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Comite National du 19 janvier - Compte Rendu

Un camarade de la faculté Jussieu à Paris, dit son accord avec le rapport qui est très stimulant. Il rappelle le mécontentement profond, le rejet de la politique du pouvoir actuel exprimé dès son installation. Le pourquoi du mouvement tel qu’on le vit aujourd’hui: les luttes nombreuses qui se sont développées dans les entreprises – le mouvement des gilets jaunes qui a émergé et on voit clairement les coups que le pouvoir et tous les tenants du système veulent porter au mouvement de lutte des salariés, aux syndicats, en premier lieu à la CGT. Dans les sections syndicales CGT il y a des discussions; parfois des camarades ont tendance à vouloir substituer au mouvement syndical « tous dans la rue» sans voir la réalité; où on va. Pour

avancer, développer la lutte, pour faire reculer Macron, ou pour mener la bataille pour les salaires dans l’entreprise, il ne faut pas sortir de la lutte des classes. Eliminer la lutte des classes de tout ce qui se passe, est l’objectif du pouvoir du capital, de tous les soutiens au capital, de tous les sociaux-démocrates, les opportunistes de tout bord. Il cite J.L. Mélenchon qui écrit dans son livre: «C’est le peuple qui prend la place qu’occupait la classe ouvrière révolutionnaire dans le projet de la vieille gauche…..Ce n’est donc pas dans l’entreprise ni autour des revendications corporatives des salariés qu’éclatent les processus révolutionnaires de notre époque»... Nous devons clarifier: Pourquoi cette situation? Qui est responsable? Comment en sortir? Nous devons bien rester calés sur le fond des questions. Un référendum ne résoudra aucun problème. Concernant le Congo – les élections, il remarque que tout est réglé en fonction des intérêts économiques du capital. Internationalement on voit l’impérialisme s’affronter sur tous les plans.

Un camarade de Paris militant dans le mouvement de lutte. Il rappelle la lutte des cheminots qui continue dans les centres. Par ex. à Austerlitz, à Versailles, il y a des manifestations importantes contre les atteintes aux droits. Dans les discussions, les questions idéologiques viennent, il y a une difficulté à sortir de questions «locales» à lier à l’ensemble de la situation, parfois il y a beaucoup de confusion mais on tisse des liens dans ces actions. Il rappelle qu’il y a la répression syndicale chez les cheminots: un cheminot d’Ivry a été licencié – ce n’est pas un cas isolé- il y a eu un rassemblement de 150 cheminots à Montparnasse.

Une camarade du Puy de Dôme. Depuis le congrès nous avons fait des réunions avec de jeunes adhérents, avec des débats riches. On constate que le système capitaliste envahit tous les secteurs, exploite tout. Les «gilets jaunes» un priment un mécontentement. Le gouvernement détourne l’opinion des gens de ce qu’ils ont à dire au fond, parce qu’il a peur du mouvement social, de son développement. Dans les entreprises, les directions font comme le gouvernement, ils font remplir de plus en plus de questionnaires, par ex. sur la qualité de vie au travail, en fait ils s’en servent pour exercer un contrôle des salariés. La CFDT est à fond là dedans. De plus en plus de gens expriment leurs difficultés économiques. Concernant les gilets jaunes, dans le Puy de Dôme, aux carrefours, il y a surtout des patrons du secteur des transports, on y retrouve pas les gens les plus en difficulté. Les gilets jaunes n’occupent pas le terrain que nous occupons, celui de la lutte des classes. Les initiatives de lutte nous permettent de revenir sur le terrain, d’aller encore mieux à la rencontre des salariés dans les entreprises. Nos journaux sont lus. Dans les entreprises nous avons des relais, des salariés nous prennent un paquet de tract qu’ils distribuent à l’intérieur. Dans la CGT il y a débat, certains s’interrogent car ça manque d’analyse de la situation.

