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Comité National du 19 janvier - rapport

Chers camarades,
Depuis plusieurs années nous constatons un profond mécontentement, un rejet de plus en plus fort de la politique menée au gré des gouvernements qui se succèdent, politique qui aggrave les conditions sociales du peuple. Ce ne sont pas les élections diverses qui ont calmé ce mécontentement car très vite les gouvernements qui se sont succédés ont été confrontés à ce rejet qui se traduit par l’abstention massive lors des élections, des sondages d’opinion très défavorables et des luttes sociales nombreuses isolées les unes des autres, parfois puissantes comme celles contre la loi El Khomri, la

loi travail, celle des cheminots, des personnels de santé, des enseignants pour des services publics de qualité... Les retraités sont également mobilisés face à la baisse des pensions une nouvelle initiative nationale est d’ailleurs prévue par tous les syndicats sauf la CFDT le 31 janvier prochain et début Février sur les salaires... Nous avons été présents dans toutes ces luttes, nous le sommes et le serons encore à chaque initiative revendicative.
Pour autant, voyons bien que ce mécontentement n’a pas permis de faire reculer le capital ni même de le stopper.
Il y a des raisons pour cela, il s’agit aujourd’hui d’en examiner les causes pour que dans cette période confuse, nos interventions, les débats et rencontres que nous avons dans nos départements éclairent cette situation où la bataille idéologique faite de pièges et d’impasses diverses, fait rage.
Il était clair, et nous l’avons également souligné, que ce profond mécontentement allait faire l’objet de tentatives de récupération diverse, c’est la bataille que mène le Rassemblement National de M. Le Pen que nous avons très vite dénoncé. Le Front National, devenu le rassemblement national représente le troisième fer au feu du capital, il est mis en avant à chaque aggravation des plans d’austérité. Cette situation n’a pas changé, les forces d’extrême droite utilisent et profitent de ce rejet de la politique pour avancer et proposer une relève à la politique du capital. On remarque les ralliements récents de dirigeants de droite comme Mariani, ce n’est pas le fait du hasard
Notre parti est, dans cette situation, le seul capable d’expliquer les raisons profondes du mécontentement actuel, d’en situer les causes et de proposer une perspective claire pour sortir le peuple des difficultés. Mais pour cela il faut que le peuple s’empare de cette perspective pour la transformer en lutte politique indispensable pour l’appliquer.
Notre présence dans cette bataille est indispensable pour faire comprendre dans quelle société on vit, qui dirige?, pourquoi faire?, comment s’en sortir et avec quels moyens?
Expliquer cela, organiser les forces révolutionnaires, les renforcer pour changer cette société incapable de résoudre les problèmes humains, est notre raison d’être.
Notre utilité dans le champ politique n’est plus à démontrer, il faut rendre notre parti plus utile encore. Il le sera et le deviendra, n’en doutons pas si nous multiplions nos rencontres, nos débats avec les travailleurs, ceux qui luttent un peu partout, celles et ceux qui ne veulent pas se laisser faire mais qui cherchent comment s’en sortir, qui essaient de trouver la voie la plus efficace possible pour que leur situation change.
C’est bien pour cela que notre présence est indispensable.
Qui croit aujourd’hui, à part quelques militants les plus aguerris, que ce sont les multinationales qui dirigent la politique que ce soit en France ou ailleurs? Qui en fait la cause principale des difficultés sociales et économiques ? Qui sait que Macron et les gouvernements précédents et ceux qui vont suivre à moins d’une révolution, sont installés par la bourgeoisie capitaliste et sont à ses ordres ? Qui mène ce débat-là ? Qui sait que ce sont les multinationales mondiales et la concurrence effrénée qu’elles se mènent, que c’est l’affrontement impérialiste qui est responsable de centaines de milliers de morts dans les guerres et conflits armés pour la conquête de nouvelles richesses et pour l’exploitation des peuples pour le profit ? Qui peut expliquer, qui peut apporter des réponses à ces questions fondamentales mais incontournables pour construire une perspective politique claire que ce soit sur le plan national et international ? Qui peut le faire à part notre parti ?
Nous nous sommes créés parce que la disparition d’un parti révolutionnaire était programmée et par conséquent la voie révolutionnaire, la perspective révolutionnaire était vouée à disparaitre au profit d’une société capitaliste en dehors de laquelle aucune solution ne pourrait exister!!
