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Rapport au Comité National du 25 janvier 2020.

Nous avons reporté la réunion du Comité National plusieurs camarades ne pouvant pas venir. Nous vous faisons part du rapport qui devait introduire la discussion
Chers camarades,
Notre Comité National se déroule dans une période d’intenses luttes sociales dont nous allons débattre et faire l’analyse politique la plus précise possible pour aider le mouvement social lui-même, mais également voir quels sont les obstacles à son développement.

Il y a longtemps que nous avons constaté le développement des luttes. Bien avant l’élection de Macron, la politique pratiquée par Hollande et Sarkozy en bons serviteurs des multinationales pour casser les acquis sociaux, bloquer les salaires et pensions, supprimer des droits sociaux et syndicaux (loi El khomri) avait suscité à l’époque un mécontentement grandissant et des luttes nombreuses.
L’élection de Macron, dans les conditions que l’on connaît, n’a rien changé, au contraire, la casse s’est accélérée : du code du travail , système hospitalier, services publiques, assurance chômage, réforme de l’apprentissage, sélection à l’Université.
Très vite le mécontentement c’est approfondi, les luttes se sont développées partout.
Les discussions sur la réforme capitaliste de la retraite engagées dès l’élection de Macron ont révélé la profondeur de la transformation de la société française, la suppression de ses acquis historiques gagnés par les luttes, pour permettre au capital de développer le profit et de maîtriser l’ensemble des secteurs de la vie économique, sociale et politique.
Les luttes se sont renforcées, mais la difficulté de les faire converger persiste aujourd’hui même si de ce point de vue des progrès sont réalisés. Beaucoup reste à faire pour convaincre sur l’entreprise de destruction de la société française, sur l’origine des difficultés, sur la perspective politique pour s’en sortir.
Les obstacles au développement du mouvement social actuel sont les mêmes que ceux que nous avons maintes fois constaté.
Les partis politiques se positionnent en fonction de l’évolution du mouvement social, l’opportunisme affiché pour apparaître différents, solidaires ou parties prenantes du mouvement ne doit tromper personne.
La droite réclame le retrait du projet gouvernemental sur la retraite mais c’est pour en proposer un autre qui aggrave tout autant les conditions d’accès et la baisse des pensions. Rappelons que c’est la réforme « Balladur » s’appuyant sur « le livre blanc » du socialiste Rocard qui a permis une attaque en profondeur du système de retraite par répartition et de son financement. Elle veut aller encore plus loin, elle accuse Macron de reculer face au mouvement.
Le Rassemblement National de Le Pen se délecte des difficultés de Macron, appelle lui aussi au retrait du projet pour se donner l’apparence de parti « du peuple » pour des raisons électorales mais aussi très politiques. Rappelons que le Rassemblement National se prononce pour la « baisse des charges » dont les entreprises seraient « écrasées ». Il accuse l’immigration qui serait responsable des difficultés. Il est totalement au service du capitalisme comme Macron. Rien à attendre non plus côté-là, inutile d’insister sur les opérations de division de la classe ouvrière dont l’extrême droite a toujours fait preuve pour manipuler l’opinion.
Le Parti Socialiste réclame non pas le retrait du projet mais sa suspension pour « négocier » avec les « partenaires sociaux ». Nous savons comment le parti socialiste a participé activement à la casse de la retraite lorsqu’il était au gouvernement.
Aujourd’hui il n’a pas changé, il est pour la retraite par points, l’allongement de la durée de cotisation, la baisse des cotisations, c’est exactement le projet d’aujourd’hui présenté par Macron. Sa demande de « moratoire » n’est donc qu’une manœuvre politique de plus.
Le Parti Communiste Français, la France insoumise, les Verts et plein d’autres organisations demandent le retrait de la réforme de Macron. Ils veulent avec le Parti Socialiste (?) proposer une alternative au projet qui ne répond pas la question fondamentalement notamment son financement, la durée de cotisation, l’âge de départ, le niveau des pensions… rien à attendre non plus de ce côté-là. Ils discutent de la possibilité d’une motion de censure à l’Assemblée nationale dont ils savent qu’elle n’a aucune chance d’être votée ; quelle proposition révolutionnaire !!
