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Rapport au Comité National du 06 juin 2020.

Chers camarades,
Plus que jamais notre présence politique, notre activité, nos débats et rencontres revêtent une importance particulière dans ce début de reprise des activités économiques marquées par une austérité plus forte encore annoncée par le gouvernement, inspirée des exigences du Medef qui possède aujourd’hui les pleins pouvoirs pour accélérer sa politique.
La gravité de l’austérité annoncée va dépendre bien sûr des rapports de force politiques et sociaux, de l’affrontement de classe dont personne aujourd’hui ne peut prévoir la profondeur.

 

Mais l’enjeu est bien là, la violence des attaques contre la classe ouvrière et le peuple ne peut être combattue que par le peuple lui-même et personne d’autre.
Il n’y a pas de « sauveur suprême » comme voudraient le faire croire les adeptes du sauvetage tous azimuts.
« Il faut sauver l’économie », « le système social », « la planète », « l’Europe », « Le Monde», et tous se proposent de le faire avec des thèmes comme « le jour d’après, « le monde d’après » mais aucun ne remet en cause la politique appliquée en France en Europe et dans le monde qui est celle du capital dans son développement impérialiste.
Il y a que les forces révolutionnaires pour s’opposer, pour affronter le capital, mais leur dispersion, leur affaiblissement depuis la chute de l’URSS ne permet pas encore de le freiner suffisamment et le faire reculer.
Cette question nous interpelle car de notre développement dépend l’évolution de la vie politique nationale.
Nous avons décidé à notre dernier congrès d’en faire une question essentielle. Notre secrétariat tous les lundis aborde la question de notre activité, de notre renforcement, de notre développement, cette question doit être prise à bras-le-corps par notre Comité National.

Changer de société, c’est le résultat d’un affrontement de classe
Faire partager notre politique à partir d’une analyse de classe de la société est un enjeu majeur pas seulement pour notre développement mais aussi parce que nous savons tous que changer de société, c’est le résultat d’un affrontement de classe où les dominants sont vaincus. Il ne s’agit pas de répéter des banalités, mais bien de mesurer vers quoi il faut s’engager pour en finir avec cette politique qui chaque jour aggrave les conditions de vie du peuple.
Les étapes de développement que veut franchir le capital sont à chaque fois plus violentes du point de vue social, accompagnées d’une autorité, d’une répression et de restrictions des libertés individuelles et collectives de plus en plus dures pour imposer la loi du capital.
Il suffit de lire ce que nous écrivons sur notre site pour voir l’accélération brutale de la politique exigée des multinationales.
Souvent nous disons ils veulent aller plus loin (patrons et gouvernement), et à chaque fois, nous vérifions qu’ils vont plus loin dans la transformation de la société pour la soumettre totalement au profit capitaliste.
Cette transformation de la société annoncée par Macron au soir de son élection et dont les pouvoirs précédents ont tracé le chemin, se constate dans tous les domaines et il suffit d’un événement comme la crise sanitaire que nous venons de vivre pour révéler au grand jour l’état de délabrement de la société française, deuxième puissance européenne, qui produit chaque année 2500 milliards de richesses issues de l’exploitation du travail.
L’ensemble de ses richesses produites est maîtrisé totalement par le capital, détourné pour son profit contre les intérêts du peuple.
Cette simple démonstration résume à elle seule ce qu’il faut faire pour changer de société.
Les richesses produites doivent revenir en totalité à ceux qui les réalisent pour résoudre tous les problèmes liés à la vie collective, subvenir aux besoins de la population. Le travail en est la base. Le nœud du problème est bien là, le capital est propriétaire des moyens de création de richesses, il les utilise en exploitant sans cesse le travail salarié pour en faire son profit. Il faut lui arracher pour construire une société au service du peuple.
Tout le monde est en capacité de comprendre ce mécanisme économique, les conséquences sur la société française à tous points de vue, son fonctionnement, les rapports sociaux, les conséquences sur les conditions de vie.
Aussi simples soient-elles, nos explications et notre perspective politique pour changer radicalement de société sont confrontées à une bataille idéologique intense consistant à faire croire qu’il n’y a pas d’autre voie que celle du capital, elles sont confrontées également à une recomposition politique qui poursuit le même but. Elles n’ont pas encore l’écho nécessaire pour peser véritablement sur la politique nationale.
Dire cela, c’est montrer l’importance de notre existence, il est plus facile aujourd’hui de parler de notre activité parce que nos idées, notre analyse de la société, ce qu’il faut faire pour en sortir sont de plus en plus partagées.
Les progrès sont constants mais cela ne veut pas dire qu’il faut s’en contenter.

