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Rapport au Comité National du 05 mars 2022

Cher(e) Camarade
Notre Comité National se déroule dans une période d’intenses luttes sociales et dans un contexte international d’une extrême gravité. Nous devons examiner le développement de notre activité face à cette situation car ce qui se passe en France est intimement lié à ce qui se passe dans le monde.

Je commencerai le rapport par la situation internationale, car une connaissance et une compréhension de ce qui se passe dans le monde a des répercutions en France qui par ailleurs est un acteur important de la situation en Europe et dans le monde.
Le 13 février 2016, dans le rapport du bureau national sur les questions Internationales nous disions:
"Ce déferlement de nationalisme a été marqué par l'interdiction du Parti Communiste d'Ukraine (KPU) et de toute activité communiste. L'escalade militaire, la future adhésion de l'Ukraine à l'OTAN représentent un danger d'affrontement d'un niveau élevé au cœur de l'Europe". Cela montre la justesse de notre analyse politique.
Les multinationales sont aux commandes du monde capitaliste, elles possèdent les grands moyens de production d’échange et d'information. Elles détiennent le pouvoir économique et financier donc le pouvoir politique.
Elles régentent les échanges internationaux et elles en fixent les règles pour que les forces dominantes se taillent la part du lion pour affaiblir leurs concurrents et accroître leur marché.
La défaite de l'URSS constitue évidemment un facteur décisif pour comprendre l'état du rapport des forces à l'échelle internationale. Les forces du capital, l'impérialisme ont engagé une lutte à mort contre la révolution de 1917. Après la disparation de l'URSS, très rapidement les pays socialistes d'Europe centrale comme les Républiques issues de l'URSS liquidèrent la propriété socialiste, comme les acquis populaires et s'enagèrent dans un développement effréné du capitalisme. Cependant, en un temps relativement cours, la plus puissante d'entre-elles la Russie est redevenue une force qui compte à la fois par sa capacité militaire et par ses grands monopoles publics ou privés qui se sont « invités » dans la compétition économique mondiale. De son côté, la Chine au développement capitaliste s'est intégrée dans le marché capitaliste mondial, appartenant aujourd'hui au système impérialiste occupe la place de deuxième puissance mondiale et participe aux affrontements pour le repartage du Monde.
La concentration des monopoles s'est accentuée :
La fusion du capital financier et industriel est devenue la règle à l'échelle de toute la planète : en 2021, 5 815 milliards de dollars d’opérations fusions acquisitions ont été comptabilisés, une hausse colossale + 63 % sur 2020.
Ces monopoles dirigent le Monde. Nous sommes rentrés dans une étape nouvelle du développement capitaliste.
A cette étape, le repartage du Monde et des zones d'influences est plus que jamais à l'ordre du jour. Ce repartage concerne tous les continents entiers, l'Asie, l'Europe, l'Amérique, l'Afrique où la guerre du Mali fait partie de la volonté des puissances impérialistes d’assujettir et de se partager l’Afrique. L’impérialisme français répond également à l’influence croissante de nouveaux concurrents dans la région, comme la Chine et la Russie. Les investissements chinois en Afrique, 623 entreprises, représentant un investissement total de 667 milliards d’€ à la fin 2020. Entre 2000 et 2019, les investisseurs chinois ont signé 1 141 engagements de prêts d’une valeur de 138 milliards d’€. Dans le système capitaliste, ce repartage ne peut pas se faire sans tension et sans guerre, il conduit à des antagonismes accrus entre les plus grandes puissances impérialistes. L'analyse de tous les conflits en cours le montre. A L’Assemblée générale des Nations unies mercredi 2 mars, une résolution qui « exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine », lors du vote(1) approuvé massivement par 141 pays, cinq s’y opposant, trente-cinq, dont la Chine, s’abstenant. Chercher une autre origine à ces conflits, c'est vouloir délibérément cacher que la cause des guerres prend sa racine dans le système capitaliste lui-même et dans son besoin d'accroître les profits et d'accumuler le capital.

