vue, ou dans un prétoire, c’est-à-dire assez loin du grand public. Le débat public que l’on peut percevoir autour de la notion d’antisémitisme telle qu’employée par les media, n’a pas lieu autour du concept d’apologie du terrorisme. Il n’a pas lieu car, probablement, les tenants du Capital ne souhaitent pas que cette notion puisse être discutée largement, mais aussi parce que le débat en question suppose une remise en cause du concept, et donc une défense de la Résistance. Et ceux, soutenant la Résistance ne vont pas sur les plateaux. Dans un contexte de poids de la question coloniale, faisant que la défense de la libération nationale de la Palestine rassemble bien moins de monde en France comparé à nos voisins italiens, britanniques, irlandais, belges ou espagnols, le Capital n’a pas intérêt à ce que la discussion publique ait lieu à ce sujet. Il risquerait la remise en cause du concept de « terrorisme » et la révélation de tout l’appareil répressif qu’il a mis en place.
Il garde au chaud son argument, mais ne se prive pas de l’utiliser pour la répression. Dans les tribunaux, la plupart des juges sont juge et partie, ils veulent la peau des défenseurs de la Palestine libre. La Bourgeoisie capitaliste française, a maintenu en prison plus de quarante ans Georges Abdallah, elle a donné tous les instruments à ses juges pour que personne en passe entre les mailles du filet. Comme nous l’avons plusieurs fois écrit, plaindre les victimes de Gaza est autorisé, dans notre pays. Critiquer le gouvernement de Netanyahu est toléré, et même encouragé pour peu que Netanyahu soit affublé du qualificatif d’extrême-droite, afin de mieux protéger et épargner les « sionistes de gauche ». Mais demander la véritable fin de la colonisation, c’est-à-dire la libération nationale de la Palestine, est interdit. De même que remettre en cause la légitimité de l’État colonial sioniste ou soutenir la Résistance armée palestinienne. Au nom de « l’apologie du terrorisme » la justice de classe a ainsi condamné des dizaines de militants de la libération nationale de la Palestine.
Concernant le Parti Révolutionnaire Communistes, il est important de réagir à ce sujet, de défendre les Alex, Amira Zaiter, Olivia Zemor, Omar Alsoumi, Ramy Schaath ou encore François Burgat et bien d'autres. La contestation du concept biaisé de terrorisme doit se faire, au même niveau que celle de l’autre concept biaisé d’antisémitisme revu et corrigé. Cela fait partie intégrante du combat pour développer, en France, le mouvement de solidarité avec la Palestine libre et la fin définitive de la colonisation sioniste.
En conclusion
Cette question essentielle de la contestation du concept de terrorisme n’est pourtant pas abordée par la « gauche » politique. Dans leur grande majorité, les gens de « gauche » refusent d’analyser correctement la situation coloniale en Palestine. Et la raison en est simple, ils sont indélébilement marqués par l’héritage idéologique de la colonisation, de l’impérialisme français, des « Lumières » de Voltaire. Leur position consiste à dénigrer le Hamas ou la Résistance armée, expliquant aux Palestiniens qui doit organiser la résistance et comment. Toujours les mêmes parlent de paix et non de libération nationale de la Palestine. Les mêmes parlent de « solution à deux États » permettant de facto le maintien de la colonisation. Ce sont enfin les mêmes parlant de « complicité » des impérialistes occidentaux et non de leur implication directe dans la colonisation. Ce sont encore les mêmes qui tentent objectivement d’épargner l’impérialisme français en le disant sous pression des lobbies comme le CRIF.
Nous le disons à nouveau ; les Résistants palestiniens et Libanais combattent le même ennemi qui nous opprime : l’impérialisme occidental. Leur victoire serait un signal fort pour notre propre émancipation. Un peuple luttant pour sa libération nationale, contre une créature des impérialistes occidentaux, lutte aussi contre la colonisation et ses présupposés idéologiques qui gangrènent aujourd’hui l’ensemble de la « gauche » française.
Pour le Parti Révolutionnaire Communistes, le combat de la Résistance palestinienne, affrontant directement la pointe avancée de l’impérialisme occidental est vital pour les prolétaires de l’ensemble de la planète ; les Palestiniens sont un peuple acteur de sa propre histoire, en lutte contre le sionisme, l'impérialisme et la réaction, pour sa libération nationale, un long combat dont nous devons reconnaître la centralité et le caractère stratégique en faveur de notre propre émancipation.
