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Équateur : les mesures du FMI soulèvent la colère du peuple

Le mouvement de protestation en Équateur fait suite aux annonces du président Moreno de réformes économiques et sociales, dont l’augmentation massive du prix des carburants, pour répondre aux exigences du Fond Monétaire International. D’autres mesures comme la réduction des congés de 30 à 15 jours pour les fonctionnaires et la réforme du droit du travail ont mis le feu aux poudres. Face à cette situation la réponse du pouvoir a été de décréter l’état d’urgence,

ce qui n’a pas arrêté le mouvement de protestation de grève. Dans les mesures prises par le pouvoir on peut distinguer très clairement la volonté de faire place nette aux forces capitalistes en éliminant tous les obstacles à leur action pour accroître l’exploitation. Cette situation se retrouve dans beaucoup de pays d’Amérique du Sud au Brésil, en Argentine, au Chili... Après une vague de gouvernements de gauche, qui a pratiqué une redistribution partielle en direction des couches populaires mais sans toucher à la domination capitaliste, depuis 2015 nous assistons au retour en force de directions politiques acquises au canon du néo libéralisme le plus débridé.
Cependant, les protestations populaires intenses et rapides montrent que ce retournement de tendance politique est fragile. La question posée est donc bien celle-ci : « y-a-t-il une issue dans l’alternance gauche-droite sans que soit mis en cause la domination du capital et l’alignement sur les USA? ». A sa façon le parti Communiste du Venezuela répond dans «son journal « Tribuna Popular » à cette question à propos de la situation au Venezuela : « La solution de fond c’est de prendre le pouvoir...Le Parti communiste du Venezuela (PCV) a montré que dans les pays d'Amérique latine qui, comme le nôtre, vivent des expériences de processus progressistes, menacés par des forces au service des monopoles impérialistes, mais aussi extrêmement faibles face aux incohérences de leurs dirigeants réformistes, la solution fondamentale est la prise du pouvoir révolutionnaire par la classe ouvrière en alliance avec le reste des travailleurs de la ville et de la campagne. Face au durcissement des contradictions mondiales inter-impérialistes et inter-capitalistes et à la crise du modèle capitaliste et dépendant du Venezuela, le PCV a souligné la nécessité évidente d'une sortie révolutionnaire, en faveur des intérêts populaires et non de la société civile bourgeoisie ».

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Bimestriel N°131

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