Le gouvernement compte présenter son budget 2027 le 30 septembre. Lecornu a transmis au Parlement les plafonds de dépenses envisagés pour le budget 2027 : la hausse des crédits ministériels est limitée à 1,5 milliard d’euros, 25% sont dévolus à la seule mission Justice ( 400 millions) ! « Le coût de la sécheresse risque d'être exorbitant » déclare la ministre de la Transition écologique parlant de 10 à 15 milliards d'euros pour mieux faire avaler les restrictions budgétaires. Parmi les pistes évoquées afin de financer les cadeaux de 270 milliards au patronat, le réarmement 68,4 milliards d'euros, les intérêts de la dette de 77,4 milliards d’euros (2026) allant directement dans les poches des capitalistes… Le gouvernement va chercher l’argent dans les poches des travailleurs, des plus fragiles, les précaires, les retraités, les étudiants :
*La désindexation des pensions de retraites revient sur la table. Une attaque majeure contre les salaires et le pouvoir d’achat et les conditions de vie de milliers de personnes. La désindexation permettrait à l’État d’économiser jusqu’à 6 milliards d’euros, au détriment de milliers de personnes dont la pension resterait fixe alors que tous les prix augmentent. Les retraités sont de plus en plus nombreux à vivre sous le seuil de pauvreté : plus de 2 millions. Roland Lescure essaie de s’en sortir par une pirouette précisant que seuls les retraités aisés seraient touchés, sans avoir pour l’instant défini de limite de revenu2 !
*L'inspection générale des finances propose des pistes d'économies dans le domaine du logement social, du soutien de l'État aux collectivités territoriales et des politiques familiales : un possible gain de 4 milliards d'euros !
*Les aides personnelles au logement pour les étudiants pourraient être rabotées en introduisant les ressources parentales dans le calcul, cela conduirait à diminuer les APL perçues par 310 000 foyers (soit 44 %), dont 200 000 (soit 29 %) » en perdraient totalement "le bénéfice" : une économie de 550 millions d’euros. D’après une enquête du syndicat étudiant Unef, le coût de la vie étudiante a augmenté de 1,66 % sur un an et de plus de 35 % depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017! Après l’augmentation des frais d’inscription1 le 1er juillet 2026, les conditions d’accès aux aides personnelles au logement ont été drastiquement réduites concernant les étudiants extracommunautaires.
*Afin de financer la militarisation croissante de la France, les parlementaires ont voté au début de l’été l’augmentation du budget de l’armée de 36 milliards d’euros d’ici 2030, toujours les mêmes payerons la facture : les travailleurs, les retraîtés, la jeunesse.
Saisissant l'occasion, le RN se fait le défenseur des retraités, le député Jean-Philippe Tanguy parle de « racket. » afin de séduire les retraités en vue de l’élection présidentielle et tente de faire oublier les votes de ses députés systématiquement contre les travailleurs et les classes populaires pour le budget 2026. Ce parti, est bien un fer au feu du patronat2 pour remplacer les dirigeant actuels usés jusqu'à la corde. Le PS, par la voix de Jérôme Guedj, ne s’oppose pas à la désindexation des retraites et « demande » le prélévement des recettes également sur les héritages, les niches sociales des entreprises et des géants de l’intelligence artificielle. Ce parti avait permis l’adoption du budget d'austérité en 2026.
A quelques mois des élections présidentielles, les débats sur le budget 2027 auront lieu dans un contexte particulier. Chacun marquera ses positions mais aucun candidat ne fera l’analyse de fond de la crise économique, sociale et politique, rien sur la crise de valorisation et d'accumulation du capital au sein d'un système impérialiste dans lequel les affrontements se développent avec de plus en plus de violence. Tous sont dans la politique politicienne et leur fonds de commerce électoral, agitant le danger de l'extrême droite devenue le mot d'ordre de ralliement justifiant maintenant ou demain, une politique répondant à une seule préoccupation: assurer la pérennité du système capitaliste en temps de crise en bridant avec un discours de gauche ou de droite le développement de l'affrontement de classe.
