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Comité National du 20 octobre - Compte-rendu

Un camarade de Paris. Souligne que depuis 5 ans le pouvoir d’achat des retraités a subit 3 baisses: sous Hollande avec la création de la CASA, en 2018 l’augmentation de la CGS. En 2019 les retraites ne seront augmentées que 0,3% bien en dessous de l’inflation. Pour une retraite de 1300 euros, ce sont 372 euros de moins en 2018 et pour 2019, ce sera déjà 272 euros en moins, sans compter les augmentations à venir dans l’année (par ex. l’énergie). Un sondage fait apparaitre que les retraités sont inquiets, qu’ils rejettent les «réformes» Macron. – Concernant les PTT, les salariés après une grève puissante ont obtenu des résultats (voir article sur le site); nous y distribuons le matériel du parti et nous discutons beaucoup

avec les postiers. Concernant les questions internationales, il évoque l’Afrique où après les Multinationales Chinoises, Américaines, très implantées, les allemands à leur tour se mettent sur les rangs. En Chine il y a des luttes sur les salaires, les conditions de travail. Il rappelle, que le capitalisme fait travailler des millions d’enfants dans le monde.

Un camarade de la faculté Jussieu à Paris. Evoque la perception que les salariés ont de la situation. Lors des distributions de tracts les gens nous interpellent, il y a une vraie colère, en même temps ils ne croient pas qu’on puisse réellement faire quelque chose pour obtenir un changement. Ex. sur les retraites ou sur la fusion imposée des universités Paris1V et ParisV1 et ses conséquences. A Jussieu, un rassemblement organisé par syndicats la veille du 9 octobre a réuni plus de 200 participants; le mécontentement est très fort mais on s’exprime sur ce qui semble le plus accessible à obtenir pas sur ce qui parait le plus difficile comme les salaires. Il faut vraiment revenir sur l’idée de la nécessité de lutter tous ensemble pour stopper Macron.. Lors d’un séminaire à la Sorbonne, est venue une discussion sur la nécessité de se battre contre le capitalisme mais comment? Quelle perspective? Pour développer la lutte sociale, il faut une CGT de lutte de classe pour les travailleurs; il y a débat dans la CGT entre réformistes et révolutionnaires. Sur le plan politique, quel outil politique faut-il pour se battre contre le capitalisme?On ne fera pas d’alliance à n’importe quel prix. L’état d’esprit est en train de changer avec la réalité vécue, le début de luttes. La vitesse d’évolution des consciences ne dépend pas que de nous. Concernant l’Europe, nous devons bien expliquer notre ligne – contre l’Europe capitaliste- que nous développerons lors de la campagne électorale de mai 2019. Sur la situation mondiale, il faut bien associer la bataille de classe en France et les conséquences que cela a dans le rapport de force international.

Une camarade de l’Indre. On voit la remise en cause de tous les acquis sociaux, tout est attaqué. Concernant la fermeture de la maternité de Le Blanc, au rassemblement contre la fermeture, il y avait 200 manifestants et autant de CRS. Les personnels ont conscience de la situation, ils vivent cela très mal mais il y a une difficulté à percevoir à percevoir l’importance de la lutte tous ensemble, sa portée. C’est une question que nous rencontrons aux PTT et ailleurs. Pourtant on sent qu’il ne manque pas grand-chose pour que l’étincelle s’allume. Il y a des luttes dans les bureaux de poste, des résultats mais rien n’est fédéré. Il faut discuter du fond des questions. Mener le débat sur la lutte n’est pas facile quand la direction de la CGT avec les autres syndicats prône le dialogue social.

Un camarade de Paris. Confirme le mécontentement énorme qui s’exprime. Les travailleurs ont envie que ça change mais ils sont «noyés» par les annonces tous azimuts du gouvernement. Alors comment faire pour l’action, quand la perception des choses est si morcelée? Nous devons hisser d’un cran nos explications politiques et notre discours doit porter sur l’idée que les salariés doivent s’en mêler si on veut que la lutte soit assez forte pour faire reculer Macron.

Un camarade du Calvados. Souligne l’importance de l’activité du Parti et de son développement. Après la publication de notre hebdo internet chaque semaine, nous recevons des courriers de lecteurs qui nous remercient pour les explications que nous apportons. A la manifestation du 9 octobre, nous avons reçu un accueil très positif et le soutien de nombreux participants à qui nous l’avons donné. Nous avons reçu par la poste, faite sur l’encart du tract, une adhésion à notre Parti. Il y a une accélération de la politique de Macron vers les privatisations, par ex à l’hôpital: la réorientation des personnes qui viennent aux urgences vers le secteur de la médecine privée. A la RATP depuis plusieurs années, 150 postes sont supprimés pour préparer la privatisation et 1500 suppressions d’emplois sont annoncées en vue de l’ouverture à la concurrence.