L’État colonial sioniste tombera, c’est le sens de l’histoire ; et la Palestine sera libre de la mer au Jourdain !
N° 982 18/06/2026 Placer à égalité colonisés et colonisateurs
Le festival international de cinéma de Marseille (FID Marseille) se tient tous les ans en juillet. Cette année, pour la 37ème édiction, les organisateurs ont décidé d’inviter des cinéastes palestiniens et du monde arabe. Ils avaient également décidé d’inviter Nadav Lapid, cinéaste « israélien ». A première vue, Nadav Lapid est « propre sur lui », il dénonce, d’une certaine manière l’ambiance idéologique délétère régnant dans l’État colonial sioniste. Mais il est financé par des organismes officiels de l’entité coloniale sioniste et participe à nombre des exhibitions culturelles organisées avec son patronage. Aussi, au début du mois de juin, en apprenant la participation de Nadav Lapid, douze cinéastes ont écrit à la direction du FID afin de retirer leurs films du dispositif. Voici un extrait de leur courrier expliquant très clairement leurs raisons : « Le festival a choisi de consacrer une part importante de sa programmation à la Palestine et au monde arabe, dans un contexte marqué par bientôt trois années de génocide à Gaza, la poursuite de la colonisation de la Palestine, la logique de la terre brulée au Liban ainsi que l’occupation de nouveaux territoires en Syrie. Et c’est dans ce contexte que nous refusons l’insistance des festivals à produire une symétrie, dans leurs invitations et leur programmation, entre productions Palestiniennes et Israéliennes. La direction du FID n’a pas voulu entendre “faute de temps”, les arguments de cinéastes, productrices, producteurs et intervenants invités. Une programmation engage une vision du monde, c’est un geste politique, qu’elle le revendique ou non. Les récits palestiniens, les archives des luttes arabes et la mémoire des peuples colonisés ne peuvent être mobilisés comme de simples signes d’ouverture qui alimentent la bonne conscience. Le courage politique ne se mesure pas au nombre ni aux films programmés, mais à la capacité de prendre acte des rapports de pouvoir. C’est au nom de cette responsabilité que nous nous sommes mobilisés et que nous continuerons à refuser toutes les formes de normalisation qui mettent sur un même plan, colonisés et colonisateurs. ».
Nadav Lapid a donc décidé de se retirer du festival, mais a utilisé, dans sa lettre de retrait, le terme de « stratégie d'intimidation » le « réduisant à sa simple nationalité ». Cet argument faux comme quoi il serait boycotté seulement parce qu’il est citoyen de l’entité coloniale sioniste ressemble comme un frère à celui des Sionistes assimilant la dénonciation de leur État colonial illégitime et criminel à de l’antisémitisme. Pourtant, ce retrait a suscité de très vives réactions, provoquant une levée de boucliers assez exceptionnelle de la part d’une certaine frange du cinéma d’auteur français et international. Le Monde et la gauche bien-pensante y sont allés de leurs vertes critiques. Ces gens ont ainsi montré leur incompréhension ou plutôt leur refus de comprendre la question coloniale en Palestine, et en général. Comme l’écrivent les cinéastes dans leur lettre au FID Marseille : « Placer côte à côte, dans un même espace de représentation, des récits palestiniens et israéliens, comme s’ils relevaient d’une stricte équivalence, efface les rapports de pouvoir, l’Histoire et les conditions matérielles desquels ces récits émergent. Cette mise en parallèle affirme une égalité de position mensongère. ».
Depuis des décennies, les institutions culturelles européennes se donnent pour mission de créer des espaces de dialogue entre Palestiniens et Israéliens, au nom de la coexistence et de la compréhension mutuelle. Présentées comme des initiatives artistiques, ces rencontres lavent le bain de sang et ne remettent pas en cause le rapport colonial. Depuis, des générations de cinéastes palestiniens et arabes résistent à ces dispositifs engagés par le processus de Barcelone de 1995. L’État colonial sioniste mène depuis des années une stratégie d’image internationale, le « Brand Israël » mobilise la culture comme outil de communication. Financer les voix dissidentes fait partie de cette stratégie : permettre à des cinéastes critiques de circuler dans les espaces culturels européens afin d' entretenir l’image d’une démocratie vivante, tant que ces voix ne remettent pas en cause le projet sioniste lui-même.
