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International: Ukraine, le danger de guerre augmente, Pérou, Equateur

712-14/04/2021 International: Ukraine, le danger de guerre augmente, Pérou, Equateur

 

Ukraine : le danger de guerre augmente

La militarisation autour de la mer Noire, de l'Ukraine et de la région de la Baltique est inquiétante, les forces liées à l'OTAN effectuent des grands déploiements de force dans l'est de l'Ukraine et les forces navales de l'OTAN mènent des exercices conjoints dans la région de la mer Noire. Les tensions concernant la péninsule de Crimée augmentent également. Le gazoduc qui va relier la Russie à l’Allemagne est également source de tension, deux sénateurs républicains publiaient un appel exhortant le nouveau président à cesser de « traîner les pieds » et à passer à l’action contre ce gazoduc. Si Trump a quitté son mandat, la présidence Biden ne marque aucun changement dans la politique étrangère des États-Unis.

Si la Convention de Montreux de 1936 garantit le libre passage des détroits, du Bosphore et des Dardanelles aux navires civils et restreint le passage des navires de guerre, les forces navales impérialistes ont donc un accès limité à cette mer. La Turquie avant-poste de l'impérialisme US dans la région prépare le terrain pour que les forces marines impérialistes occidentales contournent le Bosphore et commence la construction cette année du Canal Istanbul, qui sera parallèle au Bosphore et reliera la mer Noire et la mer de Marmara.. Le gouvernement turc exprime ainsi un engagement plus grand envers l'OTAN, les États-Unis et l'UE.
Tout cela rapproche le danger d'un conflit et l'attaque de l'impérialisme contre les peuples avec la complicité de Macron. Face à cette escalade dans l'organisation et la présence agressive de l'OTAN, il est plus qu'urgent de développer les luttes pour le retrait de la France de l'OTAN, pour la dissolution de cette organisation impérialiste comme de toutes les organisations impérialistes,
Plus que jamais la lutte pour la paix, pour le refus des guerres impérialistes est à l’ordre du jour.

Pérou :

Le scrutin a eu lieu alors que le pays voit s'envoler les records de contaminations et de décès au Covid-19.
La pandémie qui a déjà fait plus de 54.000 morts pour 33 millions d’habitants, l’un des taux de mortalité les plus élevés dans le monde, s’ajoute à cela une crise économique, qui frappe surtout les plus pauvres (70 % de la population vit d’emplois informels). L'instituteur Pedro Castillo, 51 ans, représentant de la gauche radicale et peu connu des électeurs, était crédité d’à peine 3 % à 4 % d’intentions de vote il y a quelques semaines, il fait 19 % des voix au premier tour, la candidate de la droite populiste, Keiko Fujimori, a péniblement récolté 13 % des voix.
Ils s’affronteront pour le second tour de la présidentielle. Au Pérou, le vote est obligatoire sous peine d’amende. Alors, pour marquer leur rejet de toute la classe politique, rongé par la corruption les électeurs ont été plus de 17 % à glisser un bulletin blanc ou nul dans l’urne.
"Le combat et la lutte ne font que commencer", a déclaré, Pedro Castillo, le candidat du petit parti de la gauche radicale Peru Libre. Il a promis pendant la campagne des changements radicaux "pas des rustines ou des réformes".
Il plaide pour plus d’État, la nationalisation des mines, du pétrole et fait le vœu d’une nouvelle Constitution pour remplacer celle de 1993 qui donne la primauté au secteur privé.

Equateur

Le banquier Guillermo Lasso remporte les élections présidentielles en Équateur avec plus de 52 % des voix contre les 47 % d’Andrés Arauz, l’héritier politique de Rafael Correa. Le candidat du corréisme, avait remporté le premier tour avec 13 points d’avance sur les autres candidats. Guillermo Lasso a pu compter sur l’appui du patronat et des USA, il a obtenu l’appui du candidat de « Gauche Démocratique » ainsi que du candidat Pérez émergence d’une « nouvelle gauche » équatorienne, ce dernier avait appelé au vote nul pour ne pas soutenir Arauz.
Après des années de gouvernement le corréisme n’a pas tenues ses promesses de la « révolution citoyenne » il n’a pas transformé les bases structurelles de dépendance du pays, il a maintenu le dollar imposée par l’ancien président Jamil Mahuad pour le sauvetage des grandes banques, l’élection a également été marquée par le désastre de Lenin Moreno(1) qui a dirigé un gouvernement répressif, marqué par des pactes avec le FMI avec lequel il vient de négocier un accord récent qui s’ajoute au désastre de la gestion de la pandémie.
La majorité de l’assemblée appartient au bloc du corréisme sans toutefois de majorité propre, cette victoire de Lasso entraînera des recompositions politiques au Parlement. L’explosion sociale d’octobre 2019 a marqué les équatoriens, le peuple n’est pas disposé à subir de nouvelles attaques. Le grand capital monopoliste frappe fort pour accroître l’exploitation des travailleurs et des couches les plus pauvres, augmenter ses profits et restreindre les libertés publiques. Face à cette offensive du capital, les travailleurs et les peuples se battent.

(1)Rafael Correa a été réélu président le 17 février 2013 avec 57,17 % des voix. Ses années de présidence sont en particulier dirigées vers la lutte contre la pauvreté et les inégalités. Le vice-président sortant, Lenín Moreno prend la succession présidentielle le 24 mai 2017. Il développe une politique plus libérale et moins sociale en adoptant une série de mesures telles que la réduction de 20 % des salaires des contractuels dans le secteur public, la suppression de 15 des 30 jours de congés payés annuels des fonctionnaires et l'obligation de travailler un jour par mois sans rémunération. Les prix du carburant sont augmentés de près de 125 %, alors que les impôts sur la sortie des capitaux du territoire sont diminués. En réaction aux grèves et manifestations qui s'ensuivent, le pouvoir décide d'instaurer l'état d'urgence et un couvre-feu pour une durée d'au moins 30 jours.

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