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France.
Luttes. Hôpitaux. Nouveaux services des urgences dans l’action : Aveyron tous les services -cinq sur le département, Tarn 4/5, Nice, Guadeloupe. Chalon/ Saône grève depuis le 4 juillet au service de radiologie. Alençon (Orne) Adapei 61. Débrayage et manifestation dans ce service d’aide et de soins aux personnes handicapées pour des embauches.
Martigues. (Bouches du Rhône) Manifestation des personnels de santé et des pompiers avec un appel à la population pour la défense des services publics le 19 juillet.
Conforama. Grève le 7 juillet dans les magasins de Vitry (Val de Marne) et de Balanvilliers (Essonne) contre les licenciements.
SNCF. Sedan, pétition vers les usagers contre la fermeture de quatre guichets. Elle reçoit un bon accueil.
Manifestation des cheminots, écolos et paysans pour le maintient réel de la ligne de fret Perpignan-Rungis. Malgré les annonces de la ministre de transport qui annonce que le train roulera aussi longtemps qu’il y aura des marchandises à transporter la réalité est toute autre. Les transporteurs ont reporté sur la route leurs expéditions (de 15 à 30 camions/ jour suivant la saison). Personne (SNCF ou transporteurs) ne veut investir dans de nouveaux wagons les anciens étant au bout du rouleau. 40 millions d’argent public ont été investis dans le transport combiné de Perpignan il y a dix ans.
Condamnation. La poste vient d’être condamnée à 120.000 euros d’amende par le tribunal de Nanterre à la suite du décès d’un travailleur non déclaré pour utilisation de main d’œuvre illicite. D’après Sud dans les filiales de la poste et chez les sous-traitants celle-ci est passée de 23% à 75% en Ile de France.
Santé au travail. Echec des négociations syndicats patronat. Le patronat à refusé jusqu’au bout de discuter du financement des services de santé interentreprises en prétextant que c’est lui seul qui le finance, l’employeur ayant des responsabilités clairement établies par la loi. Devant cet échec voulu et organisé, c’est le gouvernement qui va décider concernant cette question.
Syndicats. Martinez annonce sur France Inter le 16 juin une semaine d’action en septembre sur les questions liées à l’écologie avec d’autres organisations. Il semble que la question des retraites y sera ajoutée.
CFDT. Vives critiques de la CFDT sur la réforme de l’assurance chômage, qui se conclu sur aucune proposition d’action pour faire reculer le pouvoir. Elle continue à vouloir siéger au bureau de l’Unedic devenu une coquille vide, privée de toutes décision financières.
Tati. Repris en 2017 par le groupe GIFI, celui -ci vient de décider de reprendre sous son enseigne 49 magasins, 30 seront repris par l’encadrement, 11 seront fermés et 189 suppressions d’emplois. Débrayages et manifestation devant le siège social le 19 juillet.
Neptune Energy. Filiale d’Engie (exploration pétrolière) vendue à une société anglaise ferme son activité en France et supprime 110 emplois. Les syndicats dénoncent le caractère prédateur de la société anglaise et en appellent à l’Etat.
Famar. (pharmacie propriété du fond US KKR) décide de vendre ses 11 usines en France et dans le monde, sauf le site de St. Genis-Laval (Rhône) -284 salariés, une quarantaine d’intérimaires- qui est mis en liquidation judiciaire.
Cour des Comptes. Poursuit ses attaques contre les régimes spéciaux (cheminots, EDF et GDF, RATP) Partant des problèmes réels qui vont découler de la « réforme » des retraites, ces régimes rejoignant le régime universel, les avantages en âges et en pensions doivent disparaitre. Pour maintenir un peu les droits des salariés de ces secteurs elle suggère de mettre en place un système par capitalisation financé par les salariés et l’employeur. Concernant les droits passés elle préconise la mise en place d’une sur cotisation payée par les salariés et l’entreprise.
Prud’hommes. Dans un rapport, le Sénat propose une plus grande professionnalisation des conseillers prud’hommes. Elle se ferait au travers d’une plus grande proximité entre les juges et les conseillers, les premiers apportant leur « expérience » aux seconds. Une manière détournée de vider d’avantage la justice prud’hommale de son originalité.
La Cour de cassation confirme la validité du plafonnement des indemnités de licenciement par une interprétation des textes internationaux favorable au pouvoir.
