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Une seule voie en 2019 : la lutte politique

Il ne fallait rien attendre des « vœux » de Macron aux Français, il a une nouvelle fois confirmé la volonté du gouvernement de poursuivre les « réformes » capitalistes.
2019 est et devra être une nouvelle année de lutte indispensable pour faire obstacle aux annonces et décisions à venir, une année de conquêtes sociales sur les salaires, les pensions, les services publics, la fonction publique.

Unir les travailleurs, le peuple, dans la lutte économique et sociale, l’action interprofessionnelle tous ensemble, de plus en plus fort face au plan Macron et pour satisfaire les besoins sociaux est et sera la tâche essentielle à laquelle se consacrer, sinon rien ne changera, tout s’aggravera.
L’acharnement du pouvoir et des médias à vouloir masquer les objectifs et exonérer le capital de toute responsabilité, aidés en cela par les partis politiques complaisants, ne résiste pas à la réalité de la situation vécue par la population.
Dans son allocution télévisée du 31 décembre, Macron n’a évidemment rien dit sur les restructurations prévues dans de nombreux secteurs comme dans les banques qui prévoient de fermer de 20 à 30 % des agences en France après en avoir supprimé 2000 en dix ans. Rien non plus sur les suppressions d’emplois prévues dans l’automobile (10 à 15000) au nom de la baisse de la fabrication des moteurs diesels. Idem en ce qui concerne la SNCF qui va supprimer 2300 postes en 2019 et 15 à 20000 d’ici 2026. Silence également sur les suppressions d’emplois dans la fonction publique (120000) et la disparition des statuts.
Macron annonce ce que nous savions déjà: « poursuivre la transformation profonde de la société française», et ce début d’année commence par une aggravation des conditions d’indemnisation des chômeurs, une augmentation des cotisations de retraite complémentaire et un nouveau recul de l’âge de départ pour les futurs retraités.
La casse de la retraite par répartition est prévue après les élections européennes mais fait déjà l’objet de nombreuses discussions avec les « partenaires sociaux » pour y parvenir. La santé, l’éducation nationale, les collectivités territoriales déjà très impactées par la loi du profit capitaliste vont subir des suppressions massives d’emplois, de regroupements, de fermetures diverses si la riposte ne s’organise pas.
Les luttes ne se sont pas arrêtées pendant cette fin d’année, le mécontentement est toujours aussi profond mais nous voyons bien que le manque de perspective politique pèse lourdement dans son expression.
Les partis politiques ne proposent rien pour changer radicalement de politique, les opportunismes en faveur des « gilets jaunes » se multiplient. Tous veulent un « Gilet jaune » sur leur liste aux européennes. Tous approuvent le « référendum d’initiative citoyenne », summum de la « démocratie » capitaliste.
Il ne peut y avoir de démocratie, de progrès social, tant que le capitalisme maîtrisera l’ensemble de la société car elle est soumise à la loi du profit et à son développement, ce qui entraîne une situation économique et sociale de plus en plus insupportable.
La lutte politique est le seul chemin à prendre pour changer de société, éliminer le capitalisme est indispensable, mais qui en parle ? Nous sommes les seuls en France à proposer cette voie, rejoignez-nous pour l’imposer.

Bimestriel N°131

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