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N° 985 08/07/2026  Ce qu’il faut retenir du discours de Trump : Identité américaine en péril, communisme, âge d’or... 
Il vante une Amérique «exceptionnelle», promet de rendre au pays son «identité». «Demain, nous franchirons un cap historique. Après deux siècles et demi, nous savons qu’il ne s’agit pas d’une fin, mais seulement du début de l’âge d’or de l’Amérique», s’est-il enorgueilli, parlant sous les visages de George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln et livrant une vision optimiste de l’avenir du pays, défendant la «culture» américaine, vantant la puissance des États-Unis, «le pays le plus puissant de la planète»«Par la grâce de Dieu, les États-Unis d’Amérique sont la nation la plus prospère, la plus accomplie et la plus exceptionnelle qui ait jamais existé dans l’histoire de l’humanité et c’est formidable d’être votre président», a-t-il déclaré. 
 
Le communisme érigé en «ennemi»
Le président s’en est ensuite pris à l’une de ses cibles récurrentes : le communisme, étiquette qu’il a déjà apposée à plusieurs démocrates comme le maire de New York. «Il y a aujourd’hui une résurgence de la menace communiste sur notre sol, y compris chez des nouveaux venus dans notre pays, qui épousent des idées totalement opposées à notre mode de vie et à notre grande réussite», a-t-il dénoncé.
Donald Trump a qualifié le communisme de «menace mortelle pour la liberté américaine», le comparant aux attentats du 11-Septembre, le désignant comme «l’ennemi de la Constitution»«l’ennemi du 4 juillet 1776» et «l’ennemi» tout court. «A la veille de ce 250e anniversaire du patrimoine américain, nous décidons et jurons, pour que tous l’entendent, que les citoyens des États-Unis d’Amérique vaincront rapidement le communisme». Merci Monsieur Trump pour cet hommage : comme le rappel le Manifeste du Parti communiste (1848) de Karl Marx : « Que les classes dominantes tremblent devant une révolution communiste. Les prolétaires n'ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !
Oui trembler Monsieur Trump car la théorie des communistes peut se résumer en une seule phrase : abolition de la propriété privée.  Oui, les classes dirigeantes tremblent devant une révolution communiste! Les prolétaires n'ont rien à perdre que leurs chaînes et ils ont le monde à gagner. Une fois de plus il qualifie le communisme de « cancer » rongeant l'« empire de la liberté » (d’exploitation), merci de cet hommage du vice à la vertu d’abolir l’exploitation et la propriété privée. L’avenir appartient à ceux qui veulent changer le monde : abattre le capitalisme, construire le socialisme c’est exactement ce que nous voulons.
 
Cap fixé pour les élections de mi-mandat
Trump a également profité de l'occasion afin d’aborder l'adoption de sa réforme controversée sur l'inscription des électeurs : le SAVE America Act. Un projet de loi pour restreindre l’inscription aux listes électorales. Si le Congrès franchit cette étape, a assuré Donald Trump, «alors nous ne perdrons plus une élection pendant 100 ans».
 
Trump promet le Gilded Age:
Le président a conclu sur le Gilded Age, en souvenir de l'expansion rapide de l'industrialisation entre 1860 et 1890 : ère de croissance économique rapide, la période a vu un afflux de millions d'immigrants européens, le Gilded Age fut aussi une ère de pauvreté abjecte et d'inégalité alors que des millions d'immigrants  provenaient de régions appauvries se déversant aux États-Unis. La forte concentration de richesse devenait plus visible et controversée par l'ascension d'industriels et de financiers millionnaires baptisés les « barons voleurs » en raison de leurs abus de pouvoir, de leurs pratiques financières et peu soucieux des conditions de travail. Ce fut l'émergence du syndicalisme réprimé dans des bains de sang. Le Sud après la guerre de Sécession est resté économiquement dévasté ; son économie est devenue de plus en plus liée à la production de coton et de tabac. Les peuples afro-américains du Sud descendants des esclaves déportés en Amérique  furent dépouillés du pouvoir politique et des droits de vote et restèrent économiquement désavantagés. À partir de 1879, les actes de violence raciale se multiplièrent, également l'exil de populations noires dans les États du centre et du sud.
Cette période sera suivie par les deux grandes dépressions nationales: la Panique de 1873 et celle de 1893  interrompant la croissance, provoquant la misère et précipitèrent la fin du Gilded Age.
L’opinion envers Washington et son président est loin d’être au beau fixe. Une enquête, réalisée par le Pew Research Center dans 36 pays, auprès de plus de 42.000 personnes entre le 8 février et le 13 mai : seulement 37% des sondés ont un avis favorable sur les États-Unis. Moins de la moitié les voit comme un partenaire fiable. Ils sont 35% à penser que l’Amérique contribue à la paix dans le monde. Et 32% disent que celle-ci ne prend pas en compte les intérêts des autres nations.
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