Association française de entreprises privées. (Afep). Elle regroupe les entreprises du CAC 40. Elle vient de rappeler les « charges » financières qui, d’après elle pèsent sur elles et critique le gouvernement qui ne va pas assez vite pour maintenir leur « compétitivité ». Pourtant l’impôt sur les sociétés va baisser en 2020 de 1% et en octobre le CICE va devenir une baisse des cotisations sociales définitivement acquise pour le patronat. Dans une interview aux « Echos » (17.07) son président L. Burelle rappelle les exigences du capital : le coût du travail doit continuer à baisser, la réforme de la retraite devra inciter à travailler plus longtemps, le gouvernement doit s’atteler à la baisse des dépenses publiques. Il a déjà été entendu par le pouvoir.
Peugeot. La mondialisation de sa production a un effet boomerang, elle est en baisse partout dans le monde. Chine : -60% (Peugeot y prévoit de réduire ses moyens de productions), Amérique du Sud – 20%, Afrique- Moyen Orient – 68% (résultat de l’arrêt des productions en Iran à la suite des décisions US auxquelles s’est plié le capitalisme européen). En Europe les ventes augmentent de 0,27%.
Même chose pour Renault (qui annonce un investissement de 130 millions d’euros pour la création d’une usine de voitures électriques avec un partenaire local) -3,9 en Amérique du Sud, -5,2 en Eurasie,-23,8 en Chine, -27,7 Afrique et Moyen Orient.
Presse. M Picasse et D. Kretinsky (milliardaire tchèque qui a repris les parts de Berger après son décès) veulent racheter les 20% que le fond Prisa détient dans le capital du « Monde ». Au fil du temps le capital augmente son poids dans le journal au détriment de la société des journalistes. A suivre.
Prime à la casse. Elle visait à rendre le parc automobile moins polluant par une prime versée aux propriétaires de véhicules anciens envoyés à la casse, et leur remplacement par un véhicule moins polluant. Mais elle coute trop cher : 900 millions contre les 600 prévus pour 2019. Le gouvernement décide d’en durcir les conditions d’attribution pour rester dans les limites budgétaires prévues. Ecolo toujours, mais pour pas cher.
Monde.
Amazone. Grève pour les salaires bien suivie aux USA, en Angleterre et peu en France, sauf une action symbolique dans une plate- forme dans les Hauts de France. Une cinquantaine de grèves ont eux lieu chez Amazone dans cette dernière période à travers le monde.
Chine. Huawei qui subit les interdictions sur ses achats de matériels fabriqués aux USA pour ses productions et l’interdiction pour l’administration US d’acheter ces produits sous prétexte d’espionnage au profit du gouvernement chinois, annonce 850 suppressions d’emplois dans une de ses filiales implantées dans le pays. On peut légitimement penser qu’il s’agit d’une mesure de rétorsion vis-à-vis de la politique des USA. Dans le même temps Huawei annonce l’implantation d’une usine en Italie (qui a adopté son système 5G) avec un investissement de 3,1 Mds de $ et la création de 1000 emplois.
La Chine est à son tour victime des délocalisations. L’augmentation, relative, des salaires, la guerre commerciale pousse les entreprises étrangères aux délocalisations vers le Vietnam, la Thaïlande, le Bangladesh, la Birmanie, Taïwan.
Automobile. Le marché chinois, poule aux œufs d’or des constructeurs, continue de reculer de 12,4% sur les six premiers mois de 2019. Les étrangers sont les plus touchés : -22% pour Ford- 12% pour Général Motors, Peugeot en pleine déconfiture. Même situation en Russie -2,4%, -18% en Inde entre avril et juin, -50% en Argentine. Les marchés européens et US sont en stagnation. Cette baisse des ventes est due, avant tout, à une insuffisance du pouvoir d’achat de larges couches des populations concernées.
En annonçant un avertissement sur ses résultats Daimler (Mercédès), avec une perte de 1,6 Md contre un bénéfice de 2,6 Mds au deuxième semestre 2018 donne le signal d’une baisse des profits pour l’ensemble de cette industrie avec les conséquences prévisibles sur l’emploi.
G7. Les ministres des finances du G7 se sont réunis en France cette semaine. Ils ont annoncé leur volonté de taxer plus les Gafa. Cette déclaration de principe n’a été suivie d’aucune mesure concrète ni sur les taux ni dans le temps. Il faut considérer cette déclaration comme une opération de propagande visant à laisser penser que les gouvernements combattent le capitalisme et que celui-ci peut être moralisé.