Les négociations de couloir et les logiques institutionnelles sont une impasse face aux attaques à venir, une façon de se coucher devant le capital et de démobiliser les travailleurs.
UnitéCGT a raison d’exiger de la direction confédérale de la CGT l’arrêt de son recentrage et être : « l’Organisation de lutte et Confédération de combat, c'est à dire dans l'action, par la grève, pour la satisfaction des besoins sociaux et la conquête du pouvoir politique par celles et ceux qui sont les véritables créateurs de richesses ». L’année dernière, les premières annonces de François Bayrou sur le budget 2026 avaient alimenté le mouvement du 10 septembre, avec un mot d’ordre « bloquons tout ». Pour préparer le budget 2027, le gouvernement compte revenir à la charge avec les mesures les plus anti-ouvrières qu’il n’a pas encore réussi à imposer jusqu’ici. Rendons leur coup pour coup en construisant un rapport de force, sur nos lieux de travail et d’études. Si les appels à l'action en septembre, se multiplient et traduisent un mécontentement, cela ne saurait suffire, il faut construire une riposte générale de classe.
2Les 5% des ménages les plus aisés perçoivent 30 milliards d’euros sur les 41 milliards de prestations publiques. À l’inverse, les 5% des foyers les plus pauvres bénéficient de 2,3 milliards d’euros.
Les ménages - couple ou personne seule - comptant au moins un retraité perçoivent en moyenne 2 100 euros de pensions par mois. Ce montant atteint 4 000 euros pour les 10% les plus aisés, contre 790 euros pour les 10% les plus pauvres. Seuls 20% des ménages bénéficient d'une retraite de plus de 3 060 euros.
N° 990 13/08/2026 Convoquée par le Premier ministre en mai, une mission de quatre économistes « sur la transparence des finances publiques » à l’horizon 2027-2030 a rendu ses conclusions le 15 juillet. « La France devra réaliser 126 milliards d’euros d’effort budgétaire d’ici la fin du prochain quinquennat, pour stopper la progression de la dette ». Une littérature de plus sur les finances publiques et leur évolution. Rien d’inédit dans ce nouveau rapport, ce dernier va servir de décor dans les futurs débats budgétaires, le ministère des Comptes publics soulignant l’avoir confié à des spécialistes d’obédiences différentes et donc servira de point d’appui « objectif » dans les débats à venir afin d’appliquer la feuille de route du patronat. Dans cette "objectivité" il n'y a pas le carnet de commandes à l'industrie d'armement française de 100 milliards d'euros, les bénéfices du CAC 40 grimpant de 34% au premier semestre 2026, à 73 milliards d'euros, les aides de l’État au patronat estimées à plus de 270 milliards d’euros par an, multipliées et distribuées par les fidèles fondés de pouvoir du capital: Hollande, Sarkozy, Macron1, Macron2… soutenus par l’ensemble des partis politiques dans leurs votes au parlement, aucun d’entre eux ne voulant s’attaquer à la racine du problème : le système capitaliste et sa logique de course frénétique aux profits et faisant payer la note aux travailleurs. Chacun à sa façon, tous vont insister sur les « sacrifices » que le peuple doit faire.
Le patronat tiendra sa Rencontre des Entrepreneurs de France le 26 août, le thème : Le courage ! Là aussi le décor est planté, tous les candidats à l’élection présidentielle seront présents pour être adoubés par le patronat. Celui-ci est très offensif confirmant les propriétaires des grands moyens de production et d’échange comme les vrais dirigeants du pays. « Financement des retraites, poids de la dette, coût du changement climatique »…«les protections sociales nées dans l’après-guerre ne sont plus adaptées » … «donner des perspectives en préparant les transformations futures, plutôt qu’en préservant à tout prix l’existant » voilà le ton est donné. Dans son dernier édito le MEDEF écrit à propos de l’emploi : « une politique de l’emploi moderne ne peut se contenter de regarder uniquement la voie du salariat » traduction : multiplier les suppressions d’emplois et trouver de nouvelles formes d’exploitation.
