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Rapport au Comité National du 24 septembre 2022

Cher(e) Camarade
Jour après jour Macron enfonce le clou de ses réformes « tous azimuts »
Le chef de l’Etat a insisté sur sa volonté d’agir dans un "esprit d’écoute" et de "compromis", mais aussi sans "tabou" sur le fond comme sur la méthode et «en recourant à l’épreuve de force si nécessaire. » Macron et son gouvernement montrent qu’ils sont déterminés à mener les attaques antisociales jusqu’au bout, main dans la main avec le patronat sur toutes les questions. Ils poursuivent leur objectif : soumettre toute la société au service des multinationales et du capital.

Ils agissent comme un rouleau compresseur, en suscitant les peurs, les dramatisations, la collaboration aux décisions, faire accepter de nouveaux sacrifices aux salariés et pour cela, il est nécessaire de recueillir l’assentiment des Français à cette politique.… Le gouvernement veut nous présenter la note des milliards distribués aux multinationales.
La première question qui vient est celle du pourquoi une telle nécessité de réformer ? Nous pouvons la résumer ainsi : faire le profit maximum, dans la concurrence acharnée que se livrent les grands monopoles capitalistes dans une économie largement mondialisée, pour contrôler, avec l'aide des États, les ressources naturelles, les voies de communications et la force de travail, ils doivent impérativement abaisser le prix de la force de travail et liquider toutes les conquêtes sociales fruits de la lutte des classes et des succès historiques des travailleurs salariés
Il s’agit d’accompagner la restructuration de la société opérée par E. Macron. Pour ce dernier comme pour les forces sociales dont il représente les intérêts, pour placer au mieux la France dans la compétition internationale, il faut la "réformer" c’est à dire qu’il faut se débarrasser de tout ce qui selon eux bride l’initiative privée, toutes les entraves législatives, réglementaires tout ce qui correspond aux nécessités actuelles du développement capitaliste.
Avec la montée des affrontements au sein du système impérialiste, les tensions s'exacerbent provoquant des ondes de choc violentes qui se traduisent dans les domaines décisifs que sont l'énergie et l'agro-alimentaire. La crise économique, la crainte de récession qui secoue les puissances impérialistes leur fait craindre des mouvements sociaux d'ampleur qu'ils entendent maîtriser tout en faisant payer l'addition aux travailleurs. Au quatrième Forum économique Medef-Confindustria (patronat italien) qui se tenait à Paris le 12 juillet les deux organisations ont souligné « l’effort de pédagogie à mener en perspective de décisions impopulaires qui seront à prendre par les gouvernements d’ici l’hiver prochain ». Macron en France veut aller plus loin pour répondre aux exigences du capital qui ne veut plus rien payer et en veut toujours plus dans les exonérations de cotisations sociales qui se montent déjà aujourd'hui à 70 milliards..
C’est en augmentant les rythmes et le temps de travail, en accentuant la précarité, en fermant des usines entières et en bloquant les salaires, que le capital accumule des sommes exorbitantes. Cet enrichissement se fait au prix d’une exploitation de plus en plus dure, au prix d’une lutte de classe acharnée, au prix de la montée du chômage et de la misère.
Les milliardaires français ont vu une augmentation de 40 % de leur fortune. A elles seules, les 10 plus grandes fortunes françaises pèsent plus de 500 milliards €. D’un côté les prix alimentaires flambent à plus de 20 %... De l’autre les profits explosent : la distribution de dividendes versés par les multinationales atteint un record dans le monde (544 milliards de dollars), et en France 44 milliards d'euros au 2ème trimestre.
Les perspectives économiques c’est le gouvernement et le Medef qui le disent : « sont excellentes pour l’ensemble du patronat » elles le sont parce que le monde du travail n’a jamais été autant pressuré.
Cette société capitaliste ne marche que par l’exploitation des salariés pour toujours plus de profit.
Retraites ou assurance chômage menacées, baisse des salaires, dégradation des conditions de travail, les raisons de la colère sont là. Des grèves ont eu lieu tout l’été sur les salaires et à la rentrée dans plusieurs secteurs (énergie, santé, enseignement, transport…). Elles indiquent la voie à suivre celle de la lutte déterminée.

