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Elections en Russie

Avec 76,6% des voix Poutine est élu pour un troisième mandat. Ce résultat a été acquis sans grande difficulté tant Poutine s'est mis en situation d'incarner les intérêts de la Russie.
Mais de quelle Russie? Certainement pas celle des 15 millions de pauvres qui survivent dans de grandes difficultés et sont de fait exclus de la société, pas celle des travailleurs et retraités que la spéculation a chassé de leur domicile, pas celle des jeunes qui ne trouvent pas de travail, pas celle des travailleurs en général soumis à une exploitation renforcée des patrons et souvent de leurs complices des syndicats à leur solde. Pour tout dire Poutine est avant tout l'homme qui défend les intérêts de l'oligarchie capitaliste qui a mis en coupe réglée le pays et sa population laborieuse.

Il est avant tout l'homme qui défend les intérêts de l'impérialisme russe qui entend grâce à sa puissance militaire, certes relative comparée à celle des USA, asseoir la domination des monopoles russes dans les domaines où ils sont champions, et en particulier ceux de l'énergie et de l'armement. Car, la structure économique de la Russie n'a guère changé, elle se caractérise toujours par une grande dépendance aux productions primaires et corrélativement, au cours des matières premières. Ce capitalisme particulièrement prédateur s'est renforcé sous les présidences de Poutine. C'est sous ses présidences, que la terre est devenue privatisable et a alimenté une spéculation foncière effrénée. C'est sous sa présidence, que le contrôle des monopoles publics ou privés est passé dans les mains d'une couche de la bourgeoisie russe intimement liée au pouvoir politique.
Pour la majorité relative qui soutient Poutine et son parti (Russie Unie), appendice de l'appareil d’Etat, il représente une garantie que la Russie ne sera pas agressée par les impérialismes dominants qui entendent soumettre la Russie à leurs diktats et surtout s'emparer de ses richesses. Poutine, entretient ce sentiment par un nationalisme exacerbé qui détourne les sentiments patriotiques forgés dans la période soviétique. L'église orthodoxe, joue un rôle central dans cette bataille idéologique pour donner une force nouvelle au sentiment d'appartenance nationale. Cette «union sacrée» autour des intérêts de l'impérialisme russe est partagée par la grande majorité des forces politiques.
Si le Parti Communiste de la Fédération de Russie (PCFR) critique la politique de Poutine, c'est moins pour son orientation générale que parce qu'elle n'est pas selon lui suffisamment conséquente quant à la défense des intérêts russes. De manière significative, son candidat, un ancien du parti Russie Unie, qui est le directeur d'une grande entreprise agricole ne met en cause ni les privatisations ni la politique étrangère de l'état russe. Dans son discours, le candidat soutenu par le PCFR ignore la lutte des classes. Il s'agit donc d'une «opposition» formelle. Il est facile de comprendre dans ces conditions que les travailleurs se détachent de ce parti. L'autre parti communiste le Parti Communiste des Ouvriers de Russie n'a pas été autorisé à présenter de candidat, ne réunissant pas, selon les dires de la commission électorale les conditions requises. Quand on connaît le degré de dépendance de cette commission vis-à-vis des autorités, on peut imaginer sans peine qu'il s'agit d'une interdiction politique.
Notre solidarité va en premier lieu au peuple travailleur de Russie, à tous ceux qui combattent la politique du gouvernement de l'oligarchie bourgeoise russe et en premier lieu au Parti Communiste des ouvriers de Russie.

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