Les sanctions économiques, un élément de la guerre que se mènent les grandes puissances du système impérialiste
Avec les sanctions les forces dominantes entendent se tailler la part du lion pour affaiblir leurs concurrents et accroître leur marché. C'est une des armes utilisée contre la Russie capitaliste
L’économie russe représente 1,8 % du PIB mondial, elle n’est «que » la 11e plus importante puissance au monde.
Mais la Russie est un gros fournisseur d’énergie: elle assure 13 % de la production mondiale de pétrole, c’était près de 20 % à la fin des années 1980 et 17 % de la production mondiale de gaz, c’était 30 % à la fin des années 1980. Bien que largement en baisse, son poids reste important et représente un élément clé de l’affrontement économique en cours en ce qui concerne l'énergie. Au total, 40 % des importations de gaz européennes viennent de Russie mais avec de grosses variations selon les pays : les Baltes en dépendent pour la totalité ou presque, l’Allemagne pour les deux tiers de son approvisionnement, l’Italie 40 %, la France 17 %.
La Russie accueille 700 entreprises françaises employant 200 000 salariés.
Auchan, Renault (Lada), etc., Engie participe au projet de livraison de gaz Nord Stream 2 que l’Allemagne a finalement bloqué. Total : un quart de ses réserves d’hydrocarbures sont en Russie et l’entreprise entend avec la Russie exploiter le gaz de l’Arctique mais Total dépend aussi du financement des banques américaines, 30 % de ses actionnaires sont des fonds US, le premier d’entre eux BlackRock. Les banques françaises sont les premières détentrices étrangères d’actifs en Russie avec 25 milliards de dollars (3 milliards en 2012).
En Ukraine, 160 entreprises françaises sont présentes avec 50 000 salariés. On y trouve encore Auchan et Décathlon, Renault et Peugeot, des banques (Crédit Agricole, BNP Paribas), de l’agroalimentaire (Bel, Lactalis, Bongrain, Danone), TotalEnergies. L’affrontement économique a toujours été une dimension majeure des grands conflits militaires. C’est encore plus vrai dans une économie capitaliste mondialisée. La Russie semble s’y être préparée depuis plusieurs années. L’accord d’association entre la Russie et l’Europe en 2013-2014, recevaient chacune un quart des exportations ukrainiennes. Aujourd’hui moins de 10 % vont vers la Russie et environ la moitié vers l’Europe. Un basculement économique réel de l’Ukraine vers l’Europe que l’impérialisme russe n’accepte pas, basculement associé à un rapprochement avec les USA, l'UE et l'OTAN.
La Russie est le 1er exportateur mondial de blé, l’Ukraine le 4ème et pèsent ensemble 29% des exportations de blé mondial, 21% de celles de maïs et 27% de celles d'orge. Les deux pays produisent ensemble un tiers des exportations mondiales de graines de tournesol et 79% de l'huile de tournesol. 77% de ce produit est expédié vers l'Inde, la Chine et l'UE. La France a importé 780 millions d'euros de produits russes en 2021 dont 116 millions en aliments pour les animaux. Les importations s'élèvent à 180 millions depuis l'Ukraine. La production française dépend étroitement de la Russie et de la Biélorussie pour les engrais. Elle dépend aussi beaucoup de l'Ukraine pour la nutrition animale. L'élevage français comme celui du monde va orienter sa demande vers les tourteaux de soja brésilien et américain.
Les mouvements du capital se sont internationalisés sur la base de monopoles géants et d'un système financier mondialisé. La domination des monopoles, la fusion du capital financier et industriel que Lénine avait décrit dans "L'impérialisme stade suprême du capitalisme" en 1916 s'est approfondie. Lénine écrivait: "L'époque du capitalisme moderne nous montre qu'il s'établit entre les groupements capitalistes certains rapports basés sur le partage économique du monde et que, parallèlement et conséquemment, il s'établit entre les groupements politiques, entre les Etats, des rapports basés sur le partage territorial du monde, sur la lutte pour les colonies, la "lutte pour les territoires économiques ". L'analyse de Lénine est d'une grande actualité.
La constitution de vastes ensembles économiques capitalistes caractérise l'évolution du capitalisme mondial. Il existe plusieurs dizaines de ces ensembles sur tous les continents: l'Union Européenne, l'Organisation des Etats d'Amérique, les BRICS, l'ASEAN....Ces ensembles s'intègrent dans la vaste lutte économique que se livrent les monopoles et les Etats.