Travailler plus c’est le crédo de toutes les réformes
      1-L’enseignement est dans le collimateur du capital pour l’adapter à ses exigences,
Qui est le véritable ministre de l’Education ? Emmanuel Macron est omniscient et omnipotent, un président à la manœuvre dans l’éducation nationale, en juin les déclarations à Marseille sur les « écoles du futur », l’intervention du 14 juillet sur l’école, le discours d’une heure devant les recteurs ou il a montré son impatience et sa volonté d’aller vite, la lettre aux enseignants du 12 septembre… On est passé de « on revalorise tout le monde de façon à ce que les entrants dans le métier ne gagnent pas moins de 2 000 euros » (Pap Ndiaye) à l’idée de la conditionnalité de l’augmentation à de nouvelles tâches avec le « pacte pour les enseignants » « travailler plus pour gagner plus »… une duperie quand le rapport général de la commission des finances du Sénat sur le projet de loi de finances pour 2022 soulignait que les enseignants français ont perdu entre 15 et 25% de rémunération au cours des 20 dernières années
Les principaux membres du cabinet du ministre, Pap Ndiaye, sont issus de l’équipe Blanquer et des fidèles d’Emmanuel Macron, comme Anne Rubinstein la référente éducation et rédactrice du programme éducation de Macron. Partage des tâches, pendant que Pap Ndiaye le ministre dit ne pas seulement « réparer » mais reconstruire l’école pour apaiser les enseignants, au Président la volonté de continuer d’accélérer le chantier pour une remise des clés de l’école au patronat... Carole Grandjean, ministre déléguée chargée de l’enseignement et de la formation professionnels est placée sous la double tutelle d’Olivier Dussopt, ministre du travail, et de Pap Ndiaye, chargé de l’éducation nationale et de la jeunesse. Le Medef demande de "rapprocher le monde économique et l’éducation" là encore le patronat est à la manœuvre il insiste « sur l’investissement massif à faire en matière d’éducation pour disposer des talents nécessaires dans la compétition de demain… »
Travailler plus pour gagner moins, faire que les salariés soient payés le moins possible.
Le salaire des apprentis est compris entre 27 et 73% du SMIC
Côté lycées pro, les temps de stage seront augmentés de 50% en 2023, diminuant encore les heures d’enseignements généraux. les collégiens en classes de 5e pourront se voir proposer des « activités de découverte des métiers », « des « mini-stages » ou des « visites d’entreprise », dès 2022.

2- Reporter l’âge de la retraite pour travailler plus et moins de pension
Emmanuel Macron « considère que plus tôt on la fait, mieux c’est et qu’il n’y aura pas de meilleur moment politique dans six mois, un an ou deux » Plutôt que d’agiter l’étendard du départ à la retraite à 65 ans, la macronie semble donc plus encline à allonger la durée de cotisation, qui a le mérite de « maintenir la fiction d’un âge de départ à 62 ans » résume un conseiller. Des mesures pourraient être prises dès le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2023, qui sera présenté début octobre puis débattu au Parlement, a indiqué le porte-parole du gouvernement Olivier Véran, une modification de l’âge de départ ou de la durée de cotisation pourrait passer par un simple amendement.
Le Conseil d’orientation des retraites a publié jeudi son rapport annuel. son message reste le même : les dépenses sont maîtrisées et il alerte sur l’évolution du niveau de vie des pensionnés.