Un camarade de Jussieu. L’apolitisme n’existe pas. Est-ce qu’on peut reprocher aux gens de rejeter les hommes politiques actuels? Il faut montrer le jeu que jour le RN de M. Le Pen. Réduire les mouvements uniquement à la manifestation revendicative, amène à une réponse qui ne met pas en cause l’essentiel de la situation actuelle, cela réduit la manifestation de colère aux questions secondaires.. Le pouvoir, tous ceux qui sont du côté du capital, font de l’idéologie sans complexe, ils ne lâchent rien; nous on doit continuer la bataille sans relâche sur nos bases. Concernant les élections européennes, voyons qu’il y a des luttes, des mobilisations contre les mesures antisociales dans plusieurs pays, comme en Hongrie. En ce qui concerne la situation internationale, il souligne les affrontements économiques, politiques, en Asie (Chine – Taiwan) Les US contre la Chine – L’Iran.

Un camarade du Calvados. Concernant le référendum d’initiative citoyenne: montrer que si on peut tout dire, ceux qui décident, dirigent le pouvoir, sont les monopoles capitalistes, les banques. C’est ce qu’il faut combattre jusque les abattre. Concernant l’affaiblissement du syndicalisme, il y a à la fois un recul idéologique mais aussi depuis 30 ans toutes les lois qui ont réduit progressivement la représentation des salariés dans les entreprises. Le patronat pousse tout ce qui peut faire reculer la lutte des salariés. Il cite les vœux du Président de la CGC-CFE qui écrit:"supprimer les soupapes de sécurité n’a jamais fait baisser la pression"… "La CGC est plus que jamais disponible…". Il souligne ce que veut dire pour lui «dialogue social».

Une camarade du Puy de Dôme. Explique, que pour la jeune génération aujourd’hui, ceux qui arrivent à BAC +….qui souvent après des années de recherche d’un travail – sans succès- sont contraints de devenir «auto-entrepreneur». Elle raconte que dans le secteur du mécénat, par ex. pour lancer des initiatives culturelles, il faut trouver des financements. On nous oriente systématiquement vers les grandes entreprises, pour demander à bénéficier de leurs «crédits sociaux»… Ainsi le mécénat donne bonne conscience au capital qui se substitue à la responsabilité de l’Etat. Le résultat c’est que les salariés des associations sont pressurés, les artistes sont soumis au capital. Dans cette situation on discute beaucoup avec les jeunes, on explique les méfaits du capitalisme, certains en viennent à l’idée qu’il faut la fin du capitalisme.

Une camarade de Paris. Macron a été mis en place pour aller beaucoup plus loin et beaucoup plus vite dans la réalisation des objectifs du capital. C’est ce qu’il a fait avec les ordonnances sur la loi travail. Nous avions dit que le rejet serait rapide. Il y a depuis des luttes nombreuses, partout dans les entreprises? Il y a eu 2 ou 3 initiatives interprofessionnelles. Quand le mouvement des gilets jaunes a émergé, il y a eu immédiatement des récupérations. Le pouvoir fait tout pour détourner, temporiser, il essaie de «reprendre la main» en orientant vers des «revendications» qui ne touchent pas à la mise en œuvre de sa politique, car en effet ce qu’il craint par-dessus tout c’est le développement d’un mouvement de lutte convergentes des travailleurs des entreprises et de tous ceux victimes de sa politique, qui le contraindrait à reculer. Ce n’est pas nouveau, de tous temps la crainte des capitalistes et de leur pouvoir a été la lutte de classe à un haut niveau qui les a obligé à céder du terrain. Elle cite 1 ex. De gaulle en 1946 qui écrit dans ses mémoires qu’il a été contraint d’accepter des avancées considérables pour le peuple. En ce qui concerne la CGT, il y a toujours eu débat dans le syndicat sur l’orientation de classe. La CGT lutte de clase s’est construite en même temps que le Parti révolutionnaire en France au 20ème siècle. L’URSS a disparu, le capitalisme domine le monde, le PCF s’est sabordé, il y a forcément des répercussions dans le syndicat de classe. Il a reculé. Aujourd’hui il y a un débat, on le constate entre la ligne» dialogue social avec le patronat et le gouvernement et l’orientation pour la lutte de classe. Les travailleurs ont besoin pour mener leur combat d’un syndicat de classe qui les aide à mener leur combat. La CGT appelle à une journée interprofessionnelle le 5 février -d’autres syndicats en seront. Notre Parti est dans les luttes, on doit tout faire pour contribuer au succès de cette journée. Nous devons continuer à appeler à la lutte politique contre le capitalisme pour le changement de société, montrer qu’il n’y a pas d’autre alternative que la lutte qui seule peut faire reculer Macron, continuer à donner à connaitre ce qui se passe, le pourquoi de la situation, comment en sortir. Nous avons notre hebdo internet qui publie chaque semaine des articles sur la situation qui est un outil précieux. Nous savons qu’il est très utilisé par les lecteurs, il faut étendre encore plus sa lecture.