C’est donc à cette bataille que nous avons affaire. En même temps, il serait faux de dire que nous sommes seuls contre tous. Nous sommes seuls et c’est vrai en tant que parti politique révolutionnaire organisé, ce qui nous confère une grande importance. Mais nous ne sommes pas seuls en tant que forces révolutionnaires, il existe dans la classe ouvrière, dans le peuple, des forces inconnues aujourd’hui mais qui se battent avec détermination pour s’en sortir.
Ces forces sont les plus nombreuses, notre objectif est de les rassembler et pour cela, encore une fois, expliquer que l’engagement dans la lutte politique est indispensable pour que cela change.
Ces masses sont soumises à une bataille politique et idéologique intense. Les pièges, les impasses se multiplient au gré des coups assenés par le capital. Il lui faut trouver des justificatifs, des prétextes, pour casser les acquis. Nous les connaissons : compétitivité car nous explique-t-on la société d’aujourd’hui est faite d’une compétition où il faut être le meilleur. Rentabilité : il s’agit bien sûr d’être rentable, qu’il faut le travail rapporte le plus possible, qu’il « coûte cher » et il faut donc baisser son coût. Il faut réduire les dépenses et donc s’attaquer aux acquis sociaux et aux dépenses inutiles car le budget de l’État ne le permet pas, les «caisses sont vides»… on voit bien la cohérence des mesures qui sont prises pour soumettre l’ensemble de la société au profit capitaliste. Cette politique est martelée sans cesse par l’ensemble des médias à son service. Tout est fait pour que le capital ne soit pas rendu responsable, éviter par tous les moyens qu’il devienne la cible du mécontentement. Démontrer qu’il n’y a pas d’issue possible en dehors du capitalisme, c’est le cœur de la bataille idéologique que mène la propagande capitaliste.
Cette bataille a son efficacité mais aussi ses limites, démontrer que les Français sont responsables de leurs propres difficultés, ça marche un temps mais quand 14 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, que les files s’allongent devant les associations caritatives pour subvenir au minimum de survie, quand on ne peut plus se loger décemment ou plus du tout, quand les salaires sont bloqués alors que la vie devient de plus en plus chère, quand la précarité explose: le contrat à durée déterminée était en moyenne de 22 jours en 2001, il est de 5 jours en 2017 et continue de diminuer, dans le même temps 1400 emplois ont été supprimés à pôle emploi, quand les pensions de retraite diminuent alors que les travailleurs ont rempli toutes leurs obligations pour y accéder, quand l’accès à la santé, aux services publics devient plus difficile, quand l’emploi continue à se dégrader malgré toutes les mesures prises pour soit disant faire reculer le chômage, il est évident que le mécontentement s’accroît et s’exprime de plus en plus.
L’objectif de la propagande capitaliste et de l’État est donc de détourner ce mécontentement à tout prix, le rendre inutile pour ne rien changer à la politique, la poursuivre pour satisfaire aux besoins des multinationales.
Nous avons noté il y a longtemps que les luttes se multipliaient et qu’elles touchaient de nombreux secteurs, leur coordination, leur convergence devenait et reste une évidence face à la cohérence de la politique des gouvernements qui se succèdent. Quand les centrales syndicales s’engagent dans un « dialogue social» consistant à discuter du cahier de revendications du Medef et appliqué par le pouvoir en place, on en connaît les résultats, non seulement cela ne change pas la situation, au contraire tous les acquis sont attaqués. De plus, cette stratégie de « dialogue social » a permis également de distiller l’idée que la discussion entre « partenaires sociaux » était le moindre mal, la solution pour résoudre les problèmes. Là encore, l’objectif est d’exonérer le capital de toute responsabilité, les rapports de classes, l’antagonisme entre les intérêts du capital et du travail aurait disparu. Ce n’est évidemment pas la réalité vécue par les travailleurs qui montrent et expriment leur mécontentement dans les luttes dont j’ai déjà parlé.
La CFDT est devenue la conseillère de Roux de Bézieux, le patron du Medef qui se vante « d’appeler Berger plus souvent que le ministre du travail » Berger également devenu le conseiller du pouvoir politique puisque selon la presse c’est lui qui a « soufflé l’idée des cahiers de doléances » au pouvoir.
