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Rencontre de Bruxelles de partis communistes et ouvriers d’Europe du 9 décembre 2019

     Le Parti Communiste de Grèce a organisé une rencontre de partis communistes et ouvriers d’Europe le 9 décembre à Bruxelles. Cette rencontre avait pour thème : Les partis communistes et ouvriers contre l’anti-communisme et la falsification de l’histoire, pour le regroupement du mouvement ouvrier comme une condition de la lutte pour abattre la barbarie capitaliste, pour le socialisme. Nous publions la contribution de notre parti à cette rencontre.

Contribution du Parti Révolutionnaire COMMUNISTES, France

 

« Importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe », c’est sous ce titre que le parlement européen vient de voter une résolution à l’occasion du 80e anniversaire du déclenchement de la deuxième guerre mondiale. Ce texte a été adopté par 535 voix allant de l’extrême droite, aux socialistes en passant par les verts, la droite européenne et les centristes du parti macronien. Seul le groupe Gauche Unitaire Européenne s’y est opposé.

Que dit ce texte ? Il affirme que la guerre a été le résultat du pacte germano-soviétique et que les deux responsables en sont le nazisme et le communisme dont l’objectif était de se partager l’Europe. Il nie que pour Hitler la destruction de l’URSS, sa colonisation et l’éradication du socialisme furent l’un des objectifs majeurs du nazisme. Il passe sous silence le refus aux demandes des soviétiques de signer un pacte de non agression entre les occidentaux et l’URSS et la signature le 30 septembre 1938 des « accords de Munich » entre Hitler, l’Angleterre, la France, l’Italie et qui livrent la Tchécoslovaquie à Hitler. Il passe sous silence le rôle décisif de l’URSS dans la défaite du nazisme. Cette thèse si elle n’est pas nouvelle est ici remise à l’ordre du jour par le parlement européen, elle vise à évacuer la question centrale de la nature impérialiste de la guerre, de celle du nazisme et de la révolution socialiste et plus largement de l’affrontement toujours actuel de classe entre le capital et le travail. Elle vise à interdire les activités des partis révolutionnaires, ce qui est déjà le cas dans quelques pays de l’Union Européenne et à conforter par la force l’ordre social dominé par le grand capital dans un moment où la crise au sein du système impérialiste s’aiguise et se traduit par des affrontements de plus en plus violents faisant des millions de victimes. Il s’agit bien donc et de rien d’autre que d’un acte de guerre contre le mouvement ouvrier révolutionnaire et c’est comme cela que nous devons le prendre. Ce vote du parlement européen est la traduction directe de ce que nous affirmons : la nature impérialiste de la construction européenne, ce que le texte se plaît d’ailleurs à souligner en réaffirmant le rôle de l’alliance militaire de l’OTAN. Tout cela nous conforte dans notre analyse qu’il n’y a bien qu’une voie pour changer le monde : celle de la lutte des classes pour abattre le capitalisme et construire le socialisme !
Pour mener la lutte des classes, il ne suffit pas de dénoncer les coups qu’il porte quotidiennement à la classe ouvrière, encore faut-il analyser concrètement et correctement le développement de ses contradictions à l’échelle nationale et internationale et cela nous ramène à la nature même de l’impérialisme tel qu’il est aujourd’hui.
Nous avons à mainte reprises, souligné que la défaite de l’URSS avait été un coup terrible porté au mouvement révolutionnaire et que cette défaite entraîne une lutte acharnée au sein de l’impérialisme pour un repartage du Monde entre les anciennes puissances impérialistes dominées par les USA et qui entendent maintenir de force leur hégémonie remise en cause par les puissances émergentes et tout particulièrement, mais pas seulement, la Chine dont le développement capitaliste exige de s’inscrire dans la lutte acharnée pour le contrôle des ressources naturelles, des voies de commerce et d’approvisionnement et le contrôle des territoires et de leurs populations. Dans ce sens des moyens colossaux sont mis en œuvre y compris les moyens militaires. Cette bataille pour l’hégémonie mondiale au sein de l’impérialisme se fait contre les classes ouvrières et les peuples. Elle va jusqu’à la destruction des Nations par la violence.
Nous ne développerons pas tout cela ici en détails car nos analyses sont connues et nous vous renvoyons à nos publications régulières et en particulier à notre Bulletin International qui en résume l’essentiel.
Le message que nous portons est simple, il réitère notre position de travailler collectivement sur la question de l’impérialisme aujourd’hui et d’en tirer les conclusions qui s’imposent dans le sens de la reconstruction d’une organisation régionale et internationale des Partis Communistes.

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