France.
Luttes :

Châtellerault. Grèves et débrayages à la Fonderie du Poitou, Thales, Valéo, Carambar pour les salaires.
Hôpitaux. Les urgences de St. Chamond (Loire) et Fougères (Ille et Vilaine), Comminges Pyrénées (Haute Garonne) rejoignent le mouvement. Une nouvelle journée d’action nationale est prévue pour le 19 juillet.
Dames pipi. Celles de la gare du Nord, d’Austerlitz, de Lyon sont en grève depuis le 24 juin pour refuser le changement de convention collective que veut leur imposer la direction hollandaise, sous- traitante de la SNCF.
SNCF. Grève de 24h des aiguilleurs dans la région lyonnaise pour l’embauche de 7 aiguilleurs le 11 juin. Pour pallier le manque de personnel pendant la période des congés la direction a proposé à des retraités de reprendre du service. Aucun n’a accepté.
Répression. Les neuf salariés syndiqués CGT de Peugeot Poissy poursuivis par la direction pour séquestration et violence en réunion viennent d’être condamnés à trois mois avec sursis et 6.300 euros d’amende chacun, le tribunal ne retenant que la violence en réunion. Ils vont en cassation. Dans le procès contre les dirigeants de France Télécom responsable de 22.000 suppressions d’emplois, de dix-neuf suicides la peine maximum encourue par eux est d’un an de prison et 15.000 euros d’amende. Justice de classe.
Suppression d’emplois. Nestlé en supprime une centaine à Contrexéville et Vittel (Vosges) malgré un marché en hausse. Il s’agit avant tout d’augmenter la rentabilité.
Canal +. Confirme la suppression de 492 emplois sur 2.600 qui vont toucher la maison mère et les filiales TV ce qui lui ferait économiser 40 millions de salaire mais sera loin de rétablir les comptes. Canal+ a déjà supprimé 300 emplois en 2016.
Invicta. (métallurgie, Ardenne) Propriété d’un fond d’investissement filiale de la Caisse des dépôts, supprime 61 emplois sur 295. Les syndicats -CFDT, FO, CGC accusent la direction de mauvaise gestion, de rachats inconsidérés de concurrents. Ils envisagent des actions sur place et à Paris.
Taxes et déremboursement. Une sur les billets d’avions qui devrait rapporter 180 millions par an, une autre sur le carburant des transports routiers avec une baisse de l’avantage fiscal sur le carburant de deux centimes par litre soit 140 millions par an. Taxes crées pour financer les transports « écologiques ». De même le bâtiment ne va plus bénéficier d’allègement des taxes sur le carburant pour 900 millions d’euros par an. Une chose est sure ce sont les voyageurs aériens et les consommateurs qui les payerons.
Il n’est pas question d’entrer dans le débat entre médecins sur la qualité ou non de soigner par l’homéopathie, mais de constater qu’il s’agit avant tout de faire une petite économie sur les remboursements de la SS : 127 millions sur 200 Mds. Sous le prétexte d’efficacité validé par la haute autorité de santé d’autres déremboursements sont à prévoir.
SNCF. La politique de suppression massive d’emplois commence à porter ses fruits. Grande pagaille dans les gares parisiennes devant les guichets de vente de billets avec des files d’attente de plusieurs centaines d’usagers. Jamais à court d’idée pour supprimer des emplois, la direction vient de signer un accord avec la fédération des buralistes pour que ceux-ci vendent des billets TER et TGV.
Logement. Les logements HLM ne représentent que 20% des logements construits en 2017. Les mesures Macron diminuant de 20% les APL ont entrainé une baisse équivalente es loyers, ce qui réduit encore d’avantage les possibilités de réhabilitation et de construction. Toujours en 2017 la paupérisation des locataires a augmenté en particulier pour les nouveaux habitants. Ils sont 60% de l’ensemble du parc social à bénéficier du prêt locatif à usage social contre 70% pour les nouveaux entrants. La spéculation sur les terrains dans les zones en tension (région parisienne, Rhône, Cote d’Azur) bride les possibilités de construction dans le parc HLM.
Safran. (sous- traitant aéronautique) Va construire une usine à Feyzin (Rhône) et y investi 230 millions. Le chantage d’une implantation aux USA a payé. Safran va recevoir de l’Etat et des collectivités locale plusieurs dizaines de millions de subventions.
