Gantry 5

 

Rapport au Comité National du 16 novembre 2019.

Chers camarades.
Après la lutte des personnels de santé qui a réuni des dizaines de milliers de personnes cette semaine, et toutes celles qui sont en cours ou à venir (voir article sur notre site), la question centrale au cœur de ces luttes même si elle n’est pas vécue comme cela est : quelle société ? Une société au service de qui ? Comment faire pour y parvenir ?

Cette question se pose partout en France et dans le monde où les peuples luttent pour une vie meilleure.
Le capitalisme est en difficulté partout pour appliquer sa politique car elle est de plus en plus rejetée.
Répétons-le encore et encore, le capitalisme ne peut pas résoudre les problèmes de l’humanité, il n’existe pas pour cela, son but unique c’est le profit, rien que le profit.
Chaque jour qui passe le démontre clairement, le capital est un système prédateur qui exploite le travail de plus en plus durement, s’accapare les richesses pour son profit.
Ce constat simple que nous tirons de l’existence du capitalisme à l’épreuve de la vie, se vérifie tous les jours au gré des décisions appelées « réformes » que les états au service des multinationales appliquent.
Partout en Europe, ce sont les acquis sociaux des travailleurs qui sont supprimés. Cette austérité pour le profit entraîne un mécontentement profond qui se traduit aujourd’hui par des luttes sociales mais aussi par un repli national qui entraine une progression des partis d’extrême droite dans la plupart des pays.
Nous l’avons dit depuis très longtemps, l’extrême droite est un des fers au feu du capital, un allié qui a toujours été fidèle quand il faut venir au secours du système.
La démocratie telle que le capital la conçoit consiste à renouveler les équipes politiques pour appliquer les décisions qu’il prend.
En Espagne, quatre élections en quatre ans pour ne rien changer. En Italie, en Allemagne, en France et ailleurs, les partis politiques cherchent les meilleures alliances possibles sans jamais remettre en cause le véritable pouvoir économique et social aux mains du capital.
Toutes les forces politiques, au-delà des nuances qu’elles présentent, sont prêtes à poursuivre la politique de réformes capitalistes en cours et à venir.
Cette situation, nous la retrouvons dans les pays du monde car le capital agit partout pour développer l’exploitation des hommes et des richesses pour son profit.
La capitalisation boursière atteint aujourd’hui 84 000 milliards de dollars soit l’équivalent du produit intérieur brut mondial. Le pouvoir économique, social et bien sûr politique est détenu par les multinationales qui agissent partout pour développer encore et toujours plus le profit capitaliste.
Cette domination capitaliste du monde entraîne conflits sociaux, lutte des peuples sur tous les continents comme en Argentine, au Chili, en Équateur, au Brésil. Dans ces pays l’impérialisme Étatsunien dicte sa loi, en Bolivie et au Venezuela, il agit pour empêcher les peuples de s’émanciper de sa domination en organisant des coups d’état. Au Liban, en Irak, en Libye, en Algérie, au Soudan, en Palestine, en Afrique, en Chine, la classe ouvrière, les travailleurs sont confrontés à la violence de la concurrence inter impérialiste pour la domination des matières premières, leur exploitation et leur acheminement.
Les luttes sont durement réprimées par les pouvoir en place, des conflits armés, des guerres sont organisées pour mettre des pouvoirs locaux en place à la solde de l’impérialisme. Cela entraîne des centaines de milliers de morts, des populations qui se déplacent en masse pour fuir leurs pays agressé.
Le capitalisme, c’est cela dans toute sa violence, il est rejeté par une masse de plus en plus grande de travailleurs.
En France et dans les pays dits « industrialisés », il est confronté à des difficultés croissantes face aux luttes mais sa nature consiste envers et contre tout à développer le profit, à exploiter toujours plus durement le travail, il ne peut s’arrêter parce qu’il est fait pour cela. Lemaire et Darmanin viennent de déclarer : « nous sommes dans l’obligation de continuer à réformer ».