Après un déficit de 14 milliards d’euros en 2020, dû à une moindre collecte de cotisations du fait de l’activité partielle, le système a dégagé un excédent de 900 millions d’euros en 2021 les comptes sont à l’équilibre. Pour 2022, le COR (Conseil d’orientation des retraites) anticipe un nouvel excédent de 3,2 milliards d’euros…et comme par hasard les comptes devraient à nouveau se dégrader en 2023 en moyenne, sur le quinquennat, le déficit serait de 10,7 milliards d’euros sur 350 milliards d’euros de dépenses soit 1,4 % du total. On est loin d’un système au bord de l’effondrement comme l’affirmait la semaine dernière sur LCI François Bayrou, chef du MoDem et haut-commissaire au Plan : « De quoi sommes-nous menacés ? De ne plus pouvoir payer les pensions. C’est le vrai risque. Peut-on l’accepter ? Non. Il faut donc prendre les précautions nécessaires à l’avance ». L’économiste Michaël Zemmour, qualifie ce déficit de « léger », ces cris d’orfraies relèvent d’une stratégie politique : « on dramatise » la situation financière, en réalité, « il n’y a pas de danger financier ».
D’autant que les réserves nettes du système s’élevaient à 163,2 milliards d’euros fin 2021.
Dans sa version la plus pessimiste selon le COR il suffirait d’augmenter le taux de prélèvement de 0,7 ou 0,8 point en 2027, d’après les calculs de Michaël Zemmour. « Ce serait chaque année une augmentation de l’ordre de 2,50 euros des cotisations salariées et de 2 euros des cotisations employeurs »,
Mais le fond c’est : à quoi est dû ce déficit ?
« Sur la période 2021-2027 (...) les dépenses de retraite dans le PIB seraient globalement stables », souligne le rapport. « L’essentiel du déficit est provoqué par l’évolution des ressources».
Cette baisse résulte notamment des mesures d’économie sur la fonction publique territoriale et hospitalière1 (gel du point d’indice, revalorisation en dessous de l’inflation, hausse de la part de primes non soumises à cotisations, réduction ou moindre augmentation des effectifs, etc. qui réduisent le volume des cotisations collectées .
Le rapport du COR (Conseil d’orientation des retraites) : « A plus long terme, de 2032 jusqu’à 2070, malgré le vieillissement progressif de la population française, la part des dépenses de retraite dans la richesse nationale serait stable ou en diminution », lit-on dans l’édition 2022. Comment l’expliquer, alors que la population vieillit ? Les gouvernements successifs ont déjà pris toute une série de mesures pour modérer l’évolution des pensions, le niveau de vie des retraités, il est voué à baisser dans tous les scénarios du COR à des niveaux comparables à ceux des années 1980 !
La succession de réformes a indexé les droits et les pensions sur les prix, alors qu’ils l’étaient auparavant sur les salaires et n’a pas préservé le pouvoir d’achat. De janvier 2008 à décembre 2021, cela représente une baisse équivalente à un mois de pension (perte d'un mois de pension sur douze en 13 ans)
Sans nouvelle réforme, beaucoup de Françaises et de Français seront déjà contraints de travailler au-delà de l’âge légal pour avoir toutes leurs annuités et espérer toucher une retraite à taux plein ainsi en 2030, l’âge moyen de départ à la retraite serait de 63,3 ans.
L’objectif de la réforme des retraites du gouvernement est tout simplement de faire des économies comme il s’y est engagé dans son programme de stabilité envoyé en juillet à la Commission Européenne, il mise sur une réduction des dépenses.
Après avoir baissé les impôts pendant cinq ans (réforme de l’impôt sur la fortune, baisse de l’impôt sur les sociétés, suppression de la taxe d’habitation, etc.) et poursuivant sur cette lancée (suppression de la redevance télé, d’un impôt de production, etc.), l’exécutif prive les caisses publiques de recettes.

3-L’indemnisation des chômeurs en fonction de la conjoncture va aggraver la situation des plus précaires.
Le projet de loi sera examiné par les députés dès la première semaine d’octobre, afin que les règles d’indemnisation soient une nouvelle fois modifiées avant la fin de l’année.
Le projet de loi ouvre pour le gouvernement la possibilité d’instaurer de nouvelles règles sans recourir à la négociation et pourra procéder par décret.
Geoffroy Roux de Bézieux, le patron du Medef, a d’emblée déclaré que c’était à l’Etat de s’emparer du sujet
Les organisations syndicales ont unanimement réaffirmé leur opposition au nouveau projet tout en restant dans les consultations et l’arme aux pieds.
