N° 933 28/04/2024 Le 23 août 2022 nous attirions l'attention des militants anti-impérialistes concernant le sort réservé aux communistes et à tous les progressistes en Ukraine1 où profitant de l'état de guerre impérialiste qui se mène sur son territoire2, les forces politiques réactionnaires et fascisantes qui dirigent le pays se livrent à une chasse aux sorcières de tous ceux qui contestent leur politique. Cette situation prenant un tour anti-communiste violent avec le coup d'état de Maïdan s'est accélérée avec la guerre : " En Ukraine, toutes les forces qui se sont opposées au pouvoir et en particulier le Parti Communiste d'Ukraine sont interdits et leurs militants pourchassés. Le gouvernement ukrainien, en profitant de la politique européenne, des lois anticommunistes et des décrets d'urgence, persécute les communistes et intensifie l'anticommunisme."
Dans cet article nous faisions déjà un appel pour la libération des frères Kononovich : " Ainsi, deux responsables de la Jeunesse Communiste Léniniste sont-ils incarcérés depuis plusieurs mois...Pour notre part, nous exigeons la libération de tous ceux qui sont incarcérés ou menacés en Russie et en Ukraine afin de s'opposer à cette guerre impérialiste." et nous faisions part de l'initiative des élus du Parti Communiste de Grèce dans ce sens3.
Plus récemment au vue des informations dont nous disposions, nous avons renouvelé l'exigence de leur libération4 en soulignant : " En pleine escalade de la guerre impérialiste en Ukraine entre l'OTAN et la Russie, suite à l'invasion inacceptable des territoires ukrainiens par cette dernière , les autorités de sécurité de l'Ukraine ont arrêté et torturé les communistes Kononovich sur la base de fausses accusations. Après une parodie de procédure et alors qu'un cadre législatif anticommuniste inacceptable est imposé au pays par les gouvernements réactionnaires successifs ukrainiens qui ont interdit depuis longtemps les partis communistes et de nombreuses forces démocratiques dans le pays , les deux jeunes communistes ont été condamnés à une assignation à résidence. Ainsi, la persécution politique inacceptable dont ils sont victimes se poursuit."
L'acharnement du pouvoir ukrainien continue. Le 17 avril 2025 au tribunal Solomensky à Kiev s’est tenue une nouvelle audience concernant les frères Mikhaïl et Alexander Kononovych, le tribunal devait examiner les requêtes de la défense concernant leur enlèvement et leur détention illégale. Le tribunal a refusé d’examiner les requêtes de la défense. Il a prolongé la mesure d’assignation à résidence. La prochaine audience de cette mascarade judiciaire est reportée au 13 mai.
Il est donc de la plus haute importance que le soutien à nos camarades se renforce, se fasse entendre et tout particulièrement le premier mai jour de lutte et de solidarité internationaliste, avec le mot d'ordre :
Liberté immédiate pour les frères Kononovitch !
Prolétaires de tous les pays, Unissez vous! Prolétaires de tous les pays et Peuples opprimés, Unissez vous!
2 https://www.sitecommunistes.org/index.php/monde/monde/2248-ukraine-declaration-commune-des-partis-communistes-et-ouvriers-apres-un-an-de-guerre-imperialiste-en-ukraine
3 Le député européen du KKE Lefteris Nikolaou - Alavanos a posé la question suivante:
"Il est demandé au Vice-président de la Commission/ Haut Représentant de l'Union Européenne pour les Affaires Étrangères et la Politique de Sécurité:
"Il est demandé au Vice-président de la Commission/ Haut Représentant de l'Union Européenne pour les Affaires Étrangères et la Politique de Sécurité:
- Compte tenu des relations renforcées de l'UE avec l'Ukraine en tant que pays candidat à l’adhésion à l’UE, quelle est sa position sur la demande urgente de libération immédiate des jeunes communistes emprisonnés, sur les responsabilités assumées par l'UE face aux grands risques pour leur vie, leur santé puis pour garantir qu'ils ne soient pas soumis à de nouvelles tortures et chantages?
- Étant donné que la Commission déclare être au courant de leur persécution de leur détention inacceptable et qu'elle "suit l'affaire de près", pourquoi n'a-t-elle rien fait à ce jour pour leur libération immédiate?".