Toutes les forces capitalistes sont donc concentrées pour éviter la condamnation du capital dans la situation.
L’apparition du mouvement appelé des « gilets jaunes » participe à cet objectif. Voyons bien quelle est l’origine de ce mouvement? Quel est son but ? Quels intérêts sert-il ? Où en est-on aujourd’hui ?
Ce mouvement est issu de ce profond mécontentement dont nous discutons, de ces colères accumulées au fil des années générées par des attaques incessantes contre le peuple et ses intérêts, le syndicalisme engagé nous l’avons dit dans un « dialogue social » complètement inefficace parce que dirigé par le pouvoir et le Medef. Les partis politiques sont favorables aux « réformes » et quand ils se prononcent contre, c’est pour trouver une solution d’aménagement ce qui conduit à des rejets politique notamment envers les partis qui ont participé aux gouvernements antérieurs c’est-à-dire pratiquement tous à part le Front National devenu le rassemblement national, en réserve du pouvoir.
Les dernières annonces du gouvernement concernant la « fiscalité écologique » ont été le détonateur d’une colère qui a bénéficié rappelons-nous d’une promotion sans précédent des services de propagande du gouvernement. Les organisateurs du mouvement se sont immédiatement déclarés apolitiques et contre les syndicats pour donner l’apparence d’une expression « libre » qui va s’avérer très rapidement être dirigée par une nébuleuse hétéroclite de petits patrons et de responsables politiques divers soutenus par le Rassemblement National, la droite puis ensuite Mélenchon, le Parti Socialiste, le Parti Communiste Français, Bernard Tapie, brefs tous ceux qui ont dirigé le pays à un moment donné ou qui le dirigent encore.
L’apolitisme n’existe pas, c’est une posture qui consiste à nier les rapports de classe, a écarter toute idée de lutte de classe pour conforter l’idée que le capitalisme est incontournable, mais qu’il est possible de l’aménager.
Le terrain choisi par les «gilets jaunes»pour exprimer leur mécontentement n’est pas neutre non plus, manifester essentiellement aux ronds-points hors du lieu d’exploitation consiste à écarter toute responsabilité du patronat, totalement et soigneusement évité.
Il ne faut cependant pas nier que ce mouvement entraîne beaucoup de mécontents qui n’ont jamais pris part à aucune manifestation ni grève. Le but du mouvement est clair, s’emparer du mécontentement, l’instrumentaliser pour l’isoler de la politique et des syndicats, exonérer le capital de toute responsabilité, interpeller uniquement le gouvernement qui au passage fait mine de répondre par des mesures financées sur le budget de l’État, autrement dit par l’impôt.
Dans le même temps, les violences organisées tous les week-ends permettent au pouvoir de réprimer tout mouvement, nombre de syndicalistes sont condamnés aujourd’hui pour avoir défendu les revendications des travailleurs. Cette violence est utile au pouvoir aujourd’hui comme elle l’a été hier pour réprimer, tenter d’intimider, empêcher toute expression revendicative.
La longue lutte des cheminots de 2018, la lutte des personnels de santé, celle des retraités, les diverses initiatives confédérales n’ont jamais été soutenues par tous les opportunistes actuels qui se déclarent solidaires du mouvement des « gilets jaunes ». De la droite la plus extrême à ceux qui se réclament de gauche, et dernièrement un collectif « d’intellectuels », tous accourent pour faire part de leur solidarité à un mouvement qui exonère le capital de sa responsabilité. Tous veulent un gilet jaune sur leur liste de candidats aux européennes. Les «apolitiques» «gilets jaunes» veulent également présenter une liste aux élections. Ce mouvement masque également la casse industrielle qui se poursuit dans l’automobile, la grande distribution, le secteur bancaire, la téléphonie, dans la santé, l’audiovisuel, l’industrie du papier, de la pharmacie, les transports, etc…Il masque également les «réformes» en cours, la profondeur des attaques sur la retraite, l’assurance chômage, le contrat de travail, le SMIC, les fonctions publiques, les services publics, l’éducation, la formation professionnelle…
Il est donc très important de voir à qui profite ce mouvement, aujourd’hui la question des salaires et des pensions, du pouvoir d’achat, les questions liées à la démocratie, aux institutions sont de plus en plus discutées d’où l’importance de notre présence dans les luttes, ne rien lâcher dans nos explications, développer nos arguments. Les occasions sont nombreuses, tout le monde aujourd’hui parle de la situation, bien souvent notre vision, notre analyse n’est pas connue mais lorsque la discussion s’engage, le débat change de nature, l’écoute est différente. Mais il y a beaucoup de travail à faire pour que les véritables responsables de la situation soient désignés, c’est normal, le syndicalisme de classe est menacé, et notre parti est le seul à poser les questions fondamentales.
