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Depuis mars le nombre des services d’urgence en grève augmente régulièrement. Pour la première semaine du mois d’août c’est 217 services qui sont en grève. La grève ne se limite pasaux urgences, elle concerne aussi d’autres services hospitaliers – plus de 370 établissements de santé étaient en lutte lors des manifestations de juin. Depuis le 5 août les centres d’appel du SAMU de Nantes, de Rennes, de Cahors et du Morbihan sont eux aussi en grève.
Les revendications sont les mêmes depuis le début et sont communes à tous les services : réouverture des lits supprimés, arrêt des fermetures de services et d’établissements ; augmentation des effectifs ; augmentation des salaires et amélioration des conditions de travail (voir Hebdo n°619, 620, 622).

      La lutte dans les hôpitaux est devenue nationale. Le manque de personnel, la fermeture d’hôpitaux, la fermeture de services rend la situation de plus en plus insupportable. La grève des services d’urgence se poursuit et s’étend. A l’AP-HP de Paris, Martin Hirsch promet 200 postes qu’il prend sur les services de gériatrie ! Il est toujours prévu de supprimer 800 à 1.000 postes d’ici 2022.

    L'Assemblée nationale a donné mercredi 10 juillet son feu vert au projet de loi santé qui va aggraver la situation et entériner la casse du service public hospitalier. Un dernier vote au Sénat aura lieu le 16 juillet pour être adopté définitivement par le Parlement. Une partie de la loi se fera par ordonnance.
La ministre de la santé et Macron restent dans le rôle qui leur est dévolu : servir les intérêts du capital. L’an dernier le Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) s’était tenu à l’Elysée, Macron et son gouvernement avaient trouvé de l’argent pour les industries pharmaceutiques : notamment la mobilisation de 2 milliards d’euros de financements publics pour la « compétitivité », ainsi que la création du « Health Data Hub », une des plus grandes bases de données de santé au monde, qui sera mis en musique dans la loi santé … Rien pour les urgences !

    En plein mouvement dans l’éducation nationale, Macron dans une interview à France-info insulte et menace les profs qui ont agi lors des épreuves du Baccalauréat. Il les accuse sans vergogne de « prendre nos enfants et leurs familles en otage ». Blanquer lui, les menace de sanctions.
C’est une nouvelle fois le droit de grève en l’occurrence celui des enseignants qui est attaqué et remis en cause.

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