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Comité National 16 novembre : Compte rendu de la discussion

*Un camarade de Paris. Les médias officiels parlent abondamment des gilets jaunes, ils veulent éviter à tout prix que le capitalisme soit mis en cause. La pauvreté s’étend : en 2019 on compte 500.000 personnes de plus sous le seuil de pauvreté. Macron ne revient pas sur ses objectifs de « réformes » de régression sociale. A la Poste à Paris il y a une lutte au centre de distribution de Paris 15 contre les restructurations avec suppressions de postes et transformation des tournées de distribution. La direction de la Poste s’attaque à tous les acquis à Paris y compris en restreignant le nombre de lieux de repas.

Le gouvernement annonce la création de maisons de services dans les départements qui se substituent à tous les services publics liquidés partout. Je constate que notre Parti a fait un bond qualitatif, notre politique est appréciée, notre analyse intéresse plus largement.
*Un camarade de la faculté de Jussieu. La politique du capital a des conséquences partout dans le monde. Dans les discussions sur la situation, on peut constater qu’on est loin d’un enthousiasme sur les vertus du capitalisme, au contraire, le constat est accablant. Dans les discussions sur la journée du 5 décembre qui se prépare, l’idée émerge de plus en plus que les choses ne vont pas, que le capital est responsable. La question qui est posée : qu’est-ce qu’on peut faire pour changer ça ? On voit des idées qui sont avancées en ce moment dans la bataille idéologique : comment mettre en cause le capitalisme sans s’en débarrasser. Nous devons beaucoup expliquer la réalité, discuter, débattre pourquoi la lutte contre le capitalisme est incontournable, ne pas lâcher le point de vue révolutionnaire. Les choses bougent en ce moment, le climat social aussi. Avec l’appel pour le 5 décembre, quelque chose est en train de changer dans les esprits. Le pouvoir et le patronat ne sont pas en état de montrer que leurs réformes apporteraient une amélioration.
*Un camarade du Cher. Chez nous, à la Poste, la CGT demande un CDI pour les postiers mais ne demande pas le statut des fonctionnaires, c’est un recul. Le mécontentement est généralisé, le rejet de la politique du gouvernement est très fort. Les questions de la santé sont primordiales pour les gens. Comment faire pour changer est la question posée par tous.
*Un camarade de Paris. Ce qui se passe à la Poste actuellement rappelle ce qui s’est passé à France-Télécom quand ils ont privatisé. La CGT s’est battue. Aujourd’hui comme hier on sait que seule lutte pour faire reculer le pouvoir. Concernant les questions de l’environnement, notre analyse est bonne. Le capital est responsable, la productivité capitaliste accroit les problèmes de la planète. Le pouvoir et le capital tentent de détourner des questions principales et dédouanent le capital de ses responsabilités. Par contre ils culpabilisent les gens qui seraient responsables individuellement dans leur vie quotidienne de la situation actuelle.
*Une camarade de Paris. Elle souligne notre rôle dans la bataille idéologique. Dans la mondialisation capitaliste, la concurrence capitaliste pour la conquête des marchés, l’exploitation des matières premières est exacerbée. Partout il y a une accélération de l’exploitation capitaliste. Dans de nombreux pays comme en France, on constate le rejet de ces politiques par les travailleurs, la jeunesse. Macron et les capitalistes ont peur des luttes, de leur convergence et que progresse l’idée que le capitalisme est mauvais, qu’on ne peut pas le réformer, qu’il faut le battre. D’où cette campagne tous azimuts autour de l’idée qu’il faut atténuer les aspects nocifs du capitalisme. Mais Macron ne peut pas lâcher, il est là pour faire avancer les exigences du capitalisme. En même temps qu’un rejet massif de cette politique il y a cette question centrale, partout, comment faire pour changer les choses ? On constate un recul idéologique énorme , la gauche unie et la droite au pouvoir ont fait la même politique , la situation du peuple a continué de s’aggraver, la disparition de l’URSS a porté un coup énorme au mouvement révolutionnaire dans le monde, le PCF est devenu un parti « social », il parle du « libéralisme ». L’idée que le capitalisme est nocif, qu’il exploite, qu’il faut le combattre progresse en ce moment, avec les luttes mais il y a du chemin a parcourir, nous devons avec persévérance sur chaque question dire qui prend les décisions, dans quel but, est-ce qu’on peut faire autrement, quels sont les moyens et parler de la lutte, incontournable, la lutte économique et sociale et l’indispensable lutte politique contre le capital jusqu’à l’abattre pour construire une autre société.
