N° 987 23/07/2026 Le budget 2027 est en préparation. Afin de respecter le « dogme » de 3 % de déficit, il faudra réduire les dépenses publiques d’au moins 40 milliards en 2027 et cela sans intégrer les engagements comme la loi de programmation militaire (+36 milliards sur 3 ans pour l’armée), ou encore la charge des intérêts de la dette qui pourrait, elle, progresser de 46 milliards d’euros entre 2026 et 2030, pouvant atteindre 124 milliards d’euros ponctionné sur le dos des travailleurs par les vampires de la finance. Sur la même période, la contribution dédiée à l’Union européenne (+ 10 milliards d’euros), la part française des aides européennes et le soutien à l’Ukraine, la France a engagé plus de 12 milliards d’euros entre février 2022 et début 2026, L’ajustement cumulé d’ici 2032 représente 126 milliards d’euros.
Les jeunes, les salariés, les retraités… vont continuer de prendre de plein fouet les réductions de budget (santé, éducation, culture, recherche, services publics et le gel voire la baisse des salaires, des pensions et des allocations. Les médias au service du capital relaient le discours gouvernemental, se présentant comme un ménage vivant au-dessus de ses moyens où il faut compter chaque euro. Macronistes, RN, et autres partis à la solde du capitalisme oublient l’arrosage les grandes entreprises à coups de milliards de subventions et d’exonérations (plus de 200 milliards par an) dont le seul but est d’augmenter encore les profits des actionnaires. Un xeme rapport commandé par le gouvernement confirme des aides publiques aux entreprises : pléthoriques et difficiles à chiffrer précisément!!!
Un quatuor d’économistes, désigné par le gouvernement souligne qu’il serait « préférable » de conserver des marges de manœuvre supplémentaires afin de tenir compte d’une dégradation de la conjoncture: l’effort à réaliser se chiffrerait alors à 160 milliards d’euros.
Les" experts" appellent à donner la priorité à la maîtrise des dépenses…sans surprise il faut attaquer: « notamment les dépenses sociales », ils plaident pour des « réformes ciblées plutôt que des réductions budgétaires uniformes », invitant aussi à interroger la « pertinence » des mécanismes d’indexation automatique, une démarche jugée « incontournable ». Sont visées les retraites, les pensions, allocations, le SMIC…
Un constat s’impose: le rouleau-compresseur du Capital ne peut être arrêté sans le paralyser par la grève !
Il n’y a rien à attendre des institutions, sans rapport de force concret. L’Assemblée a balayé la pétition contre le nouveau permis de tuer pour la police, ayant récolté plus de 730 000 signatures, passant par-dessus la contestation populaire contre l’impunité policière. L’Assemblée a ainsi avec l’aide de la droite et du RN de Le Pen prolongé le dispositif instauré par la loi de 2017 sous François Hollande et marque un nouveau saut dans l’impunité policière, alors que les tirs mortels ont été multipliés par cinq depuis l’entrée en vigueur de la loi du socialiste Cazeneuve de 2017, le texte de loi RIPOST adopté à l’Assemblée nationale offre un véritable chèque en blanc à la police et à la gendarmerie. Droite et RN ont utilisé cette même méthode sur la pétition contre la loi Yadan, loi visant à assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme ayant recueilli plus de 700 000 signatures en avril. Même chose avec la pétition contre la loi Duplomb, dépassant les 2,1 millions de signatures, révélant une profonde colère contre la réintroduction de pesticides particulièrement dangereux pour la santé, finalement réautorisés depuis le vote de la loi dite « d’urgence agricole ».
Certes ces pétitions ont le mérite de rendre compte de l’opposition massive aux mauvais coups, mais on le constate le terrain institutionnel constitue une impasse, l’Assemblée les rejetant d’un revers de la main avec le soutien actif de la droite, du RN, du Centre, de Renaissance…. Les institutions de la Ve République sont taillées pour le capital, permettant aux classes dominantes de s’appuyer sur le parlement et le sénat. Ces initiatives institutionnelles distillent une illusion sur le caractère de l’État. Sa police, sa justice et sa Loi « républicaine » sont au service exclusif du Capital. La délégation de pouvoir à des parlementaires demeure démobilisatrice et démoralisante. L’urgence est à construire une riposte d’ensemble. Une riposte s’appuyant sur les luttes et dans laquelle le mouvement ouvrier a un rôle central à jouer, celui d’organiser une mobilisation massive pour arracher, par la lutte des classes, l’abrogation de toutes les lois racistes, sécuritaires…
L’expérience acquise par le mouvement ouvrier démontre que seule la lutte de classes permet d’arracher et de conserver des conquêtes sociales.
