La lutte des cheminots a démontré et démontre encore que les travailleurs peuvent lutter ensemble dans un mouvement puissant pour défendre leurs revendications professionnelles étroitement liées à la qualité de l’entreprise (encore) publique et aux services qu’elle rend.
La privatisation en cours actuellement à la SNCF a déjà des conséquences catastrophiques pour les cheminots et les usagers, pour le service public en général.
La fermeture de centaines de gares jugées non rentables, la suppression massive de guichets, la séparation des activités ferroviaires en fonction de leur rentabilité ne suffit pas aux yeux du capital pour faire toujours plus de profits.
Le budget national, actuellement discuté à l’Assemblée nationale est entièrement consacré aux exigences du Medef qui, en l’absence d’un rapport de force pour le stopper, poursuit et accélère sa recherche de profits nouveaux.
Dans nos articles précédents, nous avons souligné comment et quelles conséquences cette politique a sur le peuple.
Au moment où des dizaines de milliers de travailleurs décident d’engager la lutte comme à la RATP, EDF, chez les cheminots, dans de nombreux secteurs d’industrie, chez les retraités en action le 8 octobre, le gouvernement engage une vaste opération avec l’aide de tous ses outils de propagande pour justifier le bien-fondé des « réformes » en cours ou à venir dont le but est de supprimer tous repères collectifs, toute solidarité contenue dans les accords et acquis sociaux comme la retraite, la Sécurité Sociale, la santé, les salaires et pensions, les indemnités chômage, le logement, le code du travail…