Le capital a les mains libres
Le capital a les mains libres, il poursuit sa politique de recherche de profits, aggrave l’exploitation du travail et se donne les moyens répressifs et juridiques pour le faire.
Mais encore une fois, les forces existent pour s’opposer à cette politique et elles sont nombreuses. C’est leur mobilisation, leur engagement dans la lutte politique qui fait défaut.
Nous avons de nombreuses fois examiné les obstacles à cet engagement, nous n’allons donc pas y revenir dans le détail mais résumons-les rapidement :
• Tous les partis politiques, la droite et l’extrême droite dans leur rôle, et ceux qui se nomment de « gauche » sont dans l’aménagement de la politique actuelle qu’ils contestent sans la remettre en cause sur le fond.
• Des syndicats partenaires du Medef et du pouvoir qui jouent le rôle d’amortisseur, de relais d’une politique qu’ils accompagnent. La CFDT est devenue l’organisation, la caution sociale du Medef et du gouvernement.
La CGT n’est pas sur le même plan, ses syndicats et structures la protègent d’une dérive réformiste initiée par la confédération qui fait fi des belles phrases qui faisaient du syndiqué « l’acteur et le décideur » de l’orientation politique de la centrale qui aujourd’hui se compromet gravement avec le capital européen en signant sans aucune consultation préalable une déclaration saluant l’action de la politique allemande et française pour « sauver l’économie » européenne. La direction de la centrale est obligée de s’expliquer devant la contestation grandissante de ses structures.
Rappelons encore une fois le rôle de la confédération européenne des syndicats, à laquelle la CGT comme tous les syndicats français est adhérente, qui constitue l’outil social du patronat européen et qui participe à toutes les négociations économiques et sociales.
Ce genre d’initiative de sommet a déjà eu lieu dernièrement au plan national avec la signature d’une déclaration commune de syndicats, d’associations, et d’O.N.G. diverses. Toutes ces s’organisations dont l’opportunisme n’est plus à démontrer, ne combattent pas le capitalisme, elles dénoncent ses excès et font croire qu’il est possible de l’aménager. C’est un piège tendu aux travailleurs.
Des organisations, des syndicats CGT réagissent face à ces démarches de plus en plus fréquentes qui portent atteinte au syndicalisme de classe qui visiblement n’est plus dans les tablettes de la confédération.
Tout cela démontre que la bataille idéologique menée depuis toujours mais qui s’est accentuée notamment depuis la disparition de l’URSS, a des conséquences.
Elle a atteint aujourd’hui un niveau jamais égalé car il faut sans cesse prouver que le capitalisme est incontournable. La peur d’un mouvement social d’envergure, les difficultés rencontrées alors qu’il faut développer le profit accentue encore le niveau de la bataille idéologique.
Ce n’est pas le moindre obstacle auquel nous sommes confrontés.

Tout est fait pour détourner le débat
Tout est fait pour détourner le débat, le moindre détail est utilisé, les peurs, les émotions, les mensonges même les plus honteux sont devenus des outils de propagande pour éviter au maximum que la politique soit contestée.
C’est un exercice difficile pour le pouvoir mais ses capacités de propagande, il faut le reconnaître ont une influence politique importante.
Le mécontentement est profond, les luttes se multiplient et nous faisons tout pour qu’elles se développent, mais nous devons faire beaucoup d’efforts pour démontrer la cohérence d’une seule et même politique responsable des difficultés économiques et sociales : celle du capital. La convergence des luttes passe par la compréhension des enjeux collectifs.
Est-ce perçu comme cela ?
Encore une fois, le mécontentement est profond mais tellement diffus, le débat sans cesse détourné, dévoyé, la perception de la politique aujourd’hui se résume au règlement de situation particulière, et c’est normal dans ce magma politique, cet enfumage permanent qui entraîne le peuple dans des pièges et impasses multiples.
Comment faire le lien entre la situation des personnels de l’hôpital et le travailleur de l’automobile ? Le travailleur de La Poste et le cheminot ? Celui de la distribution et de la chimie ? Qu’est-ce qui peut les unir dans leurs luttes ? Qu’est-ce qui peut les amener à considérer que c’est le capitalisme la cause de leurs difficultés ?
Nous devons travailler à montrer le lien qui unit l’ensemble de ces travailleurs, pour faire reculer l’idée que la lutte va juste résoudre son propre problème, installant une certaine fatalité : on lutte quand on est touché, on arrête lorsque l’on considère que le problème est réglé.