Les concurrences s'exacerbent et les contradictions inter impérialistes rendent la situation internationale particulièrement instable et dangereuse, elles alimentent des guerres.
Je rappelle ce que nous écrivions dans la Brochure: Une nouvelle étape dans la concurrence mondiale La concurrence intercapitaliste a pris une dimension nouvelle, elle est portée à un niveau jamais atteint à l’échelle mondiale. Tout montre qu’une nouvelle étape grosse de dangers, y compris celui d’une guerre internationale, ceci du fait même de la concurrence acharnée que se livrent les groupes capitalistes, Cela est le mode d’existence du capitalisme à l’échelle internationale. La mondialisation capitaliste c’est ça !

Les conflits au sein de l'impérialisme et politique de surarmement
Jamais l'industrie des armements n'a été si florissante, Il faut continuer à faire connaître cette réalité bien cachée, celle de l'industrie de l'armement et du rôle qu'elle joue dans le pillage des richesses produites.
En France, Florence Parly a annoncé une nouvelle hausse du budget de la défense : une enveloppe globale de 295 milliards d’euros sur sept ans 2018/2025. En 2022, le budget de l’État alloué à la défense augmentera encore et devrait pratiquement atteindre les 41 milliards d’euros (contre 39,2 en 2021), des hausses plus importantes (+ 3 milliards par an) sont prévues à partir de 2023, l'Armée de l'air devrait, selon la loi de programmation militaire, disposer de 210 avions Rafale.
En Allemagne, Olaf Scholz lors d’une session extraordinaire du parlement allemand sur l’Ukraine a annoncé le déblocage d’un fonds spécial de 100 milliards d’euros pour moderniser l’armée allemande, il entend consacrer plus de 2 % de son PIB à la Défense, au-delà des objectifs fixés par l’Otan. Il a également autorisé les exportations d’armes à l’Ukraine, l’Allemagne était privée d’armée et interdite de développer l’arme nucléaire après 1945…
L'Union Européenne est une construction impérialiste au service des monopoles
Elle veut aussi donner les moyens au capitalisme européen de se renforcer, de se développer, d'occuper une place dans la concurrence capitaliste mondiale. Elle se donne l'objectif de supprimer tout ce qui entrave le développement de l'exploitation capitaliste. La suppression des Nations qui condensent les acquis des luttes de la classe ouvrière est pour elle une nécessité absolue. Nous disons non à cette Europe capitaliste et nous nous prononçons pour la souveraineté des Nations. Nous sommes contre tout instrument supranational.
Dans le monde, le total des dépenses militaires mondiales s’élève à 1 981 milliards de dollars en 2020, soit une augmentation de 2,6 % en termes réels par rapport à 2019, selon les données publiées par le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI). Les cinq plus grands "dépensiers" en 2020 concentrent 62 % des dépenses militaires mondiales, les États-Unis, la Chine, l'Inde, la Russie et le Royaume-Uni. Les commandes à l'export du Rafale atteignent 236 appareils depuis 2015
L’augmentation de 2,6 % des dépenses militaires mondiales survient l’année où le produit intérieur brut (PIB) mondial a reculé de 4,4 %, en raison des impacts économiques de la pandémie de Covid-19.
L'OTAN, cette alliance militaire sous domination US, créée en 1949 pour mener la guerre contre l'URSS et le camp socialiste, est devenue aujourd'hui, une vaste organisation militaire mondiale des forces impérialistes les plus influentes dans le Monde. Elle a servi de base aux agressions nombreuses allant de l'Afghanistan à l'Irak en passant par la Yougoslavie, la Libye...L'OTAN est bien une alliance impérialiste d'agression contre les peuples. C'est pourquoi nous nous battons pour que la France quitte l'OTAN et pour sa dissolution. Il ne peut pas y avoir de réelle indépendance de la France sans une rupture avec l'OTAN.
Comme la lutte pour les libertés, la lutte pour la paix et le désarmement ne peut être déconnectée de la lutte des classes.