Ces positionnements politiques divers et variés ne s’attaquent pas fondamentalement au projet gouvernemental de la retraite parce que cela recouvre toutes les questions de société et qu’il faudrait y répondre en s’attaquant au capitalisme. Par ex :
les salaires, question fondamentale parce que c’est l’origine du financement des acquis sociaux par une partie du salaire consacré aux dépenses sociales garantissant aux travailleurs et au peuple les moyens de vie.
Il faut les augmenter pour permettre au peuple de vivre décemment, répondre aux besoins fondamentaux.
Le capital veut récupérer cette part de salaire socialisé pour « baisser le coût du travail », augmenter son profit. La question de l’égalité salariale entre femmes et hommes l est réel mais ne règle pas la question fondamentale du financement.
L’emploi, sa précarisation, le chômage massif maintenu volontairement, aggrave les conditions de financement des acquis sociaux.
Développer tous les secteurs d’industrie afin de répondre aux besoins d’équipements dans tous les secteurs utiles au peuple.
° Les cotisations sociales, leur exonération continue pratiquée par tous les gouvernements pour servir les intérêts du capital est le mécanisme utilisé pour casser les acquis sociaux.
Ce sont entre 30 et 36 milliards d’euros de cotisations par an qui échappent au financement des acquis sociaux.
La Cour des Comptes, pour laquelle nous n’avons aucune sympathie, chiffres à 90 milliards les « niches sociales » en 2018.
Nous ne parlons ici que des exonérations sociales qu’il faudrait immédiatement supprimer, mais il faut y ajouter tous les cadeaux aux patrons comme le CICE, le pacte de responsabilité, les exonérations sur les heures supplémentaires…
Au total, la question du financement des acquis sociaux ne se pose pas, au contraire, les richesses produites par le travail, 2.500 milliards annuels, permettent de financer une Sécurité Sociale avec toutes ses protections à la hauteur des besoins du peuple.
Qui parle des richesses créées accaparées par le capital ?
Qui propose de les restituer aux travailleurs ?
Qui propose que la gestion de ces richesses soit confiée au peuple ?
Le silence sur ces questions sont la preuve qu’aucun parti ne veut s’attaquer au capital, ils sont tous soit pour le développer, soit pour « partager » avec lui et donc concevoir que le capital est un « partenaire » possible, ce qui est un leurre car ce n’est pas dans sa nature. La preuve par le mouvement social d’aujourd’hui.
Pour s’attaquer au capital, l’éliminer il faut lui retirer la propriété des moyens de production c’est-à-dire tout l’outil productif, toute maîtrise sur l’exploitation du travail salarié mais aussi tous les moyens d’échange, propriété des multinationales de la finance, le pouvoir politique.
Les changements politiques que proposent les autres partis ne sont que trompe-l’œil, impasses et piège tendu au peuple car le capital n’accepte pas de partager ou de « gérer ensemble ». Il veut tout et tout diriger, c’est indispensable pour lui, pour poursuivre son but : faire le profit maximum en imposant l’exploitation capitaliste.
Les déclarations incantatoires concernant le « partage des richesses » conduisent à accepter l’existence de l’exploitation du travail salarié, à accepter l’existence du capitalisme comme étant la seule société possible. Cette posture politique, ce choix politique est un frein à un véritable changement, un obstacle majeur.
Qui, à par notre parti explique, démontre qu’une autre société est possible à la seule condition d’être débarrassé du capital ?
Le pouvoir, le MEDEF, la CFDT font un grand battage sur le dialogue social. Ils voudraient instaurer l’association capital - travail. A quoi mène l’association capital-travail ? Quelle influence sur les acquis sociaux, le progrès social ?
Les organisations patronales appellent également au « dialogue social » car pour associer capital et travail, il faut des forces qui discutent entre elles pour déterminer le niveau des acquis à supprimer pour augmenter profit.
Certes, ce n’est pas sous cet aspect que les choses sont dites, il faut que le « dialogue social » serve de caution aux exigences patronales, de frein aux luttes éventuelles pour que l’exploitation capitaliste soit partagée, suscitée, organisée entre partenaires pour que le capital en tire profit.
Concernant la seule casse de la retraite présentée comme une « réforme », les «partenaires» se sont réunis pendant près de deux ans, résultat : aujourd’hui c’est la proposition patronale qui est au centre des discussions pour détruire un acquis social solidaire qui fonctionne au travers les générations, remplacé par un système individuel où chacun sera responsable de sa propre situation sans aucune garantie.