Toute la propagande politique, tous les outils médiatiques sont utilisés 24 heures sur 24 pour tenter de convaincre que les réformes capitalistes sont nécessaires, indispensables, inéluctables pour améliorer la situation, qu’il n’y a pas d’autre voie possible.
Les « spécialistes » de l’économie veulent inventer le capitalisme à « visage humain », un capitalisme « moral », un capitalisme « acceptable ». Les ouvrages et diverses publications sur le sujet n’ont jamais été aussi nombreux. Sauf que soumis à la réalité, le capitalisme ne peut pas répondre aux besoins fondamentaux du peuple, car ses intérêts, le développement du profit, sont confrontés aux intérêts du peuple et cette équation est irréductible aujourd’hui comme hier.
Cette question fondamentale, sa réponse par la suppression de ce système prédateur dont il fait preuve tous les jours, n’est pas majoritaire dans la société française.
Nous rappelons sans cesse l’histoire, la disparition de l’ennemi de classe incarné par l’URSS a porté un coup très dur aux révolutionnaires dans le monde, les conséquences viennent d’être rappelées.
L’idée d’une société gérée par le peuple pour les besoins du peuple a reculé, l’idée d’une société où le capital domine et qu’il peut être aménagé a progressé, mais il faut remarquer que des partis révolutionnaires se reconstituent et se renforcent pour mener la lutte contre la capital.
Nous nous sommes construits sur la nécessité impérieuse de lutter pour une société socialiste. Oui une société socialiste gagnée par la lutte est possible, une société où l’économie capitaliste n’existe plus.
Le capital fait ses preuves tous les jours en France de sa nuisance au développement humain, il faut donc le supprimer, lui enlever toute maîtrise sur la société, voilà notre but, reste la question comment faire ?
Nous sommes confrontés tous les jours à cette question dans les débats et contacts que nous avons autour de nous et souvent les difficultés ne viennent pas du constat de la situation vécue, mais de la possibilité d’en sortir. En clair, le mécontentement est présent dans toutes les conversations, mais ce qui est encore lointain, c’est la possibilité d’engager la lutte politique pour l’exprimer et changer la situation. Nous devons poser la question de la lutte politique à chaque occasion, montrer que c’est le seul chemin possible, il n’y a pas d’autres solutions sinon à se résigner à subir la situation.
Entendons-nous, bien il ne s’agit pas de sous-estimer les luttes sociales bien au contraire, mais la lutte politique est essentielle pour expliquer masses que le mouvement social à dans son histoire obtenu de grands acquis sociaux mais que jamais il ne s’est débarrassé du capital, la preuve est qu’aujourd’hui des acquis sociaux obtenus par les luttes sont supprimés les uns après les autres par le système en place.
Nous ne changerons pas de société en France par un coup de baguette magique ou en claquant des doigts, changer de société, c’est l’affaire du peuple, de ses luttes et du renforcement du parti révolutionnaire que nous sommes.
Rien ne changera si le peuple ne se donne pas un parti révolutionnaire fort, un parti qui permet au peuple de se battre et de prendre tous les pouvoirs.
Nous voyons bien que dans les luttes sociales, ce sont les questions vitales immédiates, les solutions immédiates que les travailleurs recherchent et c’est bien normal puisque les difficultés sont immédiates, subies au quotidien.
C’est pourquoi le débat politique doit être posé dans les luttes, constamment, sinon les mêmes questions réapparaissent régulièrement.
La question du pouvoir politique est centrale, mais croire qu’il peut être obtenu sans lutte est illusoire voire dangereux.
Toutes les élections dites « démocratiques » aboutissent aux mêmes résultats, les équipes au pouvoir se succèdent et rien ne change, les coups portés contre le peuple sont de plus en plus durs. Cette démocratie bourgeoise au service du capital est de plus en plus rejetée, les taux d’abstention de plus en plus fort, les partis dits « traditionnels » qui ont tous participé au pouvoir sont décriés, ignorés, rejetés.
