Gantry 5

 

Unifier, amplifier les luttes.

La lutte des cheminots a démontré et démontre encore que les travailleurs peuvent lutter ensemble dans un mouvement puissant pour défendre leurs revendications professionnelles étroitement liées à la qualité de l’entreprise (encore) publique et aux services qu’elle rend.

La suppression massive d’emplois dans cette entreprise, sa privatisation à venir, entraîne de multiples difficultés pour les agents et les usagers qui subissent pour les uns des conditions de travail aggravées, des attaques sur leurs garanties collectives, et pour les autres des retards multiples, des accès supprimés, des temps de transport augmentés, et surtout une sécurité pour les uns et les autres qui n’est plus assurée.
La réfection des voies a pris un retard considérable, l’entretien des machines fait l’objet « d’économies » pour le rendre à sa plus simple expression. Ajoutons à cela un parc machine qui ne correspond plus aux besoins de renouvellement, et nous avons fait le tour des effets d’une privatisation à venir de l’entreprise au nom du profit.
Le besoin de développer un mode de transport public moderne, accessible, pratique et non polluant, a un coût modéré n’est pas le but poursuivi par le pouvoir en place. Les transports ont tous étés privatisés pour satisfaire les multinationales du secteur (aérien–route–maritime) qui restructurent sans cesse à coups de suppressions d’emplois les entreprises qui leur ont été livrées par les gouvernements successifs pour permettre de développer leur soif de profits.
La résistance des cheminots par la lutte est indispensable pour stopper la casse, l’implication des usagers pour maintenir et développer un service public de qualité est essentielle.
Cette unification possible à travers cet exemple doit être développée partout car c’est toute la société qui est aux mains du capital.
Macron et ses sbires le répètent sans cesse : « nous allons transformer la société en profondeur ».
Autrement dit, tout ce qui est collectif, national, d’ordre social comme les acquis sociaux, doit être soumis à la loi du profit, à la loi du capital.
C’est au moment où le budget de la Sécurité Sociale se discute, que de nouvelles exonérations de cotisations sociales sont appliquées. Depuis le 1er octobre, ces exonérations augmentent de quatre points pour les 9,8 millions de travailleurs au SMIC. Ce nouveau cadeau au patronat va rendre encore plus difficile l’accès à la santé, la protection maladie, la retraite, le logement dont les aides ont diminué de 7,2 %, les allocations chômage qui vont aggraver la vie d’un million de chômeurs supplémentaires.
Oui, il y a matière à unifier, coordonner les luttes à condition d’expliquer ce que veut dire «transformer la société en profondeur » dans la bouche de Macron et du patronat.
Il s’agit d’en situer les enjeux pour les travailleurs et le peuple.
Comment accepter que dans un pays comme la France, le chômage de masse perdure, la pauvreté augmente, les conditions d’accès aux services sociaux, aux services publics soient de plus en plus dures, que le logement (voir article sur le site) devient de plus en plus inaccessible y compris pour ceux qui ont un travail. Comment accepter que 36000 expulsions locatives aient eu lieu cette année dues (entre autres) aux retards de paiement de loyer alors que les salaires sont bloqués et que les propriétaires privés multiplient leur démarche d’expulsion.
Tout cela fait partie d’une même politique : tout pour le profit capitaliste.
Ce débat est sans cesse détourné parce qu’il fait peur au pouvoir en place, le débat actuel sur la laïcité, sur la « convention citoyenne » participe à masquer les responsabilités, d’en exonérer totalement le capital. Les partis politiques, la République en Marche, les Républicains, le Rassemblement National, », sont à la recherche d’une prochaine équipe pour conduire la même politique. D’autres partis, la France Insoumise, le PS, les Verts, le PCF, expriment des désaccords avec la politique actuelle – que ceux qui ont déjà gouverné ont d’ailleurs pratiquée-. Ils ne touchent pas au capitalisme qui pourra continuer sa politique.
Qui a dénoncé l’ignoble chantage fait aux travailleurs de Général Electric ? Tous font croire que des emplois ont été sauvés alors que 385 ont été supprimés ! ! Personne ne conteste les fonds publics engloutis par la multinationale, et pour cause, ils sont tous d’accord pour lui faire des cadeaux supplémentaires sur les impôts fonciers ! !
Oui, il faut débattre de tout cela, de cette politique exclusivement au service du capital qui voit ses profits exploser : la capitalisation des bourses mondiales a augmenté cette année de 21 % pour les valeurs américaines et de 18 % pour l’Europe. Voilà la réalité de l’exploitation du capital mondial.
Mais en France comme ailleurs la classe ouvrière, les travailleurs, ne se laissent pas faire.
De puissantes luttes sont en cours dans de nombreux pays comme l’Argentine, en Bolivie et au Venezuela où la bataille politique est dirigée en sous-main par les USA, au Brésil, au Chili, mais aussi en Irak, au Liban, au Yémen, en Algérie… tous ces peuples aspirent à vivre mieux face aux attaques du capital, ils luttent avec détermination, nous apportons notre entier soutien et toute notre solidarité à cette classe ouvrière.
Unifier les luttes, les faire converger dans un grand mouvement social permanent, c’est le seul chemin dont disposent les travailleurs pour gagner une vie meilleure et changer de société.
Notre parti existe pour cela, pour débarrasser le capital de la société, l’empêcher de nuire. Nous rejoindre dans ce combat, c’est donner plus de réalité à cette perspective.

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Bimestriel N°131

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