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Moyen et Proche-Orient à l'épreuve de la nouvelle administration US.

702-03/02/2021 L'administration Trump n'a pas dérogée à l'orientation générale des USA dans le traitement des problèmes du Moyen et Proche-Orient.

Si l'on note un déplacement vers les questions asiatiques avec un redéploiement militaire important dans cette région, considérée comme le lieu le plus sensible d'affrontements au sein de l'impérialisme, les USA n'ont pas, loin de là, abandonné l'idée de suprématie dans les régions du pourtour méditerranéen, des Balkans, du Moyen et Proche-Orient. Dans cette région, l'essentiel de la politique des USA, sous le mandat de Trump, a été de conforter le rôle impérialiste de l'État d'Israël et celui d'un affrontement avec l'Iran en se retirant du traité sur le nucléaire, sans compter la poursuite de l'intervention en Syrie. Sous le mandat de Trump, les USA ont bien eu une stratégie vis-à-vis de la Palestine: Ils ont rapidement enterré la notion de deux États contenue dans les accords d'Oslo en soutenant la colonisation-annexion de la cis-Jordanie et en privilégiant la recherche d'accords entre des pays de la région et Israël. Reconnaissons qu'ils ont connu quelques succès avec les Émirats Arabes Unis, l'Arabie Saoudite, le Soudan et le Maroc. Si dans le même temps, un de ses alliés principaux, la Turquie qui, rappelons le, est un des membres les plus importants de l'OTAN en méditerranée, a fait cavalier seul, c'est qu'elle entend tailler sa place de puissance régionale en compétition avec Israël, l'Iran et la Russie. Pour autant, le Turquie n'a jamais fait obstacle aux menées US en Syrie et son occupation illégale d'une zone frontalière au nord-est n'est pas pour déplaire aux USA dont la présence militaire continue d'être une couverture pour le pillage des richesses naturelles pétrolières et gazières de la Syrie et une épine plantée dans la Syrie pour être en mesure d'activer le terrorisme avec la capacité de déstabiliser ce territoire à tout moment.
La question posée est donc bien de ce que sera la suite sous le mandat de Biden? Déjà, nous avons l'assurance que la politique pro-israélienne ne va pas changer. Israël est un allié trop important dans la région pour ne pas modifier la stratégie précédente. Nous ne doutons pas que les efforts pour souder la grande alliance impérialiste en cours autour de USA et d'Israël va continuer. D'ailleurs dans une interview récente à CBS News, Anthony Blinken, qui s’exprimait en tant que futur secrétaire d’État de Joe Biden, a implicitement regretté que Trump ait décidé de stopper le soutien clandestin aux rebelles anti-Assad. Le fait de «se retirer entièrement de Syrie» ôtait selon lui à Washington tout levier d’influence majeur dans ce pays. Tout est dit: l'administration Biden va bel et bien accentuer sa pression militaire contre la république syrienne avec l'espoir d'y reprendre pieds avec un régime à sa botte. Avec l'Iran, si les USA expriment l'idée d'une reprise du dialogue sur les questions du nucléaire et le retour des USA dans le traité signé à Vienne en 2015, la lourdeur des sanctions qui étranglent le pays et étouffent sa population sont maintenues. les USA entendent "discuter" avec le doigt sur la gachette!
Attendre quelque chose de fondamentalement nouveau dans les orientations internationales US relève donc de l'illusion. Les monopoles US sont à la barre, comme ils l'étaient sous Trump. La puissance de l'État à pour mission d'assurer leur domination dans la concurrence internationale. Biden a affirmé tout au long de sa campagne que les USA devait redevenir la force principale imposant son point de vue, par la force si nécessaire, au monde entier. Ne laissons pas l'avenir s'écrire par les puissances impérialistes. Nous devons les combattre en menant une lutte de classe intransigeante contre le capitalisme dans chaque pays et organiser la solidarité de lutte anti-impérialiste.

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