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Equateur: Le banquier Guillermo Lasso remporte les élections présidentielles

712-14/04/2021 Le banquier Guillermo Lasso remporte les élections présidentielles en Équateur avec plus de 52 % des voix contre les 47 % d’Andrés Arauz,

l’héritier politique de Rafael Correa. Le candidat du corréisme, avait remporté le premier tour avec 13 points d’avance sur les autres candidats. Guillermo Lasso a pu compter sur l’appui du patronat et des USA, il a obtenu l’appui du candidat de « Gauche Démocratique » ainsi que du candidat Pérez émergence d’une « nouvelle gauche » équatorienne, ce dernier avait appelé au vote nul pour ne pas soutenir Arauz.
Après des années de gouvernement le corréisme n’a pas tenues ses promesses de la « révolution citoyenne » il n’a pas transformé les bases structurelles de dépendance du pays, il a maintenu le dollar imposée par l’ancien président Jamil Mahuad pour le sauvetage des grandes banques, l’élection a également été marquée par le désastre de Lenin Moreno(1) qui a dirigé un gouvernement répressif, marqué par des pactes avec le FMI avec lequel il vient de négocier un accord récent qui s’ajoute au désastre de la gestion de la pandémie.
La majorité de l’assemblée appartient au bloc du corréisme sans toutefois de majorité propre, cette victoire de Lasso entraînera des recompositions politiques au Parlement. L’explosion sociale d’octobre 2019 a marqué les équatoriens, le peuple n’est pas disposé à subir de nouvelles attaques. Le grand capital monopoliste frappe fort pour accroître l’exploitation des travailleurs et des couches les plus pauvres, augmenter ses profits et restreindre les libertés publiques. Face à cette offensive du capital, les travailleurs et les peuples se battent.

(1)Rafael Correa a été réélu président le 17 février 2013 avec 57,17 % des voix. Ses années de présidence sont en particulier dirigées vers la lutte contre la pauvreté et les inégalités. Le vice-président sortant, Lenín Moreno prend la succession présidentielle le 24 mai 2017. Il développe une politique plus libérale et moins sociale en adoptant une série de mesures telles que la réduction de 20 % des salaires des contractuels dans le secteur public, la suppression de 15 des 30 jours de congés payés annuels des fonctionnaires et l'obligation de travailler un jour par mois sans rémunération. Les prix du carburant sont augmentés de près de 125 %, alors que les impôts sur la sortie des capitaux du territoire sont diminués. En réaction aux grèves et manifestations qui s'ensuivent, le pouvoir décide d'instaurer l'état d'urgence et un couvre-feu pour une durée d'au moins 30 jours.

 

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