Évidemment, cela n’est pas dit comme ça, le pouvoir qui tente de passer en force utilise les mots comme " répartition ", "universalité ", " égalité " pour tromper sur les objectifs mais le résultat est là, il propose de travailler plus longtemps avec moins de moyens garantis sauf à vouloir souscrire selon ses moyens une assurance privée ou une épargne bancaire pour payer la retraite.
C’est cela que les « partenaires sociaux » ont négocié pendant près de deux ans.
La CFDT et les syndicats dits « réformistes » ont sans surprise et comme ils l’ont toujours fait, accédés aux demandes patronales.
La CGT dès le départ et d’autres organisations comme FO, Sud, ce sont opposées au projet poussés par les luttes et le profond mécontentement exprimé contre les politiques gouvernementales.
Salaires et pensions bloqués, casse de l’hôpital public, diminution massive des aides sociales, enseignement, apprentissage et formation sans cesse réformés pour répondre aux objectifs patronaux, recherche abandonnée, industrie démantelée, emplois précarisé, chômeurs réprimés, allocations restreintes, droits sociaux et syndicaux détruits, aujourd’hui c’est la retraite, la Sécurité Sociale, voilà à quoi mènent les « réformes patronales » résultant du consensus politique et du «dialogue » entre « partenaires ».
Il faut le rappeler, ce qu’il faut rechercher toujours et avant tout, c’est l’union des travailleurs dans la lutte pour leurs revendications et non pas l’union des confédérations dans le dialogue avec patronat et pouvoir.
Car, le constat est lourd mais significatif de l’antagonisme existant entre le capital et le travail.
Non, il n’est pas possible de concilier avec le capital, non il n’est pas possible de « partager » quoi que ce soit avec lui.
Ses intérêts sont dirigés contre les intérêts du peuple car son objectif unique est le profit, celui des travailleurs c’est la réponse aux besoins de vie, aux besoins fondamentaux.
Qui développe aujourd’hui cette argumentation ?
Notre société souffre de l’absence d’un combat de classe permanent.
Les partis politiques actuels voudraient faire croire que dans une société dominée par le capital, il s’agirait de remplacer la Ve République par une autre, comme si modifier les institutions suffisaient à changer de société.
Tout ceci est fait consciemment pour détourner le débat sur les nuisances du capital et la nécessité de lutter jusqu’à le supprimer.
Le mouvement social n’échappe pas à la bataille idéologique en cours, il est traversé par des idées multiples qui pour l’instant ne remettent pas en cause la société actuelle, ne combat que ses effets.
Dans cette bataille idéologique sans précédent, le capital dispose de l’ensemble des moyens d’information qui malgré le matraquage, les mensonges, les manipulations, et dernièrement la haine exprimée contre les travailleurs en lutte, n’atteint pas l’opinion qui soutient massivement le mouvement en cours.
S’y ajoutent aujourd’hui la répression de plus en plus violente, la multiplication des gardes à vue, des mises en examen de plus en plus nombreuses pour intimider, faire pression sur ceux qui luttent. Les pouvoirs capitalistes ont toujours utilisé ces méthodes, c’est la force du mouvement qui mettra fin à ces attaques permanentes.
La haine de classe bat son plein (voir article sur le site), la CGT est comparée aux terroristes de tous poils, des « journalistes » qui paradent quotidiennement dans la presse, à la radio et à la télévision comme le dénommé « Gisberg » ne craint pas d’appeler à la disparition de la CGT sans qu’aucun ne s’en émeuve, sauf les journalistes CGT du journal Le Point, dans lequel il sévit.
Chacun connaît le propriétaire du journal « Le Point » : François Pinault ami de tout le monde, de Sarkozy à Le Pen en passant par Hollande pour qui il se vante d’avoir voté. 16ème fortune de France, il possède 30,5 milliards de fortune personnelle et 33,3 milliards en valeur boursière.
Cette haine s’était déjà exprimée dans le journal « les Échos » le 17 décembre dernier, le jour même de la puissante mobilisation interprofessionnelle.
Dominique Seux, « journaliste » au journal posait la question : « à quoi sert la CGT ? » pour mieux vanter les mérites de la CFDT à vouloir signer tous les accords avec le pouvoir.