Une note du Conseil d’analyse économique dont s’inspire Dussopt préconise de revoir la gouvernance de l’assurance chômage dont le budget serait intégré dans la loi de financement de la Sécurité sociale.
Seuls 36 % des inscrits à Pôle emploi perçoivent une allocation, et leur nombre ne cesse de baisser au fil des réformes qui ont restreint les droits, près de la moitié des allocataires reprennent une activité trois mois après le début de leur indemnisation et près de deux tiers des inscrits à Pôle emploi ne sont pas indemnisés. « L’objectif n’est pas de favoriser le retour à l’emploi, mais de potentiellement réaliser beaucoup d’économies », avance l’économiste Bruno Coquet. Ce qui a créé, les déficits de l’assurance-chômage c’est l’obligation faite au régime de contribuer au financement de Pôle emploi à raison de 4 milliards d’euros par an, la prise en charge des subventions au secteur culturel par les intermittents du spectacle à hauteur d’1 milliard chaque année et d’autres pôles de dépense comme l’indemnisation des travailleurs frontaliers qui coûte 600 millions par an. Autant de dépenses qui ne devraient pas relever de l’Unédic mais du budget de l’État. Il faut aussi considérer qu’une personne sur deux n’est plus en emploi au moment de partir à la retraite. Il y a un sas sans emploi ni retraite qui concerne 1,5 million de personnes. Ces dernières vivent soit des revenus de leur conjoint, soit des minimas sociaux ou des indemnités de licenciement. Un tiers d’entre elles vivent en-dessous du seuil de pauvreté. en 2021, 43,8 % des 55-64 ans ne sont plus en activité, selon les chiffres du ministère du Travail. Pour celles-là, il reste l’inscription à Pôle emploi, pour l’indemnisation, rien n’est moins sûr avec la nouvelle réforme de l’assurance
L’argument massue du gouvernement pour justifier cette réforme tient dans les difficultés de recrutement. Changer les règles de l’assurance chômage doit contribuer au plein emploi, a assuré Emmanuel Macron.
Le débat sur les compétences, la formation des personnes, les difficultés des recrutements n’est guère posé. Pourtant les rapports rédigés par les services de l’administration du travail, eux-mêmes montrent que les problèmes d’embauche tiennent à la capacité des entreprises à proposer des conditions de travail attractives.
Ce projet consiste surtout à rompre avec la logique assurantielle qui lie cotisations et prestations. Les droits à l’indemnisation-chômage n’existent plus, désormais c’est la solidarité nationale qui finance les allocations. Il s’agit bien d’un changement de nature du régime d’assurantiel appuyé sur les cotisations des bénéficiaires devient un système de politique sociale.

4- Travailler plus pour les plus fragiles
RSA : par la contrainte Macron veut remettre les plus fragiles « à bosser ». Il s’agit de lancer une expérimentation dans quelques départements où les bénéficiaires signeraient un contrat pouvant les engager à une activité de travail ou de formation de 15 à 20 heures par semaine pour royalement bénéficier des à peine plus de 500 euros du RSA. Puis la mesure serait généralisée en 2024.

5-Le débat sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale,
Le budget de la Sécu pour l’année à venir, commencera au plus tard à la mi-octobre. Déjà la mécanique politico-médiatique se focalise sur le « trou de la Sécu ». La dramatisation des comptes sociaux : la Sécu dépenserait trop et les assurés abuseraient de sa générosité, il serait donc impératif de réduire le rythme des dépenses pour ramener le déficit public sous les 3 % du PIB en 2027.
Les plus grandes agences de notation capitaliste valident la santé financière de la Sécu ! Avant la pandémie, le président de la République alertait les hospitaliers sur l’absence « d’argent magique » En mars 2020, il passe au « quoi qu’il en coûte ». Comment tout cela aurait été possible si la Sécu avait réellement été au bord de la faillite ? La Sécu est victime des gabegies d’argent public des gouvernements successifs, de la politique des caisses vides, dont la loi dite pouvoir d’achat votée cet été est un exemple parlant puisqu’elle organise la réduction des recettes liées aux cotisations, idem concernant les primes versées comme chez Renault et la lutte des gouvernements contre les salaires, sa casse organisée par les gouvernements, les rentes de l’industrie pharmaceutique, la tendance à la financiarisation, avec l’endettement plutôt que la subvention, etc.