Lorsque les dominés refusent de partager un espace avec le représentant d’un État les opprimant, le dominant est souvent présenté comme victime de censure. Cette inversion des rôles n’est pas un accident mais sert à discréditer la résistance à la normalisation. Encore une fois, le débat se déplace de la Palestine vers la liberté d’expression, et les Palestiniens doivent justifier leur refus au lieu d’être entendus.
En France, les voix palestiniennes et les actions de solidarité avec la Palestine libre ont toujours subi une violente répression ne cessant de se renforcer : accusations d’apologie du terrorisme, poursuites, interdictions de manifestations, marginalisation médiatique et culturelle. Dans le même temps, des artistes de l’entité coloniale sioniste critiques de leur société ont bénéficié d’une visibilité considérable. Cela fait partie de la stratégie de l’impérialisme français : donner de la voix aux « critiques » de la société sioniste, limitées le plus souvent à celle de son gouvernement « d’extrême-droite » ou, encore, comme Lapid, s’attarder sur l’état moral de la société coloniale sioniste en plaignant ceux qui doutent, mais sans jamais évoquer le sort des colonisés. Et tout cela en faisant taire au maximum les voix des colonisés dénonçant le génocide. Les institutions culturelles françaises décident régulièrement qui peut parler de la Palestine, et depuis quelle position. C’est une attitude colonialiste ; nous avons là une parfaite photo de la vision de la majorité de la « gauche », politique ou culturelle, en France, sachant mieux que les peuples colonisés ce qui est bon pour eux, et cela peut aller jusqu’à interdire ou limiter leur parole, en promouvant celle de tenants de l’impérialisme occidental. Les cinéastes concluent leur texte par cette phrase : « Aujourd’hui, notre priorité n’est pas de produire des images de coexistence, mais d’agir contre une réalité coloniale et génocidaire approuvée.
Le boycott culturel est l’outil de solidarité le plus concret. ».
Le sens du boycott
Fonds de coproduction avec l’Israël Film Fund[1], présentation aux Ophirs, équivalent israélien des Césars dont le vainqueur représente automatiquement l’entité coloniale sioniste aux Oscar, participation au Festival du Film Israélien de Paris, événement soutenu par l’ambassade d’Israël en France… Plusieurs éléments liés à la production et à la promotion de son dernier film, Oui, rattrapent aujourd’hui Nadav Lapid et expliquent le positionnement de plusieurs cinéastes et collectifs de militants en France, parmi lesquels La Palestine sauvera le cinéma, menant depuis plusieurs mois une campagne salutaire en faveur du boycott culturel, intitulée « Pas de cinéma sans boycott ». Dans un texte écrit en réponse aux différentes tribunes de soutien au cinéaste sioniste, le collectif a rappelé le fait – décisif pour comprendre l'affaire « en continuant à collaborer avec les institutions israéliennes (alors même qu'il n'en a pas la nécessité), Nadav Lapid participe à une vitrine essentielle de la stratégie de normalisation menée par l'État israélien », qui consiste notamment à utiliser certaines voix contestataires comme des cautions démocratiques à l’international.
Ce que met en œuvre la « gauche culturelle », est une remise en cause du boycott, en en détournant les raisons et les objectifs, afin d’empêcher l'apparition du vrai clivage entre ceux remettant en cause l’existence de l’entité coloniale sioniste et ceux acceptant son existence. Ce clivage est très visible dans la répression d’État en France vise les premiers seulement. D’ailleurs, la direction du FID Marseille a refusé la proposition de l’association La Palestine sauvera le cinéma d’organiser en son sein un débat intitulé "Pourquoi boycotter la culture ?", qui aurait été construit avec les équipes du festival et ouvert aux professionnels comme au public. La polémique de cette même « gauche culturelle » a été présentée le 6 juin 2026 par un des canaux officiels de l’impérialisme français, Le Monde comme un affrontement entre partisans du dialogue et tenants de la menace et de la censure ; pire, comme une campagne menée contre un réalisateur de l’entité coloniale sioniste, sur le simple fait de sa nationalité.