Une politique de dialogue social, de collaboration de classe et une absence totale de plan de bataille afin de combattre l’austérité et la vague de licenciements par les confédérations syndicales mène les travailleurs au désastre social, la seule issue : se battre pour nos intérêts de classe. Cela passe par la construction d’une riposte pour refuser l’austérité et les licenciements en affrontant les capitalistes sans concession.
Luttons de façon déterminée pour nos droits sociaux, les salaires, l’emploi, nos services publics, notre environnement, nos libertés, les retraites, contre les réformes à venir et le budget de guerre. En résumé: la lutte contre la guerre, l’austérité, l’exploitation. Les travailleurs n’ont pas à s’adapter mais à lutter ! Pas d’autre choix, afin de se faire entendre il faut une riposte générale face aux attaques dans tous les secteurs et refuser clairement de payer leur dette.
Ouvriers, employés, travailleurs du public et du privé, agriculteurs, retraités, étudiants…battons nous en faveur de nos intérêts de classe contre le patronat nous exploitant, contre son système. Le monde du travail fait fonctionner toute la société, il crée les richesses, il doit décider!
N° 989 06/08/2026 Dans son denier édito le MEDEF, syndicat patronal, geint : « Dans un environnement international de plus en plus incertain, et face à la succession de crises diverses et variées, la France traverse une période difficile. La dette se creuse, le pouvoir d’achat stagne, l’insécurité et la grogne sociale grandissent et on entend des bruits de bottes pas très loin de nos frontières». En s'exprimant ainsi, le MEDEF confirme que les vrais dirigeants se sont les patrons dirigeants : les propriétaires des grands moyens de production et d’échange.
La dette a explosé depuis 2017, la fortune des 500 plus riches a doublé. Les caisses publiques ont été vidées et le résultat net cumulé du CAC 40 a atteint 94 milliards d'euros, les coffres-forts des entreprises capitalistes et des actionnaires se sont remplis en exploitant les travailleurs et en siphonnant les caisses de l’État. Macron et ses gouvernements successifs, fidèles fondés de pouvoir du capital, ont multiplié les aides de l’État au patronat. Elles sont estimées à plus de 270 milliards d’euros par an. En 2025, les entreprises du CAC 40 ont reversé 82 % de leurs bénéfices aux actionnaires, soit 107 milliards d’euros battant un nouveau record. Pendant ce temps : les salaires progressent bien moins vite que l'inflation et les investissements patinent. Ceux préparant la guerre et s’enrichissant, c’est le patronat, s’il « entend des bruits de bottes » rappelons-lui, en 2024 pour cette seule année, les pays du Proche et du Moyen-Orient ont passé plus de 2 milliards d'euros de commandes aux entreprises françaises sur les 21,6 milliards d'euros d’exportation d’armes et cela ne s’est pas arrêté depuis. L’union européenne verse 800 milliards d’euros en faveur des investissements des industriels de l’armement. L’État français a passé 38 milliards d'euros de commandes d'armements en 2025, et en 2026/27 un carnet de commandes à l'industrie d'armement française de 100 milliards d'euros ! Le patronat entend surtout la monnaie tombant dans ses poches au prix de la sueur et du sang des travailleurs et la destruction de notre service public ! Le MEDEF poursuit « On demande d’être plus flexible, plus mobile, plus performant, plus disponible parfois sans que les protections, les salaires ou la reconnaissance suivent » : il est gonflé ce MEDEF, les bénéfices(*) du CAC 40 ont grimpé de 34% au premier semestre 2026, à 73 milliards d'euros ! et il engage dans son édito une charge violente contre les acquis des luttes: « Financement des retraites, poids de la dette, coût du changement climatique »…«les protections sociales nées dans l’après-guerre ne sont plus adaptées » … «donner des perspectives en préparant les transformations futures, plutôt qu’en préservant à tout prix l’existant »….