La santé est un marché annuel de 552 milliards d’euros qui rapporterait des profits fabuleux. Voilà ce que convoite le capital. Il faut se battre pour un monopole public de la santé réunissant l’ensemble des secteurs concernés pour répondre aux énormes besoins de santé publique actuels et à venir, avec une politique d’embauche massive, de réouverture de lits partout, et d’hôpitaux de proximité, la levée des brevets.

6-Le gouvernement prépare une politique de combat contre les salariés.
15 milliards d’euros de plus pour le budget du ministère de l’Intérieur sur 5 ans. Le projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur a été présenté en Conseil des ministres, 8500 policiers et gendarmes en plus, dont 3000 dès 2023, 200 brigades de gendarmerie, doublement de la présence policière dans l’espace public, 1000 policiers de plus pour la préfecture de Paris, et même 3000 « gendarmes verts » pour lutter contre les atteintes à l’environnement. La priorité du gouvernement est de renforcer encore le contrôle de l’espace public et les capacités de répression, à tous les niveaux. La répression des mouvements sociaux est budgétée : c’est près de 11 nouvelles unités de forces mobiles (compagnie de CRS ou escadron de gendarmerie mobile) supplémentaires qui vont être créées.
Le manque de moyens est criant dans les services publics, il explose aux yeux de tous à l’école, aux urgences …il y a de l’argent pour la répression !

7-Syndicat et Lutte
Il n’y a pas eu de vacances pour les luttes, les manifestations, le résumé éco-social dont l’Hebdo en témoigne.
Si l’ensemble des directions syndicales réformistes jouent les gros bras, la réalité c’est leur passivité ; alors que Laurent Berger (CFDT) et Frédéric Souillot (FO) dénoncent les menaces de Macron, ni l’un ni l’autre n’appelle à la journée interprofessionnelle de mobilisation du 29 septembre organisée à l’appel de la CGT, Solidaires, FSU, des organisations de jeunesse pour l’augmentation des salaires et ne prévoit pas de mobilisation face à l’urgence de la situation.
CGT, CFDT, FO, UNSA, CFE-CGC, Solidaires, FSU et CFTC et cinq organisations de jeunesse déclarent que : « La priorité de la rentrée sociale n’est pas la baisse des droits au chômage ». Elles affirment unitairement leur opposition au projet de réforme du gouvernement de durcir encore les règles d’indemnisation des demandeurs d’emploi mais aucune mobilisation n’est annoncée, les 13 organisations ont prévu de se revoir… le 3 octobre.
Cela n’étouffe pas la colère contre toute cette politique au service du capital.
Pour arracher au patronat des augmentations de salaires à la hauteur de la hausse des prix il n’y a que la lutte. Tous ensemble car nous constituons la force qui fera reculer et finalement vaincra le capital et tous ceux qui sont à son service. L'intérêt du peuple n'est pas dans la gestion du capital, mais dans la lutte contre ceux qui l’exploitent de plus en plus. Il faut renforcer la construction du rapport de forces par la grève et les manifestations.
Le monde du travail, la jeunesse, les chômeurs, les retraités doivent riposter de plus en plus fort sur le terrain avec des mobilisations dans la rue, dans les entreprises contre la politique du gouvernement.
Notre Parti Révolutionnaire COMMUNISTES soutient l'action des travailleurs pour augmenter les salaires et les indexer sur les prix, se battre contre les conséquences de l'exploitation capitaliste et ses profits faramineux.

8-Le capital doit trouver une solution politique crédible qui assure la continuité de sa domination.