Cette dimension du combat politique est importante tant l'agressivité de l'impérialisme, ses tensions internes sont au cœur d'affrontements armés qui disloquent des Nations et des Etats et conduisent à des millions de morts et de réfugiés. Dans la crise mondiale du capitalisme, la guerre est aussi un moyen de détruire du capital pour rétablir les taux de profits.
Il faut organiser des actions concrètes contre les guerres impérialistes et les conséquences qu'elles engendrent, comme actuellement la question des réfugiés, soyons à l'offensive pour un mouvement de masse contre la course aux armements pour la paix et l'indépendance nationale. Stop à cette guerre dont les conséquences pèsent et pèseront lourd et longtemps pour les nations et les peuples. Retrait de la France de l'OTAN et dissolution de l’OTAN. Se battre pour la paix et le désarmement tout de suite est une absolue nécessité de survie, mais cette lutte pour être conséquente doit poser en permanence le besoin d’en finir avec le système qui génère cette situation de péril. Car la question posée est bien celle de l'existence même du système capitaliste. Expliquons que ne pas s'y attaquer jusqu'à le détruire, c'est laisser le champ libre à des affrontements pouvant mener à un nouveau conflit mondial tant les enjeux sont élevés dans cette guerre pour le repartage du Monde. Abattre le capitalisme, construire le socialisme est donc bien la seule voie qui permette de construire un Monde de paix, de coopération et de dévelop-pement pour l'Humanité. Notre parti, s'il est encore faible en influence, s'est doté d'une grande politique. Il est bien le seul parti révolutionnaire dans la France d'aujourd'hui. La meilleure aide que nous puissions apporter au mouvement communiste et ouvrier en Europe et au plan international, c'est le développement politique et organisationnel de notre parti qui doit être une des priorités de notre travail.

Ce sont les peuples qui payent le prix fort de la guerre.
Le capital domine tout, les multinationales décident, le pouvoir applique. Le Medef a continuellement donné sa feuille de route à Macron et à son gouvernement, il le fait également pour le prochain quinquennat.
Les capitalistes sont les réels dirigeants du pays et préparent déjà la relève et la recomposition politique. Leurs objectifs : c’est d’accroître toujours plus les profits en se donnant plus de liberté pour l’exploitation maximum des salariés. Les candidats ou candidates à la présidentielle ont été convoqués par les dirigeants des grands groupes capitalistes à la veille des élections pour donner leurs directives. Une preuve parmi tant d’autres que les véritables maîtres de notre pays ce sont ceux qui ont en main l’industrie avec les grandes entreprises industrielles et commerciales, la finance avec les grands groupes bancaires, industrie et finance étant d’ailleurs entremêlées jusqu’au point de ne faire qu’un.
La Cour des comptes y va aussi de son couplet pour maîtriser les dépenses publiques et redresser les comptes de la France. La dette publique devrait s'accroître de 560 milliards d'euros à la fin 2022, pesant ainsi environ 113% du PIB. Le premier président de la Cour, le socialiste, Pierre Moscovici insiste sur : « des efforts sans précédent de maîtrise de nos dépenses" pour redresser les comptes de la France.
Pour la Cour des comptes il faut faire : "près de 9 milliards d'euros d'économies supplémentaires chaque année". Atteindre un tel objectif imposera donc pour elle des réformes, en priorité sur le système de retraite, l’assurance maladie, la politique de l’emploi, les minimas sociaux et la politique du logement, la sécurité sociale : donc faire payer les salariés.

Toujours plus de profits
La fortune des milliardaires a plus augmenté en 19 mois de pandémie qu’au cours de la dernière décennie. La croissance des inégalités s'est très nettement accélérée. La planète compte un nouveau milliardaire toutes les 26 heures, en moyenne. Dans le même temps, plus de 160 millions de personnes ont basculé dans la pauvreté. Entre mars 2020 et octobre 2021, la fortune des milliardaires français a augmenté de 86 %, soit la modique somme de 236 milliards d’euros. C’est près de 10 % du PIB du pays.