C’est autant d’éléments de confusion qui aboutissent au renforcement de l’extrême droite, elle-même fer au feu du capital, qui utilise les difficultés sociales vécues pour diviser les travailleurs et les entraîner dans des impasses dangereuses.
L’emploi, l’accès à la santé, la protection sociale, les services publics, l’éducation, toutes les questions liées à l’industrie, autrement dit toute la société ne trouvera de solution de progrès social tant que le capital dominera. Les problèmes posés aujourd’hui dans tous les secteurs seront les même demain si il reste en place.
La puissante journée d’action de l’ensemble des personnels de santé contraint le pouvoir à proposer des mesures ponctuelles, mais des lits d’hôpitaux continuent à être supprimés, des services fermés, des hôpitaux regroupés. Il s’agit bien de choix politiques pour faire de la santé une source considérable de profits.
Nous pouvons prendre tous les secteurs d’activité pour en arriver à la même conclusion : qui dirige et pourquoi faire ? Que faut-il faire pour changer vraiment ?
Un seul exemple, que nous pouvons appliquer à tous les secteurs d’activité : dans la grande distribution, qui fait l’objet années après années de multiples débats inutiles, les multinationales de l’agroalimentaire qui dirigent le secteur, imposent aux travailleurs des conditions de travail insupportables.
Il n’y a pas si longtemps, le travail du samedi dans les « grandes surfaces » était interdit, puis ces « grandes surfaces » ont ouvert le samedi matin, puis le samedi après-midi avec des horaires de plus en plus étendus, puis le dimanche matin, aujourd’hui c’est le dimanche après-midi et l’ouverture la nuit qui sont envisagés. À chaque fois ce sont les mêmes arguments qui sont utilisés : compétitivité, rentabilité qui se traduisent par la précarité salariale, de l’emploi, des conditions de travail aggravées.
Les luttes actuelles dans la grande distribution tentent de régler les problèmes sociaux et nous soutenons ces luttes mais elles ne remettent pas en cause la question du pouvoir des multinationales et il y a fort à parier que les problèmes de vont pas disparaître, parce que les multinationales n’en ont jamais assez.
Les luttes sociales font face aux coups portés. Faire reculer les décisions, stopper le capital, c’est toute la nécessité des luttes, l’affrontement de classe est violent, le capital poursuit sa course au profit. Il n’y a pas d’autre chemin que la lutte pour le supprimer car c’est la cause de toutes les difficultés.
Il y a longtemps que nous faisons ce constat politique, la question est comment faire partager de plus en plus largement cette perspective politique en étant lucide sur les obstacles à franchir.
La bataille contre le capital ne se gagne pas en claquant des doigts nous l’avons déjà dit mais par la force des arguments :
• La société est totalement dominée par le capital, démontrons le.
• Les forces politiques développent, approuvent ou aménagent la politique actuelle, démontrons le.
• Les travailleurs luttent avec succès, mais le capital reste, démontrons le.
• Sans lutte politique consistant à éradiquer le capital, rien ne changera, démontrons le.
Nous pouvons élargir à partir de notre implantation dans les départements, les régions, avec nos adhérents, ceux qui nous soutiennent, la réflexion sur la possibilité de changer de société par la lutte politique, sur la nécessité de renforcer le mouvement révolutionnaire que nous incarnons.
Il y a du chemin à parcourir, les luttes actuelles permettent d’expliquer, de convaincre les travailleurs à s’engager dans ce mouvement.
Le patronat et le pouvoir ont peur des luttes depuis tous temps parce qu’elles ont permis aux travailleurs d’obtenir des acquis très importants en arrachant une part des profits. Aujourd’hui ils ont une peur bleue d’une convergence possible des luttes sociales car le profit est menacé mais aussi parce qu’elles peuvent entraîner la remise en cause de la société actuelle.