Le capital peut compter sur l’Assemblée Nationale pour avoir un budget et des réformes à sa botte. Les partis de la majorité présidentielle, LR et le RN sont les trois fers au feu du capital. Quant à la NUPES si verbalement elle attaque le capital, il faudra bien autre chose que des amendements, que des discours à l’Assemblée Nationale. Pour inverser le rapport des forces il faudra lutter contre le capitalisme, ce qui n’est pas à l’ordre du jour ni de LFI, ni du PS, ni du PCF. Faire croire que c’est au parlement que tout sera résolu, qu’il suffit de réformer le capitalisme pour vivre mieux, c’est tromper les travailleurs, la jeunesse. Ainsi, Fabien Roussel le secrétaire du PCF, dans le journal le Monde explique : « Je ne souhaite pas faire entrer le pays dans un cycle de manifestations et de grèves, c’est difficile pour les salariés de perdre un jour de salaire. Si le gouvernement bouge, il n’y aura pas besoin de manifestation ultérieure » et il n’hésite pas à reprendre à son compte le clivage réactionnaire laissant entendre que les chômeurs sont responsables de leurs problèmes, stigmatisant les « assistés » et les « fainéants », « les paresseux ». Roussel efface la lutte des classes et cette question : qui est responsable du chômage ? Il nie la responsabilité du capitalisme. Ses idées sont le produit de l’idéologie véhiculée matin, midi et soir par les média et le pouvoir, le capital. Roussel donne caution aux attaques du gouvernement.
Seule la lutte économique sociale et politique contre le capital permettra de bloquer les attaques contre le peuple et d’imposer un changement de politique

9-Le conflit impérialiste s'intensifie
La guerre impérialiste, qui se déroule en Ukraine entre les forces euro-atlantiques et la Russie capitaliste, se dirige vers une nouvelle escalade dévastatrice. Il est confirmé que la concentration des forces militaires et du matériel de guerre par les deux parties ne conduit pas à la fin de la guerre, mais alimente au contraire le cercle vicieux de la poursuite et de l'intensification du conflit.
Ces derniers mois, les États-Unis, l'OTAN et l'UE se sont engagés dans un soutien politique, militaire et financier sans précédent au gouvernement réactionnaire de Zelensky, pour les intérêts des monopoles occidentaux.
Poutine après avoir procédé à l'invasion militaire inacceptable et condamnable de l'Ukraine, prend des mesures supplémentaires à la fois par des moyens politiques, tels que des référendums prévus dans ces régions, et par des moyens militaires.
Les peuples doivent rejeter les faux prétextes utilisés par les deux côtés et voir les véritables causes de la guerre impérialiste qui concernent la répartition des richesses minérales, de l'énergie, des territoires et de la main-d'œuvre, des pipelines et des réseaux de transport de marchandises, des appuis géopolitiques et des parts de marché.
Les événements récents de la guerre en Ukraine ont suscité de nombreuses réactions et analyses, plaçant la question de l'impérialisme au centre des réflexions de tous ceux qui affirment vouloir changer le monde en le débarrassant du capitalisme. Les approches de la question de l'impérialisme sont diverses et sur le sujet précis de la guerre en Ukraine, elles conduisent à des positionnements différents voire antagoniques.
Certains conçoivent l’impérialisme simplement comme la capacité d’un État à en dominer un ou plusieurs autres. Pour eux, l’impérialisme se réduit à la notion d’Empire. Souvent ils limitent cette notion aux Etats-Unis. Du coup, la nature de l’impérialisme comme stade de développement du capitalisme est effacée.
En suivant cette réduction de l’impérialisme à l’Empire, les concurrents et/ou ennemis des Etats-Unis seraient donc, par nature, anti-impérialistes. Ainsi, la Russie et la Chine joueraient-ils ce rôle dans leur conduite internationale. Se placer de ce point de vue n’est évidemment pas sans conséquence politique. Elle conduit des partis communistes dans le Monde à soutenir leurs capitalistes au nom de la défense de « l’intérêt national » et/ou de « l’union nationale ».
Lénine, le premier, a donné de l’impérialisme une définition rigoureuse. Il développe son analyse dans la brochure : L’impérialisme stade suprême du capitalisme publiée en 1916. Aux yeux de Lénine, impérialisme et capitalisme ne font qu’un à un stade de développement déterminé de ce dernier. L’analyse de Lénine s’appuie sur la loi de développement de l’économie capitaliste, celle de la recherche du taux de profit maximum, de l’accumulation et de la concentration du capital. Lénine, donne de l’impérialisme une définition englobant cinq caractères fondamentaux.