Une camarade de Vendée - Loire Atlantique. La centrale thermique à Charbon de Cordemay où les travailleurs étaient en grève depuis octobre contre la fermeture a obtenu un 1er résultat: un sursis d’exploitation de 2 ans. Nous préparons notre remise de carte et nous lançons la campagne des européennes. Au CHU de Nantes nous avons une activité importante, des réunions, des débats nous élargissons en permanence le cadre de nos sympathisants. La situation est compliquée en ce moment mais il y a une soif de comprendre et beaucoup de discussions. Dans nos départements, les gilets jaunes aux ronds point sont composés de petits patrons, nous avons constaté un refus de discuter et parfois une certaine hostilité.

Un camarade de Jussieu. Nous avons notre réunion de cellule. Nous allons discuter de la situation politique, comment on voit tout ça. Beaucoup de questions viennent, nous devons appuyer très fort dur les luttes. Il faut écarter l’illusion que le mouvement des gilets jaunes puisse faire reculer Macron. L’Europe est une question politique. Tous veulent transformer l’Europe mais aucun ne veut supprimer le capitalisme. Nous devons être clairs, contre le capitalisme. On aura l’exclusivité, nous sommes seuls sur ce terrain. La période est propice à la discussion, il faut aller au fond. Il signale qu’il envoie la fiche économique et sociale hebdomadaire à 150 syndicalistes. Le 5 février il faut tout faire pour sa réussite. Concernant les réseaux sociaux, ils sont dominés par les trusts de l’information. Il faut montrer la nature du combat de classe aujourd’hui.

Un camarade du Calvados. Notre remise de cartes s’est tenue. Nous poursuivons notre activité dans les entreprises Nous avons un bon accueil à la porte des entreprises, par ex chez Citroën, les salariés arrivent après avoir regardé la télé la veille au soir et entendu les informations le matin en se préparant, les tracts avec nos explications sont les bienvenus. En ce qui concerne les élections européennes, nous avons besoin de sommes considérables pour la campagne, la souscription nationale sera lancée début février.

Un camarade de Jussieu souligne l’exploitation dans l’éducation nationale, le mouvement des «stylos rouges» se fait en dehors des syndicats avec l’idée chez certains que la lutte se fait sans les syndicats. La loi Blanquer dit «l’école de la confiance» va acter 2.000 suppressions de postes dans le secondaire. Avec la réforme du Bac, on voit là aussi la bataille sur les questions économique, idéologiques, on supprime certaines études et on explique comment créer une start-up.

