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Comité National du 21 avril - Compte rendu

Un camarade de Paris. Les convergences étaient le thème des manifestations. Il y a une réalité à cela. Par ex. les cheminots de Versailles et les travailleurs de l’Energie Paris avaient un mot d’ordre: halte à la privatisation, retour à la nation». Nos idées portent. Chez les cheminots le calendrier actuel de lutte a été confirmé. La question de la défense du statut des fonctionnaires recouvre la question de la sécurité des usagers. Il souligne que plusieurs syndicats CGT ont donné leur adhésion à la FSM. Concernant la situation internationale, Macron doit justifier son intervention militaire en Syrie. En ce qui concerne l’initiative de la République Populaire Démocratique de Corée du Nord, elle s’adresse aux USA car ce sont eux qui ont les choses en main.

Un camarade à Marseille. Le 19 avril, il a distribué notre tract, il a été très bien accueilli. La grève des cheminots est très forte à Marseille, ils étaient très nombreux. Il y avait aussi une participation importante des entreprises privées: métallurgie, dockers, postaux. Il va y avoir le 1er mai, le 22 mai la fonction publique, il faut continuer à élargir la participation.

Un camarade du Calvados. La manifestation du 19 à Caen a été très importante. On constate qu’on avance plus vite dans les explications politiques. Notre tract était très bien argumenté. Nous sommes les seuls qui apportons des explications réelles sur la situation actuelle.

Une camarade de Paris. Il y a une certaine compréhension de la situation et beaucoup de questions: Jusqu’où Macron veut- il aller? Comment changer la situation? Pour faire comprendre que Macron a un besoin absolu d’aller beaucoup plus loin et plus vite, il faut expliquer ce qui se passe dans le monde. Le capitalisme qui domine le monde change à toute allure. Nous voyons le développement rapide de la Chine, de l’Inde, du Vietnam…, des pays d’Afrique. Cela se fait dans un contexte d’avancées technologiques, scientifiques considérables et très rapides. La concurrence capitaliste est exacerbée, pour se placer pour la conquête des marchés, l’exploitation des ressources naturelles, la domination économique et politique. Macron a été fait Président pour placer le capitalisme français en bonne place dans cette concurrence. Il doit impérativement adapter tous les secteurs de la société aux objectifs du capitalisme, d’où ses «réformes». Il répète «je dois continuer, je suis là pour ça». Quand les intérêts des impérialistes sont mis en cause, ils font la guerre, pour imposer leur domination, comme en Lybie et au Moyen Orient. La France est partie prenante de ces guerres. Il faut rappeler les conséquences de la disparition de l’URSS. L’URSS «contenait» les exigences des pays impérialistes, elle était un point d’appui à la lutte des travailleurs. Sa disparition a amené un recul du Mouvement ouvrier, d’autant plus que la plupart des Partis communistes, comme le PCF sont passés au réformisme ou ont disparus.

Une camarade de Loire Atlantique. Très forte mobilisation à Nantes le 19 avril. Une grande diversité: cheminots, dockers, énergie, hôpitaux, Toyota, Air- bus, banques, Carrefour, Poste, éboueurs, Universités, lycéens. Il y a la conscience qu’on est tous touchés, tous attaqués. La grève des cheminots est très militante, avec la présence des cadres. Une étape se franchit dans la convergence. Des questions: comment changer la gestion des entreprises? La nationalisation dans le capitalisme ça n’a rien donné. Lors d’une rencontre avec les étudiants: 1ère question, êtes-vous trotskistes ou PCF? Non, alors on discute. Pour eux, le bac doit donner l’accès à l’université. Il faut donner les moyens pour l’enseignement, pas pour la guerre, avoir des diplômes de qualité. Nous devons bien voir tout ce qui bouge en ce moment.