Notre parti s’appuie sur la conception léniniste de l’impérialisme. Il s’emploie à analyser les transformations profondes qui se sont produites et se produisent dans le développement du capitalisme à l’échelle mondiale dans un contexte où, pour l’essentiel depuis la décomposition de l’URSS, il domine les rapports sociaux à l’échelle mondiale.
Depuis le début du XXe siècle et après deux guerres mondiales impérialistes, la domination des monopoles transnationaux, la fusion du capital financier et du capital industriel, la mondialisation capitaliste avec les processus de délocalisation de la production, tous les traits dont Lénine avait cerné les caractéristiques, se sont développés et approfondis et sont toujours d’actualité.
La guerre en Ukraine a mis en évidence les différences d'analyses sur la question de la nature de l'impérialisme. Pour certains, nous l’avons déjà pointé, il n’existe qu’un seul impérialisme, l’impérialisme des Etats-Unis. Partant de ce postulat, ils exonèrent la Russie de toute responsabilité dans le conflit ukrainien, cette dernière n’ayant fait que répondre à la stratégie d’encerclement des Etats-Unis et de son outil militaire qu’est l’OTAN.
Ce raisonnement montre la méconnaissance de la nature même de l’impérialisme comme forme moderne du capitalisme et l’absence de toute analyse de la politique de l'État russe post-soviétique. L’impérialisme ne se réduit pas à une politique étrangère agressive. Il est avant tout un système économique et social, caractérisé par la fusion du capital industriel et du capital bancaire dans ce que Lénine a appelé le capital financier. Le capitalisme a d’abord été celui de la « libre concurrence » qui a engendré la concentration de la production laquelle a conduit aux monopoles industriels et bancaires fusionnés et liés à l’Etat pour constituer le capitalisme monopoliste d’Etat. Le capitalisme de la « libre concurrence » était celui de l’exportation de marchandises, celui des monopoles est devenu celui de l’exportation de capitaux. Le marché intérieur n’étant plus suffisant pour les monopoles il leur fallu élargir leurs territoires économiques. Ce qui engendra la concurrence entre Etats aboutissant au partage du monde.
Elle ne s’applique pas à un pays particulier, mais à tous les pays capitalistes qui ont atteint un certain stade de développement. Les bourgeoisies des pays développés cherchent à conquérir le monde pour s’en approprier les marchés quitte à s’affronter militairement. Ce d’autant que les productions militaires sont sources de profit. Les monopoles sont désormais des multinationales ne se contentant pas de rechercher de nouveaux revenus, elles recherchent une nouvelle main d’œuvre, abondante et moins chère et des nouveaux marchés plus vastes que ceux de leur pays d’origine. Elles utilisent au mieux de leurs intérêts les nouvelles technologies. Elles disposent de l’appui massif de leur Etat d’origine.
Dans l’impérialisme le partage des zones d’influence ne peut reposer que sur la force. nous devons apporter des éléments de clarification pour mener une bataille politique que nous jugeons essentielle dans le processus de construction d'un parti révolutionnaire en France dans lequel est engagé notre parti révolutionnaire COMMUNISTES.
Pour nous, comme de nombreux partis communistes qui se sont exprimés dans une déclaration commune :" Non à la guerre impérialiste en Ukraine", la question de l'impérialisme doit être clairement identifiée, comme celle du capitalisme moderne mondialisé et globalisé. C'est à partir de cette conception que nous prenons position sur les questions internationales et menons une politique active de solidarité internationaliste aussi s’appuyant sur le travail que notre parti a effectué au cours des années sur cette question et tout particulièrement lors de son bureau national de février 2016, nous devons redonner l’analyse du parti sur ce sujet.
Nous proposons également d’imprimer et de diffuser le document : Guerre en Ukraine: Une étape dans la montée vers un conflit plus large au sein du système impérialiste pour mieux faire comprendre les raisons et les conséquences de la guerre en Ukraine.