Monde.
G7. Les chefs d’Etat doivent se réunir fin août à Biarritz. Pour donner un avis sur les questions sociales le Business 7 (patronat) et Labour 7 (syndicats) se sont réunis à Aix en Provence le 5 juillet. Pour la France outre le Medef organisateur de la rencontre, assistait l’incontournable Berger et Veyrier (FO). Dans une résolution adoptée et qui sera transmise aux chefs d’Etats les participants se prononcent pour le développement du libre -échange qui profite à tous.
Allemagne. La Deutsche Bank annonce la suppression de 18.000 emplois d’ici 2022 soit 20% de ses effectifs. C’est le résultat d’une politique de spéculation aux USA dans l’immobilier et de malversations qui se sont soldées par de lourdes amendes. Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Une partie du négoce actions -qui est abandonné- va être repris par la BNP qui souhaitait depuis longtemps prendre pied en Allemagne. L’annonce de ces suppressions d’emplois n’a pas rassuré les marchés. Le cours de l’action est repassé dans le rouge – 10%. Le marché (le capital) pense que ces mesures arrivent trop tard pour redresser durablement la banque. Le syndicat Verdi qui regroupe les salariés des services se félicite de cette avancée radicale qui pourra stabiliser l’emploi en Allemagne à long terme, l’essentiel des licenciements touche l’Inde et les USA. Sans commentaire.
Il existe d’autres signes d’inquiétude sur l’évolution de l’économie allemande toute entière tournée vers l’exportation. Le ralentissement de l’économie mondiale, la guerre économique USA-Chine ont d’importantes retombées sur l’économie allemande dont la croissance n’a été que de 0,4% au 1er trimestre 2019 après 0 au 4eme de 2018. Les commandes industrielles ont chuté de 8,6% en mai par rapport à mai 2018. La récession pour cet automne n’est pas exclue.
Même situation aux Pays -Bas avec une baisse surprise des carnets de commandes dans l’industrie. L’office central des statistiques explique cette situation par un sale vent en provenance de l’étranger.
Afrique. 55 pays africains (sur 57) viennent de signer un accord de libre échange qui devra permettre de faire passer les échanges entre eux de 12,5% à 75% d’ici à 2022. Ces pays comptent 1,2 Md d’habitants et ont un PIB de (seulement) 2500Mds de $. L’accord doit entrer en vigueur le 1er juillet 2020. Un certain nombre de critiques se font jour. La crainte que ce marché facilite la pénétration de productions venant de l’extérieur qui mettent à mal les producteurs locaux, ce qui est déjà le cas. La faiblesse des infrastructures, la diversité des monnaies (les anciennes colonies françaises ont le franc CFA comme monnaie gérée par la banque de France et lié à l’euro, ce qui n’en fait pas une monnaie indépendante au service des Etats) la corruption, autant d’obstacles concrets à l’efficacité de ce marché.
Ceta. Il s’agit de l’accord de libre échange entre l’UE et le Canada qui doit être soumis à la ratification ou non par l’Assemblée nationale le 17 juillet. Une intense campagne de propagande sur les bienfaits de cet accord est engagée par le pouvoir, sa majorité à l’Assemblée pour en justifier un vote positif. « Communistes » a donné clairement son opinion sur ce traité. Elle est négative. Outre les dangers pour l’économie française, le traité contient pour la première fois l’installation d’une cour arbitrale pour juger des différents entre une multinationale et un Etat si celle-ci s’estime lésée par une décision de l’Etat. Une justice au- dessus des décisions politiques prise par un Etat souverain.

France.
Luttes :

Urgences. Les propositions de la ministre pour tenter d’arrêter le mouvement avec sa proposition d’une prime de 100 euros par mois pour l’ensemble des personnels a fait un flop tant elle est éloignée des revendications défendues. L’action se poursuit et un appel à une journée de manifestation nationale est lancé pour le 2 juillet avec de nouveaux centres qui rejoignent le mouvement tel Guingamp ou Bagnol/ Cèze, à Boulogne /Mer grève illimitée hôpital et urgences à compter du 1er juillet, à Bar le Duc manifestation le 24 juin contre la fermeture de la maternité et de la cardiologie. Dans le Jura manifestation en faveur de l’hôpital à Dole, Lons le Saunier, St Claude.
