Gantry 5

 

N° 961 22/01/2026  La Palestine est debout
Alors que Trump remplit son pseudo « Conseil de la Paix » qui a semble-t-il vocation à remplacer l’ONU, coupable de trop peu de servilité à l’égard de l’impérialisme dominant et de son prolongement organique, l’entité coloniale sioniste ; alors que les députés de l’Assemblée nationale française s’apprêtent à voter la loi initiée par la fasciste Yadan afin d’interdire le soutien à la Palestine et les luttes anticoloniales ; alors qu’il semble interdit, aujourd’hui, en France, de qualifier les colons sionistes par ce qu’ils sont : des terroristes; malgré tout, la Palestine reste debout.
La librairie de Samir Mansour
Samir Mansour, un homme d’une cinquantaine d’années disant avoir l’âme d’un jeune homme de 25 ans, a trouvé le moyen de fournir des livres aux personnes étant dans des bâtiments assiégés, des écoles de fortune et des maisons confortables qui semblent d’un autre monde. Sa librairie à Gaza est réputée pour son service à la clientèle. Il y a des clients dont il sait qu’ils ne reviendront jamais parce qu’ils ont été tués. Il est des clients dont il soupçonne qu’ils sont morts sous les décombres, mais qu’il espère voir bientôt entrer dans sa boutique afin de demander un roman. Et il existe encore d’autres clients qu’il n’avait jamais vus avant la guerre, mais qui dévorent désormais les livres avec une férocité qui semble provenir du fait qu’ils ont tout perdu.
Gaza a toujours été peuplée de gens qui aiment les livres, dit-il, mais aujourd’hui, « des gens qui ne lisaient pas auparavant se sont mis à lire ». « Des grand-mères, des enfants qui n’avaient soudainement plus rien d’autre à faire. Tout ce qu’ils pouvaient faire, c’était attendre les obus ». 
Malgré les bombardements, malgré la famine, malgré le faux cessez-le-feu, la librairie de Samir est toujours debout et toujours en activité. La plupart des bibliothèques, universités, écoles et librairies de Gaza ont été détruites lors de l’offensive sioniste. Mais Samir Mansour a publié plus de 70 nouveaux livres, en utilisant de vieilles machines qui se trouvaient dans un coin de l’entrepôt devenu son refuge, et en les alimentant avec l’encre et le papier qui restaient d’avant le blocus. « Nous vivons une période grave. La plupart des livres appartenant aux habitants de Gaza ont été détruits, ceux qui achetaient des livres et avaient une bibliothèque chez eux ont tout perdu », a déclaré Samir. « Mais la culture demeure. Car même si vous détruisez les livres, cette culture est dans les gens, dans leur esprit, dans tout ».
 
Les hôpitaux ne meurent pas
En décembre dernier, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le territoire palestinien, le Dr Rik Peeperkorn, a déclaré que Gaza connaît une légère amélioration de la disponibilité des soins de santé.
Dans la ville de Gaza, l’hôpital Al-Shifa a repris une activité partielle en tant qu’hôpital de soins tertiaires, soutenue par la réhabilitation de la station de dessalement d’eau, permettant au service de dialyse son fonctionnement à pleine capacité.
Les améliorations observées dans le secteur de la santé reposent largement sur l’ingéniosité locale, a expliqué le représentant de l’OMS, notamment par la réutilisation de matériaux provenant de bâtiments détruits pour la rénovation des hôpitaux.
Depuis, au moins cinq hôpitaux de Gaza ont repris une activité ou l’ont augmenté, malgré les difficultés énormes : 50 % des médicaments essentiels sont soit totalement indisponibles, ou presque épuisés. Enfin, la Bande de Gaza dispose uniquement de deux scanners pour répondre aux besoins de plus de deux millions de personnes.
Pour autant, voilà qui montre, s’il le fallait, le degré de résilience et de résistance des Palestiniens de Gaza.
 
Nous ne nous tairons pas !
Le Parti Révolutionnaire Communistes fait partie de ceux qui ont pris une position claire de soutien à la libération nationale de la Palestine, de toute la Palestine et pas simplement de ce qu’il est convenu d’appeler les « territoires occupés ».
Nous le savons, plus la vérité sur l’entité coloniale sioniste se fait jour pour les travailleurs et les peuples du monde, plus ses défenseurs paniquent et sont prêts à tout pour cacher les méfaits de la colonisation de substitution est donc, interdire d’en parler ou limiter au maximum cette parole.
C’est le sens de la proposition de loi de la représentante de Netanyahu en France, Caroline Yadan. La prétendue lutte contre l’antisémitisme ne trompe plus personne. Voilà pourquoi toutes celles et tous ceux qui se croient obligés de commencer leur critique de la proposition sioniste de censure par un couplet sur l’antisémitisme, dans le genre « ce n’est pas ainsi qu’on le combat », font fausse route. Ce n’est pas le sujet de la proposition de loi ; le sujet c’est la défense absolue de l’entité sioniste à tout prix.
Comme probablement la majorité des politiciens de l’Assemblée votera le texte le 26 janvier, la situation pourrait devenir encore plus tendue pour les défenseurs de la libération nationale de la Palestine, toutes celles et ceux qui disent que la fin de la colonisation implique la fin de l’État colonial sioniste. Mais nous continuerons à le dire.
Comme disait le militant de la Campagne Unitaire, Alex, lors de son procès le 13 janvier dernier, ce qui nous arrive n’est pas important, ce qui compte, c’est le devenir de la Palestine.
Partout, contre la criminalisation de l’anticolonialisme, pour la défense de la vérité et de la libération nationale de la Palestine, on trouvera les militants du Parti Révolutionnaire Communistes.
 
On voit bien que cette criminalisation ne vise pas les tenants de la soi-disant « solution à deux États » ni le soi-disant « droit international », puisque ceux-là ne demandent pas la fin de l’État colonial sioniste, donc pas la fin de la colonisation. Les adversaires du Grand Capital, de l’impérialisme occidental sont clairement désignés par cette proposition de loi. Les barricades n’ont que deux côtés, comme disait Elsa Triolet. C’est la libération nationale de la Palestine ou la soumission d’une manière ou d’une autre à l’ordre colonial.
 
En conclusion
Le Parti Révolutionnaire Communistes salue tous ceux et toutes celles qui combattent le récit de la propagande sioniste, les mensonges et la répression qui tentent en vain d’empêcher une appréciation correcte de la situation coloniale. Et nous réaffirmons haut et fort notre position. Le problème, c’est le sionisme. La solution c’est la fin de l’État colonial !
Le Parti Révolutionnaire Communistes souhaite bon courage à tout le peuple palestinien et à sa Résistance armée. Depuis le « Déluge d’Al-Aqsa », le roi sioniste est apparu aux peuples du monde plus nu que jamais. La solidarité des travailleurs et des peuples est le seul allié de la Palestine. Le combat de la Résistance palestinienne, qui affronte directement la pointe avancée de l’impérialisme occidental est vital pour les prolétaires de l’ensemble de la planète.
L’État colonial sioniste tombera ! C’est le sens de l’histoire ! Et la nation palestinienne sera enfin libre, du Jourdain à la mer !