Gantry 5

 

N° 963 04/02/2026  La question centrale en Palestine est celle du colonialisme ; nous sommes en présence d’une guerre de libération nationale du côté palestinien et d’une guerre coloniale du côté sioniste.
Le sionisme est, dès sa naissance, un projet colonial, un projet colonial de substitution, c’est-à-dire qu’il vise à chasser ou éradiquer la population autochtone, les Palestiniens, de leur pays et spécialement de leur terre.
On ne peut concevoir la colonisation de la Palestine sans comprendre le rôle majeur des impérialistes occidentaux ; l’État colonial sioniste est le prolongement organique de l’impérialisme occidental.
Les impérialismes dominants (Royaume Uni puis USA) ont depuis longtemps en tête la création d’un camp retranché au Proche Orient, afin de veiller à la division du monde arabe, puis pour contrôler le pétrole.
La rencontre des dominants et des fascistes sionistes, se réclamant du judaïsme, a donné la mise en place du colonialisme de substitution et l’État colonial sioniste.
Le soutien absolu des puissances occidentales est lié au projet initial d’État tampon, devenu vital à un moment où un autre bloc impérialiste, autour de la Chine, dispute le rôle dominant aux USA.
Le côté vital explique la complicité et la négation du génocide, qui, pourtant se produit sous nos yeux ; cela explique aussi le silence face aux meurtres ciblés de journalistes, de soignants, d’humanitaires et d’enfants.
La question du judaïsme n’entre en fait pas en ligne de compte, c’est un prétexte : il y a seulement des émigrants européens qui, du début du XXème siècle à 1948, avant même la création de l’État colonial sioniste, sont venus chasser les Palestiniens et coloniser leur terre.
Il n’existe pas de sioniste progressiste ; quand on accepte de débarquer sur des terres achetées par des banquiers à des hobereaux et d’en chasser ceux qui la travaillent, on n’est pas progressiste.
Il n’y a pas de cessez-le-feu à Gaza ; il ne peut pas y en avoir quand c’est le commanditaire des colonialistes qui l’organise.
Tant que l’État colonial sioniste génocidaire existera sous la forme qu’il revêt, la colonisation se poursuivra ; la libération nationale de la Palestine implique donc son démantèlement.
L’opération « Déluge d’Al-Aqsa » du 7 octobre 2023 est une opération de Résistance anticoloniale, menée par cinq organisations armées palestiniennes, à l’État colonial sioniste, comme le 1er novembre 1954 en Algérie ou l’offensive du Têt au Vietnam.
Si elle condamne le génocide (tôt pour LFI, bien plus tard pour les autres), la gauche française dans son ensemble ne défend pas la libération nationale de la Palestine ; le PS est l’héritier de la SFIO au lourd passé colonial ; le PCF et LFI s’en tiennent aux résolutions de l’ONU (dont la dernière établit le « Board of peace » de Trump) et à la pseudo solution à deux États, tout en condamnant la Résistance palestinienne, autant dire le maintien de l’État colonial sioniste.
L’attitude au moins ambiguë du PCF de Thorez au moment de l’indépendance algérienne contrairement au PCA, la position colonialiste de LFI sur le Sahara Occidental ou le Groenland ne sont pas des actes isolés ; elles procèdent d’une longue histoire de la gauche française éloignée de l’anticolonialisme, après le virage du PCF en 1934, PCF dont la position anticoloniale au moment de la guerre du Rif honore son histoire.
Contrairement aux affirmations de certains trotskistes et même de certaines organisations du mouvement communiste international, il n’existe pas de « prolétariat israélien » ; le prolétariat de l’État colonial sioniste est composé de Palestiniens, avec ou sans la citoyenneté, et de migrants asiatiques ou éthiopiens.
En conséquence, affirmer vouloir la « fraternisation des prolétariats palestinien et israélien » est une position hors du réel et surtout une position qui fait fi de la situation coloniale en confondant prolétaires et colons dans l’entité sioniste.
L’idéologie dominante bourgeoise utilise toujours le mensonge mais le courant sioniste est champion en ce domaine ; les sionistes ont toujours promu un récit mensonger, depuis le début avec leur fameux : « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » ; outre la négation de l’existence des Palestiniens le mensonge principal recèle dans la notion de « peuple juif », qui n’existe pas.
C’est ce qui explique l’instrumentalisation de la Shoah et de l’antisémitisme ; les fondateurs de l’État colonial sioniste n’avaient rien à voir avec les survivants de l’holocauste ; ils vivaient en Palestine depuis 15 à 40 ans.
Les colonialistes sionistes se font passer pour les porte-parole des Juifs alors que des millions de Juifs dans le monde sont antisionistes et ne veulent surtout pas que le génocide des Palestiniens soit commis en leur nom.
Concernant le Parti Révolutionnaire Communistes, le combat de la Résistance palestinienne, qui affronte directement la pointe avancée de l’impérialisme occidental est vital pour les prolétaires de l’ensemble de la planète ; les Palestiniens sont un peuple acteur de sa propre histoire, en lutte contre le sionisme, l'impérialisme et la réaction, en faveur de sa libération nationale, un long combat dont nous devons reconnaître la centralité et le caractère stratégique pour notre propre émancipation.
L’État colonial sioniste tombera, c’est le sens de l’histoire ; et la Palestine sera libre de la mer au Jourdain !