Un camarade de Jussieu à Paris. La convergence des luttes est une question politique importante. Ce n’est pas en quelques jours qu’un mouvement d’ampleur peut se créer, qui renverse le cours des choses. Macron doit mener cette bataille qu’il a entamée pour les objectifs du capital, il n’a pas d’autre alternative. Il faut effectivement bien montrer ce qui se passe dans le monde capitaliste, la concurrence mondiale, les guerres, les raisons des affrontements. Il faut développer les luttes, le mouvement social pour faire reculer Macron et obtenir la satisfaction des revendications. Quelles sont les perspectives autres que le capitalisme? Expliquons ce que nous proposons, comment y parvenir. Il faut faire un travail politique de fond sur toutes ces questions. Les jeunes ont raison de se battre pour des revendications (beaucoup sont en situation difficile) et pour leur avenir. Nous devons dire quel enseignement nous voulons. Nous avons édité un matériel pour s’adresser à eux. Concernant notre participation à la réunion internationale de Bruxelles, notre intervention figure sur le site. Le 23 mai un militant CGT de PSA de Poissy sanctionné, doit passer en jugement au tribunal. Il y a un rassemblement pour le soutenir, nous y serons.

Une camarade de l’Indre. Nous sommes allés à la gare de Limoges, nous avons distribué 600 tracts. La grève est très forte, pas un train ne roulait, mais il y a des questions, est-ce qu’on arrivera à faire reculer le gouvernement? C’est compliqué du fait de l’absence de perspectives politiques. Elle rappelle que depuis l’ouverture à la concurrence capitaliste de la Poste, 100.000 emplois ont disparus, les bureaux de Poste ferment partout. Dans l’Indre, il y avait 115 bureaux de Poste, il en reste 8! Il faut discuter avec les salariés mais là où ils ne sont pas en lutte, par ex. dans l’Indre, il y a un recul des idées de lutte de classe, il n’est pas facile de les entraîner à venir manifester.

Une courte discussion s’est instaurée à la suite de cette intervention.

Un camarade de la Nièvre. Qui aurait pu penser au début de l’année que nous en serions là aujourd’hui? Le pouvoir combat les convergences parce que la question est bien là, cela marque son inquiétude que cette idée commence à grandir. Il faut bien noter les évolutions dans le mouvement social et politique. Nous devons poser la question de fond sur les nationalisations, car c’est de l’existence même du capitalisme dont il est question.

Une camarade de Paris. Nous ne sommes pas à la veille d’une situation révolutionnaire mais des choses bougent. Il faut noter qu’à part notre Parti, le capitalisme n’a pas de contradicteur de fond. Le PCF, Mélenchon, soutiennent les revendications des travailleurs mais ils ne parlent jamais de la racine du mal de la société, le capitalisme, ils n’ s’y attaquent pas, ils veulent l’«améliorer». On vient de loin mais ça bouge, évidemment tout le monde ne bouge pas au même rythme. Il faut continuer à faire un travail persévérant d’explication des questions de fond.

Un camarade du Calvados. Nous avons distribué chez Renault-Truck et PSA. Nous devons bien mesurer la férocité de l’exploitation, les salariés sont la tête dans le guidon, ils n’ont pas le temps de respirer. De plus maintenant il y a peu de délégués, il faut bien mesurer l’état des choses.

Un camarade de Jussieu. L’inquiétude des étudiants est grande. Le gouvernement, les médias, ont intérêt à focaliser sur les «occupations» de quelques facultés, sur les «agitateurs». La réalité, le mécontentement, les questions, vont bien au-delà. A Jussieu nous avons eu des adhésions à notre Parti, un renouvellement très positif, la participation de jeunes.

La discussion s’est poursuivie l’après-midi.

Un camarade de l’Indre. Le rapport a posé la question: quel prolongement politique aux luttes? C’est quoi pour nous en tenant compte de la situation? Ma réponse c’est: continuer en donnant un éclairage de classe, au quotidien, quand tous les autres jouent le rôle que l’on connait. Concernant la SNCF, il y a une inquiétude, car il ne peut rien y avoir à négocier. Le gouvernement veut la privatisation. Le processus aux PTT a été similaire. Porter la négociation c’est s’inscrire dans le processus de privatisation du gouvernement. Dans un tel conflit ce qui est décisif c’est l’action. Il y a nécessité de convergence d’action pour les faire reculer. La logique du gouvernement c’est la concurrence, baisser le coût du travail, les exigences européennes. Il y a du travail pour inverser les choses.

