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N° 938 14/08/2025  L’entité sioniste assassine les journalistes : pas de témoin du génocide !
Le 10 août dernier, l’armée d’occupation a assassiné six journalistes de la chaîne Al Jazira, dont Anas Al-Sharif. Agé de 28 ans lors de son assassinat, Anas Al-Sharif était une des plus célèbres journalistes de Gaza, une sorte de porte-voix de la vérité qui fait si peur aux sionistes qu’ils mettent à mort toutes celles et tous ceux qui la mettent à jour. Dans un testament qu’il avait écrit, envisageant que l’État colonial sioniste le tuerait, Anas Al-Sharif a ces mots bouleversants : « J’ai déployé tous mes efforts et toutes mes forces pour être un soutien et une voix pour mon peuple, depuis que j’ai ouvert les yeux à la vie dans les ruelles et les quartiers du camp de réfugiés de Jabalia. Mon espoir était que Dieu prolonge ma vie afin que je puisse revenir, avec ma famille et mes proches, dans notre ville d’origine, Ascalon occupée (« al-Majdal »). […] J’ai vécu la douleur dans ses moindres détails, j’ai goûté à la souffrance et à la perte à maintes reprises. Pourtant, je n’ai jamais cessé de transmettre la vérité telle qu’elle est, sans falsification ni déformation, espérant que Dieu soit témoin de ceux qui sont restés silencieux, de ceux qui ont accepté notre mise à mort, et de ceux qui ont étouffé nos souffles, insensibles aux restes déchiquetés de nos enfants et de nos femmes, et qui n’ont pas mis fin au massacre que subit notre peuple depuis plus d’un an et demi. […] Je vous confie la Palestine, […]. Je vous confie son peuple et ses enfants opprimés, ces petits innocents que la vie n’a pas laissés rêver ni vivre en paix et en sécurité. Je vous enjoins à ne pas laisser les chaînes vous réduire au silence, ni les frontières vous arrêter. Soyez des ponts vers la libération de la terre et des êtres, jusqu’à ce que le soleil de la dignité et de la liberté se lève sur notre patrie usurpée. ».
Le meurtre d’Anas ne fera pas taire ses confrères, ni toutes celles et tous ceux qui témoigne du sort de Gaza, frappée par les bombes et les missiles, affamée par les colonialistes sordides. Sa mort résume à elle seule l’entreprise funeste des génocidaires. Plus de 200 journalistes tués par la machine de mort sioniste afin de les empêcher de révéler au monde le sort de la Palestine occupée.
Les media, en France, ne sortent pas grandis de cette affaire, relayant quasiment tous le discours de la propagande sioniste « un terroriste du Hamas ». Depuis près de deux ans, tous se complaisent à relayer ce récit autoproclamé et faux. Seule l’évidence du génocide a obligé certains à modifier leur synopsis à la marge, tandis que d’autres continuent à affirmer qu’il n’y a pas de génocide à Gaza. Pour ceux-là, il est évident qu’Anas et tous les autres journalistes de Gaza sont des gêneurs qu’il faut faire taire. Pourtant eux portent haut les couleurs d’un métier qui, en France, est gagné par la turpitude. Seuls quelques-uns ont sauvé l’honneur : le journal La Croix titrant : « Journalistes tués à Gaza : Anas Al Sharif, un témoin devenu gênant pour Israël », ou encore Pierre Barbancey écrivant dans L’Humanité : « Il n’avait que 28 ans, mais effrayait Israël. ».
 
Quels rapports économiques entre la Chine et l’entité sioniste ?
L’engagement de la République populaire de Chine (RPC) au Moyen-Orient reflète une approche géostratégique soigneusement calibrée, visant à préserver la stabilité régionale, à garantir un accès ininterrompu aux ressources énergétiques et à faire progresser sa fameuse Belt and RoadIniative (BRI), aussi connue sous le nom de « Nouvelles Routes de la Soie ».
L’État colonial sioniste occupe une place croissante au sein de la BRI – non pas par le volume d’investissements directs chinois, mais par sa position stratégique et son ambitieux agenda infrastructurel. Sa localisation géographique, à cheval entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique via la Méditerranée, en fait un point de connexion terrestre et maritime clé qui constitue une option alternative à l’Iran pour relier la Chine à l’Europe.
Dans ce contexte, les relations sino-israéliennes seraient aujourd’hui florissantes sur le plan économique et technologique.