Les travailleurs et les travailleuses se voient imposer des conditions de travail de plus en plus dégradées mettant leur santé et leur vie en danger. Le Patronat veut tout: moins de contraintes, toujours plus d’aides publiques, des cotisations en moins, la libéralisation du Code du travail, la loi du silence sur la pénibilité, la précarité, la mort au travail afin de rechercher des profits, toujours plus voraces au détriment des travailleurs. 500 fermetures d’entreprises au niveau national, 100 000 emplois directs liquidés et près d’un demi-million d’emplois détruits…
Exigeons l’arrêt de cette hémorragie de destruction massive d’emploi industriel, la marche à la guerre, l’appauvrissement de la population, les attaques contre les droits et libertés, la casse sociale et industrielle.
Seule la résistance collective à l’exploitation capitaliste permet à la classe ouvrière de lutter contre la casse de l’industrie, le saccage de l’emploi, le pillage des comptes publics, la guerre menée aux privés d’emplois et précaires, la marche vers la guerre: la seule réponse c’est la lutte. Ce n’est pas le moment de se contenter d’attendre 2027. Des appels d’action sont annoncés pour la rentrée
C'est le moment de mener actions et mobilisations populaires, tous ensemble et convergentes. C’est l’heure de la lutte en faveur des salaires, l’emploi, contre leurs guerres! Pour avancer la seule la voie c'est celle de la révolution mettant en jeu la destruction du mode de production capitaliste nous menant à l'abîme. Pour cela, il faut unir les forces déterminées se battant et n'en pouvant plus de la politique du capital en reconstruisant un courant syndical de lutte de classe et un parti communiste révolutionnaire s’adressant à tous ceux qui luttent et ont intérêt à en finir avec le mode de production capitaliste de domination et d'exploitation.
N° 986 16/07/2026 Les gouvernements préparent la guerre. Le défilé « hors norme » du 14 juillet a servi à montrer nos petits muscles et à conditionner la population au sacrifice dans un prochain conflit. L’État fait étalage de ses dépenses colossales devant 25 chefs d'État et de gouvernement mettant en scène le plus grand déploiement de troupes et d'armes jamais réalisé: 6 700 soldats à pied, 98 avions, 31 hélicoptères, 315 véhicules, 500 soldats internationaux et deux bataillons multinationaux de l’OTAN accompagnaient les militaires français, suivis par 25 soldats ukrainiens, montrant l’implication militaire de la France et de l’UE dans la guerre en Ukraine. Le tout encadré par 7000 policiers et gendarmes déployés dans Paris.
De l’argent, des milliards, coulent à flot pour préparer la guerre! Tous les pays sont engagés dans un réarmement massif. La raison fondamentale: l’économie capitaliste mondiale est plongée dans une crise économique profonde et cette crise attise les rivalités entre grandes puissances. Les rivalités économiques capitalistes mènent inévitablement aux rivalités guerrières pour des intérêts qui ne sont pas ceux des travailleurs. La reprise des bombardements sur l’Iran est là pour nous le rappeler. Les budgets militaires explosent et Macron se vante d’avoir mis en place une « économie de guerre » en démultipliant le budget de l’armée, afin d'atteindre « un effort de défense à hauteur de 2 % de la richesse du pays ». Ce budget a en effet doublé entre 2017 et 2026, passant de 32 milliards à 57 milliards. L’Assemblée a approuvé* il y a quelques semaines une mise à jour de la loi de programmation militaire, prévoyant une hausse de 36 milliards du budget prévu dans les prochaines années faisant passer le budget des armées en 2030 à 75,7 milliards d’euros. Autant de milliards investis dans les engins de mort pour défendre les intérêts de l’impérialisme français à l’étranger et les profits des multinationales de l’armement. Macron dans son discours veut impliquer l’Education nationale dans la voie de recrutement en faveur des armées, avec des classes de défense et de « service national universel », rebaptisé « service national ».
Pendant ce temps Macron inflige aux travailleurs une véritable saignée, chaque jour de plus en plus brutale. L’austérité ravage les services publics et la canicule tue : éducation nationale, classes surchargées, hôpitaux, urgences saturées, déserts médicaux, les transports, en passant par les universités, 160.000 étudiants sans aucune place à la rentrée de septembre. Les travailleurs et en particulier les plus précaires, subissent de plein fouet la casse sociale du gouvernement afin de financer la politique militariste. La pauvreté reste au plus haut, les inégalités atteignent un nouveau record. L’écart entre les plus pauvres et les plus aisés continue de se creuser. La publication de l’Insee montre qu’un tiers de la population est pauvre ! « 15,4 %, son plus haut niveau depuis trente ans ». Les prévisions 2026 de l'OCDE pour la France sont sombres :
*Le chômage dépasserait 8,2 % de la population active cette année en France, du jamais vu depuis 2021. A titre de comparaison, le chômage en moyenne dans les pays développés est de 4,9 %.