Un camarade du Calvados. La situation a changé. Le 19, le mécontentement exprimé était très fort. La question des convergences des luttes est posée depuis longtemps, déjà au moment de la loi El Khomry. Le pouvoir craint les convergences, on le voit avec la remise en cause du droit de grève qui pointe, un projet de loi restreignant le droit de grève a été déposé à l’Assemblée Nationale par un groupe de députés Républicains. En ce qui concerne les jeunes, nous devons aller à leur rencontre dans les entreprises la plupart sont précaires, à la rencontre des jeunes chômeurs nombreux. La situation dans les entreprises conduit à une aggravation importante des conditions de travail et des conséquences sur la santé des travailleurs. Déjà chez Renault-Truck des salariés ont été virés pour des raisons de santé.

Un camarade de Paris.Concernant la «négociation», je n’ai pas d’inquiétude pour les syndicats en lutte. Ex. à Versailles, les jeunes ne laisseraient pas négocier dans leur dos. La proposition de loi sur le droit de grève aujourd’hui, n’est pas anodine.

Un camarade de la Somme. Où va aller le conflit des cheminots, on ne peut pas le dire aujourd’hui. La forme de lutte actuelle est décidée par les cheminots au fur à mesure. Il y a une réelle participation importante des cheminots, y compris des cadres.

Un camarade de Paris. Ils visent à l’épuisement des salariés. A la Poste, sur certaines vacations, 1/3 du personnel qui distribue le courrier est embauché par des entreprises de travail temporaire. Notre cellule prépare avec celle de Jussieu un débat, sur mai 68.

Un camarade de la Nièvre a rappelé que les camarades militent dans le syndicat CGT auquel ils appartiennent mais que nous avons aussi pour tâche de faire avancer la bataille politique.

Un camarade de Jussieu. En pleine grève des cheminots, le gouvernement a annoncé la filiation du fret. Macron dit «on ne cèdera pas» Face à cela il y a une grève puissante. Laurent Berger secrétaire général de la CFDT sur A 2 parle de deux extrêmes: «le gouvernement qui dit «on ne lâchera pas» et un syndicat (la CGT) qui dit «on va aller encore plus fort». Il conclut en appelant à «négocier». Nous devons bien montrer que sans les luttes il n’y aura rien.

Notre trésorière et mandataire financier a rappelé que nous sommes engagés dans une bataille financière permanente, , la tombola, la souscription, car pour mener à bien la propagande, éditer les dizaines de milliers de tracts que nous distribuons, pour organiser les débats, pour engager la bataille des élections européennes qui va arriver, il nous faut des centaines de milliers d’euros. C’est une bataille importante pour tout le parti.

Antonio Sanchez, secrétaire National, a conclu la discussion

La Comité National a eu un échange très intéressant qui nous a permis, de mieux apprécier ce qui se passe dans le monde capitaliste, la stratégie obligée de Macron pour répondre aux exigences du capital qui l’a mis en place, le point du développement des luttes, le rôle des syndicats, les questions politiques posées. La discussion nous a permis d’affiner notre réflexion, de préciser nos analyses, de fixer les tâches actuelles de notre Parti.
Nous savons que seule la lutte de classe de plus en plus forte et large des travailleurs, du peuple fera bouger les choses. Nous soutenons les luttes sociales, nous sommes dans les luttes, nous faisons tout pour qu’elles se développent. Les explications politiques sur la situation, sur la stratégie et les objectifs de Macron qui dépendent du capitalisme, sont indispensables pour faire avancer l’action dans tous les domaines..
Nous savons que les luttes sociales ne suffisent pas tant que le capitalisme est là, la lutte de classe est permanente entre le capital et le travail. Il faut mener la lutte politique. Notre Parti est le seul à proposer une perspective claire de changement de politique pour abattre le capitalisme et construire une société au service du peuple.
Dans ces conditions, développer le parti révolutionnaire Communistes, accroître son influence est bien la question essentielle.
Les luttes avancent, nous le constatons mais des questions de fond se posent, nous devons déployer notre activité pour y réponde. Plus notre Parti déploiera son activité dans la masse des travailleurs, dans la jeunesse, plus les questions se clarifieront.
Concernant le court échange concernant la CGT qui est le syndicat où nos camarades militent, nous avons un document adopté par le CN en 2003 «syndicalisme et lutte de classe» qui reste notre document de référence. Nous devons apprécier les choses qui bougent. Les luttes se développent et se développeront.
Il y a beaucoup à faire. Nous allons continuer à développer toute notre activité. Après le CN, il faut veiller à ce que toutes les cellules se réunissent, avec les documents à notre disposition, organiser la discussion politique la plus large et établir notre calendrier d’activité.

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