Les grandes entreprises chinoises, pour la plupart détenues par l’État, investissent massivement dans les infrastructures israéliennes, y compris dans les colonies implantées en Cisjordanie. Un exemple frappant : la société chinoise Tenova, spécialisée dans les produits laitiers, est active dans les zones de colonisation. Autrement dit, la Chine participe indirectement au financement du système colonial de substitution de l’entité sioniste.
La grande absente de cette équation reste la Palestine. Certes, la Chine évoque régulièrement les droits du peuple palestinien dans les enceintes internationales. Elle appelle à la libération des otages, soutient les négociations de paix, mais se garde bien de dénoncer les violations du droit international. Pire encore, les prisonniers palestiniens ne sont presque jamais mentionnés dans les déclarations chinoises, même quand Pékin prend position sur le conflit.
Sur la question des colonies, la position chinoise est la plus problématique. En investissant dans les territoires occupés, Pékin ne se contente pas d’un silence diplomatique : elle cautionne de facto une politique d’annexion. Plusieurs chercheurs israéliens eux-mêmes reconnaissent que certaines zones de colonisation sont perçues par les élites chinoises comme des entités étatiques, et non comme des territoires disputés. Cette ambiguïté renforce le sentiment d’abandon parmi les défenseurs de la cause palestinienne.
Pour le Parti Révolutionnaire Communistes, il n’y a rien d’étonnant à ce que l’impérialisme chinois joue sur les deux tableaux. Dans le monde impérialiste, il n’y a pas des impérialistes occidentaux unipolaires et des impérialistes rivaux multipolaires. Il y a les contradictions internes au système capitaliste. Chaque État sert ses propres capitalistes, ce qui l’amène à composer avec ses intérêts, ses alliances du moment, et ses ambitions stratégiques. La Chine impérialiste ne fait pas exception. Elle joue sur tous les tableaux, investit partout, parle à tous, mais évite soigneusement de prendre position là où cela pourrait lui coûter trop cher. Le sort des Palestiniens compte peu face à l’intérêt des partenariats économiques avec l’entité sioniste.
 
Plus que jamais, soutenir la Palestine et sa Résistance
Nous l’avons plusieurs fois écrit. L’Égypte, l’Arabie Saoudite et plusieurs puissances impérialistes occidentales comme la France, manœuvrent pour obtenir, sous couvert de l’impossible « solution à deux États », le désarmement de la Résistance palestinienne.
Le Parti Révolutionnaire Communistes dénonce fortement ces manœuvres fort éloignées des préoccupations des Palestiniens. Ce faisant, pays impérialistes où pays du Proche Orient s’arrogent le droit de décider à la place des Palestiniens. Ainsi, au nom de Voltaire, la France sait et dit ce qui est bien pour les Palestiniens, et ne leur demande surtout pas leur avis. Comme l’a dit Georges Abdallah : « Celui qui résiste a le dernier mot. Les spectateurs n'ont pas le droit de débattre ». Le futur de la Palestine doit être décidé par les Palestiniens et certainement pas par des complices actifs ou passifs du génocide.
Comme au Liban, la Résistance palestinienne ne désarmera pas. Avec la solidarité internationale des peuples et des travailleurs, la Résistance armée est le seul obstacle à l’éradication des Palestiniens, à la réalisation totale du projet sioniste. La Résistance armée est indispensable pour vaincre l’État colonial sioniste. Si impérialistes et compradores arabes veulent la désarmer, c’est pour sauver ce qui peut l’être, au moment où l’État colonial sioniste est dénoncé et rejeté dans le monde entier, et assurer sa survie. La Résistance ne cèdera pas.
Cette tentative, bien que concertée et martelée, est vouée à l’échec. Elle vient pour tenter de sauver ce qui peut l’être. Georges Abdallah l’a dit récemment : « La guerre d’extermination est un échec. Elle représente le dernier chapitre de l’histoire de la colonisation soutenue par l’Occident impérialiste. […] Le peuple palestinien compte aujourd’hui 15 millions de personnes, malgré une guerre d’extermination commencée il y a un siècle. Nous pouvons affirmer que cette guerre d’extermination a échoué lamentablement. C’est donc le dernier chapitre de l’histoire de cette entité tyrannique. ». Quand leur prolongement organique est en difficulté voire au bout du rouleau, les puissances impérialistes occidentales tentent une ultime manœuvre pour le sauver.
Le Parti Révolutionnaire communistes assure tous les Résistants, libanais comme palestiniens de sa solidarité inébranlable. La Palestine sera libre ! Le Liban sera libre ! Et l’État colonial sioniste tombera !