GE Belfort. EDF Voir articles dans l’hebdo.
Neuhauser. (Boulangerie industrielle, Moselle). En conflit sous des formes diverses depuis novembre, nouvelle journée de grève pour protester contre l’assignation du secrétaire du syndicat CGT en justice pour atteinte à la liberté du travail. Le tribunal a débouté la direction.
LU (La Haye Fourassière) Débrayage le 17 mai contre le licenciement d’un ouvrier, syndiqué CGT, sous le prétexte de non- respect des consignes de sécurité (pas de casque anti-bruit). La situation sociale est très tendue dans l’usine avec la menace de réorganisation prévue par la direction. Ce licenciement est vu comme moyen de pression sur le personnel.
Méridionale. (Trafic maritime, Marseille) Grève depuis le 20 juin pour protester contre la décision du Conseil régional de Corse de concourir à l’appel d’offre entre l’ile et le continent. La Méridionale est l’ancienne CGM dont les marins ont mené de nombreuses luttes. L’attitude du Conseil dominé par les nationalistes est un règlement de compte avec le passé. La direction de Corsica Ferries, elle aussi écartée de l’appel d’offre a saisi la justice.
Faurecia (Sarreguemines, Moselle) En grève depuis le 2 juin pour obtenir des garanties écrites sur l’avenir du site et des conditions de travail. La direction qui utilisait des salariés d’autres sites Faurecia pour briser le mouvement vient d’être condamnée par le tribunal à une astreinte de 50.000 euros par jour si elle poursuit dans ses pratiques.
Poste. Grève à Mazamet (Tarn) et manifestation à Albi contre l’allongement du temps de travail des facteurs. Dans le Tarn et Garonne grève depuis quatre semaines. Pas d’autres précisions.
Territoriaux (Angoulême) Débrayage le 27 du personnel à l’appel de la CGT des cantines scolaires contre la volonté de la municipalité d’imposer 5 jours de travail supplémentaires pendant les petites vacances. La CFDT a signé l’accord.
Cheminots. Manifestation à Lyon en direction du conseil Régional contre la fermeture des gares.
Pompiers. Les pompiers professionnels seront en grève du 26 juin au 31 août. Ils réclament des effectifs pour faire face à leurs missions, une revalorisation de la prime de risque, l’abandon de la « réforme » de la fonction publique. Ils dénoncent le refus de négociation du ministère de l’intérieur et des présidents de départements.
Elections. Elles viennent d’avoir lieu chez Renault. Sur son site le syndicat ne donne aucun résultat. Selon la « Voix du Nord » qui donne uniquement les résultats en %  seraient les suivants : % et évolution par rapport à 2015.
Votants : 73,6% (+2,2%). CGC : 34,05% (+2,97%) CFDT : 23,29% (+2,93%) CGT 20,12 (-4,39) FO 10,18.
L’absence de résultats par collèges ne permet pas une analyse sérieuse. Ils reflètent les évolutions du personnel de Renault avec le développement des techniciens et surtout des cadres, le transfert des ouvriers dans les usines hors de France, la présence de 8.000 intérimaires dans les usines françaises qui ne prennent pas part au vote.
Le syndicat Renault du Mans a édité un tract avec les résultats de l’usine, seulement les évolutions en % par rapport aux dernières élections :
Première la CGC, CGT -10,7% au premier collège, -1,53 au second, CFDT + 10,7% au premier, - 5% au second. Il faut noter une progression de l’abstention et du vote blanc dans tous les collèges avec une pointe de + 6% d’abstentions et de 24% de vote blanc dans le collège cadres.
Dans son tract le syndicat après avoir constaté que 70% du personnel n’a pas voté CGT, pose la question sans y répondre Que faut-il faire ? Tout signer ? Faut-il se soumettre et tout accepter ? Ce qui montre pour le moins un profond désarroi des militants privés de toute analyse politique de la part des directions de la CGT. Et de la nécessité d’un parti révolutionnaire.
Natixis. (Filiale financière de la Caisse d’Epargne et des Banques Populaires). Elle possède plusieurs fonds spéculatifs regroupés sous l’appellation H 20. Ceux-ci viennent de perdre en deux jours 2 Mds tandis que l’action dévisse de 11,76% le premier jour et 2,13 le deuxième. D’une manière ou d’un autre ce sont les dépositaires de compte ou de livrets qui feront les frais de ces pertes, comme ils l’avaient fait lors de la crise des « surprimes » américains en 2007 ou Natixis avait perdu 4Mds renfloué par les deux maisons mères.