Le camarade responsable des questions internationales de notre parti. Rappelle que début mars sera le 100ème anniversaire de la création de la 3ème internationale communiste. Nous reparlerons de l’URSS, le rôle qu’elle a joué – sa disparition. Ce sera aussi l’occasion de parler du monde actuel et de notre conception de l’internationale dans la situation aujourd’hui. Avec les élections européennes, nous allons rappeler notre position sur l’Europe, la lute contre l’Europe capitaliste. Nous nous exprimerons sur l’Angleterre, la situation actuelle. Le 27 janvier, date anniversaire de la rupture du siège de Stalingrad (en 1944), nous rappellerons le rôle de l’URSS dans la 2ème guerre mondiale pour abattre Hitler et le nazisme.

Tonio Sanchez, Secrétaire National a conclu le Comité National

Le débat, l’échange important que nous avons eu, nous a permis de revenir sur toutes les questions posée par la situation aujourd’hui, notre analyse, notre rôle.
Nous avons confirmé combien il est important, de toujours rester sur le fond des questions – que notre Parti déploie partout son activité militante, en priorité dans les entreprises, parmi la jeunesse, dans les quartiers populaires, pour débattre des raisons de la situation e France, dans quelle société nous vivons, qui dirige, qui est responsable, comment en sortir, par quel moyen.
La lutte de classe est incontournable. Il y a des luttes très nombreuses dans les entreprises, dans tous les secteurs. Mais face au pouvoir capitaliste, pour faire reculer Macron et le capital, il faut beaucoup plus, il faut élever la lutte, la coordination des luttes, leur convergence de plus en plus large est indispensable. Amplifier la lutte des travailleurs des entreprises et de tous celles et ceux qui subissent l’exploitation capitaliste, les retraités, les jeunes, les chômeurs est nécessaire. Il n’y a pas d’autre voie que celle de la lutte de classe. Croire que ce serait plus facile avec les «gilets jaunes» est une illusion.
La bataille politique est rude. Le capitalisme et son pouvoir ne négligent rien pour tenter de détourner le mécontentement et pouvoir ainsi poursuivre leurs objectifs.
Nous devons clarifier le rôle des partis politiques. Le RN de M. Le Pen qui veut profiter à fond des gilets jaunes, qui se présente comme le Parti du Peuple, la relève à Macron et à en vue son score aux élections Européennes, qui nous le savons est un parti au service du capital comme Macron – Le Parti de droite les Républicains – les partis sociaux- démocrates divers, qui disent vouloir changer la situation, faire du social mais qui ne touchent pas au capitalisme, Mélenchon avec la France Insoumise, le PS, le PCF, les Verts…
Notre Parti a l’exclusivité nous l’avons rappelé, de la bataille contre le capitalisme, il est le seul appeler à le combattre en permanence, jusqu’à l’abattre pour construire une société nouvelle socialiste.
Nous avons un travail énorme à mener pour donner à connaître en permanence, la réalité de la situation en France et dans le monde, les raison de la situation, les moyens de la changer, le rôle indispensable de la lutte des classes.
Nous avons à notre disposition pour la bataille idéologique, notre site, avec notre hebdo internet qui publie chaque semaine des articles sur la situation, les luttes, sur tous les sujets. Nous avons intérêts à élargir en permanence sa diffusion. Nous publions également une fiche économique et sociale hebdomadaire que nous envoyons déjà largement autour de nous.
En Mai il y aura les élections Européennes. Nous présenterons une liste de candidats qui est cours de finalisation. Nous mènerons une grande campagne contre l’Europe capitaliste et nous préciserons nos objectifs. Nous allons lancer une grande souscription nationale pour les frais de campagne.
La situation actuelle est difficile, la bataille de classes est rude mais nous sommes dans les luttes. Nous allons appeler à faire une grande journée interprofessionnelle le 5 février. Nous menons la bataille politique. La perspective que nous proposons, abattre le capitalisme, changer de société est la seule perspective réelle qui changera la vie du peuple. C’est celle pour laquelle nous combattons. Nous appelons les travailleurs, les jeunes, tous ceux qui subissent la politique actuelle à mener ce combat avec nous. C’est le seul combat d’avenir.

Bimestriel N°131

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