Un camarade de Paris. Le mécontentement s’exprime fortement, de manière délocalisée et diverses. Il y a une bataille idéologique «les luttes sont inutiles». Il faut argumenter pour ouvrir une perspective politique aux travailleurs, pour avancer y compris pour développer les luttes sociales. Il faut bien affuter nos arguments dans la lutte politique contre le capital.

Une camarade de Loire Atlantique. Nous étions une vingtaine à notre repas annuel. Nous avons beaucoup discuté. Il y a une bonne perception des coups qui sont portés et les plus exploités jugent bien que les capitalistes sont responsables. Il y a des luttes dans les entreprises – on en a dénombré 270, sur les salaires et les conditions de travail. Il est clair pour tous que ce n’est pas en changeant Macron qu’on va changer la situation. Alors, c’est en changeant quoi? Changer le système? Il y a une ouverture intéressante, plus large, à la lutte politique. La question posée est: avec quel Parti? La France Insoumise? Non, partager les richesses n’apparait pas comme une solution, on a vu après 36 – 45 – 68, les capitalistes dès qu’ils le peuvent font tout pour récupérer ce qu’ils ont dû concéder. La lutte de classe revient très fort dans les discussions de militants syndicaux. Dans les manifestations du 9 octobre, des jeunes étaient demandeurs de nos tracts. Nous allons régulièrement voir la jeunesse et discuter.

Une camarade de Paris. Confirme le constat d’un mécontentement énorme. Les salariés agissent dans de nombreuses entreprises, sur leurs problèmes, la nécessité les y pousse et ils perçoivent que leur action peut amener des résultats. Nous devons donc sans arrêt monter que tout est lié, que les problèmes de chacun rejoignent ceux des autres – d’ailleurs Macron attaque tout, parce que les objectifs du capital forment un tout vers le but: le profit maximum – nous devons donc agir tous ensemble ( les actions interprofessionnelles) pour le faire reculer. C’est compliqué, la bataille de classe est rude. Quand notre parti s’est créé, nous avions noté le recul idéologique (fin de l’URSS – le PCF passé au réformisme, la répercussion chez les dirigeants CGT) et le capital qui tape fort et vite. Cela souligne l’importance permanente de nos explications pour clarifier les raisons de la situation, montrer que seule la luttepeut imposer des résultats, qu’elle a payé chaque fois qu’elle a été importante et déterminée. Il ne faut pas perdre de vue que nous sommes aujourd’hui le seul parti politique révolutionnaire. Sur la situation mondiale, on constate l’enrichissement capitaliste, la concentration des richesses, dans le classement des pays, la France est juste derrière les USA et la Chine. Aujourd’hui, c’est une nouvelle étape du développement du capitalisme. On se trouve dans une situation de confrontation impérialiste internationale avec la guerre économique et politique, USA- Chine en cours. Nous devons montrer que ce qui se passe dans le monde capitaliste est monstrueux pour les peuples, cela éclaire ce qui se passe en France avec Macron et le capital. La question de fond posée est donc bien l’existence du capitalisme. Seule la lutte clairement anticapitaliste, de plus en plus large et forte peut faire changer les choses.

Une camarade de l’Indre. Le gouvernement, les entreprises comme la Poste attaquent de tous côtés. Nous devons être offensifs sur la bataille politique. Notre présence avec notre politique dérange. La bataille n’est pas simple dans un département comme l’Indre où au fil des années de nombreuses entreprises ont fermé, où les services publics disparaissent. Nous devons faire un grand travail d’explications pour entraîner à l’action.

Un camarade de Paris. Là où on va on a des résultats. Comment les étendre plus rapidement, développer notre activité dans un plus grand nombre d’endroits. Notre congrès devrait pousser cette réflexion: comment avoir un parti encore plus efficace, qui agisse tous azimuts, car nous sommes le seul parti politique à agir contre la capitalisme, pour l’abattre, changer de société. Des gens qui avaient voté Macron, sont déçus, en colère, le «désamour» est arrivé vite. Mais Macron doit aller encore plus loin et plus vite, les intérêts du capitalisme l’exigent. Nous ouvrons une perspective mais il faut la faire connaître, la faire partager, adopter par les gens de plus en plus nombreux, les appeler à lutter avec nous, à adhérer à notre Parti pour cette lutte.