Epargne retraite. Le gouvernement vient de décider à compter du 1er octobre de la mise en place de nouveaux « produits » destinés à rendre plus attractifs l’épargne retraite que ceux existants jusqu’à présent. C’est sans le dire la mise en place de fonds de pensions destinés à compléter la faiblesse des retraites par la capitalisation des versements des salariés et la mise à la disposition du capital de sommes considérables qui lui échappent avec un système par répartition solide et bien financé (ce qui n’est plus le cas). Les assureurs considèrent que c’est une vraie opportunité pour augmenter les encours gérés (les Echos 24 juin). Ce système existe en Allemagne depuis 2001. Il est considéré comme « compliqué et cher ».
Cadeaux. Au moment où se prépare le budget 2020 et où le Medef accentue la pression pour la diminution des impôts dit d’ « entreprise » (impôt sur la masse salariale, impôts fonciers, sur la valeur ajoutée, le chiffre d’affaires) le Conseil d’analyse économique (rattaché au 1er ministre) vient, fort à propos, de sortir une étude sur le montant de cet impôt : 72 Mds en 2016, ce qui bien sûr pèserait sur la compétitivité des entreprises françaises. Il propose de supprimer progressivement la taxe sur la valeur ajoutée-13,3 Mds- qui est versée aux collectivités locales. A suivre.
Fusion. Cap Gemini (services informatiques, 220.000 salariés dans le monde, 13,2 Mds de CA) achète pour 3,6 Mds Altran (ingénierie, 46500 salariés, revenu net 2018 2,92 Mds). Après fusion ils espèrent un CA de17 Mds.
Bonus-malus. Les économies sur le dos des chômeurs entrent en vigueur le 1er octobre et le 1er janvier. Pour le patronat c’est seulement au 1er janvier 2021 que le bonus-malus sera appliqué.

Monde
Chine. Carrefour. Annonce qu’il vend 80% de sa filiale (210 hyper et 24 magasins de proximité) à une société chinoise pour la somme de 620 millions d’euros. En trois ans Carrefour a perdu 222 millions en Chine, ce qui montre que la mondialisation est pleine de risques et que les suppressions d’emplois en France en sont– en partie- la cause.
USA. L’américain AbbVie (pharmacie) achète pour 63 Mds de $ son concurrent Allergan, société irlandaise.
Cannabis Avec la légalisation du cannabis comme médicament ou dans un but « récréatif » le capitalisme trouve une nouvelle source de profit. Pour les producteurs-distributeurs le cannabis « médical » représente 24,8 Mds de $ en 2018, 12,8 pour les producteurs distributeurs de cannabis récréatif. Le cigarettier Marlboro détient 45% du capital d’un producteur canadien.
UE. Lors de la réunion de l’Otan le 26 mai les pays l’UE ont reçu les félicitations du maitre US pour leurs efforts d’augmentation des budgets militaires qui atteignent 1,58% du PIB (contre 1,46 il y a un an). Avec la Grèce, les pays baltes, l’Angleterre, la Roumanie, la Pologne qui sont déjà à 2%, objectif exigé, c’est 284 Mds de $ que l’UE consacre à la guerre.
G.20 : les grandes puissances capitalistes sont réunies pour décider du partage du commerce mondial, nous reviendrons sur ce sujet dans la semaine.

France.
Luttes :

Succès. La vingtaine de salariés des hôtels Campanile et Première Classe (Suresnes, Hauts de Seine) obtiennent après 32 jours de grève + 250 à 500 euros par mois pour le personnel en temps partiel, de 50 à 150 euros pour le personnel à plein temps, l’embauche de deux CDI d’ici mars 2020.
Santé. Grèves et manifestations des personnels des urgences, des hôpitaux et des Ehpad le 2 juillet pour l’emploi et les salaires.
Poste. (Tulle, Corrèze) Grève illimitée à compter du 1er juillet contre la suppression de 7 tournées de facteurs sur 45 que compte le bureau.
Bibliothèque nationale. Lancement d’une pétition tournée vers le public pour l’embauche de personnel après la suppression de 304 emplois en dix ans.
