N° 971 30/03/2026 Le 28 mars du nord au sud et d'est en ouest, des millions d'américains sont descendus dans la rue pour crier, tel qu'ils l'ont fait déjà trois fois cette année, qu'ils ne voulaient pas de roi : "No kings". Selon les organisateurs, 8 millions de manifestants ont participé à 3.000 cortèges. Ces manifestations ont eu lieu dans les grandes comme dans de petites villes. Si la volonté de faire barrage à la politique autoritaire de l'administration Trump, la dénonciation de l'affaire Epstein, comme le rejet de l'action de l'ICE (la police de l'immigration) étaient au cœur des rassemblements, tous les observateurs ont noté que l'opposition à la guerre avait pris une dimension importante dans les cortèges. Ainsi, de nombreuses pancartes exprimaient le rejet de la guerre menée au Moyen-Orient contre l'Iran. Pour beaucoup de manifestants, émerge cette idée : le pouvoir est "corrompu, malade, incompétent et franchement effrayant ". Comme à son habitude, le pouvoir incapable d'organiser des provocations, a vomi sur les manifestants en parlant à l'écart de leur action de : "délire anti-Trump".
S'il est trop tôt pour apprécier la réalité des mouvements profonds traversant la société états-unienne et leurs évolutions, nous devons cependant déjà noter que la politique agressive des États-Unis rencontre une réelle opposition dans de larges couches de la population. S'y ajoute une situation économique se dégradant du fait des conséquences de la guerre, situation qui pèse lourdement sur les classes populaires. Le lien entre la riposte à l'autoritarisme, les attaques contre les libertés et la guerre se reflétant dans le slogan " No Kings, No ICE, No War " évoluera-t-il vers une contestation plus globale et profonde du système capitaliste dominé par les monopoles trans-nationaux US ou sera-t-il récupéré par l' "establishment Démocrate" afin de continuer à servir leurs intérêts, la question reste ouverte.




