Gantry 5

 

N° 946 08/10/2025  Depuis deux semaines plusieurs pays européens sont confrontés à des survols de mystérieux drones non identifiés sur certains sites sensibles. L'aéroport de Munich a interrompu son trafic à cause d'un survol d'avions inconnus sans pilote. Après une série d'incidents de ce type au Danemark, Norvège et Pologne. Le camp militaire d'Elsenborn (Belgique) comme la plus grande base militaire danoise ont été également survolés par des engins non identifiés. Point commun à ces différents incidents: les autorités n'ont pas pu intercepter ces appareils, ni identifier les auteurs de ces opérations ! Pour Michel Polacco, expert en aéronautique et en questions de défense, ces intrusions sont "assez ridicules". Il s'agit de petits drones n’ayant même pas la discrétion d'éteindre leurs feux de position. (...) C'est toujours fait par des gens dans la proximité. Cette analyse est partagée par le général Jean-Claude Allard, chercheur associé à l'Iris et spécialiste des questions de défense et de sécurité. « C'est extrêmement difficile à intercepter. Il faut d'abord bien faire la distinction entre les drones d'attaque utilisés dans le cadre d'opérations militaires et les petits drones employés dans un cadre civil pour semer la panique sur un territoire. Concernant les vols au Danemark et en Allemagne, les appareils n'ont pas été identifiés mais ce devaient être des petits drones de quelques dizaines de kilos qui volent en basse altitude, surtout la nuit. Ils volaient avec leurs feux allumée, leur autonomie est de moins d’un kilomètre ».
En septembre 2013, en Allemagne le "parti pirate" avait perturbé les meetings d’Angela Merkel. En France toutes les centrales nucléaires avaient été la cible de drones en octobre 2014…
Le professeur Yves Boyer se montre très prudent face à cette hypothèse. « Tout ça est bien mystérieux. Tant qu’on n’a pas identifié clairement ces drones, on peut continuer à accuser la Russie, mais on n’a pas de preuve objective. »
L'ombre de la Russie planerait sur l'Europe après les survols de drones au-dessus de plusieurs aéroports. La Russie chercherait à provoquer les européens…Toutes les informations, les Russes les ont déjà par son réseau de satellites et connaissent parfaitement nos bases militaires, ils n’ont pas besoin d’envoyer des drones, en particulier au-dessus d’un aéroport civil.
Ces incursions servent donc de prétexte aux 27 pour attiser les tensions avec la Russie. « Les drones qui violent l’espace aérien européen peuvent être détruits. Point final » a déclaré le président français Emmanuel Macron. Comme d’habitude il aboie comme un chien fidèle des USA  et risquant de perturber les communications entre les tours de contrôle, les avions en utilisant les moyens d’interception au-dessus d'un aéroport… Il a fait arraisonner un pétrolier de la "flotte fantôme russe" au large des côtes françaises, rien de suspect sur le bateau, Il a pu repartir et le commandant de nationalité chinoise sera seulement jugé pour "refus d'obtempérer"… Le Danemark a débloqué une enveloppe de 8 milliards d'euros pour se doter de moyens adaptés ! Bruxelles a également proposé de mettre en œuvre un « mur » anti-drones face aux différentes violations de l’espace aérien européen. La Russie cherche « l’escalade » assure le président ukrainien Volodymyr Zelensky. De son côté, le président roumain Nicusor Dan avertit que ses forces abattront le prochain violant son espace aérien. Ce qui pourrait être considéré comme un acte de guerre par la Russie. L’ancien général de l’armée de terre Vincent Desportes, ex-conseiller au secrétariat général de la Défense nationale et professeur en stratégie militaire à Sciences Po et à HEC, « on peut poser la question de pourquoi, mais on peut aussi se poser la question de qui. Ou plutôt, de qui d’autre que Poutine et ses proxys (des tiers alliés ou sous ordre, NDLR) a un intérêt à s’amuser avec des drones au-dessus de zones sensibles en Europe ? »
Une propagande battant son plein afin de faire accepter ces sacrifices aux populations et préparer les esprits à la guerre. Embrigader les populations constitue en effet la première étape de la marche à la guerre.
Alexus Grynkewich, le commandant des forces armées de l’OTAN en Europe déclarait : « En cas de menace avérée, nous sommes prêts à défendre nos populations » … « Abattre un drone est, bien sûr, une décision plus facile. […] Avec les avions de chasse, il y a clairement un risque d’escalade plus élevé surtout si l’opération pour les neutraliser cause des morts d’un côté ou de l’autre. » Mais, a-t-il ajouté, il existe une autre menace « quelque chose que nous devons prendre au sérieux», répétant les volontés des États-Unis plusieurs fois formulés par Trump de voir les pays européens «en faire davantage » car « la Chine et la région Indo-Pacifique constituent aujourd’hui une menace militaire réelle et que nous (les États-Unis) n’avons pas les moyens de tout faire. »  Le message du commandant de toutes les forces armées américaines déployées sur le continent européen est clair: il faut se préparer à la guerre.
Ne payons pas la guerre !
Les membres de l’OTAN se sont engagés à consacrer 5 % de leur PIB à leur armement d’ici 2035. La France est donc censée porter son budget militaire annuel à 120 milliards d’euros, soit plus du double de celui d’aujourd’hui. C’est afin de dégager ces fonds que des coupes sont faites dans la santé et tous les services utiles à la population. Il est urgent de préparer la riposte contre la course à la guerre, le gouvernement veut mettre en place les mesures austéritaires de manière à la financer. Tous les grands groupes travaillant de près ou de loin pour l'armement vont s'enrichir et gaver leurs actionnaires, tandis que les salariés, les retraités vont payer l'addition et elle sera lourde! Cet effort s'inscrit dans un asservissement toujours plus poussé à l'alliance agressive qu'est l'OTAN, dominée par les États-Unis. Pas un euro pour leur guerre, sortir de l’OTAN, de l’argent pour les salaires, l’éducation et la santé, pas un sou, pas une vie pour la guerre.
Combattre la casse sociale imposée par le gouvernement, c’est aussi refuser sa logique de guerre en se battant pour nos intérêts de classe contre le capitalisme qui nous exploite, contre son système.
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