Les patrons savent reculer, s’adapter aux rapports de force.
On pourrait disserter encore longtemps sur ces aspects, mais les difficultés rencontrées pour faire converger mécontentement et luttes montrent bien qu’il faut apporter beaucoup d’explications, qu’elles soient comprises pour unir les travailleurs contre le capital.
Ne comptons pas sur les autres, ils se sont tous fourvoyés, tenons notre rôle de parti politique révolutionnaire, n’essayons pas de ressembler à un syndicat, il y a ce qu’il faut pour cela, par contre le syndicalisme de classe se renforcera si les forces révolutionnaires se développent.
Nous en sommes conscients, les membres notre Comité National sont d’ailleurs pour la plupart syndiqués, nous savons donc de quoi on parle sans opposer les rôles de chacun.
Le rôle de notre parti est de faire de la politique, partout où que l’on soit, mais est-ce que notre Comité National est bien conscient que le syndicalisme ne peut pas remplacer la politique et vice versa ?
Par contre nous devons avoir un regard lucide sur les rapports de force sociaux, c’est ce que nous faisons pour analyser les causes, les obstacles et surtout ce qu’il faut faire d’essentiel pour développer notre politique.
Les dernières décisions gouvernementales qui ne sont que la reprise des revendications patronales vont profondément aggraver les conditions de vie du peuple.

Tout est décidé en fonction des exigences patronales dans tous les domaines.
Dans l’industrie comme dans les services, congés payés, RTT, temps de travail, salaires, tout est à la disposition des patrons qui décident seuls ou bien accompagnés dans une mascarade de consultations, des conditions d’attributions, de restrictions, de suppressions d’acquis et même de baisses de salaire pour « sauver l’emploi ».
À Belfort, Général Electric exige des baisses de prix de 20 % chez les sous-traitants, des baisses de salaires contre les délocalisations de production. Derichebourg dans l’aéronautique c’est à peu près la même musique, FO vient de signer un accord dans ce sens.
On voit ce qui se passe dans l’automobile, Renault se voit attribuer 5 milliards par le gouvernement aux ordres pour supprimer 4500 emplois, arrêter des fabrications et fermer des sites. Les 5 milliards de l’État sont accompagnés de 2 milliards « d’économies » exigées par la multinationale.
Jeudi dernier les « partenaires sociaux » étaient réunis par le gouvernement pour faire face à la « crise économique », autrement dit, il s’agit d’associer les syndicats « partenaires » aux mesures décidées par le Medef dont nous avons déjà quelques échantillons.
Et comme avant toutes les réunions de « dialogue social », le patronat a dévoilé à l’avance la longue liste de ses revendications qu’il applique déjà partiellement, mais l’essentiel est là :
-- Suppression des cotisations sociales et des impôts des entreprises
– Exonération totale pour l’embauche des jeunes.
– 10 000 € à chaque embauche d’un apprenti.
– Accord de performance collectif pour éviter les licenciements permettant des baisses de salaires, suppressions des primes diverses le 13e mois, des congés payés, de RTT, jours fériés, prolongation du chômage partiel et aides diverses aux entreprises…
Bref, toute une série de mesures pour préserver le profit et poursuivre la casse industrielle sans contrainte.
Lemaire vient d’ailleurs d’attribuer 5 milliards de l’État à Renault alors qu’il supprime des milliers d’emplois.
Les chiffres du chômage explosent et les milliards tombent dans les caisses patronales.

