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En août pas de pause pour les grèves à l’hôpital.

Depuis mars le nombre des services d’urgence en grève augmente régulièrement. Pour la première semaine du mois d’août c’est 217 services qui sont en grève. La grève ne se limite pasaux urgences, elle concerne aussi d’autres services hospitaliers – plus de 370 établissements de santé étaient en lutte lors des manifestations de juin. Depuis le 5 août les centres d’appel du SAMU de Nantes, de Rennes, de Cahors et du Morbihan sont eux aussi en grève.
Les revendications sont les mêmes depuis le début et sont communes à tous les services : réouverture des lits supprimés, arrêt des fermetures de services et d’établissements ; augmentation des effectifs ; augmentation des salaires et amélioration des conditions de travail (voir Hebdo n°619, 620, 622).

Le 1er août la ministre de la Santé a répété « qu’il fallait repenser l’organisation des systèmes de santé », rappelé qu’elle avait annoncé en juin « des mesures fortes » pour le personnel des urgences, qu’elle avait débloqué 70 millions d’€ : 55 millions pour une prime de risque de 100 € et 15 millions d’€ pour que les services d’urgence puissent recruter pendant l’été.
Hors, ces 70 millions que la ministre dit avoir débloqués pour les urgences se fait sans augmentation du budget des hôpitaux et sont pris sur le budget des autres services.

Actuellement, la majorité des services d’urgence n'a pas vu la couleur des 15 millions censés servir à recruter « des remplaçants pour pallier les difficultés estivales » et la majorité du personnel lui non plus n’a pas encore vu la couleur de la prime…
Les mesures annoncées par la ministre de la santé sont jugées très nettement insuffisantes et sont très loin des revendications portées par les grévistes. "Ce n’est pas 70 millions d’€ qu’il faut, 4 milliards" (C. Prudhomme, porte-parole de l'Association des médecins urgentistes de France). Ce n’est pas une prime de 100 € que réclame le personnel mais une augmentation de salaire de 300€. Le point d’indice de la fonction publique est bloqué depuis 2008 et le salaire du personnel hospitalier infirmier est inférieur de 5% au salaire moyen.
La situation des hôpitaux continue de se dégrader. Par ex. :la suppression de 598 emplois et la fermeture de 174 lits au CHU de Nancy ont été confirmés ; à l’AP-HP le plan de retour à l’équilibre financier, qui prévoit la suppression de 800 à 1000 emplois, est maintenu. Les « hospitalisations brancards » se multiplient, à Saint Etienne un patient admis aux urgences a passé 120 heures sur un brancard, à Saint Nazaire c’est 103 « hospitalisations brancards » qui ont eu lieu la dernière semaine de juillet.
Gérer l’hôpital public comme une entreprise privée, exiger que les hôpitaux augmentent leur « rendement », réduire drastiquement leur budget, c’est la casse programmée de l’hôpital public. Macron veut livrer la santé au capitalisme pour qu’il en tire un profit maximum.
Cette situation est ressentie comme de plus en plus inacceptable tant pour les soignants que pour les patients qui soutiennent à 92% les grévistes et organisent des actions communes.
Le 11 septembre la CGT appelle à une journée de grèves et de manifestations de l’ensemble des services des établissements hospitaliers et des Ehpad pour faire barrage à la casse d’un système de santé pour tous.
Notre parti soutient la lutte des personnels hospitaliers et des médecins, il appelle à son développement.
En septembre, plusieurs appels à la grève et à l’action sont programmés : RATP le 13 septembre, Trésor Public le16, EDF le19 et le 24 septembre journée d’action et de manifestations contre la Réforme des retraites.
Les luttes se multiplient contre la politique de Macron qui veut soumettre la société entière au capitalisme. C’est le capital qui est responsable de l’aggravation de la situation en France comme dans le monde.
Seule la lutte unie pourra faire reculer Macron et le capital. Les conquêtes sociales obtenues dans le passé l’ont été grâce aux luttes. C’est par des luttes convergentes, interprofessionnelles qu’on pourra bloquer les attaques du capital.

Bimestriel N°131

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