Ils font tout, utilisent tout pour détourner le débat, éviter la responsabilité du capital. Tous les événements aussi bénins soient-ils, sont utilisés, Les « experts » et « économistes » de tous poils fleurissent partout pour expliquer qu’il n’y a pas d’autre voie possible hors du capitalisme.
Cette intense bataille idéologique ne résiste pas aux réalités concrètes vécues par la classe ouvrière et le peuple mais il faut rester sur le vrai débat, éviter les pièges qui consistent à le détourner.
D’un point de vue politique, nous savons qu’à droite ils veulent aller encore plus loin, l’extrême droite défend comme elle l’a toujours fait la liberté des entreprises, cherche tous les moyens pour apparaître « sociale », elle se revendique le « parti du peuple ».
Les partis qui tentent de se démarquer « à gauche » ne remettent pas en cause la propriété des moyens de production et d’échange, condition essentielle pour abattre le capital, et pour cause, ils ont tous été au pouvoir.
Les mesures qu’ils préconisent ne touchent pas au capital, au contraire, ils considèrent que les richesses sont mal réparties, justifiant l’existence du capital méritant d’être rémunéré, acteur incontournable de la vie politique, sauf que le capital n’a jamais rien partagé, tout lui a toujours été arraché par les luttes.
Ce choix politique à vouloir épargner le capital entraîne des débats sans fin sur la manière de partager les richesses entre capital et travail, ce qui est une illusion.
Tous préparent les futures échéances électorales, ils sont déjà sur les prochaines présidentielles en faisant des municipales de 2020 un test politique. Aucun parti n’appelle à la lutte politique contre le capital, nous sommes les seuls.
Quant aux forces sociales, la CGT et notamment ses syndicats, appelle à la convergence des luttes pour faire reculer Macron.
De nombreuses fédérations et syndicats appellent à la grève le 5 décembre et envisagent de poursuivre le mouvement au-delà du 5, ce qui est nouveau, nous encourageons par notre présence et notre action toutes les initiatives qui vont dans ce sens.
La CFDT est égale à elle-même c’est-à-dire le marchepied du patronat, la caisse de résonance du Medef dans l’engagement de toute les « réformes » régressives, elle est accompagnée en cela par d’autres piliers réformistes que sont la CGC, la CFTC, l’UNSA, FO est plus opportuniste dans ses actions, ménageant la chèvre et le chou, mais toutes les centrales sont confrontées au mécontentement des travailleurs
Ce qu’il faut retenir dans cette période de lutte, c’est le nombre de professions qu’elle touche, le débat sur la convergence des actions et de la poursuite du mouvement.
Dans nos écrits, chaque semaine nous faisons l’analyse concrète des secteurs en lutte, leur nombre ne cesse de croître car les attaques sont de plus en plus dures et touchent tous les secteurs.
Poser la question de l’unification des luttes, c’est ouvrir le débat sur quelle société construire? C’est notre rôle, personne, nous l’avons vu, ne le fera à notre place. Personne ne démontrera mieux que nous l’antagonisme entre capital et travail , que cette politique détruit les acquis sociaux, aggrave les conditions d’accès à la santé, à l’éducation, à l’emploi, aux services publics, casse les droits du travail, restreint les liberté, que cette politique conduit à renforcer l’exploitation pour développer le profit dont le niveau atteint des records, des dividendes records, des salaires des PDG records, par exemple les salaires des patrons du CAC 40 ont augmenté de 12 % en un an, ils reçoivent en moyenne 5,8 millions d’euros de salaire par an soit l’équivalent de 240 SMIC.
C’est le capitalisme dans sa plus grande simplicité mais aussi dans sa plus grande violence dans l’exploitation des travailleurs.
Il n’y a que nous pour le démontrer, et il faut le marteler.