L’épidémie s’avère comme étant un outil formidable, un prétexte extraordinaire pour accélérer la politique du profit capitaliste.
Nous pourrions détailler l’ensemble des exigences patronales, elles vont toutes dans le même sens, le contraire aurait été une surprise : la société au service du capital, le capital décide seul de la politique de l’État.
On comprend bien l’importance des luttes, de leur généralisation, de leur convergence indispensable.
On comprend d’autant mieux la nécessité de la lutte politique pour aider à comprendre les enjeux.
Tous les textes divers sur « le jour d’après » fait long feu, aujourd’hui comme hier c’est le capital qui décide, et c’est lui qu’il faut combattre.
Tous les discours parfois ridicules sur « comment changer le monde », le climat, la consommation, le travail ?, conviennent bien au patronat qui les prend à son compte dans son programme politique pour en faire une source supplémentaire de profits.
Le système de santé, sérieusement mis à contribution ces derniers mois vient de révéler l’état dans lequel les politiques, qui sont conduites depuis des années pour favoriser la santé privée, la casse du service public, l’ont réduit. C’est à un véritable pillage du financement du système de santé au motif de « déficits » inventés de toutes pièces auquel on assiste. Les fonds de réserves alimentés par la CSG et la CRDS s’élèvent à 155 milliards, pourquoi faire ? Ils servent aujourd’hui à la spéculation boursière plutôt qu’à développer le système de santé !!
Il a révélé également la pertinence des revendications des personnels de santé qui luttent depuis des années contre la politique de casse systématique des établissements, le manque criant de moyens pour accueillir dans de bonnes conditions les malades et les soigner comme la profession l’exige. Revendications qui soulignaient également la pénibilité du travail, la faiblesse des salaires de l’ensemble des personnels.
Rappelons-nous ces cortèges de manifestants gazés et matraqués par les forces répressives du pouvoir.
La propagande honteuse pour rendre les pestiférés d’hier les héros d’aujourd’hui.
Les fameuses négociations entreprises en ce moment sous le titre de « Ségur de la santé » n’arrêtent pas les objectifs des derniers plans élaborés avant l’épidémie.
Les suppressions de lits se poursuivent, les regroupements, les restructurations également.
Le pouvoir a pour objectif d’accroître considérablement la place à la santé privée en l’intégrant dans les agences régionales de santé (ARS), structures misent en place pour appliquer les plans décidés par le pouvoir et responsables de la suppression de 100 000 lits, des fermetures de services, de maternités, d’hôpitaux entiers, de suppressions d’emplois. Il s’agit également de renforcer l’ « autonomie » des hôpitaux confiée à des chefs d’entreprises pour rendre la santé « rentable », « compétitive », avec des objectifs comptables, une mise en compétition dans chaque région. La question de la prise en charge de la dépendance est soumise aux mêmes objectifs aujourd’hui. Le gouvernement annonce la création d’une cinquième branche au sein de la Sécurité Sociale, pourquoi faire ? la branche maladie existe, c’est dans ses attributions de répondre à ce problème. La réponse réside dans le financement nécessaire pour faire face à la prise en charge de la dépendance qui n’est que le résultat de pathologies médicales diverses. Il s’agit donc pour le gouvernement de sortir le financement des cotisations sociales pour permettre aux assurances privées et mutuelles d’en faire leur choux-gras, de réaliser des profits considérables comme c’est déjà le cas actuellement.
Il n’y a donc rien à attendre des discussions en cours car les décisions sont déjà prises, elles ne servent qu’à enfumer l’opinion avec des annonces pompeuses sur les « investissements massifs », « l’augmentation des salaires » alors que nous savons que les investissements prévus servent à restructurer la santé dans le cadre des plans qui ont déjà été décidés.
La casse du système de santé ne date pas d’hier, elle s’est accélérée depuis que l’Europe du capital a imposé sa constitution instaurant la concurrence comme règle unique des états européens entraînant la casse des services publics partout.
La France avait pris de l’avance avec toutes ses réformes et plans divers qui allaient tous dans ce sens, ce qui ne se dément pas aujourd’hui. L’idée de la disparition de la Sécurité Sociale sous sa forme actuelle commence à être évoquée, un système de type anglo-saxon défendu avant la crise sanitaire par les cerveaux des serviteurs du capital, refait surface aujourd’hui.