« Les Échos » ? Le propriétaire c’est LVMH, et le propriétaire d’LVMH ? : Bernard Arnault, deuxième fortune mondiale qui atteint 96 milliards d’euros. Ce monsieur, également ami de tout le monde, gagne un SMIC toutes les minutes, même en dormant…
Il est bon de rappeler de temps en temps qui possède les moyens de propagande et leurs serviteurs entièrement dévoués à la cause, et utilisés contre les travailleurs.
Les grands exploiteurs capitalistes ne peuvent supporter qu’on conteste leur pouvoir. Les attaques contre le mouvement social et notamment la CGT et dans l’ordre des choses. La lutte des classes est bien réelle, d’un côté les travailleurs défendent leurs droits à une vie décente, de l’autre les patrons veulent accélérer l’exploitation capitaliste pour leurs profits. Ce sont évidemment des intérêts contradictoires.
Nous pourrions prendre tous les outils de propagande et ainsi démontrer que le capital maîtrise l’ensemble de l’information, qu’elle soit écrite, parlée ou télévisée.
Comment détourner le mouvement social de son but ?
Nous avons vu le positionnement des partis politiques pour en conclure qu’il n’y a rien à attendre de ce côté-là, c’est un élément qui contribue objectivement à la division de la classe ouvrière.
Les centrales syndicales divisées, ce n’est pas d’aujourd’hui, le combat de classe traverse le syndicalisme. Les organisations se réclamant du réformisme n’ont pas été créées par hasard, le patronat, au regard des acquis des luttes ouvrières ne pouvait laisser la CGT seule, il lui a fallu créer, construire des organisations, les financer pour éviter les luttes et intégrer les travailleurs à leur propre exploitation. Aujourd’hui, cette constatation éclate au grand jour, les réformistes représentent le relais patronal dans toute sa dimension.
Plus les travailleurs luttent, plus le mouvement social se renforce, plus le mécontentement est profond, plus la bataille idéologique s’intensifie. Le capital utilise ses forces pour démontrer que la seule société possible est celle qu’il propose.
Mais la réalité est là. Les conséquences de la politique du capital sont vécues par le peuple qui conteste de plus en plus fort d’en subir les effets. C’est la lutte des classes dans toute sa réalité. Le capital n’existe que pour exploiter le travail salarié pour son profit.

Dans cette bataille idéologique, à part notre parti, il n’y a pas de participant.
On peut constater d’un côté les effets de la politique capitaliste qui ont de graves conséquences sur la vie sociale dans tous les secteurs et de l’autre côté les profits qui explosent, la distribution de dividendes aux propriétaires capitalistes qui atteint des records, pour une raison simple, le capitalisme n’existe pas pour satisfaire les besoins sociaux mais encore une fois pour faire du profit.
Cela paraît simple à comprendre et à expliquer, mais ce n’est pas suffisant, il faut le démontrer dans une société où tout est soumis à la concurrence, la rentabilité, la compétitivité, la productivité, éléments considérés comme indispensable au capital pour faire fonctionner une société.
Il faut être plus fort que son voisin, que son collègue de travail, plus fort que le travailleur étranger exploité dans d’autres pays.
Il faut surtout « coûter moins cher » que le travailleur d’à côté ou au-delà des frontières.
Cette politique que le capital domine sur l’ensemble de la planète utilise les mêmes principes politiques : l’exploitation des peuples et des richesses dans le monde entier qui conduit à l’aggravation constante des conditions de vie, à la destruction, au massacre des populations ou à leur fuite pour sauver leur vie.
Les multinationales s’affrontent pour la conquête des marchés, l’exploitation des ressources, la lutte inter impérialiste cause des dégâts considérables sur tous les continents pour l’appropriation des richesses et l’exploitation des peuples.
Nous faisons souvent référence à cette situation internationale qui a des conséquences directes sur la situation en France, sur l’emploi avec les délocalisations industrielles, les acquis sociaux, les salaires qu’il faudrait aligner avec les pays les plus pauvres au nom de la concurrence, mais aussi sur la domination des peuples.
Nous venons de vivre un épisode mettant en évidence l’impérialisme français en Afrique où des gouvernements sont choisis et mis en place, véritables marionnettes souvent corrompues au service du pouvoir français.
Mais les peuples luttent, que ce soit au Mali, au Niger ou ailleurs, la colère des peuples se fait entendre avec juste raison, la misère qu’entraîne la politique française dans les pays qu’elle maîtrise est de plus en plus contestée.