Plus de 137 milliards d'euros c’est le montant estimé des profits des entreprises du Cac 40 pour l'année 2021. 15 milliards pour TotalEnergies ; LVMH 12 milliards ; Stellantis 18 milliards ; 8 milliards pour BNP Paribas, Sanofi…
Macron vient de déclarer sa candidature : Il salue les lois votées pendant son quinquennat : "Grâce aux réformes menées, notre industrie a pour la première fois recréé des emplois et le chômage a atteint son plus bas niveau depuis quinze ans". Le président Emmanuel Macron prévient également : "Il n’y a pas d’indépendance sans force économique. Il nous faudra donc travailler plus et poursuivre la baisse des impôts pesant sur le travail et la production". C’est le programme du capital. Les travailleurs ont mille fois raison d’engager la lutte pour leurs salaires et nous montrons que tout de suite, les moyens existent pour satisfaire les revendications salariales en portant le SMIC A 2100€.
Toujours moins de cotisations et donc moins de protection sociale,
La CPME (confédération patronale des petites et moyennes entreprises) réclame des baisses de cotisations spécifiques pour les entreprises qui conservent leurs salariés âgés de plus de 57 ans afin « de compenser les surcoûts liés à l’ancienneté ». Le patronat réclame une diminution de la protection sociale : allocations chômage, retraites (report de l’âge de la retraite à 65 ans à minima), une réduction massive des prélèvements obligatoires passe par une réduction massive de la protection sociale et c’est le projet de société des représentants patronaux.
Cette évolution a franchi un cap sous le quinquennat d’Emmanuel Macron : la participation des employeurs au financement de la Sécurité sociale n’a cessé de diminuer au point de devenir minoritaire.
Alors qu’en 1990, leur part était de 64 %, elle est tombée jusqu’à 36,5 % en 2019.
Parallèlement, le poids des « impôts et taxes affectés » n’a cessé de croître, au premier rang desquels la CSG, prélevée sur tous les revenus (salaire, traitement, retraite) etc…
Par ailleurs, pour compenser les exonérations de cotisations à la Sécurité sociale, l’Etat puise dans ses propres recettes, notamment de TVA pour financer par exemple le CICE qui, au 1er janvier 2019, a été transformé en baisse pérenne de cotisations c’est 3 points de moins dans les recettes de Sécurité sociale. L’augmentation de la part des prélèvements sur la consommation dans les recettes de la Sécurité sociale est passée de 0,5 % en 2002 à 12 % en 2019.
Cette évolution traduit une stratégie économique des gouvernements successifs : réduire ce qu'ils appellent "le coût du travail", c’est-à-dire diminué la valeur de la force de travail et faire disparaitre la sécurité sociale.

Une force de travail qui tend vers la gratuité pour les employeurs
*A partir du 1er mars a été lancé le "Contrat d'engagement" à destination des personnes sans emploi, ni formation, âgées de 16 à 25 ans, 400 000 jeunes, sur 6 à 18 mois, pour une allocation mensuelle de 497 euros maximum.
*C’est aussi la mise en place de généreuses primes à l’embauche d’un apprenti : les entreprises touchent 5 000 euros pour un apprenti mineur, 8 000 euros s’il a plus de 18 ans. Embaucher un apprenti est devenu « gratuit ou presque », selon l’Afpa : si l’apprenti a moins de 20 ans, il coûtera zéro euro à l’entreprise ; entre 20 et 25 ans, 175 euros par mois.
Les branches professionnelles et les entreprises sont désormais libres de créer leurs propres centres de formation des apprentis, ces derniers reçoivent un financement proportionnel au nombre d’apprentis qu’ils accueillent.
*La France entrepreneuriale irait mieux ! « Un nouveau record historique. Près d’un million d’entreprises ont été créées en France en 2021 », s’est félicité le gouvernement. Mais, deux tiers de ces créations d’entreprises sont en réalité des micro-entreprises, le nouveau nom des auto-entrepreneurs. Le revenu moyen des auto-entrepreneurs était de 560 euros par mois en 2019, la moitié touchant moins de 330 euros !
*Un travailleur indépendant sur dix (11,7 %) gagne moins de la moitié du Smic annuel et vit donc sous le seuil de pauvreté.
*8,1 % de travailleurs pauvres.
* Les emplois sont de plus en plus précaires et ceux qui doivent jongler entre des contrats courts ou à temps partiel et des périodes de chômage sont de plus en plus nombreux.
