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Un seul mot d’ordre en 2019 : la lutte contre le capitalisme

Dans notre article hebdomadaire sur la situation politique paru la semaine dernière (voir sur le site), nous avons souligné les conséquences des décisions prises par le pouvoir concernant l’attaque contre les chômeurs, les retraites et l’accélération des restructurations industrielles entraînant une nouvelle vague de destructions d’emplois.
Dans l’automobile le prétexte de la baisse des moteurs diesels pour supprimer 10 à 15000 emplois, invoqué par les patrons du secteur, consiste à justifier de nouveaux coups contre les travailleurs pour plus de profits.

Après Aulnay, il y a cinq ans, Peugeot annonce la fermeture du site de Saint-Ouen (350 salariés). En parallèle, il est annoncé que le site de Saint-Ouen serait utilisé pour regrouper deux hôpitaux de la région avec au passage la suppression de 500 lits d’hôpitaux.
Renault n’a pas été en reste en supprimant 22000 emplois en 10 ans, le prétexte ? : Compétitivité, rentabilité, concurrence… résultat : explosion des profits dans l’industrie automobile.
Cette casse industrielle pour plus de profits atteint tous les secteurs comme le commerce, les banques, Alstom de nouveau menacé par de multiples projets de fusion depuis des années et ceci toujours pour les mêmes motifs.
La SNCF dont l’objectif est de supprimer 15 à 20000 emplois d’ici 2026, 2300 dès 2019, Air France dont les suppressions d’emplois ont entraîné des conditions de travail insupportables, l’industrie pharmaceutique qui continue à supprimer des emplois alors que des médicaments ne sont plus disponibles faute aux arrêts de fabrication de plus en plus courants. Sanofi veut supprimer 500 postes après avoir détruit 5000 emplois depuis 2008. La papeterie Séquana se prépare à supprimer 900 emplois en France après la destruction de milliers d’emplois dans ce secteur.
On le voit, du point de vue économique, le capital décide de tout au nom du profit. Les conséquences sociales sont évidentes, elles aggravent les difficultés de vie, mais le capitalisme n’existe pas pour satisfaire aux besoins du peuple, son seul objectif c’est le profit à tout prix.
Il a besoin de rechercher sans cesse tout ce qui peut satisfaire son objectif.
Le patronat intervient sur tous les secteurs de la vie, exige du pouvoir qu’il met en place, les mesures qu’il décide.
Le gouvernement Macron après tous les autres, n’est qu’un simple exécutant aux ordres. Il répète sans cesse qu’il faut transformer la société française en profondeur et s’attaque à cette transformation en tentant de supprimer tout ce qui est collectif : droits sociaux, acquis des luttes, fonction publique, services publics etc.
Macron confirme la casse de la retraite par répartition, la suppression des statuts de la fonction publique, des entreprises publiques, l’accélération de la privatisation de la santé, une éducation nationale entièrement vouée à l’économie capitaliste…
Oui, il s’agit d’une transformation profonde de la société pour la soumettre entièrement aux objectifs du capital.
Tout va dépendre des rapports de force à construire et rien d’autre.
Les partis politiques en place s’activent pour instrumentaliser ou récupérer le mouvement des gilets jaunes, à l’approche des élections européennes. M. Le Pen avec son parti le R.N. au service du capital ( elle est d’ailleurs contre l’augmentation du SMIC) se présente comme la seule alternative à Macron.
Aucun de ces partis ne remet en cause le capitalisme, tous accompagnent la politique du pouvoir.
La CFDT «trouve qu’un grand débat national c’est très bien». On connait les conséquences de ce genre de dialogue social. FO, la CFE-CGC sont sceptiques et voient une stratégie du gouvernement. FO, Solidaires, espèrent une convergence syndicale. La CGT n’ira pas discuter avec le gouvernement, elle s’affirme combattive et évoque une possible mobilisation interprofessionnelle. Il y a de très nombreuses luttes dans les entreprises mais une action interprofessionnelle de plus en plus puissante et déterminée est urgente, car seule elle peut stopper la politique de Macron.
Le mécontentement est profond, nous le constatons depuis des années mais nous avons toujours dit qu’en l’absence de forces révolutionnaires suffisantes, en l’absence de perspective politique claire, il pouvait être récupéré pour le mener dans des impasses en créant des illusions multiples.
Le mouvement des « gilets jaunes » déclaré comme apolitique et anti syndical créé l’illusion qu’une «troisième voie» est possible. Il tente ainsi d’effacer l’antagonisme entre le capital et le travail.
Ce qu’il faut constater c’est que ce mouvement épargne avec beaucoup de soin la responsabilité du capital, dévie cette responsabilité, évite le débat en le portant sur les choix du gouvernement concernant la fiscalité et les institutions, jamais sur le capital.
«Le référendum d’initiative citoyenne » (voir notre article) est la démonstration de cette volonté politique d’écarter le capital de toute responsabilité.
L’année 2019 sera donc une année de bataille politique intense. La transformation profonde de la société voulue par le capital et ses serviteurs est accompagnée d’une recomposition politique qui ne vise qu’à le servir.
Le développement des luttes sociales et politiques est donc essentiel
Il n’y a pas de temps à perdre, il y a urgence à renforcer les forces révolutionnaires.
Notre parti est le seul à proposer la disparition totale du capital dans les affaires du pays, et en confier la gestion au peuple, seule perspective politique crédible.
En ce début d’année 2019 nous serons présents dans toutes les luttes sociales, nous organisons des débats politiques pour renforcer les idées révolutionnaires et notre parti.
Les élections européennes nous donnerons l’occasion de vous rencontrer. Venez participer au débat.

Bimestriel N°131

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