Le «grand débat national» soufflé aux oreilles de Macron par Berger révèle ses véritables intentions qui ne surprennent personne. Cela se résume à: comment poursuivre les réformes capitalistes ?
Dans sa «lettre aux français», Macron pose la question sans détour : quels services publics supprimer ? Quelles institutions pour être plus efficace ?
On atteint le summum de la démocratie capitaliste : engager une consultation nationale pour poursuivre la politique du capital. Au passage, faire accepter sous des aspects «démocratiques» la politique du pouvoir.
Les maires des communes sont utilisés comme des relais pour défendre cette politique au travers des « cahiers de doléances » dont on connaît par avance les effets. Nous connaissons les cahiers de revendications déposés auprès des patrons et défendus par la lutte des travailleurs et leurs organisations, aujourd’hui il s’agit de « cahiers de doléances » déposés dans les mairies, la différence n’échappe à personne. À quand la disparition des organisations syndicales puisque les patrons ne sont pas interpellés ce sont des «partenaires» au même titre que les syndicats ? Ces mêmes organisations approuvent d’ailleurs la démarche à l’exception de la CGT, même si nous constatons qu’en quelques endroits des structures locales de la CGT s’engagent dans cette mascarade qui s’avère être une impasse supplémentaire.
Voyons bien que dans cette situation pleine de contradictions, de manipulations diverses, de pièges et d’impasses multiples, notre présence va peser dans le débat et dans les luttes politiques futures.
Il y aura des luttes en 2019, nous ne savons pas comment la situation va évoluer, mais les luttes ne peuvent que s’amplifier.
Il faut pousser plus fort sur leurs convergences, multiplier les contacts avec les travailleurs, notre tract du mois de janvier va nous aider, les réunions dans les départements également.
Les assemblées de remise de cartes sont encourageantes, il y a un réel intérêt à déployer notre politique, à renforcer notre parti.
Les élections européennes vont être un moment politique très important.
Si en France, le mécontentement s’exprime de manière multiple, en Europe la politique du capital génère les mêmes dégâts et une hostilité, une colère comparable à celle que nous connaissons ici.
La droite, l’extrême droite la plus violente est utilisée pour appliquer une politique de plus en plus dure. Tous les pays européens sont soumis à l’austérité depuis des années, l’extrême droite surfe comme en France sur la vague de mécontentement pour aggraver encore les conditions de vie des peuples. Aujourd’hui elle gouverne ou participe au pouvoir dans pratiquement tous les pays d’Europe. On mesure de plus en plus les conséquences de la chute de l’URSS. Il n’a pas fallu 30 ans pour que les partis d’extrême droite parviennent au pouvoir pour servir le capital. Là encore, l’affaiblissement, voire la disparition des partis révolutionnaires pèse énormément, leurs reconstructions est indispensable et nous devons à chaque fois que c’est possible montrer notre solidarité aux partis révolutionnaires d’Europe, comme nous devons soutenir la lutte des peuples pour leurs revendications.
Le débat sur l’Europe va nous permettre de donner notre ligne politique, nous serons d’ailleurs les seuls à défendre l’indépendance des nations, leur souveraineté, la lutte contre le capital européen, le respect des peuples à disposer d’eux-mêmes, les coopérations nécessaires entre pays sans domination et dans le respect mutuel. On est loin des relations de domination propre à l’existence du capital où la compétitivité, le profit sont les seuls buts poursuivis au détriment de la satisfaction des besoins sociaux.
L’Europe, c’est la moitié du commerce mondial, la concurrence, les affrontements s’exercent entre multinationales européennes et elles ne se font pas de cadeau car pour le capital, c’est le plus puissant qui gagne quelles qu’en soient les conséquences économiques et sociales. Cette règle intangible est appliquée partout. Il n’y a pas de capitalisme plus dur ou plus mou selon les pays qu’il domine, il n’y a que son développement qui est inégal selon les pays, les régions, les continents, les richesses exploitées ou pas encore, les peuples et leurs conditions sociales.