Les peuples luttent, ne se laissent pas faire, les conflits sociaux se multiplient partout. 50 pays différents sont touchés par des luttes sociales sur l’emploi, les salaires, l’éducation, la santé, le logement… nous retrouvons les mêmes revendications sociales parce que la politique du capital génère les mêmes effets.
La violence de la répression de ces mouvements n’empêche pas leur durée et leur détermination. La lutte des classes est internationale. Nous sommes solidaires de ces luttes.
Il est impératif de renforcer partout les partis révolutionnaires. Les peuples en ont besoin pour lutter dans leurs pays respectifs.
En France, notre parti s’y attelle, on voit mieux la nécessité de renforcer les idées révolutionnaires lorsque l’on analyse le mouvement social. Répétons, comme nous le faisons très souvent, que les mouvements sociaux massifs qu’a connu la société française n’ont jamais détruit le capital, le patronat a dû reculer face aux luttes, mais les acquis arrachés par les travailleurs ont été tout de suite contestés, attaqués, et aujourd’hui supprimés par le patronat et les gouvernements successifs à son service.
Il ne peut y avoir de changement de société tant que le capital existera, l’histoire sociale le démontre.
Pour développer la lutte contre le capitalisme jusqu’à l’abattre, pour construire le socialisme, il faut un puissant parti révolutionnaire, c’est le passage obligé pour réaliser cette perspective.
Les travailleurs sont actuellement en lutte, la mobilisation est importante, jeudi soir, on comptabilisait des initiatives différentes dans 370 villes de France.
Hier vendredi, plus de 300 000 personnes ont défilé à Paris, 1 300 000 en France, cela après 45 jours de grève, initiatives diverses et manifestations.
Qui aurait pu imaginer il y a seulement six mois une telle mobilisation… nous avons souvent et depuis longtemps constaté le mécontentement profond, les luttes dans les entreprises dans de nombreux secteurs, mais aujourd’hui nous assistons à une nouvelle phase de la mobilisation. L’opinion publique soutien massivement le mouvement en cours et malgré tous les enfumages gouvernementaux pour diviser, détourner les luttes de leurs buts.
La lutte continue. L’intersyndicale annonce 3 journées d’action avec un temps fort de mercredi 29 janvier
Il faut faire de la politique, beaucoup de politique, c’est notre rôle et nous sommes seuls à poser le débat de cette façon.
Les dizaines de milliers de tracts que nous distribuons, les rencontres que nous avons interpellent les travailleurs car aujourd’hui comme hier, il n’y a pas d’issue politique. Le capital va poursuivre sa recherche de profit, accentuer l’exploitation, aggraver l’austérité. Le mouvement social actuel doit se développer beaucoup plus, s’inscrire dans les entreprises et dans la durée, s’étendre encore à d’autres professions notamment dans l’industrie, lieu où le profit se réalise.
Les travailleurs ont besoin d’éléments concrets pour comprendre que la France, 7ème puissance mondiale, 2ème puissance européenne possède d’ énormes moyens pour résoudre les revendications, répondre aux besoins sociaux.
Ils ont besoin de constater clairement que ces moyens sont entièrement accaparés par le capital pour son profit.
Notre rôle, c’est de le démontrer, démontrer que cette mainmise capitaliste atteint tous les secteurs de la société, que le capital possède et dirige l’économie, le social et le politique.
Le mouvement social actuel aide à mieux comprendre ces questions.
Notre présence, nos débats avec les travailleurs en lutte sont appréciés de plus en plus largement.
Nous savons bien qu’ on n’adhère pas à un parti comme le nôtre par sympathie mais par conviction acquise avec des arguments politiques compris. Nous constatons d’ailleurs que ceux qui nous rejoignent, le font sur cette base-là. C’est un travail politique permanent mais combien encourageant lorsqu’il porte ses fruits.
Chers camarades,
La période que nous traversons est importante par la puissance du mouvement, sa durée et donc sa détermination, pour aider à étendre et renforcer la lutte actuelle, il faut démontrer l’origine des difficultés et tracer la perspective révolutionnaire que nous portons.
Poursuivons, accentuons notre présence, renforçons notre parti, les débats sont rendus plus faciles dans les périodes de lutte.
Alors comme on l’entend souvent en ce moment : « ne lâchons rien ».

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