Ministère du travail. Appel CGT à une grève et une manifestation devant le ministère pour protester contre le transfert vers le ministère de l’intérieur de plusieurs services en province par le passage des services décentralisés sous la coupe des préfets.
Conforama. Voir article dans l’hebdo
Enseignants. Face au refus de toute discussion sur la réforme du bac, un certain nombre d’enseignants ont décidé de retarder la remise des notes des copies du bac. C’est un acte désespéré face à un mur déclare le Snes qui avec la CGT et Sud défend le mouvement. Le ministère refuse tout dialogue et répond en menaçant de sanctions administratives et financières.
Ne gêner aucun des secteurs du capitalisme. L’écologie et le réchauffement climatique sont au centre des préoccupations du pouvoir. A condition de ne pas porter atteinte aux intérêts d‘aucune partie du capital. Ainsi l’isolement thermique des logements est présenté comme une des principales sources d’économie d’énergie. Le gouvernement et l’Assemblée (loi climat énergie) viennent de se mettre d’accord sur un texte qui vise à imposer aux propriétaires la rénovation de ces passoires. Deux phases sont prévues : une incitative d’ici à 2023, une obligation d’ici fin de 2017. Aucune sanction financière n’est prévue en cas de non -respect. Sans commentaires.
Apprentissage. La bataille fait rage entre les artisans, les régions pour le financement de l’apprentissage, une enveloppe de 500 millions qui provoque bien de convoitises à la suite de la « réforme » qui remet l’apprentissage dans les mains du patronat. Les régions à l’image de celle d’Ile de France amputent leurs budgets (-2 millions sur 16) destinés aux CFA organismes publics. (Voir hebdo de la semaine dernière)
Logements. Le prix des loyers ne cesse d‘augmenter. Il va dépasser les 10.000 euros le m2 à Paris soit +3% et 1% pour la France dans les immeubles anciens. 13 grandes villes sont en hausse plus ou moins importantes, 6 en baisse.
Bourse. Celle de Paris enregistre son meilleur premier trimestre depuis dix ans. + 17,09% de hausse.
Transport. Les chemins de fer espagnols (Renfe) annoncent qu’ils vont postuler pour l’exploitation de lignes en France. Ils se contenteraient dans un premier temps de lignes dans le sud, avant de s’attaquer à Paris Lyon la ligne la plus juteuse. Il existe actuellement une coopération entre la SNCF et la Renfe pour l’exploitation des lignes entre les deux pays. Coopération qui disparaitra avec la privatisation et la mise en concurrence.
Electricité. Les tarifs réglementés vont augmenter de 1,2% au 1er août. Avec ces augmentations permanentes EDF perd 100.000 usagers tous les mois au profit de ses concurrents qui détiennent 22,9% du marché. EDF propose elle aussi des abonnements au prix du marché. Elle se cannibalise elle-même. Un monde qui marche sur la tête : le capitalisme.
Suppressions d’emplois. Exel (matériel agricole, Oise et Loiret) 130 licenciements. Canal + annonce 500 suppressions par « départ volontaires ».
Chômeurs. L’Unedic dans une étude confirme que les nouvelles mesures sur l’indemnité des chômeurs, que 500.000 d’entre eux verront l’ouverture de leurs droits à l’indemnisation retardée ou annulée. Ce sont bien eux qui feront les frais des « économies » décidées par le pouvoir avec 2,8 Mds sur les 3,75 d’ici à 2021.
MEDEF. Le journal « Les Echos » du 27 juin consacre une page au Medef un an après l’élection de G. Roux de Bézieux comme président de l’organisation patronale, des changements effectués et de ceux à venir.
Il part d’un constat : la mainmise de l’Etat sur toutes les questions sociales, assurance chômage, retraites, santé au travail. Ils auraient pu ajouter la Sécurité Sociale, le blocage des salaires avec le refus de tout « coup de pouce » au Smig, la casse du Code du travail. Il lui faut donc trouver de nouveau champ d’action. Il nous faut trouver de nouveaux sujets où nous pourrons être force de propositions. Indique un dirigeant patronal.