*Les salaires seraient en repli après la flambée des prix du printemps. L'institution s'attend à un recul des salaires réels de -0,1 % cette année.
*Une croissance atone du PIB atteignant 0,6 % cette année, le gouvernement avait prévu de son côté une croissance 0,9 % !
*À cela pourraient s'ajouter les conséquences désastreuses des vagues de chaleur sur l'économie.
*Défaillances d'entreprises: la crise s'enracine, au premier semestre 2026 : 36 636 procédures collectives (sauvegardes, redressements et liquidations) ont été comptabilisées, +4,1 % par rapport aux six premiers mois de 2025, menaçant directement plus de 106 000 emplois.
*2025 morts supplémentaires enregistrées en France, chiffre provisoire, une surmortalité induite par la canicule découlant directement de la fragilisation des services publics de santé par les politiques austéritaires portées par la macronie et le soutien du PS, du RN et les gouvernements successifs.
*Des milliers d’hectares de forêt sont dévorés par les flammes face aux moyens des pompiers sous austérité, Pas plus d’avions qu’en 1984, un décret signé par Gabriel Attal alors premier ministre, en février 2024 avait supprimé les crédits destinés à la Sécurité civile et entraîné l’annulation de la commande de deux Canadair supplémentaires.
Les populations survivent en se serrant la ceinture. Le capitalisme nous conduit non seulement à la misère mais aussi à un massacre mondial. L’urgence est à construire une mobilisation nationale par la grève contre la guerre dans les lieux de travail, de sorte à imposer le retrait de la France des guerres impérialistes ! Les travailleurs doivent s’opposer à cette montée du militarisme et de la guerre : « Pas un sou pas une vie pour leur guerre. Une riposte d’ampleur pour les salaires ». Nous ne serons en Paix qu’une fois débarrassés de l’exploitation de l’homme par l’homme, du profit capitaliste, de la loi de la jungle et du plus fort, de la concurrence et de la guerre. Abattre le capitalisme. Construire le socialisme tous ensemble.
*Pour l'adoption : 440 : Rassemblement National. Ensemble pour la République. Socialistes et apparentés. Droite Républicaine. Les Démocrates. Horizons & Indépendants. Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires. Union des droites pour la République. Députés non inscrits.
N° 985 09/07/2026 Marine Le Pen reste condamnée pour corruption dans l’affaire de détournement de plus de 4 millions d’euros d’argent public. La Cour d’Appel l’a condamnée à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique, à quinze mois d’inéligibilité avec exécution provisoire, ainsi qu’à une amende de 100 000 euros… Mais les juges ont reculé sur le fait de rendre Marine Le Pen inéligible, réduisant sa peine et la calibrant afin d’être candidate à l’élection présidentielle. Les juges invoquant : « la liberté des candidatures » et « le libre choix des électeurs ». Sans surprise, la justice de classe se range du côté des puissants ouvrant la voie à une quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen, se pourvoyant en cassation suite à cette décision. L’appareil d’État aux mains du capital a tranché afin d’avoir Le Pen comme un recours possible face à la crise politique du pays.
Le Pen a parlé d’un « ticket gagnant » : elle à l’Élysée, Bardella à Matignon. Un duo choisi par le patronat se préparant à gouverner avec la feuille de route de celui-ci. Ce choix met surtout en lumière le fait qu’on peut être condamné pour avoir détourné des millions d’euros de fonds publics et aspirer à être élu à la tête de l’État ! Pour l’empêcher d’accéder au pouvoir, il ne suffira pas d’évoquer sans cesse la condamnation de sa dirigeante on le voit en Israël avec un Netanyahou corrompu et génocidaire. Le meilleur moyen de vaincre le RN est de mener la lutte de classe massive et radicale contre le système capitaliste dont la profonde crise et ses conséquences sont un des facteurs majeurs conduisant au vote RN. Après le déjeuner de Marine Le Pen avec des patrons du CAC 40 et celui de Bardella avec les dirigeants du Medef en avril, le RN s'est mis totalement au service des grands patrons. Le patronat a ainsi adoubé le RN comme devenant un interlocuteur de premier plan pour défendre les intérêts patronaux, comme le disait un membre du Medef : « Rencontrer le RN n’est plus tabou ». Dans une lettre adressée au Medef, le RN écrivait vouloir « entendre les propositions des patrons pour redresser la France ». Les députés RN lors du vote du budget 2026 avaient voté contre la moindre mesure sociale et la moindre taxe sur les entreprises et les riches. Le RN est une alternative crédible aux yeux des grands patrons multipliant les signes de servilité. Le patronat cherche à s’assurer que la société continue à tourner pour ses intérêts. Le programme du RN ne touchera en rien au mode de production capitaliste et celui-ci continuera sur sa lancée à chercher un rétablissement des taux de profit et une plus grande valorisation du capital en exploitant encore plus la classe ouvrière et en accélérant la casse du service public.
