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Le G20 de Buenos Aires, c’est terminé, selon la plupart des commentateurs, par un armistice dans la guerre que se livrent les puissances impérialistes pour s’ouvrir des marchés, s’emparer des ressources naturelles et contrôler les voies d’échanges et de communication. Si les deux plus grandes puissances, la Chine et les USA, ont signé cet armistice par un «accord» pour mettre fin à la mise en œuvre par les USA de nouveaux droits de douane à 25% au lieu de 10% sur 200 milliards de Dollars d’importations chinoises on ne peut pas dire que la paix soit au rendez vous. En fait l’ « accord » renvoie à 90 jours la résolution d’un changement structurel dans les relations commerciales USA Chine et tout particulièrement sur les transferts de technologie.

Le dimanche 7 octobre 2018 a eu lieu le 1er tour de l’élection présidentielle au Brésil. Jair Bolsonaro candidat du Parti social libéral est arrivé en tête avec 46% des voix devant le candidat du parti des travailleurs Fernando Haddad (29% des voix). Le second tour aura lieu le 28 octobre. Ce résultat qui s’annonçait, n’a pas été analysé en fonction des politiques mises en place précédemment. Aucun bilan n’a été fait des années de gouvernance du parti des travailleurs au pouvoir (2003-2016). C’est pourtant essentiel pour comprendre les résultats du 1er tour de ces élections.

Voisin des USA, ce pays est largement dominé par le capital US qui y a transféré un nombre important d’entreprises jouissant de facilités fiscales et d’une main-d’œuvre relativement bon marché. S’ajoute à cette situation, qui génère une corruption d’État de haut niveau, la forte pression que suscite le narcotrafic. Le narcotrafic qui génère des dizaines de milliards de Dollars de profit est une véritable « industrie » où sont impliqués les systèmes financiers et beaucoup d’hommes politiques.

Luis Almagro, secrétaire général de l’Organisation des États Américain qui regroupe 35 États à l’exclusion de Cuba, n’y a pas été avec le dos de la cuillère en affirmant récemment qu’il : « n’exclut pas une intervention militaire pour renverser le président Maduro ». Cette affirmation si elle est scandaleuse de la part du secrétaire général d’une organisation qui affirme ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures de ses pays membres, n’est pourtant pas très étonnante. Elle amplifie la musique joué par l’impérialisme US qui n’a qu’un objectif affiché : en finir avec la révolution bolivarienne y compris par le complot et l’intervention militaire. Rappelons que les USA qui considèrent le continent américain comme leur chasse gardée sont des spécialistes du renversement par la violence de gouvernement légitimement élus par leurs peuples. Si Cuba, malgré des dizaines de tentatives a jusqu’à présent contre vents et marées résisté, il le doit à la détermination de son peuple et à la direction du pouvoir et du Parti Communiste de Cuba. Tout est bon aujourd’hui pour mettre à bas le gouvernement légitime du Venezuela. Le blocus économique et financier du pays, seul responsable, de la situation difficile que traverse le pays a pour objectif de créer les conditions d’une intervention impérialiste. C’est ce que reconnaît un récent rapport de l’ONU selon lequel, il n’y a pas de crise humanitaire au Venezuela mais une situation tendue due aux mesures agressives prises contre ce pays. Nous somme solidaires, plus que jamais, de la lutte du peuple vénézuélien pour sa souveraineté et son indépendance nationale.

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