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N° 992 24/08/2026  Un fil des déclarations des sionistes et de leurs alliés en un peu plus d’une semaine
Le 11 août dernier, plus de 1 500 Français disposant aussi de la nationalité de l’entité sioniste, se sont rendus en Palestine occupée pour participer à une manifestation à Hébron aux côtés de Bezalel Smotrich, Itamar Ben Gvir et Niki Kupfer Naouri. Ils ont défilé dans cette ville palestinienne pour réclamer la colonisation totale d’Hébron et de la Cisjordanie, alors que les habitants palestiniens y sont soumis à de fortes restrictions de déplacement et se font chasser ou tuer quotidiennement par les colons et l’armée d’occupation. Bien entendu, aucune mesure française n’a été prise à l’encontre des participants.
Le 17 août, l'ambassadeur de l’entité coloniale sioniste en Autriche suggère que tout Palestinien âgé de 16 ou 17 ans devrait être tué.
Le 18 août, Eli Hazan, nouveau directeur du bureau de presse du gouvernement de l’État colonial sioniste, a lâché une bombe dans une interview. Ancien porte-parole du Likoud, il assume sans filtre sa stratégie de communication. « La vérité n’a plus d’importance. Les faits n’ont plus d’importance. », déclare-t-il calmement. « Nous devons inonder les réseaux sociaux avec de fausses informations pour défendre Israël. ».
Le 19 août, France Info évoque les déclarations du sinistre fasciste Ben Gvir, disant que l’armée d’occupation sioniste devrait tuer 30 à 40 Palestiniens de Gaza chaque jour. Le media d’État ultra-réactionnaire parle de « déclarations polémiques », qui « divisent la société israélienne et inquiètent la communauté internationale », mais ne dénonce ni ne condamne le ministre génocidaire. Le même jour, notre ministre Barrot trouve ces déclarations « insupportables et inhumaines » ; mais n’a toujours pas, ne serait-ce qu’un mot, pour dénoncer les 10 à 15 assassinats quotidiens à Gaza, perpétrés par l’armée coloniale sioniste. Il en reste à son credo, prononcé voilà quelques semaines : « Il y a désormais un cessez-le-feu à Gaza, certes imparfait, violé, mais qui existe. ».
Le 20 août, la « justice » de l’État colonial sioniste génocidaire classe sans suite l’affaire concernant la mort de travailleurs humanitaires américains, canadiens, britanniques, européens et australiens de la WKC, tués lors d’une attaque au missile de l’armée d’occupation sioniste à Gaza. Le commandant israélien ayant ordonné le massacre, Nochi Mendel, a été promu à la tête de l’unité « Implantations et infrastructures nationales » au sein du ministère israélien de la Défense. Lui-même colon fanatique, avant de perpétrer ce massacre, avait signé une pétition réclamant que l’on affame deux millions de Palestiniens à Gaza. Nochi Mendel a bénéficié du soutien total du conseil des colons israéliens illégaux, qui lui a même envoyé une boîte de chocolats pour célébrer le crime de guerre qu’il a commis. Comme à l’habitude, le gouvernement de l’entité sioniste et ses magistrats, la société sioniste récompensent les soldats se rendant coupables d’actes génocidaires.
Le 21 août, le fasciste Ben Gvir commet de nouvelles déclarations : « Nous avons déjà démoli plus de 10 000 maisons de Palestiniens ; il n'y a pas de meilleur son que celui des engins détruisant leurs maisons. On m'appelle le ministre des démolitions, c'est un compliment. ». Il a d’ailleurs coutume de se rendre en personne sur place afin de se moquer des Palestiniens dont il fait détruire la maison.
Le même jour, donnant un concert à Tel Aviv, où il s’est réfugié pour fuir le boycott culturel, le chanteur sioniste génocidaire Amir a déclaré : « Israël offre la lumière au monde en entier. ».
Encore le même jour, des Palestiniens de Gaza ont découvert une fosse commune remplie de corps en décomposition de femmes et d'enfants, les mains liées dans le dos avec des attaches en plastique.
Toujours le même jour, un chirurgien britannique rentré de Gaza a déclaré lors d’une conférence de presse : « Les corps des enfants palestiniens sont restitués avec les cœurs, les poumons et les foies retirés. ».
Enfin, le 23 août, le ministre de la Guerre de l’entité sioniste, Israel Katz, a ordonné à l'armée de répondre militairement « immédiatement et avec force » aux cerfs-volants lancés depuis Gaza par des enfants de 12 ans. Il a appelé à traiter ces cerfs-volants « comme des drones » et leur lancement, même sans explosif, « comme un acte de guerre ».
Ce florilège n’est, bien sûr, pas exhaustif, mais il donne une idée de l’ambiance dans l’entité coloniale génocidaire où l’ensemble de la population coloniale fait corps avec son gouvernement et souhaite le but du projet sioniste : la mort ou la déportation de tous les Palestiniens.
 
Du côté de la Turquie
Le 21 août dernier, le ministère turc de la Justice, Akin Gurlek, a saisi les ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères du pays demandant l'émission d'une notice rouge d'Interpol à l'encontre du premier ministre de l’État colonial sioniste, Benyamin Netanyahu, accusé de crimes contre l'humanité et de génocide, conformément aux mandats d'arrêt émis le 14 juillet 2026 à l'encontre de Netanyahu pour accusation de génocide. Le ministre Gurlek a aussi déclaré : « Nous rejetons catégoriquement les affirmations selon lesquelles l'administration Netanyahou, qui mène une politique de génocide à Gaza, serait intouchable. Nous ne tolérerons aucun silence autour des crimes perpétrés à Gaza. ».
Le Parti Révolutionnaire Communistes ne se fait aucune illusion sur le gouvernement turc. Mais il faut tout de même noter cette évolution, au moins en termes de posture, en un temps ou les tensions entre les gouvernements turc et sioniste s’exacerbent.
 
Ghassan Kanafani et la lutte de la Résistance palestinienne
Né en 1936 à Acre, réfugié victime de la Naqbah en 1948, Ghassan Kanafani est un écrivain et journaliste palestinien. Il fut aussi un important militant de la Résistance marxiste-léniniste palestinienne, faisant partie des fondateurs du FPLP, dont il fut le porte-parole et rédigea le programme en 1969. Il est assassiné par le Mossad le 8 juillet de 1972, et sa nièce également, âgée de 17 ans, par l’explosion d’une bombe placée dans sa voiture.
Sa veuve, Anni Hǿver-Kanafani, avait écrit ces quelques mots en hommage à son défunt compagnon, nous les publions : « L’amour de la vie exige la violence. Ghassan n’était pas pacifiste. Il a été tué dans le cadre de la lutte des classes, tout comme Karl Liebknecht, Rosa Luxemburg, Ernst Thälmann, Lumumba et Che Guevara. Tout comme eux, il aimait la vie. Comme eux, il percevait la nécessité de la violence révolutionnaire comme un acte d’autodéfense face à l’oppression exercée par les classes exploiteuses. Malgré les menaces répétées pesant sur sa vie, il ne s’est pas laissé soumettre. Le mouvement de libération palestinien a été contraint de répondre à la violence par la violence ; il s’est sacrifié dans une lutte inégale et a dû affronter la mort au quotidien. Peu avant son assassinat, un correspondant occidental a demandé à Ghassan : "La mort a-t-elle un sens pour vous ?". « Bien sûr, la mort a une grande signification. L’essentiel est d’en comprendre la raison. Le sacrifice de soi, dans le contexte de l’action révolutionnaire, témoigne de la compréhension la plus élevée de la vie et de la lutte pour rendre la vie digne d’un être humain. Pour l’individu, l’amour de la vie se mue en amour pour la vie des masses populaires ; il refuse que leur existence demeure marquée par une misère, des souffrances et des épreuves incessantes. Ainsi, sa conception de la vie devient une vertu sociale, capable de convaincre le militant que le sacrifice de soi constitue une rédemption pour la vie de son peuple. C’est là l’expression ultime de l’attachement à la vie". ».
Ce court texte en dit plus long sur le sentiment des Résistants palestiniens et de tous les militants révolutionnaires engagés dans la lutte armée ou son soutien qu’une longue dissertation.
 
En conclusion
Chaque semaine, chacun peut, s’il ou elle s’y intéresse, faire un état des lieux macabres des déclarations des colonialistes sionistes et des exactions et massacres qu’ils commettent. Si nous terminons par les mots de Ghassan Kanafani et l’hommage de son épouse, c’est pour dire une fois de plus qu’il ne faut pas considérer le peuple Palestinien et sa Résistance comme des victimes, quelle que soit l’ampleur de l’oppression qu’ils vivent et supportent, mais comme un peuple construisant sa propre libération nationale. L’action de la Résistance, le 7 octobre 2023, a permis de « sortir la poussière de sous le tapis », de remettre en exergue la cause palestinienne et que des millions de travailleurs dans le monde découvrent ou redécouvrent la question coloniale et la lutte armée contre les créatures de l’impérialisme occidental à travers le symbole de la Palestine. Malgré toutes les horreurs subies, la Palestine est, en France comme ailleurs, le miroir révélateur de l’adhésion de beaucoup de politiciens, intellectuels, syndicalistes au système capitaliste, au stade impérialiste, à la vision dominante occidentale baptisée sous le nom usurpé de « Lumières ».
Soyons les porte-voix de celles et ceux que l’on veut effacer. Et, donc, dénonçons, certes, mais ne nous contentons pas de dénoncer. Cela signifie ne pas en rester aux explications de notre « gauche » bien-pensante sur la soi-disant « paix juste et durable » n’étant la paix coloniale, rien d’autre et qui ne remet jamais en doute l’existence de l’État colonial sioniste autant dire la poursuite la colonisation. Dans leur grande majorité, les gens de « gauche » refusent d’analyser correctement la situation coloniale en Palestine. Et la raison en est simple, ils sont indélébilement marqués par l’héritage idéologique de la colonisation, de l’impérialisme français, des « Lumières » de Voltaire. Leur position consiste à dénigrer le Hamas ou la Résistance armée, expliquant aux Palestiniens qui doit organiser la résistance et comment. Les mêmes, toujours, parlent de paix et non de libération nationale de la Palestine. Les mêmes parlent de « solution à deux États » permettant de facto le maintien de la colonisation. Les mêmes encore parlent de « complicité » des impérialistes occidentaux et non de leur implication directe dans la colonisation. Ce sont enfin les mêmes qui tentent objectivement d’épargner l’impérialisme français en le disant sous pression des lobbies comme le CRIF. Dans ce cadre, la dénonciation de toutes les personnes publiques favorables au génocide est une nécessité, afin que chacune d’elles et chacun d’eux ne puisse continuer à afficher des positions favorables à l’État colonial sioniste.
Nous le disons à nouveau ; les Résistants palestiniens combattent le même ennemi qui nous opprime : l’impérialisme occidental. Leur victoire serait un signal fort en faveur de notre propre émancipation. Un peuple luttant pour sa libération nationale, contre une créature des impérialistes occidentaux, lutte aussi contre la colonisation et ses présupposés idéologiques qui gangrènent aujourd’hui l’ensemble de la « gauche » française.
Pour le Parti Révolutionnaire Communistes, le combat de la Résistance palestinienne, qui affronte directement la pointe avancée de l’impérialisme occidental est vital pour les prolétaires de l’ensemble de la planète ; les Palestiniens sont un peuple acteur de sa propre histoire, en lutte contre le sionisme, l'impérialisme et la réaction, pour sa libération nationale, un long combat dont nous devons reconnaître la centralité et le caractère stratégique pour notre propre émancipation.