*Un camarade de l’Indre. Le rapport introductif s’articule autour de 3 axes : les luttes – l’ouverture de la perspective révolutionnaire – la bataille idéologique. La bataille idéologique résulte de la situation dans laquelle se trouve le capital. Il a un impérieux besoin d’accélérer les réformes pour liquider tout ce qui fait obstacle à sa logique et en même temps il doit gérer les mécontentements. Il mène la bataille idéologique sur 3 axes : il masque les causes de la situation, il veut réguler la société (il cherche à associer capital et travail), il appelle à la soumission ( axe du renoncement à changer) en faisant très fort par ex. avec la campagne sur le dérèglement climatique- les dangers- en individualisant la question de l’environnement. Nous devons donc mettre en relief les causes de la situation, les responsables.
*Un camarade de Paris. Rappelle à propos de la campagne médiatique concernant le mur de Berlin, que depuis sa disparition, des centaines de milliers de Km de murs sont érigés partout dans le monde par les Etats capitalistes : le mur entre Israël et la Palestine, aux USA vers le Mexique, en France dans les Ports vers l’Angleterre etc…
*Un camarade de la Nièvre. Sur la question des moyens financiers, on a le discours officiel : les caisses de l’Etat sont vides ! Evidemment ils ne disent rien sur les profits fabuleux des multinationales. D’où l’idée que l’on paye trop d’impôts. Nous devons clarifier cette question des moyens, rappeler que les richesses en France sont détournées par le capital pour ses profits.
*Un camarade de la faculté de Jussieu. Concernant le dérèglement climatique, on ne peut pas ramener cette question aux responsabilités individuelles. La question de l’énergie est fondamentale : quelle politique énergétique pour la France ? (aujourd’hui il y a un battage sur les éoliennes, leur construction rapport de substantiels profits aux constructeurs et les éoliennes ne peuvent pas être l’avenir pour l’environnement). Il faut parler de l’énergie nucléaire, de son rôle. L’énergie, son avenir, doit appartenir à la nation, à la puissance publique. Nous travaillons sur ces questions sur lesquelles nous informerons prochainement.
*Une camarade de Paris. A propos d’EDF nous devons effectivement revenir sur la politique du pouvoir. L’ouverture d’EDF à la concurrence, l’obligation qui leur est imposée par le gouvernement de vendre à bas prix l’énergie aux concurrents privés, la voie de la privatisation engagée met en cause dangereusement l’avenir énergétique de la France, les questions de l’avenir de l’environnement.
*Notre mandataire financière. Rappelle combien nos besoins financiers sont importants. Nous avons les cotisations et la souscription permanente, nous n’avons aucun autre financement d’aucune sorte. Nous savons qu’il est impérieux de faire toujours plus pour l’organisation des initiatives, la propagande. .Avec la remise de carte 2020 de nombreuses initiatives sont prises. C’est l’occasion de relancer la souscription et de veiller au paiement régulier de cotisations.
*Un camarade du Calvados. Revient sur le renforcement du parti, un point fort abordé à notre dernier congrès. Nous avons un grand nombre de sympathisants, de lecteurs de notre journal, de notre hebdo qui approuvent notre politique, nombreux participent aux campagnes électorales. Nous faisons des adhésions mais nous devons encore plus les inviter à rejoindre notre parti, à mener le combat révolutionnaire ensemble.
*Une camarade de Loire-Atlantique-Vendée. Notre activité régulière au CHU de Nantes est connue et appréciée. Notre cellule s’est renforcée de jeunes salariés. Nous avons une présence régulière à Air-bus et des discussions avec les salariés. Aujourd’hui, compte tenu de l’organisation du travail il est très difficile de discuter à la porte des entreprises mais dans les manifestations, outre nos tracts nous avons beaucoup de discussions avec les travailleurs. Chez Michelin à la Roche- Sur –Yon, la CGT a organisé une manifestation contre la fermeture. FO négocie les primes de départ mai des adhérents de FO étaient présents à la manifestation. Des délégations de plusieurs entreprises d’autres départements étaient venues les soutenir. Nous sommes allés les assurer de notre soutien, nous avons discuté avec de nombreux travailleurs. Nous organisons la semaine prochaine au niveau départemental un apéro dinatoire.