« on protège davantage les statuts que les trajectoires ; on indemnise le chômage mieux qu’on ne fluidifie l’accès aux nouvelles compétences ; on défend les acquis professionnels, mais l’adaptation aux mutations technologiques n’apparaît pas comme la priorité »… Les travailleurs seraient responsables : ils ne travaillent pas assez ! Les malades se soigneraient trop ! Les chômeurs ne veulent pas trouver de travail ! Les retraités « boomers » ont la belle vie ! Cette guerre sociale est celle menait par les capitalistes confrontés à une concurrence et une guerre économique de plus en plus féroces au sein du système impérialiste . Le patronat annonce la feuille de route pour 2027, le combat contre cette austérité est une lutte contre le capital, peu importe si le Président choisi par le capital sera de droite, de gauche ou d’extrême droite. L’heure est à la lutte des classes contre ceux pillant le pays et exploitant les travailleurs, Ceux-ci n’ont rien à attendre des combinaisons gouvernementales et patronales face à l’austérité. Aucune issue n’aura lieu sans affronter les responsables de la dette, de la guerre : le grand patronat capitaliste qui se gave. Contre l’attaque sans précédent des droits des travailleurs : une réponse la grève ! La question centrale est bien d'organiser la lutte contre les politiques austéritaires voulues par les capitalistes et mises en musique par le pouvoir politique. Il est donc nécessaire et indispensable que s'organise un plan de bataille dans la durée, s'appuyant sur la grève. « Les réformes perçues comme risquées ou brutales rencontrent rapidement une forte résistance sociale. Cela ralentit les adaptations nécessaires aux défis du monde de demain »…. « Or protéger les systèmes actuels coûte cher, ce qui réduit les marges pour préparer l’avenir ». Notre ennemi de classe l’avoue, il craint la colère sociale, alors il recherche les moyens de mettre en œuvre une politique austéritaire renforcée pour les travailleurs, tout en menant une militarisation à marche forcée et obtenir la paix sociale. Compte-tenu de l'échec du duopole Gauche-droite, ayant gouverné pour les intérêts du capital, comme de celui du ni gauche ni droite inauguré par Macron, le RN est devenu pour la bourgeoisie monopoliste le fer au feu capable d'absorber le mécontentement, au moins provisoirement, tout en préservant les intérêts des monopoles capitalistes. C'est ce à quoi travaillent pour aujourd'hui et demain les classes dirigeantes et le patronat. Dans son édito le MEDEF déplore « l’absence d’horizon collectif nourrit le découragement ». Eh bien non, faire grandir dans la lutte de classe la nécessité d'abattre le capitalisme, voilà l’horizon collectif ! Les travailleurs sont la force décisive de la société. Leur travail est la source unique des profits faramineux des entreprises créant toutes les richesses, ils doivent diriger la société. En France comme ailleurs on ne pourra pas régler les problèmes sociaux et politiques engendrés par le capitalisme dans le cadre de ce système. Il faut impérativement en finir avec le capitalisme et son monde d’exploitation, de misère, de famine, de guerres et de génocides. Par leur action consciente, les travailleurs peuvent ouvrir une brèche dans les politiques patronales. Notre Parti Révolutionnaire Communistes, avec vous, s'emploie à créer les conditions politiques d'une telle bataille.
https://www.tradingsat.com/cac-40-FR0003500008/actualites/cac-40-les-benefices-du-cac-40-ont-grimpe-de-34-au-premier-semestre-a-73-milliards-d-euros-quels-groupes-ont-degage-les-plus-importants-profits-sur-les-six-premiers-mois-de-l-annee-1167885.html
N° 988 30/07/2026 Le nombre de Centres d’incendies et de secours (CIS) est passé de 8 700 en 2002 à moins de 7 000 aujourd’hui et les Services d’incendie et de secours (SDIS) manquent de financements, notamment pour payer les indemnités des pompiers volontaires. Entre distribuer des centaines de milliards aux patrons et financer la lutte contre les incendies, le gouvernement a choisi. Tous les politiciens de gauche et de droite depuis des décennies démantèlent les services publics : les pompiers manquent de crédits, la flotte de Canadairs est vétuste et ridiculement faible car Macron, Attal et autres n’ont pas jugé nécessaire d’y mettre les moyens. A quelques dizaines de kilomètres des flammes, il y a des usines Dassault où trois avions de chasse Rafale sortent chaque mois des lignes de production. La CGT Dassault révèle : « Dès 2019, [elle avait] demandé le lancement d’études pour un avion de lutte anti-incendie basé sur la gamme Falcon. Cette orientation a été suivie par la direction, qui a présenté en 2023 un projet concret de Falcon 2000 XLS, FireFighter. Pourtant, ce projet n’a pas été retenu par l’État, au motif d’un manque de moyens » ! Visiblement, commander des Rafale et des canons, c’est prioritaire pour le gouvernement, pas la lutte contre le feu. L’impuissance face à ces feux est le fruit d’une société capitaliste guidée par la recherche du profit maximum et immédiat pour le capital.
