Gantry 5

 

Trump veut réduire à zéro les exportations de pétrole de l’Iran.

     En mai 2018, Trump rompait l'accord du nucléaire iranien et ouvrait alors un tournant offensif dans sa politique au Moyen-Orient. Un an après, Washington durcit encore en ne renouvelant pas les dérogations accordées aux huit principaux pays acheteurs de pétrole iranien : Chine, Inde, Turquie, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Italie et Grèce. Une décision qui vise à réduire à zéro les exportations de pétrole en provenance de l’Iran et étouffer économiquement la république d’Iran afin qu'elle ne devienne pas la principale puissance capitaliste régionale, qui concurrence les alliés stratégiques des États-Unis au Moyen Orient : Israël, les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite. C’est un enjeu majeur pour l’impérialisme nord-américain.

Mike Pompeo, le secrétaire d’Etat américain dans un communiqué le confirme : « Cette décision a pour but de réduire les exportations iraniennes à zéro, pour soustraire au régime sa principale source de revenus ».
Dans un contexte de guerre commerciale qui s’accroit
    La Turquie, l’Inde et notamment la Chine continuent à être les principaux importateurs de pétrole brut iranien et seront fortement touchés par ces mesures. La production de Téhéran va principalement vers la Chine (628.000 barils jour) et l’Inde (357.000), deux pays qui ne pourraient plus se fournir en Iran le mois prochain sous peine de sanctions américaines. La Chine a déjà fait savoir que son accord «ouvert, transparent, raisonnable et légitime avec l’Iran devait être respecté ».
     L’Iran dénonce une décision américaine «illégale» et a de nouveau brandi la menace du blocage du détroit d’Ormuz. Une grande partie du brut mondial transite par cette étroite bande de 63 kilomètres de largeur située à l’extrémité des eaux du Golfe Persique. «Selon le droit international, le détroit d’Ormuz est un passage maritime et si nous ne pouvons pas l’utiliser, nous le fermerons», a déclaré le général Alireza Tangsiri qui promet également de défendre «sans l’ombre d’une hésitation» les eaux iraniennes en cas d’intervention américaine.
Le baril flambe et atteint son plus haut niveau depuis novembre.
     L’Iran est en effet l’un des principaux producteurs de pétrole au monde.
     Donald Trump sait que sa décision va pousser les prix vers le haut : « Les États-Unis, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, trois des plus grands producteurs d’énergie au monde, avec nos amis et alliés, s’engagent à faire en sorte que les marchés mondiaux du pétrole restent suffisamment approvisionnés ». Le président américain veut également placer son pétrole (schiste), la production américaine bat des records, aux alentours de 12 millions de barils par jour, elle est devenue la première mondiale devant celle de l’Arabie Saoudite.
L’impérialiste américain veut rester le maître.
     La concurrence mondiale capitaliste est féroce pour exploiter les ressources, la conquête des marchés, pour dominer politiquement, militairement.
L’impérialisme étasunien, dicte les grandes lignes de la politique mondiale, avec le consentement du reste des puissances impérialistes. Les Etats-Unis continuent à imposer leurs vues, aussi bien à leurs ennemis qu’à leur alliés avec une accentuation de plus en plus agressive de leur politique extérieure :
*Sortie du Traité Commercial Transpacifique (TTP), *retrait des accords de Paris sur le climat, *mise en place de mesures protectionnistes sur l’acier et l’aluminium, *pression sur la Chine, *non certification des accords sur le nucléaire iranien, *interventionnisme au Venezuela, *nouvelles mesures pour étrangler économiquement Cuba, *agression contre le Mexique, *volonté d’étouffer économiquement la république d’Iran, *retrait américain du traité sur les Forces nucléaires intermédiaires…
     Mais, partout les peuples ne se laissent pas faire, ils luttent, agissent. Nos luttes convergent contre le capital jusqu’à l’abattre pour construire une autre société au service du peuple.