Gantry 5

 

Stopper la casse.

La privatisation en cours actuellement à la SNCF a déjà des conséquences catastrophiques pour les cheminots et les usagers, pour le service public en général.
La fermeture de centaines de gares jugées non rentables, la suppression massive de guichets, la séparation des activités ferroviaires en fonction de leur rentabilité ne suffit pas aux yeux du capital pour faire toujours plus de profits.

La suppression progressive des contrôleurs, des personnels d’entretien des voies mettent en danger la sécurité des cheminots et des usagers.
Les exemples ne manquent pas, l’accumulation des accidents dus aux conséquences de la privatisation rencontre des résistances.
La lutte massive des cheminots pour préserver la sécurité est juste, elle soulève la question fondamentale du choix politique consistant à opposer les intérêts du capital contre les intérêts du peuple.
Le capital n’a rien à faire des questions de sécurité, son but c’est le profit, rien que le profit.
L’attitude répressive du gouvernement face à la puissance de la grève des cheminots, est le reflet de son total dévouement aux objectifs du patronat capitaliste qui veut tout maîtriser et bien sûr, contester la légitimité de la lutte.
La justesse de la lutte des cheminots n’est pas à démontrer car elle pose la question de fond de l’entreprise publique au service de la population, de la qualité du service et de son développement.
Le gouvernement tente de justifier ses « réformes » par une propagande constante les présentant comme nécessaires et masquant leur objectif de régression sociale
C’est le cas pour la SNCF, c’est le cas pour la santé, l’éducation, la retraite, la Sécurité Sociale, les collectivités territoriales… sauf que ces « réformes » produisent d’énormes difficultés de vie dans tous les secteurs. Elles provoquent un profond mécontentement, un rejet de plus en plus grand de la politique de Macron et des luttes comme celle des hospitaliers, à EDF, à la RATP, chez les sapeurs- pompiers, contre la casse de l’emploi… prennent de la puissance.
La lutte des cheminots démontre cette force dont disposent les travailleurs, c’est ce chemin-là que les travailleurs, partout, doivent emprunter pour stopper la casse.
Le projet de restructuration à EDF, les suppressions d’emplois qui se poursuivent à Général Electric, dans l’automobile, les banques, le commerce, dans la chimie etc. ont toutes la même cause : la recherche du profit capitaliste, accroître la rentabilité du capitalisme en soumettant toujours plus les travailleurs à son exploitation
Cette mainmise totale du capital sur la société, l’exploitation des peuples de plus en plus insupportable, existe partout sur la planète.
Un rapport de l’OCDE révèle que 41 000 entreprises mondiales possèdent 84 000 milliards de dollars (2018), le produit intérieur brut mondial est de 84 400 milliards de dollars, les multinationales possèdent et s’accaparent de l’ensemble des richesses créées car elles possèdent le pouvoir économique et installent des gouvernements à leur solde pour maîtriser le pouvoir politique.
Il s’agit donc bien du nœud du problème auquel il faut s’attaquer car ce système, s’il génère des difficultés de plus en plus grandes pour les peuples, devient dangereux dans sa course au profit et sa conquête de nouvelles richesses, il emploie tous les moyens en agressant les peuples, en organisant des guerres partout, peu importe les conséquences.
Nous pouvons constater que les luttes actuelles menées par les peuples que ce soit au Liban, au Chili, en Chine, en Équateur, en Algérie… ont toute une même revendication : vivre mieux. Chômage, salaires, éducation sont au cœur des luttes partout parce que partout c’est le capital qui dirige.
Ce qui réunit les travailleurs du monde c’est la lutte des classes.
En France, la pauvreté augmente, elle atteint 14,7 % de la population et a touché 400 000 personnes supplémentaires en 2018 pour un total de plus de 9 millions de personnes dont 3 millions d’enfants.
Avec la République en Marche au pouvoir, les partis de droite et d’extrême droite au service du capitalisme s’affrontent pour offrir la meilleure relève possible à la poursuite de ses objectifs au pouvoir. Les autres partis qui disent vouloir gouverner pour changer ne désignent pas le capitalisme comme responsable, comme si la pauvreté était une maladie incurable, inéluctable. Et pour cause. Tous ces partis politiques ont été aux « affaires » à un moment ou à un autre dans des gouvernements « d’union » ; ils ont continué tour à tour la politique des multinationales capitalistes, alors… silence sur les causes d’autant plus qu’ils ne contestent toujours pas le fond de cette politique.
Les luttes sont donc indispensables. Il faut leur donner encore plus de puissance, plus de constance et de détermination, faire grandit leur convergence.
C’est l’objectif du 5 décembre prochain, journée interprofessionnelle de grèves et de manifestations.
Les luttes, les arrêts de travail seront déterminants dans les entreprises pour stopper la casse, mettre en avant les revendications, prolonger et unifier le mouvement.
Notre parti utilise toutes ses forces pour construire ce grand mouvement de lutte anticapitaliste pour que cela change vraiment. Venez y prendre votre place.

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Bimestriel N°131

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