C’est pourquoi il est important de redire ce qui fonde le boycott culturel. Le boycott culturel n'est pas une censure, mais l'expression d'un refus politique. La censure vient d'un pouvoir interdisant, le boycott vient d'une population qui refuse. Le boycott ne confisque pas la parole d'un artiste, ne détruit pas, ne fait pas taire: il conteste les conditions institutionnelles dans lesquelles cette parole est financée, promue ou utilisée. Et Nadav Lapid n'est pas mis en cause en raison de sa nationalité ; le boycott culturel ne vise pas les artistes en raison de leur nationalité ni de leurs opinions personnelles. En débat ici c’est la réalité de son inscription dans des dispositifs institutionnels et politiques de l'état israélien. Réduire cette question à une attaque contre un individu permet donc encore une fois d’éluder le véritable enjeu concernant les institutions, les financements et les dispositifs de représentation culturelle liés à un État puis les liens et le rôle que les cinéastes entretiennent avec eux. Le boycott culturel existe non parce que les artistes seraient responsables des crimes commis par leur gouvernement, ni parce que certaines œuvres devraient être interdites, mais parce que les institutions culturelles, les systèmes de financement et les politiques de diffusion jouent un rôle concret dans les stratégies de légitimation des États.
Ce débat traverse aujourd'hui le monde du cinéma français et ne devrait pas porter sur le droit de créer ou de montrer des films, parce que ce n'est pas de cela dont il s'agit. Il porte sur la responsabilité des cinéastes et des institutions culturelles face à l'appel au boycott lancé par le peuple palestinien et sa Résistance, et également sur notre capacité collective à dénoncer les liens entre culture, financement et pouvoir. La question est de savoir si les institutions culturelles et les bénéficiaires de ces institutions, en l'occurrence ici, les cinéastes, peuvent continuer à fonctionner comme si de rien n'était lorsqu’un génocide et des politiques coloniales menés en toute impunité par l'État colonial sioniste sont documentés quotidiennement et que les appels à rompre avec les mécanismes de normalisation de cet État se multiplient à travers le monde.
Le boycott culturel répond précisément à cette question. Non par la censure, mais par un refus de la normalisation. Non contre les artistes en raison de leur nationalité, mais contre les institutions et les mécanismes contribuant à rendre acceptable ce qui ne devrait pas l'être. Ce débat politique, le monde du cinéma refuse de l'affronter lorsqu'une polémique relayée comme une traînée de poudre substitue la question de la nationalité à celle des institutions.
En conclusion
Il en est des milieux culturels de « gauche » comme des milieux politiques. Dans leur grande majorité, ils refusent d’analyser correctement la situation coloniale en Palestine. Et la raison en est simple, ils sont indélébilement marqués par l’héritage idéologique de la colonisation, de l’impérialisme français, des « Lumières » de Voltaire. Les mêmes dénigrent le Hamas ou la Résistance armée, expliquant aux Palestiniens qui doit organiser la résistance et comment. Les mêmes encore parlent de paix et non de libération nationale de la Palestine. Les mêmes parlent de « solution à deux États » permettant de facto le maintien de la colonisation. Ce sont enfin les mêmes qui essaient de nous vendre des sionistes de gauche, quand la Cour suprême de l’État colonial sioniste, foyer de l’opposition à Netanyahu, vient de rejeter l’appel du docteur Hossam Abu Safiya et a ordonné la poursuite de sa détention illégale, tout en sachant qu’il est détenu dans des conditions abominables et soumis à des tortures de manière régulière.
Ce poids du colonialisme idéologique en France, influence, certes différemment, la « gauche » comme la « droite », explique que le mouvement de solidarité avec la libération de la Palestine est bien plus faible en France que chez nos voisins d’Italie, d’Espagne, de Belgique ou du Royaume Uni. L’affaire Nadav Lapid n’est qu’un exemple de plus démontrant ce poids.
Les Résistants palestiniens et Libanais combattent le même ennemi qui nous opprime : l’impérialisme occidental. Leur victoire serait un signal fort pour notre propre émancipation. Un peuple luttant pour sa libération nationale, contre une créature des impérialistes occidentaux, lutte aussi contre la colonisation et ses présupposés idéologiques qui gangrènent aujourd’hui l’ensemble de la « gauche » française.
Pour le Parti Révolutionnaire Communistes, le combat de la Résistance palestinienne, affrontant directement la pointe avancée de l’impérialisme occidental est vital pour les prolétaires de l’ensemble de la planète ; les Palestiniens sont un peuple acteur de sa propre histoire, en lutte contre le sionisme, l'impérialisme et la réaction, en faveur de sa libération nationale, un long combat dont nous devons reconnaître la centralité et le caractère stratégique pour notre propre émancipation.
L’État colonial sioniste tombera, c’est le sens de l’histoire ; et la Palestine sera libre de la mer au Jourdain !
[1] Equivalent du CNC en France, financé par l’État colonial et la mairie de Tel Aviv.