* l’Ubérisation du travail prospère sans entrave pour seulement en moyenne 590 euros par mois …
Le RSA, actuellement de 565 euros par mois pour son montant de base, ne suffit pas pour vivre dignement. Le symbole de cette insuffisance, ce sont les queues pour accéder à l’aide alimentaire.35 % ne le réclament pas car c’est trop compliqué ou trop intrusif.
la construction de logements sociaux est en baisse dans notre pays, avec un peu moins de 95 000 logements agréés en 2021, soit une réduction de 13 % par rapport à 2019.
Aujourd’hui, en France, plus de 4 millions de personnes sont sans-abri ou mal-logées.
Les jeunes qui vivent dans la grande pauvreté sont les grands oubliés du quinquennat. La majorité d’entre eux ne bénéficie d’aucune aide sociale. 100 000 jeunes par an sortent précocement du système scolaire et au total 1,5 million d’entre eux ne sont ni en formation, ni en emploi, "le nombre de ménages rencontrant des difficultés de paiement de leurs factures d’énergie poursuit sa très forte augmentation. Le taux a doublé, de 10 % en 2019 (le taux était relativement stable depuis 2015) à 25 % en 2021 (18 % en 2020). Les 18-34 ans sont les plus touchés : 46 % d’entre eux déclarent avoir des difficultés à payer leurs factures (ils étaient 32 % en 2020). "
L'agriculture est en proie à une inflation déjà galopante
La guerre en Ukraine arrive sur un terreau d'inflation. En janvier, les prix à la production ont été de (+15,8 % en un an, les coûts supportés par les exploitations ont poursuivi leur folle ascension : les prix d'achat des moyens de production, en hausse ininterrompue depuis septembre 2020, ont bondi de 17,7 % en un an, ceux des consommations intermédiaires de 20,6 % (dont +87,7 % pour les seuls engrais, +34,2 % pour l'énergie).

Les prix de l'essence explosent
Les prix à la consommation ont brutalement bondi de 0,7 % en un mois, ce qui propulse l'inflation, sur un an, à +3,6 %, particulièrement fort dans l'énergie (+21 % en un an), l'alimentation (+5,6 % pour les produits frais) et les biens manufacturés (+2,2 %). nette contraction de la consommation des ménages en janvier (-1,5 % sur un mois et -1,6 % sur deux ans).
Même flambée dans l'industrie : en janvier, les prix de production ont grimpé pour la 9e fois consécutive (+3,7 % en un mois), soit +20,1 % en un an. Du jamais-vu depuis janvier 1995. "Hausses inédites" également pour les produits industriels importés. Leurs prix s'envolent depuis 16 mois et ont augmenté de 4,3 % par rapport à décembre et de 26,9 % en un an.

Augmenter les salaires
Selon la Commission européenne: le coût du travail a moins augmenté dans l’Hexagone depuis vingt ans que dans tous les autres pays d’Europe. Quant au Smic, les salaires minimaux britannique, allemand, belge, néerlandais, luxembourgeois et irlandais lui sont désormais supérieurs.
Les promesses de hausses de salaires relèvent de la supercherie aussi bien chez Zemmour, que Pécresse ou encore Le Pen, Pour eux les hausses de salaires sont en réalité des baisses de cotisations sociales afin d’en limiter l’impact sur le « coût du travail ». Sans jamais bien entendu préciser quelles prestations sociales seront réduites en conséquence ou quelles autres recettes seront mobilisées pour compenser le trou dans les comptes sociaux. Une entourloupe.
Sans surprise, la gauche n’est pas en reste. Anne Hidalgo veut rehausser immédiatement le Smic de 20 %, comme Fabien Roussel. Yannick Jadot se contente, lui, de porter le Smic à 1 400 euros net, comme Jean-Luc Mélenchon, tout en dégelant le point d’indice des fonctionnaires. Aucun des candidats agréés à l’élection présidentielle ne s’attaque au système d’exploitation capitaliste. LREM, LR, le RN, Reconquête sont au service du capitalisme; d’autres, le PS, EELV, LFI, Le PCF, parlent du partage des richesses, mais ils ne touchent pas au système capitaliste.
Aucun n’identifie le capitalisme comme étant la cause unique des difficultés et par conséquent aucun ne propose de mener la lutte politique pour construire une autre société débarrassée du capitalisme.