*Un échange a eu lieu entre les camarades du Comité National sur la situation de la jeunesse et le débat que nous organisons le 7 décembre à Paris à l’AGECA :
- A ce propos, concernant la situation de la jeunesse, le drame qui a eu lieu à Lyon est révélateur de la situation d’une partie importante de la jeunesse étudiante qui vit dans la précarité : les loyers insupportables, les frais pour les études, livres, déplacements, la nourriture… l’impossibilité pour les parents de subvenir aux besoins, l’obligation de trouver un travail, précaire, mal payé… les études qui en souffrent, jusque parfois la désespérance de ne pas pouvoir s’en sortir.
Des dizaines de milliers de jeunes qui ne sont pas dans le circuit scolaire connaissent le travail précaire, sont intérimaires, mal payés, exploités, connaissent le chômage
En ce 21 siècle, avec les avancées technologiques, scientifiques, médicales extraordinaires, pourquoi l’avenir de centaines de milliers de jeunes est-il bouché, mis en cause, voué à la précarité, soumis à l’exploitation ? Dans le monde entier les jeunes sont en but aux mêmes questions qu’en France
Nous voulons débattre ensemble avec les jeunes : Dans quelle société nous vivons, le capitalisme domine, quels sont ses objectifs sa politique ? Quel avenir pour la jeunesse aujourd’hui ? Le capitalisme est-il le seul système possible ? Un autre système est-il possible ? Changer la vie est-il possible ? Que proposons-nous Parti Révolutionnaire Communistes ?
Nombre de jeunes s’inquiètent de la situation mondiale, craignent une nouvelle guerre, s’interrogent. C’est une question importante. Pourquoi les guerres, a qui profitent-elles, qui les décide ? les conséquences. Il y a eu les guerres de 1914-1918-, la 2ème guerre mondiale 39-45. Aujourd’hui, pourquoi la guerre au Moyen Orient, pourquoi il y a les troupes françaises qui interviennent en Afrique ?
Nous débattrons du rôle de la lutte. Pourquoi elle est décisive. Pourquoi l’opposition capital travail est irréductible. Qu’ont apporté les luttes économiques et sociales depuis 1 siècle. Pourquoi rien n’est jamais acquis définitivement tant que le capitalisme domine. Pourquoi la lutte politique permanente, persévérante contre le capitalisme est tout aussi indispensable.
Tonio Sanchez secrétaire National a conclu le CN
La discussion du CN a confirmé, combien dans la situation d’aujourd’hui, en France comme dans le monde, le capitalisme qui domine partout, pour continuer à se développer a besoin de pousser l’exploitation au maximum.
Dns cette situation, on constate aussi que le rejet de la politique, des objectifs de Macron grandit partout, chez les travailleurs, dans la jeunesse, dans le peuple.
Il y a des luttes de plus en plus fortes, déterminées comme dans les hôpitaux. Le 5 décembre sera une étape importante dans leur développement (certaines sont déjà annoncées) et pour les faire converger de plus en plus pour faire reculer Macron et le capital.
Nous sommes dans les luttes partout, nous œuvrons à leur succès. Nous menons en même temps la lutte politique indispensable contre le capitalisme.
Nous devons continuer en permanence à clarifier la réalité de la situation, sur chaque question, chaque situation, évènement, clarifier les objectifs du capital, le rôle du pouvoir, montrer ou cela mène, expliquer comment faire autrement, les moyens qui existent pour une autre politique, comment créer les conditions d’un changement fondamental de politique. Nous devons sans cesse revenir sur la nécessité de la lutte, incontournable, la lutte économique et sociale de tous celles et ceux qui subissent cette politique , qui seule peut faire reculer Macron, pourquoi nous devons mener la lutte politique indispensable en même temps contre le capital qui tant qu’il domine voudra reprendre ce qu’il a dû concéder sous la pression de la lutte.
Nous devons continuer à clarifier le rôle des forces politiques. Celles qui sont là pour être au service entier du capital et celles qui se disent opposés à la politique de Macron mais ne touchent pas au capital et laissent le champ libre à celui-ci qui peut continuer à développer ses objectifs.
Pour déployer notre activité, faire progresser les idées révolutionnaires nous avons besoin d’être toujours plus nombreux. Des travailleurs, des jeunes nous rejoignent parce qu’il partagent notre politique et notre combat. Nous allons continuer notre travail, porter partout notre politique, pour gagner encore plus au combat révolutionnaire.

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Bimestriel N°131

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