Gantry 5

 

     C’est un grand battage qui se mène dans les media autour de l’action de l’armée française en Afrique. À lire et écouter les commentaires son action serait purement humanitaire et assurerait la stabilité du continent africain et tout particulièrement dans la zone du Sahel. En réalité rien n’est plus faux que cette fable que l’on nous distille à longueur d’émission, d’hommages et d’union nationale.

     Le peuple soudanais lutte et résiste depuis de longues années contre un régime dictatorial qui lui impose une politique de misère dictée par le Fonds Monétaire International et la banque mondiale. Les grèves et les manifestations de masse ont été durement réprimés. Les morts se comptent par dizaines et le pays compte plus de 500 prisonniers politiques dont 7 membres du Comité Central du Parti Communiste du Soudan.
Les luttes légitimes du peuple soudanais ont fini par conduire au renversement du régime honni de Al Bashir. C’est l’armée qui a pris les devants pour s’assurer d’un « changement » qui ne mette pas en cause les fondements et les orientations pro-occidentales et pro-israélienne du pouvoir actuel.

     Quand en 2012, la Libye subit une agression impérialiste menée sous l’égide de l’OTAN et à laquelle, la France dirigée par Sarkozy participa activement avec l’appui de toutes les forces politiques du Front National au Parti de Gauche de Mélenchon, le prétexte en fut le caractère dictatorial du régime Khadafi. Le soutien à des manifestations, fort opportunément aidées et suscitées par les pays impérialistes occidentaux, servit d’emballage à la destruction de l’État libyen qui fut alors livré à des bandes armées dont les sponsors n’étaient rien d’autres que les agresseurs eux-mêmes.

    Le Cercle Universitaire d’Études marxistes (CUEM, www.cuem.info) a organisé une réunion débat le 8 avril sur le thème: « Algérie une révolte qui vient de loin ». La participation importante et active à ce débat a montré l’intérêt et le soutien que de nombreux militants politiques, syndicaux et associatifs accordent à cette question et de leur solidarité avec les luttes du peuple algérien.
Le mouvement qui s’est déclenché en Algérie est décrit par les média en France comme une forme de « dégagisme » ne portant que sur les aspects de la candidature du président sortant et sa capacité ou non à gouverner et au delà sur la question formelle de la démocratie.

Bimestriel N°131

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