Les travailleurs ne sont pas prêts à se laisser faire, les luttes se développent
Luttes pour les salaires, contre les suppressions d’emplois, les conditions de travail, la défense des conquêtes sociales majeures comme la sécurité sociale et les retraites. Luttes pour la défense du Service Public, manifestations du personnel de santé, médico sociaux, RATP pour les salaires et contre la privatisation …Grèves et manifestations interprofessionnelles le jeudi 17 mars l’appel de la CGT, Solidaires, FSU, Organisations de la jeunesse…l’UNSA, la CGC, le 24 mars pour les retraites, 31 mars pour la défense des services publics …
Sans attendre il faut donc s’opposer avec force à toutes les attaques du capital.
Il faut la lutte quotidienne, sans relâche contre l’exploitation pour stopper les attaques du pouvoir dictées par le capital pour imposer des avancées. C’est tous ensemble dans une lutte convergente que nous devons combattre !
Tout montre que pour s’en sortir, il faut s'attaquer fondamentalement au système capitaliste, à ses promoteurs, ses défenseurs.

Vingt ans déjà.
Le Parti Révolutionnaire Communistes s’est créé il y a tout juste 20 ans. En 2002 ce parti nous l’avons créé il se fixe comme but d’abolir le capitalisme, en le créant nous avons donné l’outil politique indispensable pour combattre le capitalisme, pour changer de société. Si les idées révolutionnaires ont reculé dans le monde, elles n’ont pas disparu. Elles sont très présentes et surtout elles connaissent un nouveau développement.
Nous aurons à préparer notre Congrès, un document du CN préparera la discussion.
L’élection présidentielle est une bataille politique importante, nous n’avons aucune illusion sur le caractère démocratique de cette dernière. Nous menons et faisons entendre la voix de notre parti qui affirme et démontre qu’on peut en France faire une grande politique de développement économique et social, pour le peuple. Nous appellons à la lutte pour faire reculer la politique du capital et mener le combat pour en finir avec l’exploitation capitaliste et changer de société.
L’élection présidentielle prépare les élections législatives qui suivront et seront l’occasion pour notre Parti de développer partout et avec nos candidats(es) une campagne très importante sur l’enjeu et surtout sur ce que nous proposons pour que les choses changent vraiment dans le bon sens.
Tous les contacts que nous avons, les débats et les rencontres que nous organisons vont être utiles pour les élections législatives. Il faut d’ores et déjà préparer les listes de candidats pour aborder ces élections dans les meilleures dispositions, examiner les circonscriptions, prévoir les plans de travail dans les départements avec les adhérents, les sympathisants, toutes celles et ceux qui nous côtoient souvent et qui donnent un « coup de main ». Tenir les murs par l’affichage, cibler des quartiers pour le porte à porte, rencontrer les salariés des entreprises, les marchés pour dialoguer, organisons les plans de travail.
Notre candidat n’a pas obtenu les 500 parrainages exigés pour que notre candidature soit validée. Cela confirme que cette clause a été instaurée pour permettre d’éliminer d’emblée les candidats qui sont résolument contre le système capitaliste. Le peuple est privé du débat sur les vraies questions et de la possibilité d’exprimer son opinion.
Nous l’avons constaté partout, si le mécontentement et l’inquiétude sont énormes, le dégoût, la colère ont énormément progressé, cette période est aussi propice à la discussion politique. Les propositions de notre candidat répondent aux interrogations de ces travailleurs manuels et intellectuels, elles répondent aux aspirations de la jeunesse, à celles des jeunes qui connaissent d’énormes difficultés.
Nous participons de toutes nos forces à cette campagne, pour la raison fondamentale que nous sommes les seuls à développer des idées révolutionnaires Aucun des autres candidats ne remet en cause le système, personne ne cible le capital comme étant la cause unique des difficultés, tous le gèrent ou le développent.
Notre politique, notre présence sur le terrain est la démonstration qu’un Parti révolutionnaire est indispensable au peuple pour combattre le capitalisme, pour imposer un véritable changement. Appelons les travailleurs, les jeunes à rejoindre notre parti, pour mener ensemble ce combat. Je vous invite à débattre.

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