Le RN est un parti raciste, anti-immigré et anti ouvrier, aligné sur les intérêts du grand capital auquel il promet de mettre en place "un grand projet d'ordonnance de simplification" aggravant les conditions des travailleurs, de la jeunesse et des classes populaires. Bardella le confirme : le RN au pouvoir serait « un allié » des patrons, lui qui croit « à la liberté d'entreprendre ». Le RN tente de gagner l'électorat populaire en se faisant passer pour un parti antisystème mais il est comme les autres un serviteur du capital et va chercher sa feuille de route chez les patrons. Loin donc de défendre la "France d’en bas" : le RN est dans le camp patronal prévoyant un budget d’austérité aggravé, cherchant la réduction du déficit budgétaire, s’attaquant à la retraite, en faisant de grosses coupes dans les dépenses, sans toucher au 270 milliards d’aide aux entreprises, ni à l’effort de 413 milliards d'euros à la loi programmatique en faveur des armées, tout en continuant les baisses massives de fiscalité sur les impôts de production, le tout accompagné d’un refus d’accroître la taxation des plus riches : tout ce que réclame le Medef.
Le RN est le fer au feu du capital afin d’absorber le mécontentement de manière à faire avaler une politique anti-sociale sévère.
Les travailleurs continuent d’être confrontés aux salaires insuffisants pour terminer le mois, au chômage, aux emplois précaires, aux licenciements, aux politiques d’austérité, à la destruction des services publics, les fermetures d’entreprises, à la marche vers la guerre…
Restons sur le seul terrain faisant obstacle aux visées des forces sociales, économiques et politiques dirigeantes, celui de la lutte de classe, celui de mener le combat pour le renversement révolutionnaire du capitalisme ouvrant la voie vers une société socialiste.
L'urgence aujourd'hui, c'est la reconstruction d'un courant révolutionnaire fort et actif au plan syndical et politique, posant clairement dans la lutte de classe la question du changement de société passant par la destruction du capitalisme, mettant fin à l'exploitation de l'Homme par l'Homme et ouvrant la voie à la construction d'une société socialiste de coopération des producteurs de richesses : les travailleurs et de solidarité avec les peuples du monde. Le Parti révolutionnaire Communistes s’attache à ce travail de reconstruction.
N° 985 07/07/2026 Les 3, 4 et 5 juillet se tenait à la Charité-sur-Loire dans la Nièvre "le festival des idées" sous le thème de : " Ensemble, essayons l'espoir". De Glucksmann à de Villepin en passant par Tondelier, Autain, Ruffin et bien d'autres, ils sont tous là chaque année pour débattre de la place et de l’avenir de la gauche dans le paysage politique et mettre en valeur leurs qualités et leurs solutions. A un an de la présidentielle agissant chez tous ces politiciens comme un aimant sur la limaille de fer, aucun n'aurait raté ce rendez-vous. Sans surprise, Hadrien Clouet, député de La France insoumise (LFI) a défendu un alignement de toute la gauche derrière la candidature de Jean-Luc Mélenchon, réunissant selon lui « le plus grand nombre », y compris avec ceux qui votent pour les crédits de guerre et assurent la survie du pouvoir ? Quant à Lucie Castets, ex-candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon en 2024, elle a reproché à Mélenchon ses « travers autocratiques ». Pour sa part, Pierre Jouvet, secrétaire national du Parti socialiste a préféré, concernant les critiques portées à LFI, jouer sur le registre du soutien au Hamas! Les participants, pas étonnant dans ces conditions, souvent engagés dans l'action locale et pas vraiment dans les luttes sociales, se sont trouvés un peu désorientés, plaidant en faveur d'une union raisonnable. Cela leur semble possible sur les sujets locaux et tous particulièrement municipaux. Certes nous avons vu à l'occasion des élections municipales de nombreuses alliances à géométrie variable !
Ni des participants, ni des "vedettes du jour" ne sont venus avec la moindre analyse de fond de la crise économique, sociale et politique, pas plus que n'a été abordé la question, pourtant décisive, de la crise de valorisation et d'accumulation du capital au sein d'un système impérialiste dans lequel les affrontements se développent avec de plus en plus de violence. Les participants, calés dans leur "périmètre" de la politique politicienne et leur fonds de commerce électoral, ont donc de fait limité le festival des idées à pas grand-chose. Ah non! Bien sûr! Il y a le danger de l'extrême droite devenue le mot d'ordre de ralliement justifiant maintenant ou demain, une politique répondant à une seule préoccupation: assurer la pérennité du système capitaliste en temps de crise sans le développement de l'affrontement de classe. Au fond Trump a raison, le danger c'est bien le communisme, à nous de le confirmer !
Suivre l'artualité sur:




