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N° 984 02/07/2026  Au Liban, la trahison des dirigeants ne passe pas
Le président libanais Aoun et le premier ministre Nawaf Salam, que l’on savait exécutants aveugles des décisions des impérialistes US, ont signé, vendredi 26 juin un accord avec les occupants sionistes sous le haut patronage de l’impérialisme US. Cet accord est une honte, enfonçant un coin énorme dans la souveraineté libanaise et justifiant le maintien de l’armée coloniale d’occupation sioniste dans le sud du pays, sans même que les sionistes ne s’engagent à cesser les bombardements. Cet accord a été voulu par ces deux sombres personnages pour court-circuiter les négociations entre les USA et l’Iran, celles-ci incluaient le retrait des occupants sionistes du Sud du Liban.
Tous les analystes, on le comprend bien nous avaient expliqué que Trump lâchait l’entité coloniale sioniste à cette occasion se sont encore lamentablement trompés. Chaque « négociation » n’est, pour les USA qu’un moyen de gagner du temps pour se « refaire ». Les hostilités ont d’ailleurs repris, deux bombardements US en Iran suivis chacun d’une réplique sévère sur les bases US.
Dans ce contexte, l’accord de reddition de la direction bicéphale du Liban est fortement contesté. De nombreuses manifestations ont eu lieu, en particulier autour de la résidence du premier ministre. Le président du parlement, Nabih Berri, dirigeant historique du mouvement Amal, composé de chiites, a rejeté l’accord et que jamais il ne serait approuvé par le parlement a-t-il indiqué. Le Hezbollah et ses alliés au Parlement ont vertement critiqué l’accord de la honte. Par exemple, le député Melhem Al-Hujairi, du bloc « Fidélité à la Résistance » n’a pas été surpris « par la signature, par les autorités perfides et traîtresses du Liban, d’un accord-cadre humiliant avec l’ennemi israélien, étant donné l’approche perfide et soumise adoptée par ces mêmes autorités, mises en place par la force du terrorisme américano-sioniste, qui promettent quotidiennement une obéissance aveugle au monstre américain et au boucher sioniste qui massacre notre peuple ». Il a conclu en indiquant: « le sort de cet accord est voué aux oubliettes de l’histoire ».
Le « Courant Patriotique Libre » de Michel Aoun ayant constaté: « l’accord n’a pas stipulé explicitement et clairement le retrait israélien des territoires libanais occupés, ni précisé de calendrier pour ce retrait. » Il a fustigé l’utilisation du terme « redéploiement » ceci créant « de nombreuses ambiguïtés », et « accroît l’incertitude quant à l’accord et ses implications » et critiqué l’utilisation d’une terminologie qui pourrait créer « une faille qu’Israël peut exploiter pour manœuvrer et perpétuer son occupation du territoire libanais ». Le communiqué du CPL constate: « l’accord a ignoré l’accord d’armistice, pilier fondamental sur lequel toute solution durable doit reposer ».
Le Parti nationaliste social syrien a quant à lui rejeté cet accord étant selon lui « une copie de l’accord malheureux du 17 mai », conclu en 1983. Le taxant de « crime injustifiable sous aucun prétexte, car il s’agit d’un coup d’État contre les principes nationaux du Liban, d’un déni de son identité et de son rôle, et d’une capitulation face à la volonté de l’occupant et aux objectifs de l’agression », le PNSS a sommé les autorités libanaises de s’en retirer afin de préserver l’unité.
Enfin, le Parti Communiste Libanais a rejeté cet accord, affirmant qu'il « ne sert que les intérêts israéliens ». Hanna Gharib, secrétaire général du Parti communiste a déclaré : « Il n’y aura pas de paix avec un État d’apartheid et génocidaire. Unissons nos efforts pour faire tomber cet accord honteux ».
Les réactions hostiles vont au-delà des alliés traditionnels du Hezbollah. Walid Joumblatt, ancien dirigeant du Parti socialiste progressiste, a déclaré: « ce qui est étrange dans cet accord tripartite, unilatéral dans sa forme et son contenu, c’est l’absence totale d’un accord de trêve. » Quant au député Ousama Saad, du PSP, celui-ci relevé : « les prétextes à la discorde sont présents… Les pièges israéliens sont tendus… comme si le Liban avait besoin de cet accord maudit… la sécurité du front intérieur est une tâche fondamentale en ces temps difficiles…».
La députée indépendante Halima Qaaqour a interpellé le Président et le Premier ministre : « Comment pouvez-vous accepter cette clause qui stipule de "s’abstenir de toute mesure hostile ou antagoniste dans les instances politiques ou juridiques internationales" ? Cela signifie-t-il qu’il ne faut pas engager de poursuites judiciaires contre « l’ennemi » pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ? Êtes-vous ainsi entériné l’impunité, privant de justice des milliers de victimes de crimes de guerre et de violations du droit international humanitaire, et privant le Liban d’une indemnisation financière substantielle pour ces crimes ? ».
Même l’Arabie Saoudite, dont on connaît l’influence sur le principal parti de la Bourgeoisie compradore, d’obédience sunnite, le « Courant du futur » de Saad Harriri, avait approuvé la nomination de Salam comme premier ministre, a émis des doutes sur l’accord.
Il n’y a donc rien à attendre de cet accord, es sionistes continuent et continueront de bombarder et d’essayer de gagner du terrain et la Résistance continue et continuera de résister et d’empêcher la progression de l’armée coloniale d’occupation.