Les compagnies pétrolières doublent leurs profits
Pour preuve encore les prix des carburants viennent d’atteindre des records au même moment, le groupe TotalEnergies annonce des résultats records pour le premier semestre 2026 :11,4 milliards d’euros de bénéfices net ! 50 % de plus sur la même période de 2025 et les prix des carburants ont augmenté de 40 centimes le litre dans le même temps, pour l’ensemble de l’année les bénéfices atteindraient 21 milliards d’euros, soit +77 % par rapport à 2025 ! La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon est ravie « C’est une chance d’avoir en France un grand énergéticien mondial capable d’assurer notre approvisionnement ». Capable surtout d'exploiter les travailleurs partout dans le monde et de racketter les consommateurs, elle, Macron, son gouvernement défendent inconditionnellement, les capitalistes. Le PDG de TotalEnergies avoue lui-même « nos activités de trading(*) de pétrole brut et de produits raffinés ont beaucoup de succès » il poursuit en expliquant que les prix du pétrole suite au conflit au Moyen-Orient sont une source considérable de « bons coups » financiers! Les compagnies pétrolières ont toutes doublé leurs profits au premier trimestre de 2026, montre l’ONG Oxfam dans une publication du 28 juillet. Les bénéfices cumulés sur l’ensemble de l’année 2026 de BP, Chevron, Eni, ExxonMobil, Shell et TotalEnergies devraient s’élever à 129 milliards d’euros. La revue Nature pointe également la responsabilité écrasante de ces entreprises dans les émissions de gaz à effet de serre: les émissions des cinq plus grandes entreprises pétrolières et gazières dont TotalEnergies seraient, selon cette étude, responsables de près d’une vague de chaleur sur quatre entre 2000 et 2023.
Les travailleurs n’ont pas à payer
Les travailleurs, quant à eux, paieront toutes ces hausses de prix par un effondrement de leur pouvoir d’achat. Face à cette menace d’une nouvelle inflation, s’impose une revendication commune à tous : l’augmentation massive des salaires, des retraites et des pensions et leur indexation sur les prix ! Nos gouvernants nous mènent à la catastrophe et seule la mobilisation des travailleurs peut les en empêcher.
Le chantage à la dette
"Il est urgent d'arrêter la machine infernale de la dette publique", a lancé le ministre, préparant les esprits aux efforts que le gouvernement s'apprête à demander à chaque ministère : 35 milliards d’euros d’effort ! Sans compter l’enveloppe "dette publique" celle-ci s'élèvera à 12,3 milliards d'euros supplémentaires l'année prochaine dans les poches des financiers et l’augmentation des dépenses de l’armée : 6,4 milliards d'euros.
Pas question, a-t-il indiqué, de "mettre la tête dans le sable" en attendant l'échéance présidentielle. Prenons-le à son propre discours pour notre camp. Sonnons la révolte et unissons-nous dans la lutte contre la guerre, l’austérité, l’exploitation ! C'est le moment de mener action et mobilisation populaires. C’est l’heure de la lutte en faveur des salaires, contre leurs guerres ! C’est l’heure de l’organisation sur les lieux de travail, dans les quartiers et là où vit et étudie la jeunesse, dès la rentrée, renforçons l'opposition ouvrière et populaire, afin de se débarrasser du système capitaliste et construire une société libérée de l'exploitation capitaliste : une société socialiste.
(*)Le trading désigne l'activité d'achat et de vente d'instruments financiers (actions, obligations, devises, matières premières, produits dérivés, ou structurés
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