frcaendeitptrues
Gantry 5

 

Résumé des questions économiques et sociales: semaine n° 13 du 14 avril 2021

FRANCE
La Chapelle Darblay (Rouen) : Seule usine en France à produire du papier journal 100 % recyclé, la Chapelle Darblay est un fleuron industriel de demain.

Carrefour

Salariés de Carrefour en grève pour des augmentations de salaire

Mais, le capitalisme Finlandais UPM veut toujours accroître ses profits et a décidé de fermer l'usine, sans la mettre en vente, pour la démanteler définitivement.
S'il n'y a pas de repreneur avant le 15 juin, l'usine fermera définitivement et ce sera la perte d'un savoir-faire unique, implanté dans la région rouennaise depuis près de 100 ans. Il y a quelques mois encore, plus de 200 personnes travaillaient sur le site et 567 emplois indirects en dépendaient. En 2019 les bénéfices s'élevaient à 16 millions d'euros, la Chapelle Darblay produisait 240 000 tonnes de papier recyclé par an. Elle est la démonstration que l'on peut concilier industrie et préservation de l'environnement.
La lutte continue pour le maintien de l'usine et de tous les emplois qui en dépendent.

Gaz Réseau Distribution de France déserte le rural : En zone rurale, GRDF est sur le point de confier les interventions sur les urgences gaz, non plus à ses agents comme aujourd'hui, mais aux sapeurs -pompiers, au risque d'allonger les délais pour rétablir l'alimentation aux usagers.
Nationalement « GRDF a choisi de modifier l'ensemble de son périmètre d'intervention, afin d'optimiser ses coûts » ; GRDF ne souhaite plus assurer la sécurité du gaz en zone rurale, faute d'effectifs !!! Selon GRDF, l'affaire serait bien avancée : « les services d'incendie et de secours aurait déjà validé la proposition, contre rémunération ». Il n'y a plus qu'a obtenir l'aval des départements !!!
Déjà dans les métropoles GRDF ne respecte plus, faute d'effectifs, la clause de dépannage des usagers en 4 heures, qu'en sera- t-il dans les zones rurales !!!
Afin de contrer ces projets néfastes pour la population, il est nécessaire d'informer les habitants usagers et les élus car ce sont ces derniers qui signent les concessions entre les communes et GRDF, la lutte doit s'amplifier pour un véritable service public au service de la population de notre pays.
Ces orientations sont identiques aux perspectives du projet Hercule de l'EDF contre lequel se battent depuis de longs mois les salariés et qui prévoit le découpage en 3 entités du service public de l'électricité, qui n'est pas une marchandise mais un bien national pour la population de notre pays.

Les riches toujours plus riches : Le top 10 du classement des milliardaires français reste inchangé, crise oblige, tous ont vu leur fortune augmenter en 2020.
Bernard Arnault (LVMH produits de luxe) reste en tête avec une fortune de 125,2 milliards d'euros, devant la famille Bettencourt, héritière de l'Oréal avec 61,4 milliards d'euros et François Pinault avec 35,3 milliards d'euros. Suivent les frères Wertheimer (Chancel) avec 28,8 milliards chacun. Emmanuel Bernier (Lactalis) avec 15,9 milliards. On attaque maintenant les « petits », en-dessous de 10 milliards d'euros avec Rodolphe Saadé (armateur CHA-CGM) avec 9 milliards, Xavier Niel propriétaire d'Iliad-Free et actionnaire du journal « le Monde » à 7,3 milliards et le dernier petit Alain de Mérieux de l'empire pharmaceutique Bio-Mérieux avec 6,8 milliards d'euros.
Crise sanitaire oblige, vient de s'inviter dans ce cercle très fermé du palmarès français, Stéphane Banal qui rentre directement à la 23ème place, en détenant 8 % du capital de Moderna, vaccin anti Covid 19, sa fortune est estimée pour l'instant à 3,5 milliards d'euros.
La crise sanitaire n'impacte pas les plus riches dont les fortunes pharamineuses continuent de grimper, par opposition aux salaires, pensions, allocations de la population qui régressent de jour en jour.

Renault : 15 000 suppressions de postes dans le monde, dont 4 600 en France envisagées dans son plan de restructuration annoncé en mai 2020. Bien avant la crise sanitaire Renault avait annoncé un plan d'économie en réduisant ses coûts fixes de 2 milliards d'euros sur 3 ans au détriment de l'emploi. Le groupe sort son chéquier pour motiver « les départs volontaires », dont 300 dans les fonctions tertiaires et l'ingénierie. 600 départs en fin de carrière ont été déclenchés, mais la direction espérait que 1 900 de plus se porteraient volontaires pour mener des projets personnels hors du Losange. Début avril sous la pression, 300 salariés avaient levé le doigt alors que l'accord s'achève en septembre. Des licenciements « secs » sont-ils envisagés ? En plein « dialogue social » les salariés eux, se posent des questions sur leur avenir. Le seul moyen d'arrêter les prétentions de casse sociale chez Renault est une prise en main des salariés dans une lutte unie de toutes les catégories du personnel.