Nous avons écrit à plusieurs reprises ces mois derniers sur les conditions de vie de la jeunesse en France, les opérations de manipulation dont elle fait l’objet, l’exploitation qu’elle subit, ce qui nous a amené à organiser un débat le samedi 7 décembre prochain à Paris. Depuis, le drame de ce jeune qui s’est immolé par le feu parce qu’il ne trouve pas de solution aux difficultés que le pouvoir lui impose pour poursuivre ses études, révèle ce que tous feignent d’ignorer, à part les jeunes eux-mêmes.
Oui les jeunes ont beaucoup de raisons de lutter comme nous l’écrivions en septembre dernier, la précarité touche 35 % des jeunes quand ils sont sortis du système éducatif, 50 % sont sans emploi à la sortie les études, ils étaient 25 % en 2001.
46 % travaillent pour payer leurs études, 42 % renoncent à se soigner faute de moyens. Logement plus cher, allocations en baisse, frais d’inscription en hausse, c’est la sélection par l’argent, une caractéristique du capital…qui ne s’est jamais démentie.
A cette situation qui entraîne des drames, le journal « les Échos » se distingue en déclarant dans un édito signé Jean Francis Pécresse : « les bourses sociales n’ont pas vocation à financer ni l’échec universitaire ni le militantisme étudiant qui vont souvent de pair ». Ce personnage et son journal transpirent la haine de la jeunesse, prônent une éducation réservée à l’élite de la bourgeoisie ou les familles de condition modeste sont exclues.
Cette recherche de solutions pour s’en sortir même si nous pouvons comprendre la profondeur du désespoir, ne peut pas être individuelle, c’est une impasse parce que seul on ne change rien, surtout pas la politique subie.
La lutte ne peut être que collective, menée dans la clarté, avec des objectifs précis, des responsabilités clairement établies. Le reste n’est que bla-bla infini dans lequel le pouvoir tente, mais c’est un échec, d’entraîner l’opinion.
On a tous remarqué la vaste opération d’enfumage actuelle, après la chute du mur, le débat sur l’immigration, l’islamophobie, la restriction du droit à la santé des réfugiés, les quotas d’immigrés « employables », la laïcité, et voilà que les « gilets jaunes » sont de nouveau à l’ordre du jour comme si la révolution avait eu lieu. Cette opération consiste à dénigrer les syndicats en lutte avant le 5 Décembre.
Les luttes sociales actuelles, leur possible convergence n’ont rien à voir, malgré ce que les « spécialistes » de la question veulent faire paraître avec le mouvement des « gilets jaunes » qui se situe hors partis, hors syndicats et surtout exclut toute responsabilité du capital. Macron déclare en avoir tiré les conclusions en mettant l’accent sur la faiblesse des syndicats.
Les luttes ne peuvent que se développer, dans la santé toutes les tentatives gouvernementales ont échoué pour arrêter la lutte. Buzyn a présenté trois plans différents pour calmer les personnels, ces tentatives n’ont fait que renforcer le mouvement car les réponses à la mode gouvernementale ne correspondent pas aux revendications des personnels. L’hôpital est aujourd’hui soumis aux mêmes critères que les entreprises privées, tout est question de coûts, de déficits, d’économies, de rentabilité. La santé passe aux oubliettes du profit, ce n’est pas la préoccupation de l’équipe au pouvoir, ni de ses prédécesseurs.
Le 5 décembre va être un moment fort de la mobilisation, nous avons notre tract à disposition pour aller dès maintenant à la rencontre des travailleurs dans les usines, les quartiers ouvriers, les établissements d’éducation.
Notre participation politique est importante dans ces moments de mobilisation et d’explications politiques. Le tract arrive suffisamment tôt pour multiplier les rencontres, les distributions, les débats.
Ces moments de lutte aident à développer les idées révolutionnaires que nous portons et au renforcement du parti. Nous n’avons pas de temps à perdre, mobilisons toutes nos forces.

Imprimer le rapport

Bimestriel N°131

imgnews

 

S'abonner à notre Hebdo

 

Notre brochure
brochure
 
Bulletin d'adhésion
bulletin d'adhésion
 
Affiche
affiche