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Turquie : Vers un système biparti pour gérer la crise ou construction d’une issue révolutionnaire ?

Les élections municipales en Turquie se sont déroulées dans une situation d’aggravation de la crise économique, sociale et politique sévère qui sévit dans ce pays. Cette crise est durement ressentie par les milieux populaires au rythme d’une inflation de 20 % par an et d’un recul de près de 30% du pouvoir d’achat. Si jusqu’à présent le parti AKP au pouvoir depuis 17 ans avait capitalisé les résultats d’un développement économique capitaliste rapide, il subit aujourd’hui de plein fouet les conséquences de cette crise.

Le rejet de ce parti par les couches populaires les plus urbanisées se traduit par la perte de la direction des plus grande ville de Turquie au profit d’une coalition allant de la bourgeoisie républicaine (Parti républicain du peuple, CHP) à la droite nationaliste (Bon parti, IYI) et avec l’appui du parti kurde HDP.
Cette coalition qui remporte les élections à Istanbul et a Ankara se veut une alternative au pouvoir de l’AKP. Cette alternative soutenue par une fraction de la bourgeoisie turque ne met pas en péril, au contraire, la main- mise du grand capital sur la politique de la Turquie. Elle ne met ni en cause le capitalisme, ni la participation de la Turquie à l’organisation militaire impérialiste sous contrôle US qu’est l’OTAN, pas plus qu’elle n’envisage une politique internationale autre que celle de puissance impérialiste régionale pour la domination de la région.
Il est donc possible de dire, comme le fait la déclaration du Comité Central du Parti Communiste de Turquie : « La crise de l'AKP, arrivée au pouvoir il y a 17 ans, s'est aggravée. Les élections se sont transformées en crise non seulement pour l'AKP mais aussi pour les partis de l'opposition qui se complaisent dans le régime de l'AKP. Les appels par les représentants du capital, immédiatement après les élections, à la normalisation peuvent temporairement différer la crise. Pourtant, la Turquie entre dans une sévère crise économique, politique et sociale. »
Le parti Communiste de Turquie observe que ses propres résultats sont partout en progrès et que la question posée n’est pas celle d’une alternance sans risque pour le capital mais bel et bien celle du renversement du système pour construire un pays socialiste. C’est dans ce sens qu’il appelle à la lutte et au renforcement du parti.
Nous renouvelons à l’occasion de ces élections notre solidarité profonde avec le parti Communiste de Turquie.

Bimestriel N°131

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