Un camarade de la Nièvre. Nous sommes dans une période de colère avec la recherche de quelque chose pour que ça change. Nous devons beaucoup réfléchir aux questions politiques. Le PS se délite avant de se reconstruire? Le PCF est en grande difficulté, il est à la recherche d’une nouvelle union de la gauche? La France Insoumise veut aménager le capitalisme. La droite, le R.N. de Marine Le Pen cherchent à reprendre la main. Les recompositions politiques ne vont pas s’arrêter, Macron usé elles vont avancer de nouvelles équipes pour gérer la politique du capital.

Un camarade de l’Indre. Nos tracts sont très lus. Certains réagissent et nous disent «mais ce n’est pas possible de se passer du capitalisme», les plus jeunes n’ont connu que le capitalisme. Nous discutons avec tous pour montrer ce qu’est le capitalisme, d’où il vient, que oui on peut s’en passer et construire une autre société. A la réunion des retraités les arguments que nous développons ont été repris. Nous devons bien montrer les moyens d’une autre politique.

Un camarade de l’Eure. Revient aussi sur la nécessité de bien montrer que dans ce système capitaliste c’est une petite minorité qui profite en exploitant la majorité. Il est nécessaire de faire une révolution pour enlever au capital les moyens économiques, financiers, politiques et construire une autre société au service du peuple.

Plusieurs camarades, de Paris, du Calvados, de la Nièvre, dans un court échange, rapportent que dans les entreprises, le patronat, pour tenter d’entraîner les travailleurs à s’associer au système d’exploitation capitaliste, ne parle plus d’ouvriers mais de «collaborateurs». Chacun a pu constater que dans la lutte idéologique, le thème de «l’inexistence de la classe ouvrière» n’est pas nouveau. C’est fait pour enfumer la réalité. Ce qui est certain et central, c’est que l’exploitation capitaliste n’a pas disparue, au contraire elle s’est renforcée. Le profit est réalisé en tout 1er lieu à l’entreprise, lieu de l’exploitation.

Un camarade de Paris. Revient sur la nécessité pour le peuple d’avoir un Parti Révolutionnaire qui aille au combat. Ce parti, nous devons étendre son activité, le renforcer. Si nous avançons sur cette idée centrale, ce sera important pour la suite.

En conclusion, Tonio Sanchez, secrétaire National

Les 16 et 17 novembre se tiendra notre 8ème congrès. Nous allons débattre, des questions politiques, comment porter plus haut notre activité, renforcer notre parti.
Nous avons une perspective: lutter pied à pied contre le capitalisme jusqu’à l’abattre et construire une société socialiste au service du peuple. Cette perspective il faut la faire partager, partout, par les travailleurs, les jeunes qui ont leur avenir à construire.
Le constat, confirmé par le CN: il y a à la fois mécontentement, colère, luttes et hésitations, questions, doutes, même chez ceux qui luttent. C’est là qu’il faut porter nos efforts, amener nos explications, appeler à la lutte, combattre la résignation.
Changer de société, est-ce crédible, comment faire? Le capitalisme domine le monde. En France comme ailleurs, il possède les moyens de production, économiques, financiers, le pouvoir politique. Pour changer de société il faut leur arracher ces moyens, en confier la gestion au peuple, à ses représentants. Notre objectif immédiat est de contribuer au développement de la lutte économique et sociale, interprofessionnelle de plus en plus forte pour stopper Macon., de développer la lutte politique, de l’élargir, car c’est avec les travailleurs, la jeunesse, le peuple que nous imposerons le changement de société.
Notre congrès doit pousser la réflexion sur toutes les questions politique. Il doit consacrer une part importante à la réflexion, la discussion sur comment avancer. Nous avons les outils: Notre Parti – si nous n’étions pas là ce serait le désert politique- les organisations du parti avec notre expérience de toutes ces années, notre Hebdo internet.
Comment, développer encore plus notre activité dans les entreprises, dans la jeunesse, dans les quartiers populaires, quelles initiatives prendre, appeler plus largement à adhérer à notre parti?
Pour réaliser tout cela, améliorer la vie du parti, les réunions, faire de la politique, organiser l’activité, les initiatives, la batille financière, organier la formation théorique des adhérents.
Nous sommes dans la préparation de notre congrès. Dans les réunions, les camarades, les sympathisants que nous inviterons, vont débattre de toutes ces questions.
Les délégués au congrès seront porteurs de ces débats, des décisions. Ils feront la richesse de notre congrès et de ses décisions pour porter plus avant notre parti.

Bimestriel N°131

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