L’Europe s’est structurée pour le développement du capital,
les objectifs sont donc les mêmes qu’en France. Si tous les peuples du monde sont confrontés aux mêmes difficultés, au même affrontement de classe, il n’y a que la situation spécifique de chaque pas qui change. De nombreuses luttes ont lieu un peu partout sur la planète car la casse sociale se poursuit et s’accentue partout, la crise sanitaire est utilisée partout de la même façon pour supprimer les acquis sociaux les plus minimes, restreindre les libertés jusqu’au point de délivrer le permis de tuer comme aux USA, ce « grand pays démocratique» vanté et soutenu par l’Europe capitaliste et notamment par le gouvernement français qui garde un silence complice sauf lorsqu’il s’agit de condamner les manifestations actuelles. Le discours de Castaner qui ressemble fort à celui de Trump qualifiant les manifestants de terroristes. La situation au Etats-Unis ne saurait se résumer au seul crime commis par la police, la pauvreté explose, des dizaines de milliers de licenciements ont lieu. La faim, la malnutrition qui n’a jamais disparue, est devenue un problème majeur dans ce pays. La crise sanitaire fait des ravages car le système de santé n’est accessible qu’aux plus riches, on te soigne su tu payes ! Les USA dans leur splendeur démocratique ! Silence dans les rangs des états européens !
Au premier trimestre 200 millions d’emplois ont été détruits dans le monde, 1,25 milliards de personnes courent un risque élevé de licenciement ou de réduction de salaire (OIT). 55% de la population mondiale (4 milliards de personnes) ne disposent d’aucune forme de protection sociale, ce sont les assurances privées réservées aux plus riches qui sont la seule forme de prise en charge coûteuse de la santé.
Dans cette situation nationale et internationale, revenons à la question qui nous concerne particulièrement : quel lien entre l’ouvrier de chez Renault, celui de chez Sanofi, le salarié du commerce, celui de la chimie, l’employé communal, le salarié de La Poste, l’agent EDF, celui de l’hôpital ?
Il ne faut pas chercher bien loin le lien qui les unit, ils subissent tous la même politique, celle de l’exploitation de plus en plus dure de leur travail respectif quel que soit l’endroit où il s’exerce.
Pour autant est-ce qu’ils le ressentent comme étant le résultat d’une seule et même politique ?
Si oui, pourquoi ne luttent-il pas ensemble ?
Si la réponse est non, il faut faire un travail d’explication politique plus important pour faire en sorte qu’ils unissent leur lutte. C’est le cas aujourd’hui.
Il y a des luttes partout actuellement mais on voit bien l’effort d’explications à faire pour les faire converger et nous savons que c’est indispensable pour faire reculer le patronat et le pouvoir.

Le 16 juin prochain,
une initiative nationale dans la santé est prévue. Ne doutons pas qu’elle va être importante à tous points de vue :
• en premier lieu pour les revendications des personnels,
• pour faire converger l’ensemble des luttes et satisfaire ce qu’elles expriment.
• Mesurer l’importance de cette initiative au moment où le patronat veut franchir une nouvelle étape de son développement, l’amplification du mouvement social est indispensable. Nous sommes présents dans toutes ces luttes avec nos arguments, nos propositions pour que ça change vraiment.
Pour ce qui concerne notre parti et son développement, il faut réfléchir et envisager de multiplier les contacts avec tous ceux qui luttent, ceux qui cherchent une solution, un débouché politique et ils sont de plus en plus nombreux. Engager le débat avec eux sans se noyer dans les détails, aller sur le fond politique des questions qui se posent à la société. Nous connaissons tous des travailleurs qui luttent, nous allons en découvrir d’autres, ceux qui luttent sont souvent les plus conscients, n’hésitons pas à faire de la politique avec eux.
Notre Comité National est composé de dirigeants de nombreuses régions. C’est un atout. Chaque membre de notre Comité National connaît des sympathisants dans sa région respective, ceux qui nous écoutent, nous suivent, nous aident.
En faire des adhérents c’est bien, en faire des adhérents militants c’est mieux car les contacts se multiplient.
Vous connaissez tous cela mais autant le rappeler. Encore une fois la période actuelle demande à multiplier nos efforts politiques.
Prenons des contacts, des initiatives dans les départements et régions, engageons toutes nos forces connues dans la bataille politique intense qui se mène.
Comme nous le disons souvent, il est urgent d’agir.

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