 
Défendre encore plus la Palestine
Pendant ce temps, l’État colonial sioniste poursuit ses massacres et sa volonté d’annexion de la Cisjordanie. A Gaza, il n’est pas une nuit ni une journée sans un bombardement. Les sionistes utilisent de nouveau la stratégie de la « double frappe » : un premier bombardement ou tir de char, puis une attente pour l'arrivée des secours arrivent et un deuxième tir afin d’achever les blessés et de tuer le plus possible de gens qui ont voulu leur porter secours. En Cisjordanie, les expulsions, les vols de terres par les colons avec le soutien de l’armée coloniale d’occupation qui sont quotidiens.
Et on ne compte plus les déclarations cyniques des dirigeants de l’entité coloniale génocidaire affirmant on ne peut plus clairement leurs intentions d’éradiquer les Palestiniens ni les affirmations de « citoyens » de l’État colonial sioniste déclarant leur légitimité divine ou la nécessité de tuer tous les Palestiniens, cela, bien entendu, en totale impunité.
Dans tous les pays impérialistes occidentaux, et en France, en particulier, les media ne parlent absolument pas de la Palestine. Certes, ils n’en ont jamais beaucoup parlé, mais, dans les phases actives de bombardement, ils étaient obligés d’y faire allusion, au moins vaguement. Or, nous sommes au cœur d’une phase active de bombardement. Mais les penseurs de l’idéologie dominante, décident pour les journalistes, ont décidé qu’il fallait le nier. La ligne a été résumée par la déclaration hallucinante du ministre Barrot le 15 juin dernier : « Il y a désormais un cessez-le-feu à Gaza, certes imparfait, violé, mais qui existe ! ».
Dans ce contexte où plus que jamais, il s’agit de laisser les sionistes « génocider » en paix, étant donnée l’image qu’ont désormais les peuples du monde de l’État colonial sioniste, rien ne soit être dit, absolument rien, pour les impérialistes, c'est l'essentiel. L’entité coloniale génocidaire vient de décider d’interdire les visites de la Croix Rouge aux détenus palestiniens des geôles coloniales, car, selon un ministre « Cela aurait de mauvaises conséquences sur l’image internationale d’Israël ».
Au contraire, pour les partisans de la libération nationale de la Palestine, parler sans cesse de la situation à Gaza,rien n’est plus urgent et d’en rappeler tous les enjeux. Il faut dénoncer, bien sûr, dénoncer les bombardements n’ayant jamais cessé, la destruction systématique des habitations à Gaza, un modèle qui ressert au Sud du Liban, dénoncer la torture dans les prisons, dénoncer le commerce avec les colonies sionistes en Cisjordanie occupée, les Bédouins chassés de chez eux dans le Néguev occupé, l’occupation et la colonisation de la Palestine, en général. 
Soyons les porte-voix de celles et ceux que l’on veut effacer. Et, donc, dénonçons, certes, mais ne nous contentons pas de dénoncer. Cela signifie ne pas s’en tenir à la vision des Palestiniens comme des victimes, mais malgré tout, comme un peuple construisant sa propre libération nationale. Et ne pas non plus en rester aux explications de notre « gauche » bien-pensante sur la soi-disant « paix juste et durable » elle n’est rien d’autre que la paix coloniale et ne remettant jamais en doute l’existence de l’État colonial sioniste autant dire la poursuite la colonisation. Dans leur grande majorité, les gens de « gauche » refusent d’analyser correctement la situation coloniale en Palestine. Et la raison en est simple, ils sont indélébilement marqués par l’héritage idéologique de la colonisation, de l’impérialisme français, des « Lumières » de Voltaire. Leur position consiste à dénigrer le Hamas ou la Résistance armée, expliquant aux Palestiniens qui doit organiser la résistance et comment. Ce sont toujours les mêmes qui parlent de paix et non de libération nationale de la Palestine. Ce sont les mêmes qui parlent de « solution à deux États » permettant de facto le maintien de la colonisation. Ce sont enfin les mêmes qui parlent de « complicité » des impérialistes occidentaux et non de leur implication directe dans la colonisation. Les mêmes encre tentent objectivement d’épargner l’impérialisme français en le disant sous pression des lobbies comme le CRIF.
Nous le disons à nouveau ; les Résistants palestiniens et Libanais combattent le même ennemi qui nous opprime : l’impérialisme occidental. Leur victoire serait un signal fort pour notre propre émancipation. Un peuple  luttant pour sa libération nationale, contre une créature des impérialistes occidentaux, lutte aussi contre la colonisation et ses présupposés idéologiques qui gangrènent aujourd’hui l’ensemble de la « gauche » française.
Concernant le Parti Révolutionnaire Communistes, le combat de la Résistance palestinienne, qui affronte directement la pointe avancée de l’impérialisme occidental est vital pour les prolétaires de l’ensemble de la planète ; les Palestiniens sont un peuple acteur de sa propre histoire, en lutte contre le sionisme, l'impérialisme et la réaction, en faveur de sa libération nationale, un long combat dont nous devons reconnaître la centralité et le caractère stratégique pour notre propre émancipation.
L’État colonial sioniste tombera, c’est le sens de l’histoire ; et la Palestine sera libre de la mer au Jourdain !