Il faut le rassemblement et la lutte pour exiger l’arrêt de la course aux armements sans oublier que la cause profonde des menaces c’est la nature même du capitalisme combattre le capitalisme, jusqu’à l’abattre et construire une société socialiste faisant de la coopération entre les peuples, le fer de lance d’une politique de paix.

10-Les luttes massives et déterminées stopperont le pouvoir.
La lutte politique indispensable est le seul outil à la disposition du peuple pour se débarrasser du capital, lui arracher le pouvoir, les moyens de production et d’échange, toute maîtrise dans les affaires du pays. Pas d’autre choix que de se battre pour prendre la masse considérable des profits accaparée par le capital, pour s’approprier les moyens de production et d’échange, pour abattre ce système économique et construire le socialisme. Une grande bataille politique est à mener, elle réclame une mobilisation de tous les adhérents du parti et sympathisants. Nous devons continuer à développer notre présence dans les entreprises, faire du porte à porte, multiplier les réunions publiques, les conférences de presse, réunir les adhérents et discuter dans les cellules,. Chaque adhérent doit bien être en possession de la politique du parti, de ses analyses de ses propositions. Pour mener la bataille politique dans tous les départements nous avons besoin de centaines de milliers d’euros. Il nous faut donc poser très fortement la question des moyens financiers à tous, adhérents, sympathisants, proches, collègues de travail. C'est uniquement grâce à leurs versements que nous financerons cette bataille.
La question du comment faire est souvent posée.
Nous avons cette capacité d’expliquer pourquoi et nous le faisons avec des résultats. Ce débat politique, il faut le porter partout, engager toute notre énergie pour le faire partager.
Déployer notre activité politique : nos adhérents, tous les sympathisants, ceux qui nous suivent, nous aident à distribuer nos tracts et journaux, nos lecteurs, ceux qui reçoivent notre journal, les contacts liés pendant les élections. Il s’agit de préserver ces contacts, de construire un lien régulier et permanent, proposer des initiatives politiques, cibler des entreprises, des quartiers pour susciter des rencontres et débats comme nous l’avons fait lors des élections. Mettons à profit cette période de lutte pour faire avancer nos idées et élargir notre travail de propagande, renforcer notre parti et développer une intense bataille financière. Il y a de la place pour les idées révolutionnaires de lutte de classe... Elles grandiront car le mécontentement s’élargit et s’exprime de plus en plus.
Nous nouons des liens avec les salariés dans de nombreuses entreprises à l’occasion des luttes qu’ils mènent. Nous côtoyons des salariés, des jeunes, des retraités qui nous font confiance et qui partagent tout ou partie de nos idées. C'est en discutant avec eux de leurs préoccupations que nous pouvons leur poser la question du renforcement de notre parti et de leur implication plus directe à notre combat nous avons besoin d’eux pour faire grandir notre capacité, à développer la lutte pour le changement à faire progresser les idées révolutionnaires. Disons-leur qu’ils ont toute leur place dans notre parti. Notre Comité National doit être porteur de ses objectifs en impulsant des initiatives, des réunions, des aides politiques aux départements. Une autre société, une société débarrassée du capital, une société socialiste ne va pas de soi cela nécessite débats, explications claires, portons toute notre attention sur le renforcement de notre parti.
C’est dans ce cadre que nous aurons à préparer notre Congrès, un document du CN préparera la discussion nous le ferons en présentiel. N’oublions pas qu’il faut plusieurs mois pour préparer, discuter, dans tout le parti
Une initiative déjà prévue et maintenant datée : le samedi 3 décembre de 14h00 à 18h00 au Maltais Rouge pour 60éme anniversaire de l'indépendance de l'Algérie nous organisons un après midi de débats.
avec la participation d'historiens et de militants algériens et français.
Voilà chers camarades, les tâches qui nous attendent, on ne le dira jamais assez, les travailleurs et le peuple ont besoin d’un parti de classe, un parti révolutionnaire qui combat le capital sans aucun compromis jusqu’à lui enlever toute maîtrise sur la société.

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