Arcelor-Mittal (Fos sur Mer) : Les salariés sont en grève pour leurs salaires. Les mesures salariales pour 2021 ont été attribuées de manières discriminatoires, en fonction de l'âge, du métier et du régime de travail. Le syndicat CGT a interpellé la direction bien avant le conflit en demandant de rétablir l'équité salariale entre les salariés. La direction fait le chantage de la fermeture d'un haut-fourneau sur les deux du site, si les mouvements sociaux devaient perdurer et envisage même de recourir au chômage partiel.
La situation actuelle est extrêmement favorable pour Arcelor-Mittal, les tonnes d'acier se vendant avec de fortes marges et le groupe annonce le versement d'1,5 milliard d'euros de dividendes à ses actionnaires.
La mobilisation ne faiblit pas et de nombreux secteurs de l'usine ont rejoint les grévistes, la lutte continue à Fos sur Mer.

La Poste aujourd'hui : (témoignage d'un postier parisien sur la privatisation de son métier).
Depuis quelques années le métier de facteur a subi la loi du marché imposé par l'évolution de rentabilité au détriment des usagers et des salariés de la Poste. Auparavant, le facteur triait le courrier, récupérait les recommandés et partait faire sa tournée (la vacation s'effectuant sur la matinée). Actuellement le rôle du facteur est uniquement de faire la distribution le matin, mais également l'après-midi pour une durée de plus de 3 heures à chaque tournée, avec une coupure méridienne de 50 minutes, non payée par la Poste, ce qui représente au bas-mot des plages horaires démarrant à 9 h 30 et finissant à 16 h 30. Le courrier est trié et préparé le matin par d'autres agents, qui peuvent être amenés aussi à partir en tournée. La plupart des agents sont maintenant des vacataires ou des intérimaires dont certains n'ont pas reçu de formation sur le métier. Il y a de moins en moins de titulaires dans les quartiers et la crise sanitaire sert de prétexte pour accentuer le processus de démantèlement du service public postal, comme tous les autres services publics au profit d'une rentabilité financière privée.
Les salariés de la Poste ressentent journellement « le mal-vivre » dans leur profession qui se fait au détriment des usagers. Les postiers continuent la lutte, que ce soit dans les centres de tri, les centres de distribution et les services administratifs, à travers tout le pays, dans les métropoles ou les centres ruraux.

MONDE
Birmanie : Des affrontements meurtriers dans le centre du pays.
La répression sanglante de la junte militaire qui secoue la Birmanie depuis deux mois ne faiblit pas. Depuis le 1er févier, plus de 700 civils ont été abattus et le bilan des morts s'alourdit de jour en jour. La riposte s'organise, des habitants munis de fusils de chasse et de bombes incendiaires ont tenté d'empêcher policiers et militaires de pénétrer dans la ville de Taze. Ces derniers ont riposté et la traque judiciaire se poursuit. Au moins 11 personnes ont été assassinées et des dizaines de blessés sont recensés mercredi et jeudi dernier. Le nombre d'enfants et d'adolescents tués a doublé ces derniers jours, plus de 3 000 personnes ont été interpellées et beaucoup sont détenues au secret, sans accès à leurs proches ou à un avocat et sont portées disparues.
Quel est la position de l’État français face ces assassinats et à la guerre civile qui se prépare en Birmanie ?

USA : Amazon : La 1ère organisation syndicale de l'empire du e-commerce à failli voir le jour sur le sol américain. Des grèves ont lieu dans plusieurs pays où Amazon est implantée.
Le 29 mars, les 5600 salariés de l'entrepôt en Alabama, l'un des états les plus pauvres des USA, étaient appelés à se prononcer sur la création de la 1ère section syndicale Amazon sur le sol américain. Malheureusement une majorité de salariés s'est exprimé contre, comme d'autres tentatives, celle-ci a échoué près du but à cause de l'intense campagne de dissuasion orchestrée par l'entreprise.
Amazon avait même créé un site internet pour dissuader les salariés de créer un syndicat.
La campagne effectuée par les salariés a malgré tout rencontrée un écho planétaire qui laissera des traces. La situation économique de l'entreprise n'a jamais été aussi florissante, pourtant les salariés ne voient pas le moindre dollar des colossaux bénéfices, ils restent exposés au surcroît d'activité avec des salaires de misère.

Articles en lien avec notre site Communistes
Rapport au Comité National du 10 avril

Imprimer cet article