Gantry 5

 

La politique de la canonnière contre les peuples

     Pas un jour ne se passe sans que la politique de force des affrontements au sein de l’impérialisme ne s’exprime dans le monde. Cette tendance est clairement en progression et se manifeste par une agressivité soutenu en particulier du premier d’entre eux : les USA.

     En Amérique latine, après une phase où les forces social-démocrates ont réussi à diriger les affaires politiques, sans pour autant toucher aux intérêts du capital monopoliste, une vague de retournements électoraux permet aux USA d’accentuer la pression pour mettre un terme à leur perte relative d’influence. Du Venezuela, où ils sont à la manœuvre, y compris militaire, pour renverser un pouvoir légitimement élu, au Brésil où leur champion Bolsanaro foule au pieds les quelques acquis sociaux et démocratiques obtenus par les luttes populaires en passant par Cuba toujours sous un blocus illégal et qui est menacé d’une intervention militaire, les dirigeants impérialistes US appliquent à la lettre dans cette région du monde leur doctrine de puissance résumée par la formule : « les USA d’abord. »
Cette stratégie de la tension et de l’intervention est aussi à l’œuvre au Moyen- et Proche-Orient. L’Iran est en ligne de mire et les manœuvres actuelles de la force navale US en Méditerranée témoignent de la volonté des USA de mettre à genou ce pays. Ces menaces militaires accompagnent les sanctions économiques auxquelles l’Iran est soumis. En interdisant la vente du pétrole iranien à l’Inde, la Chine..., les USA veulent imposer un changement à leur main. Dans cette affaire, ils ne sont pas seuls et peuvent compter sur l’appui fidèle de l’Arabie Saoudite et d’autres pays de la région pour mener leur lutte contre l’Iran. Ils bénéficient aussi de l’appui des puissances européennes qui, bien que jouant un rôle de seconde zone, sont présents et soutiennent, par exemple, aussi bien en Syrie qu’en Irak les politiques de démantèlement des États nationaux pour mieux s’accaparer les richesses naturelles énergétiques.
     Dans cette équation, Israël joue un rôle essentiel. De ce fait, cet État jouit de toutes les attentions des forces impérialistes. Macron, félicite chaudement Netanyahou pour sa récente victoire électorale. Ce même Macron qui « fustige » à Paris les « populistes » s’arrange for bien de la présence de fascistes dans les combinaisons électorales israéliennes et ne dit pas un mot sur le caractère colonial et raciste de cet État d’apartheid. Trump, foulant au pied les résolutions de l’ONU sur la Palestine donne quitus au pouvoir israélien pour dénier aux palestiniens le droit à un État avec Jérusalem comme capitale et au droit au retour des réfugiés chassés et spoliés de leurs terres par le colonisateur. Peu leur importe que le peuple palestinien soit privé par la force de ses droits nationaux et parqué dans des camps, l’ordre impérialiste règne avec la complicité de presque toutes les puissances régionales et mondiales.