Il y a des différences notables entre l’Afrique, l’Asie, la Chine, où les États-Unis et l’Europe. Ce qui ne diffère pas c’est la recherche de profit maximum, l’exploitation des richesses, l’exploitation des peuples quelques soient les moyens utilisés.
Face à cette exploitation forcenée, des luttes ont lieu partout en France en Europe et dans le monde car la classe ouvrière n’a que cet outil pour se défendre et faire aboutir ses revendications.
En France, nous en avons parlé, en Espagne, Italie, Pologne, Grande-Bretagne, Allemagne Suède et Norvège des pays qui pourtant n’ont pas une grande histoire de luttes sociales, dans le monde comme en Inde, au Soudan, au Bangladesh, en Tunisie où des luttes puissantes ont lieu.
L’origine est toujours la même : l’exploitation capitaliste.
Notre parti apporte son entière solidarité et soutien à ces peuples qui se battent pour vivre mieux.

Chers camarades,
A l’occasion de ces élections européennes, nous devons débattre de tous ces sujets, démontrer que la politique du capital international a des conséquences sur la politique nationale mise en place par les gouvernements successifs.
La France est la cinquième puissance mondiale, elle défend les intérêts des multinationales qui dictent sa politique en France mais elle participe également à l’affrontement inter impérialiste partout.
Elle renforce son déploiement militaire en Afrique, elle porte une grosse responsabilité dans les massacres organisés par l’OTAN sous la domination des USA au proche et Moyen-Orient.
Le budget des armées, celui de la défense ont fortement augmenté alors qu’il « n’y a pas d’argent dans les caisses » et que des services publics, des hôpitaux, des écoles sont supprimés…
Dans un article publié cette semaine sur notre site, nous indiquons que la loi de programmation militaire 2022–2025 a été votée au Parlement. La facture est colossale : 295 milliards d’euros seront consacrés à l’armement dont l’armement nucléaire, quand le pouvoir nous rabâche que les « caisses sont vides ». Le gouvernement prépare avec l’Allemagne notamment l’armement de l’Europe pour consolider sa puissance dans le monde.
Après la chute de l’URSS, la paix était promise dans le monde puisque l’ennemi de classe avait disparu.
C’est le contraire qui se produit aujourd’hui, la paix est gravement menacée et la France joue les premiers rôles. On ne construit pas la paix en préparant la guerre. Nous avons tous remarqué que Macron a consacré le réveillon de Noël et ses vœux exclusivement aux armées, au-delà de l’aspect symbolique, c’est un choix politique qui ne doit rien au hasard.
Oui il faudra en débattre au cours de la campagne des européennes, mais sans attendre il faut inscrire les questions internationales à l’ordre du jour de nos réunions politiques.
Nous fêtons l’anniversaire de l’internationale communiste cette année. Ce sera pour nous l’occasion de démontrer combien les partis révolutionnaires ont été utiles au progrès de l’humanité aujourd’hui remis en cause.
Développer notre parti est donc essentiel dans cette période, montrer la justesse de nos propositions, les possibilités énormes que possède la France pour résoudre et satisfaire les besoins sociaux.
Les moyens considérables, les richesses accaparées par le capital pour son profit au détriment du développement humain, doivent être entièrement restituées au peuple.
Les richesses créées (2400 milliards), les derniers chiffres publiés sur les profits (100 milliards de Bénéfices nets), les dividendes (57,4 milliards plus 62% en 9 ans) sont démonstratifs de ce que notre pays pourrait développer dans la santé, l’éducation, la recherche, l’économie, les services publics… mais il y a une condition : lutter pour abattre le capital, prendre et gérer les moyens de production et d’échange. Confier les affaires du pays au peuple dans le seul but de satisfaire les besoins sociaux.
Voilà ce que nous proposons, c’est la seule perspective politique réellement révolutionnaire, diamétralement opposée à la politique actuelle, son application dépend de nous, de l’activité politique que nous sommes en mesure de déployer. Les enjeux sont considérables, engageons-nous sans tarder dans des initiatives politiques de renforcement, de déploiement décidé à notre congrès. Nous pouvons franchir une étape significative à condition d’y consacrer l’essentiel de notre activité.

Place au débat.

Bimestriel N°131

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