Le 25 novembre, lors de la préparation d’une grande opération des forces françaises au Mali, deux hélicoptères se sont télescopés entraînant le mort de treize militaires français. La mort de jeunes dans la guerre est toujours une tragédie. Elle l’est pour leurs familles et leurs amis, et cela ne concerne pas que les soldats français engagés dans l’opération Barkhane, mais tous ceux des civils pris dans le feu de la guerre et des jeunes qui n’ont plus aucune autre solution que de s’enrôler dans les forces qui combattent l’armée française. Leurs noms restent le plus souvent anonymes et leurs souffrances aussi.
L’Algérie, si elle au cœur d’affrontements internes d’une grande intensité politique et sociale à l’issue encore incertaine, n’est pas isolée de la réalité des confrontations qui secouent le système impérialiste en pleine recomposition et où les luttes pour le contrôle des ressources naturelles, des voies de communication et des territoires s’exacerbent au rythme de la remise en cause de l’hégémonie des puissances impérialistes anciennes par celles montantes.
Soudan : A bas le coup d’État militaire, Solidarité avec l’Alliance pour la Liberté et le Changement
Le 3 juin, la révolution populaire au Soudan qui a mis à bas le régime dictatorial de Omar el-Béchir et exige le retour à un pouvoir civil, a été violemment attaquée par l’armée. Selon le comité central des médecins soudanais cette violente répression du mouvement populaire a fait au moins 60 morts.
Depuis la chute du dictateur, l’Alliance pour la Liberté et le Changement (ALC) à laquelle participent le Parti Communiste du Soudan (PCS) et les forces révolutionnaires et populaires font le siège du quartier général de l’armée pour exiger le retour d’un pouvoir civil.
C’est un grand battage qui se mène dans les media autour de l’action de l’armée française en Afrique. À lire et écouter les commentaires son action serait purement humanitaire et assurerait la stabilité du continent africain et tout particulièrement dans la zone du Sahel. En réalité rien n’est plus faux que cette fable que l’on nous distille à longueur d’émission, d’hommages et d’union nationale.




