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Après le congrès de la CGT, une seule voie : développer la lutte de classe pour les revendications

Les élections européennes se sont tenues juste après le 52e congrès de la CGT. Elles ont confirmé l’analyse que nous faisions de la situation et surtout cette impérieuse nécessité du développement des luttes et leur convergence dans un puissant mouvement de nature à stopper l’offensive du capital et de son gouvernement. C’est ce que souligne la déclaration de notre parti (Hebdo N°614) : « L’amplification, la convergence des luttes qui n’ont pas cessé doit devenir l’objectif urgent et essentiel de la classe ouvrière pour satisfaire les revendications, augmenter les salaires, les pensions et allocations sociales... » .

Nous avions mis en évidence dans un précédent article (Hebdo N° 611) que ces objectifs ne peuvent être atteint que par l’existence d’un puissant syndicalisme de classe et de masse dont les salariés ont besoin pour conduire leur action : « Les travailleurs pour mener leur combat contre le capitalisme et le pouvoir qui le sert ont absolument besoin d’un syndicat de lutte de classe qui les aide à organiser ce combat. L’existence d’un véritable syndicat de classe, soutenu par la masse des salariés est un problème majeur de notre époque. Un syndicat qui appelle à la lutte sans compromis contre le capital. »
Cette exigence a été au centre des interventions des syndicats lors du congrès de la CGT et on la retrouve dans l’attitude de nombreuses de ses organisations qui sont aujourd’hui à l’initiative des luttes pour les salaires, les emplois, les conditions de travail, pour refuser la réforme des retraites, de la fonction publique, la liquidation de la sécurité sociale... Notre parti, nos militants participent au développement de ces actions si nécessaires contre la politique du capital et de son pouvoir politique.
Dans le congrès, la question internationale a aussi animé les débats. C’est d’autant plus intéressant que beaucoup de militants mesurent que le caractère de plus en plus prononcé de l’internationalisation du capital exige une forte solidarité d’action des travailleurs de nombreux pays. Si la question des relations avec la FSM a été posée et apparaît dans les textes du congrès comme devant faire l’objet d’une approche de coopération, fondamentalement l’axe basé sur l’adhésion à la Confédération Syndicale Internationale, dominée par les syndicats de collaboration de classe, n’a pas été remis en cause; pas plus que l’adhésion à la CES qui constitue un appendice de l’Union Européenne (notre Hebdo N°590) : « La Confédération Européenne des Syndicats (CES) qui est un appendice de la commission européenne, pas plus que la CSI n’ont jamais apporté le moindre soutien aux travailleurs français en lutte contre les lois démolissant le code du travail. Ce syndicalisme-là est bon pour les patrons pas pour les travailleurs. De nombreux militants s’interrogent sur la présence de la CGT dans ces organisations: la CSI et la CES, et cela d’autant plus qu’ils savent que la FSM continue d’exister et qu’elle se bat sur des positions de classe et anti-impérialistes. » Le vote récent de la CGT lors du congrès de la CES en faveur de L. Berger secrétaire général de la CFDT pose problème au regard des positions prises par ce syndicat en France.
Les débats et l’engagement de nombreux syndicats dans le sens de la lutte ont pesé sur l’appel voté par le congrès : « La CGT à l’offensive sur tous le fronts ». Cet appel clarifie les positions de la confédération sur des sujets revendicatifs brûlants, il appelle au développement des luttes : « Les syndicats, réunis en congrès, s’engagent à amplifier et à généraliser les mobilisations par la grève et les manifestations dans l’unité et la convergence la plus large pour obtenir le retrait des projets de régression sociale et gagner de nouvelles conquêtes sociales. » C’est en se saisissant de cet appel, avec les salariés, que les choses bougeront encore pour développer les luttes de plus en plus fortes partout et les faire converger pour stopper la régression sociale programmée par Macron et le capital et imposer les revendications.
Notre parti Révolutionnaire Communistes avec ses militants continuera à éclairer les raisons de la situation, la responsabilité du capitalisme et la nécessité du développement de la lutte sociale et politique.

Bimestriel N°131

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