Gantry 5

 

     Jour après jour les annonces du patronat et du pouvoir à son service aggravent sans cesse les conditions de vie des travailleurs et du peuple.
Les restructurations industrielles se poursuivent à grands coups de licenciements, de fermetures de sites.
C’est au tour des papeteries dont la casse est programmée depuis des années. 21 sites ont été fermés en 10 ans au prétexte de la progression du numérique au détriment du papier. Aujourd’hui c’est Arjowiggins dont les 800 emplois vont être supprimés, et Séquana (papeterie) dont l’emploi des 900 travailleurs est menacé.
Pour faire plus de profits, les multinationales tapent plus fort, il n’y a que la lutte pour les stopper.

     La loi santé examinée par l’Assemblée nationale, la « refonte » de la fonction publique au conseil des ministres, recul de l’âge de la retraite, éducation nationale, voilà l’actualité de la semaine qui révèle un nouveau coup d’accélérateur dans les « réformes sociales » réclamées par le Medef et mis en œuvre par l’équipe Macron.
Toutes ces « réformes » ont un point commun : elles accentuent la mainmise totale du capital dans la société.

     Les manifestations d’une partie de la jeunesse pour : « sauver la planète » partent du sentiment diffus que les choses ne tournent pas rond, que la société n’a pas d’autre objectif qu’une course sans fin à l’accumulation de richesses dont la répartition est de plus en plus inégalitaire, qu’aucune valeur morale n’est de mise et que tout cela nous conduit tout droit dans le mur et surtout les plus jeunes qui vont hériter de ce lourd passif!
Alors que les moyens dont dispose l’Humanité n’ont jamais été aussi grands pour maîtriser le développement de tous les enfants, des femmes et des hommes, leur assurer une vie riche et passionnante, le monde est secoué par des guerres meurtrières engendrant des désastres où les morts se comptent par millions, les réfugiés par dizaines de millions et les victimes de la misère par centaine de millions.

En France, pour faire face à ce mécontentement profond et grandissant, le pouvoir en place utilise tous les moyens à sa disposition pour éviter le débat sur le cœur du problème, les raisons et les causes profondes de la situation actuelle. Voyez comment le mouvement de la jeunesse sur le climat exclut totalement la responsabilité du capital pour le résumer à : « Les jeunes se mobilisent parce que les vieux ne font rien ! » Comme si les guerres impérialistes, les délocalisations qui multiplient considérablement les transports, la politique agricole, celle des multinationales de l’agroalimentaire n’y étaient pour rien.

Bimestriel N°131

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