Ce n’est pas dit, mais il ne renonce en rien à son action dans les entreprises pour tirer toujours plus de profits de l’exploitation des salariés, ni sur les exigences qu’il formule pour de nouveaux cadeaux sociaux et fiscaux, mais sur un plan général Roux de Bézieux entend faire évoluer le Medef vers l’environnement et la transition écologique (c’est original) ou des actions bien menées sont porteuses de juteux bénéfices. Pour ce faire il entend se rapprocher de l’ensemble des ONG, y compris celle comme Attac ou Oxfam (présidée en France par C. Duflot ex ministre de Jospin et de Hollande qui ne s’est jamais opposée aux politiques menées en faveur du capital) sont critique sur les effets du capital (augmentation des inégalités) mais ne remettent pas en cause son existence. Elle est invitée à la prochaine université d’été du Medef comme l’a été -de manière prématurée- M. Maréchal.
(On peut remarquer l’évolution semblable de la CFDT qui agit au niveau national de plus en plus avec les ONG et des personnalités de la « société civile » pour tenter de détourner les colères et les protestations sociales vers un « pacte de pouvoir mieux vivre » plutôt que d’appeler à la lutte. Bien entendu la CFDT reste organisée dans les entreprises pour apporter au patronat la caution syndicale à tous les mauvais coups contre les salariés).
Le deuxième grand axe c’est un virage vers ce qu’il est convenu d’appeler les territoires. (C’est aussi une volonté défendue par E. Philippe lors de son discours de politique générale).
En donnant aux MEDEF territoriaux un plus grand poids dans les organismes de direction au détriment de fédérations d’industrie qui l’ont accepté, des moyens humains et financiers pour agir sur le terrain.
Les régions ont vu leurs pouvoirs économiques grandir au fur et à mesure des diverses réformes territoriales. Elles disposent de moyens considérables en subventions et aides de toute nature à offrir au patronat. L’exemple de X. Bertrand dans les Hauts de France en est la meilleure illustration. Pour le MEDEF il faut être au plus près du pouvoir de décision.
La présidente du Medef d’Occitanie explique : Sur les problèmes tels que le logement, la mobilité, la garde d’enfants, le haut débit pour le télétravail ce sont des solutions locales qui doivent être trouvées. Et de préconiser, comme le pouvoir, la pratique des expérimentations.
Avec dans un second temps et au nom de la compétitivité un Smig, une SS, une retraite, un Code du travail régional, mettant les régions en concurrence pour le plus grand profit du capital. Une idée déjà avancée par plusieurs « penseurs » du capital.
Ce qui est frappant ce sont les efforts parallèles du pouvoir politique et du Medef pour rassembler partis politiques et ONG derrière le capital. Il ne doit plus exister aucune opposition dans la société.
Ces quelques remarques pour dire qu’une étude plus approfondie des nouvelles orientations du Medef sera sans doute nécessaire.

Monde.
G20. Accord UE-Mercosur. Voir articles dans l’hebdo.
Pétrole. Accord OPEP- Russie et autres producteurs pour maintenir la production à son niveau actuel qui garantit un prix du baril autour de 65 $.
Hong Kong. Les manifestations qui se succèdent ont un net fond politique entre la ville et le pouvoir chinois mais aussi des causes économiques que les médias passent sous silence. La jeunesse en est la première victime : précarisation, logement, perspectives d’avenir, baisse du niveau des revenus depuis quinze ans. Dans le même temps les dix plus grosses fortunes de la ville détiennent 35% du PIB. Une situation ordinaire dans un système capitaliste qui entraine mécontentement et protestation.
UE. Grand marchandage autour de la répartition des postes de direction de l’UE pendant trois jours pour trouver un compromis sur les personnes. Si les 28 pays de l’UE sont d’accord pour servir le capitalisme européen, cela ne supprime pas la volonté de chacun de dominer les autres à son profit. La nationalité des principaux postes : allemande pour le président de la commission, française pour la banque centrale, belge et espagnole reflète le rapport de force au sein de l’UE. Les marchandages vont continuer pour les 28 postes des membres de la commission et de leurs responsabilités.
Roumanie. Elle a choisi Naval Groupe pour la construction de quatre corvettes et la rénovation de deux frégates. C’est la Roumanie qui construira les navires grâce au transfert de technologie, la France fournissant les études, les équipements. Le montant du contrat n’est pas connu.
Chine Les deux chantiers navals chinois vont fusionner pour donner naissance à un géant mondial, cela dans le but de concurrencer les chantiers sud-coréens. Cette décision vise à contrer la fusion de deux chantiers en Corée. Le nouveau groupe va peser 66 Mds d’euros de CA et dégager 1Md de bénéfice.