En programmant sa propre chute le 8 septembre, Bayrou a cherché à désamorcer un mouvement social soutenu par une très grande majorité de la population. Peine perdue !
Le 10 a été un moment fort de mobilisation avec plus de 700 rassemblements, 500.000 manifestants, plus de 1.000 grèves, bien suivies dans de nombreux secteurs, des centaines d’arrêts de travail dans la Fonction publique hospitalière avec des dizaines de milliers de grévistes dans les hôpitaux mais aussi une centaine d’arrêts de travail dans l’agroalimentaire, plus de 130 appels à la grève dans la chimie, 11 des 12 sites Arkema à l’arrêt, blocages de routes, de bâtiments, lycées bloqués avec ce slogan « La jeunesse ne paiera vos dettes », 80.000 lycéens ont participé aux rassemblements.
Macron vient de nommer Lecornu, ministre des Armées nouveau Premier ministre afin de faire voter son budget. Changer d’acteur mais pas de scénario, le message reste donc clair : les attaques vont continuer pour satisfaire les intérêts du patronat et continuer la répression, préparer la guerre. Les travailleurs n’ont rien à attendre des combinaisons gouvernementales et patronales face à l’austérité, ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise. Il n’existera pas d’issue sans affronter les responsables de la dette : le patronat capitaliste qui se gave.
Les scénarios politiciens iront bon train pour former un nouveau gouvernement.
Les postures et combinaisons politiciennes se préparent au RN, au PS, les Verts, au PCF ou chez LFI, au LR. L’essentiel n’est pas à l’Assemblée Nationale ou à Matignon mais dans la rue et dans les entreprises. Le mouvement du 10 septembre a déjà balayé des manœuvres agitant la vie politique et syndicale, ainsi Faure indiquait que la place du PS « n’est pas dans la rue » le 10 septembre et là il soutient la journée du 18 septembre, côté syndicats après « nos organisations appellent à une journée de mobilisation sur l’ensemble du territoire, le 18 septembre 2025, y compris par la grève et la manifestation » le y compris a disparu ! En prenant le chemin de la lutte collective les travailleurs se sont mobilisés le 10 septembre exprimant leur colère. Il faut imposer à l’intersyndicale un réel affrontement de lutte contre le gouvernement et le capital et imposer une autre stratégie de lutte.
Une seule chose inquiète Macron et le capital qu’il représente, c’est que se développe une mobilisation dans les entreprises par des débrayages, des grèves. Par la grève, les travailleurs ont la capacité de toucher le capital en plein cœur : son portefeuille. Une arme puissante et le 10 septembre les travailleurs ont démontré qu’ils partagent la même colère et l’envie que les choses changent. Sans eux, la vie économique et sociale s’arrête.
Le combat contre l’austérité est une lutte contre le capital,
Notre mot d’ordre reste: « Faire mordre la poussière au trio Macron Bayrou Martin (Medef) et à tous ceux déjà candidats pour poursuivre la politique d'austérité », oui peu importe si le gouvernement a un nouveau Premier ministre, l’objectif est de maintenir sa politique économique au service du capital. L’heure est à la lutte des classes contre ceux pillant le pays et exploitant les travailleurs, contre les nouvelles hausses du budget des armées.
L’arme puissante des travailleurs pour se faire entendre: la grève et leur force collective, le gouvernement, le patronat, le capital la craignent et la combattent par la répression et la violence policière.
Ils craignent cette mobilisation, elle va compter concernant la suite des événements au plan politique.
La question centrale qui reste posée est bien d'organiser la lutte contre les politiques austéritaires voulues par les capitalistes et mises en musique par le pouvoir politique. Après le 10, le 18 septembre doit être le temps fort d'une mobilisation qui doit se poursuivre et s'approfondir. S’appuyant sur la grève il est donc nécessaire et indispensable qu’une contre-attaque à la hauteur des coups portés contre les travailleurs et les travailleuses s'organise et qu’un plan de bataille se construise dans la durée.
Le capital, Macron et tous les serviteurs et chiens de garde voudront que cette colère ne se transforme en conscience révolutionnaire pour une autre société débarrassée de ce système capitaliste d’exploitation de l’homme par l’homme. Tel est aa raison d’être et la perspective défendue par le Parti Révolutionnaire Communistes.
- Après "on bloque tout". Ne lâchons rien. Encore plus fort le 18 septembre !
- Construire la mobilisation du 10, sans rien lâcher jusqu'à satisfaction des revendications. Faire grandir dans la lutte de classe la nécessité d'abattre le capitalisme
- L'anticommunisme, un outil de la bourgeoisie dans la lutte de classe contre les travailleurs




